Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • 1987. À la cour d'assises de Lyon, André Frossard témoigne. Sa déposition est un des temps forts du procès Barbie. Il dit ce qu'il se passait à la baraque des juifs du fort Montluc où, résistant, il fut lui-même détenu en 1944 et dut son salut en obtenant que son ascendance juive fût réduite des trois quarts. Il raconte, notamment, le martyre du professeur Gompel : « Juif, savant, résistant et humaniste, il cumulait tous les handicaps. » De ce bouleversant témoignage est né ce petit livre dans lequel l'essentiel est résumé dans cette définition incontestable : « Il y a crime contre l'humanité lorsqu'on tue quelqu'un sous prétexte qu'il est né. » Il montre aussi que ce crime ne peut être confondu avec aucun autre car « traquer un résistant et un enfant d'Izieu qui n'est encore qu'espérance et promesse de vie, ce n'est pas la même violence ». Dix ans après, au moment ou s'ouvre à Bordeaux le procès de Maurice Papon, accusé de complicité de crime contre l'humanité, ce beau livre sobre, émouvant et convaincant est plus actuel que jamais.

  • En juin 1989, P. Franceschi saute en parachute au-dessus de la Nouvelle-Guinée, pays des Papous, coupeurs de têtes. Un exploit, une expérience de survie dans des conditions extrêmement dangereuses.

  • Un roman d'amour et d'aventures au temps des Croisades.

  • Comme chaque année, à l'occasion de la foire du livre de Brive, la publication d'un recueil de nouvelles de huit auteurs (Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Viollier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac et Martine Marie Muller) sur un thème donné. Cette année : un jour de bonheur.

  • Un essai sur l'orgie et l'orgiaque avec toutes les manifestations extrêmes de la vitalité humaine et la multiplicité des formes d'expression qu'elles prennent dans l'histoire des sociétés, des religions, des cultures et des moeurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 4 septembre (Fontaine-la-Verte), un an. Un an déjà que je tiens ce journal... Le temps n'a pas d'épaisseur. Il est transparent comme l'aile de l'abeille. Les reflets des nuages ou les irisations de l'eau font, quelquefois, croire qu'il a du corps. Il présente des nervures. Il émet des bourdonnements. Ce sont des simulacres. Temps qui passe, graminée jaunie, l'odeur du soleil dans l'herbe. J'ai vu des spectacles de nature prodigieux sur la Calypso de Cousteau. J'en ai contemplé de sublimes dans la vieille Europe. J'ai voulu chanter la splendeur discrète ou triomphante des herbes et des insectes, des lézards, des oiseaux et des arbres. Ils recèlent des secrets plus subtils que des miracles. Trois cent soixante-cinq jours de suite, fidèlement, avec scrupule et ravissement, j'ai noté ce que j'ai observé au hasard de mes lieux de vie, de la Côte d'Azur à la Normandie, de Paris à la Flandre, des montagnes de la Savoie aux collines du Lazio italien. J'ai tenté de transcrire les couleurs, les mouvements, les parfums et les sons. J'ai mêlé la science à la littérature, la poésie à la botanique, la zoologie à la philosophie. J'ai cherché à retrouver l'esprit des Rêveries de Jean-Jacques Rousseau, du Journal de Thoreau et des Journaux de Basho. Avec des méditations sur le sens des choses et des haikus pour le plaisir. Questions de science et traits d'ironie. Hors de tout genre. Avec des photographies que j'ai prises comme des croquis sur le terrain...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des amants pris dans un engrenage mortel. Au coeur de la plus formidable manipulation clandestine de la fin du siècle. Ils vont lutter, à deux contre tous, pour sauver leur vie et leur amour. Dans ce monde sans pitié, ils sont Amants de guerre.

  • Les huit auteurs faisant partie de l'école de Brive (Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Voillier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac et Martien Marie Muller) ainsi que leur éditeur, Jacques Peuchmaurd, racontent, chacun à sa manière, leurs rentrées des classes.

  • On y retrouve son goût de la vie provinciale et rurale comme dans $$Le Ravisseur$$ ou $$Le Photographe$$.

  • Jean Huguet est vendéen. Vendéen des Sables-d'Olonne, la seule ville qui, dans la Vendée insurgée, demeura républicaine - on disait alors patriote - au milieu de la tourmente politique et militaire de 1793 et de 1794. De cette position particulière, il a appris à considérer ces années tragiques d'un oeil plus serein que la plupart de ses compatriotes : son essai, Un coeur d'étoffe rouge, publié en 1985, est la première tentative de réconciliation des frères ennemis - et l'on voit, jour après jour, son rayonnement modifier les esprits dans tout l'Ouest français. En 1986, Jean Huguet a publié Les tambours de la Bourguignonne, roman-chronique de L'An I de la Vendée, dont Émilia est la suite naturelle. Émilia, roman-chronique... Roman, parce que certains des personnages, dont Émilia et le jeune officier bleu, Caïus Rambert, sont imaginés. Chronique, parce que les principaux acteurs, ou témoins du drame, sont historiques : François Servanteau, André Collinet, le député Gaudin, le général Boulard, le général Turreau (l'homme des colonnes infernales), vingt autres. Chronique, encore, car, vécu par ces hommes et ces femmes, jour après jour, ce récit est la relation fidèle des événements qui, du printemps 1793 au printemps 1794, font de la Vendée le théâtre de la plus grande guerre civile de l'histoire de France (en quatorze mois, près d'un demi-million de morts, Blancs et Bleus)... Émilia et Caïus Rambert vivent leur roman ; d'autres écrivent l'histoire avec le sang des victimes ; Servanteau et Collinet en tiennent la chronique, et tentent de comprendre l'horreur qui se déchaîne sous leurs yeux... Roman-chronique : tel est ce livre à nul autre pareil qui, tour à tour, décrit le quotidien et prend de la hauteur. Il est, en quelque sorte, l'illustration vivante d'Un coeur d'étoffe rouge. Du roman, il a la puissance et l'émotion ; de la chronique, l'intelligence des faits et le poids de la réflexion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'argent envahit tout, même les relations à l'intérieur des familles où l'on manipule la monnaie : piécette donnée à l'enfant pour laver la vaisselle ou faire les courses, argent de poche, tirelire. L'argent nous tend des pièges. C'est la tentation de la consommation-consumation qui fait basculer l'adolescent dans le vol, entraîne l'adulte dans l'endettement et le désir de vivre à crédit. Dans une perspective originale qui tient de la démarche anthropologique, l'auteur, psychiatre d'enfants et d'adolescents, explore des situations, révèle les jeux symboliques de la famille dans sa résistance aux tentatives d'appropriation de son enfant par l'État et le capitalisme. Quelles différences y a-t-il entre la nourrice - mère rétribuée - et la « tatie » d'une crèche, employée par la municipalité ? Entre la prostituée qu'on paie pour qu'elle s'allonge et le psychanalyste qu'on paie pour s'allonger soi-même ? Quelles stratégies recouvre notre idéologie de l'autonomie individuelle ? Un historique des formes que revêt l'argent et de l'évolution de la famille depuis un siècle permet enfin de dégager quelques vues prospectives sur le rôle économique de la famille comme alternative possible à la crise actuelle de l'État et à la mutation de la société que nous connaissons. L'introduction de Catherine Valabrègue, à partir de témoignages exceptionnels, étudie les nouvelles attitudes des hommes et des femmes d'aujourd'hui, en remettant en cause le mode de fonctionnement des couples. On comprendra grâce à ce livre que l'argent, c'est bien autre chose que de l'argent et que, derrière ses masques, se jouent des jeux de pouvoir, de culpabilité, d'identité.

  • Grâce à une subtile et brillante manipulation financière, Jean Feldwald, le héros du $$Piège suisse$$, a réussi à récupérer les dix millions de dollars volés à son père...

  • Son premier roman $$L'Ile des oubliés$$ (Laffont, 1984) a obtenu un grand succès et reçu le grand prix Jules Verne du roman d'aventures 1985.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les Éperons de la liberté : ce livre de témoignage et de souvenirs qu'il a écrit la dernière année de sa vie, Paul Meurisse l'a composé avec le soin d'un dramaturge mettant en scène sa propre pièce. Il s'y révèle tout entier, avec ses dons évidents et ses qualités moins connues mais profondes. Le gentleman et l'homme de coeur. Le sceptique et l'être de foi. L'humour noir et la tendresse secrète. Ce livre est un acte d'indépendance pour un grand comédien doué d'une volonté et d'un courage à toute épreuve. Les Éperons de la liberté, le fier titre de ces Mémoires, c'est la devise exacte d'un homme qui eut de l'allure dans la joie, dans la douleur et dans la mort, comme s'il était le Cyrano de la fin du XXe siècle. Du caf'conc' à la Comédie-Française, de « Macadam » aux « Diaboliques », de « la Vérité » au « Monocle rit jaune », du « Bel Indifférent » à « Mon père avait raison », les étapes de l'itinéraire insolite d'un homme libre et toujours debout. Une chevauchée folle maîtrisée comme une reprise du Cadre noir de Saumur. L'homme qui sut tenir tête à Clouzot et qui étonna toujours les producteurs de cinéma, nous parle de Piaf, de Stroheim et de Jean Renoir, avec l'intelligence du coeur. Il conclut son livre et sa vie sur l'aveu de ses deux amours : son amour pour une femme qui lui a fait croire en Dieu et son amour pour le public.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans le quartier de Saint Germain des Prés, Il n'y a pas que des Intellectuels et du beau monde ; il y a aussi des tas de petits têtards qui, du haut de leurs neuf, dix ans, n'ont pas les yeux dans leur poche et qui savent mieux que personne qui, dans leur rue, « mamoure » avec qui, aussi bien leurs parents que les autres, parce que, c'est connu, dans ce quartier les rues sont étroites et forcément ça facilite les échanges. Ces gamins, grâce à la télé, ne manquent pas d'expérience ni de vocabulaire : la publicité, on le sait, c'est l'école même de la vie ; ses slogans ont réponse à tout. C'est vachement mieux que l'école, d'autant plus que la maîtresse... C'est grâce à Nicolas Regane, dit Nico, neuf ans et demi, fils d'une standardiste à la Samaritaine et d'un manutentionnaire dans un supermarché, que le lecteur est admis au rare privilège de pénétrer les secrets de la rue des Mamours et d'en tirer la philosophie qui s'impose. Et, comme on le dit aujourd'hui, ce n'est pas triste... Il est même recommandé de ne pas lire ce livre dans un lieu public, parce que c'est gênant d'éclater de rire quand on est tout seul et qu'avec Lanzmann et ses petits copains c'est vraiment difficile de garder son sérieux.

  • Jean-Pierre Aumont : quand on veut parler d'un acteur qui évoque la jeunesse, l'humour, la désinvolture élégante, on pense à Jean-Pierre Aumont, qui joua dans trente pièces, tourna dans cinquante films et fut aussi auteur à succès. On retrouve dans ce livre sa vie pétillante qui, de La machine infernale de Jean Cocteau à La nuit américaine de Truffaut, a fait de lui le partenaire des grandes stars de Hollywood. Mais la vie de Jean-Pierre Aumont n'est pas qu'une route au soleil qui va de succès en succès, de Paris à Hollywood. Il y a des ombres : la guerre que Jean-Pierre Aumont fait glorieusement dans les Forces Françaises Libres ; il en reviendra avec la Légion d'honneur. Il y a surtout la mort tragique de Maria Montez. Mais le travail, l'amitié de Arthur Rubinstein, de Grace Kelly, des Kennedy, permettent à Jean-Pierre Aumont de franchir la passe. Il connaît à nouveau l'éclat joyeux de la vie. Il triomphe à Broadway aux côtés de Vivien Leigh dans Tovarich. Il est cet éternel jeune premier qui raconte ici, dans un récit vif, intelligent, personnel, fourmillant d'anecdotes, une vie de succès, vécue avec humour et simplicité.

  • Dans toutes les civilisations, à travers tous les siècles, des hommes et des femmes doués de facultés exceptionnelles semblent avoir franchi le "mur du Temps" et le seuil de l'Invisible. Ils ont su "voir" d'avance, chacun à leur manière, toutes sortes d'événements, marquant parfois l'Histoire de leur empreinte. Ces grands visionnaires, Belline, voyant de réputation internationale, auteur de La Troisième Oreille, raconte ici leur vie, leurs épreuves et leurs visions. Sans négliger pour autant d'autres personnages plus modestes, cocasses ou même inquiétants. Voici réunis dans une même approche les prophètes d'Israël, Lao Tsee, les devins de l'Antique Rome, les initiés d'Eleusis, Rabbi Siméon le maître de la Kabbale, les grands prêtres aztèques, les soufis et les derviches tourneurs, Nostradamus, Victor Hugo et son mage Edmond Billaudot. Voici même, pour sa clairvoyance, le général de Gaulle. Ou encore, parmi d'autres, Léonard de Vinci, Villiers de l'Isle-Adam, Jules Verne, Aldous Huxley. Mais aussi, plus controversés, Cagliostro, Bonaventure Guyon, l'astrologue de Bonaparte, Raspoutine, le médium américain Edgar Cayce. Un livre captivant, clair, riche en enseignements, qui se présente comme un authentique "récit d'aventures occultes du monde des visionnaires". Belline invite ici ses lecteurs à un voyage sans précédent qui traverse le Temps.

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