• Que raconte White, première expérience de " non-fiction " pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. " Tout dire sur rien et ne rien dire surtout " pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, " ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ". Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : " Patrick Bateman, c'est moi. " Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ? P.G.

    1 autre édition :

  • En 1856, Henry Shackleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir. Jusqu'à ce que le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve alors libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d'une robe et d'un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l'Ouest, traversant quelques-unes des heures les plus marquantes du XIXe siècle américain. Dans cette épopée romanesque inventive et désopilante, récompensée par le prestigieux National Book Award en 2013, James McBride revisite avec un humour féroce et une verve truculente l'histoire de son pays et de l'un de ses héros les plus méconnus.

  • Janie avait seize ans. Un feuillage vernissé et des bourgeons tout près d'éclore et le désir de prendre à bras-le-corps la vie, mais la vie semblait se dérober. Où donc étaient-elles, ses abeilles chanteuses à elle ?... Du haut des marches elle scruta le monde aussi loin qu'elle put, et puis elle descendit jusqu'à la barrière et s'y pencha pour contempler la route de droite et de gauche. Guettant, attendant, le souffle écourté par l'impatience. Attendant que le monde vienne à se faire. » Il ne faudra pas moins de trois mariages et trois vies - le vieux Logan Killicks et ses sentiments trop frustes, le fringant Joe Starks et ses ambitions politiques dévorantes, puis la promesse d'égalité, l'étreinte d'amour et le frisson extatique qu'incarne Tea Cake - pour permettre à Janie d'atteindre toute la mesure de son rêve d'émancipation et de liberté.
    Portrait d'une femme entière, animée par la force de son innocence, qui brave la rumeur du monde et se révèle à l'existence, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est un chef-d'oeuvre - et l'un des tout premiers romans écrits par une Afro-Américaine. Un monument de la littérature, aussi percutant aujourd'hui que lors de sa parution aux États-Unis en 1937. À découvrir ou redécouvrir dans une traduction inédite magistrale.

  • Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l'hôpital psychiatrique d'Avalon Valley.
    Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l'obsession d'Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit.
    Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu'est sa vie, Frederick Exley transforme la dérive alcoolisée d'un marginal en une épopée renversante.
    Chargé en grande partie de ce qu'il appelle « des fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C'est hilarant. C'est touchant. C'est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

  • American Gods

    Neil Gaiman

    À peine sorti de prison, Ombre apprend que sa femme et son meilleur ami viennent de mourir dans un accident de voiture et qu'ils étaient amants. Seul et désemparé, il accepte de travailler pour un mystérieux individu qui se fait appeler Voyageur. Entraîné dans une aventure où ceux qu'il rencontre semblent en savoir plus sur ses origines que lui-même, Ombre va découvrir que son rôle dans les desseins de l'énigmatique Voyageur est bien plus dangereux qu'il aurait pu l'imaginer. Car, alors que menace un orage d'apocalypse, se prépare une guerre sans merci entre les anciens dieux saxons des premiers migrants, passés à la postérité sous les traits des super-héros de comics, et les nouveaux dieux barbares de la technologie et du consumérisme qui prospèrent aujourd'hui en Amérique...

    1 autre édition :

  • En l'espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n'avaient aucun lien entre eux si ce n'est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l'entrée dans l'âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d'affection.

  • Boston, 1642. Dans la petite communauté puritaine, obsédée par la honte et le péché, la trop belle Hester Prynne est reconnue coupable d'adultère et clouée au pilori. Elle devra également porter, sa vie durant, une lettre écarlate : un " A " cousu sur sa poitrine, comme marque d'infamie. Une peine qui aurait pu être atténuée si elle avait révélé le nom de son amant, et père de sa petite fille, Perle. Mais ni les menaces, ni les promesses n'ont pu le lui arracher. Un homme pourtant, son mari porté disparu et revenu vivre à Boston sous une autre identité, va partir en quête de la vérité. Et, une fois le nom trouvé, exercer une vengeance aussi cruelle que raffinée.
    /> Publié en 1850, La Lettre écarlate est considéré comme l'un des romans fondateurs de la littérature américaine. Bouleversante de grâce et de dignité, d'une force intérieure à toute épreuve, Hester est quant à elle l'une des premières grandes héroïnes romanesques.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Leyris.

    3 Autres éditions :

  • L'expérience de la wilderness - l'espace sauvage américain - est traditionnellement associée à l'écriture de la nature - nature writing - née avec Thoreau, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Or, elle est apparue bien avant, dès les écrits de William Bartram, inspirant fortement deux écrivains français de renom - Chateaubriand et Tocqueville - qui ont décrit les splendeurs des grands espaces naturels américains entre 1775 et 1831. Portés par la vogue américaine issue des romans de J. F. Cooper, Chateaubriand et Tocqueville font naître l'écriture littéraire de la nature en s'inspirant in situ des solitudes du Nouveau-Monde. Thoreau viendra parachever ce premier élan en consacrant l'autonomie d'un genre nouveau, promis de nos jours à un essor toujours plus grand.

    Professeur de khâgne et d'hypokhâgne à Paris, Sébastien Baudoin est spécialiste de Chateaubriand et de la question du paysage littéraire. Il a publié Poétique du paysage dans l'oeuvre de Chateaubriand (Paris, Classiques Garnier, 2011) et édité deux ouvrages de Chateaubriand, l'Essai sur la littérature anglaise (Paris STFM/Garnier, 2013) et Voyage en Amérique (Paris, Gallimard, « Folio », 2019).

  • La guerre finie, la paix revenue, Emmanuel Berl (1892-1976) veut comprendre ce qui est arrivé. En 1945, le « Voltaire du XXe siècle » se demande : comment un Juif va-t-il pouvoir vivre en France ? Dans Prise de sang (1946), Berl revient sur sa plus grande blessure : son pays lui a dit en 1940 qu'il n'était plus un Français comme les autres. Pour lui, il n'y a rien de plus grave qu'un pays qui reprend à quelqu'un ce qu'il lui avait donné à sa naissance. Depuis son enfance, Berl s'était toujours considéré Français avant d'être Juif. Ce sont les autres qui lui ont dit qu'il était Juif. La France de Pétain l'a exclu jusqu'à souhaiter sa mort alors qu'il avait réécrit le discours de l'Armistice de 1940, à la demande de ministres socialistes, pour qu'il soit écrit en « bon français ». Peut-il oublier la haine comme les Juifs livrés aux nazis par les Vichystes ? Dans son livre examen de conscience, Emmanuel Berl revient sur la trahison de la France envers lui et ses coreligionnaires. S'il revient sur le passé, sans le ressasser, c'est pour mieux se projeter dans l'avenir immédiat. À cinquante-quatre ans, il sait que sa vie est loin d'être finie dans une France qu'il aime tant, malgré tout. Pour la réédition de Prise de sang, nous y associons le très bel hommage à Emmanuel Berl de Bernard de Fallois, son ami et dernier éditeur.

    1 autre édition :

  • Classique du genre adapté au cinéma par Robert Wise, La Variété Andromède, " l'un des romans les plus importants de l'année 1969 " ( Library Journal), a consolidé la notoriété de son auteur Michael Crichton, dont les bestsellers ( Jurassic Park, Le Monde perdu...) se sont vendus à 200 millions d'exemplaires à travers le monde. 1967. Le gouvernement des États-Unis est aux abois. L'un des tout premiers engins envoyés dans l'espace vient de s'écraser dans une zone désolée d'Arizona.
    À une vingtaine de kilomètre de l'impact, une bourgade a été décimée. Seuls deux survivants : un vieux clochard et un bébé.
    Les scientifiques chargés de ce dossier classé " secret défense " détectent la présence d'un virus extra-terrestre auquel ils donnent un nom de code : LA VARIÉTÉ ANDROMÈDE.
    Le sort de l'humanité est entre leurs mains...
    " Un suspense haletant ",
    The Pittsburgh Press " L'un des romans les plus importants de 1969 ",
    Library Journal " Vous n'en dormirez plus de la nuit, persuadé que tout cela est réel ! ",
    The New York Times

  • - 81%

    Auteur de best-sellers adaptés au cinéma ( Jurassic Park...), Michael Crichton, le pionnier du thriller scientifique d'anticipation, n'avait pas dit son dernier mot ! La Menace Andromède est la digne suite de La Variété Andromède, son premier roman publié en 1969. En 1967, un microbe extraterrestre a failli anéantir l'espèce humaine. L'exposition accidentelle à cette microparticule - nommée la Variété Andromède - a décimé la quasi-totalité d'une petite ville de l'Arizona. Pendant cinq jours, une équipe de scientifiques d'élite a oeuvré sans relâche pour sauver le monde d'une épidémie aux proportions sans précédent...
    Mais des décennies ont passé. L'humanité pensait être sauvée, quand un drone détecte une anomalie au beau milieu de la jungle brésilienne. Une " chose " protéiforme dont les composantes ne sont pas sans rappeler celles de la Variété Andromède... Dépêchée en urgence, une nouvelle équipe de spécialistes sait que le temps lui est compté. La bactérie mutante grossit et gagne du terrain sur la forêt amazonienne. Jusqu'à potentiellement détruire toute forme de vie sur Terre. La menace Andromède est de retour !

  • Les quatorze essais regroupés dans ce volume, publiés à l'origine dans divers journaux et revues, couvrent une période allant de 1960 à 1985. James Baldwin y évoque les marches pour les droits civiques, les raisons de son exil en France, ses rencontres avec Martin Luther King, sa critique de l'éducation aux États-Unis ou encore sa célébration de la langue noire. Explorant les tensions et non-dits qui touchent son pays, Baldwin offre une analyse pertinente, sévère et subtile de la société américaine qui n'a rien perdu de son actualité ni de sa nécessité. Ces textes dressent le portrait d'un homme dont la perspicacité, l'engagement et l'écriture ont ouvert la voie à de futurs grands écrivains noirs américains. « Je suis entièrement redevable à la prose de James Baldwin. » Toni Morrison

  • Les soeurs de Blackwater

    Alyson Hagy

    • Zulma
    • 3 Janvier 2020

    Sorcière pour les uns, sainte pour les autres, elle seule sait encore lire, écrire, fabriquer de l'encre et du papier, et on vient de loin pour obtenir d'elle une lettre. Dans une Amérique balayée par d'étranges fièvres, des hordes de mercenaires et les Indésirables, elle a su garder sa ferme, fidèle à la mémoire de sa soeur. Mais l'arrivée de Mr Hendricks met fin à ce fragile équilibre. Son étrange magnétisme libère en elle tous les fantômes, l'entraînant dans un voyage bien au-delà de la rivière de Blackwater, sur les terres du tout-puissant Billy Kingery... Les Soeurs de Blackwater est une ode magistrale et envoûtante au pouvoir des mots - seule arme et seul remède dans le monde dystopique d'Alyson Hagy.

  • Que faire quand son couple bat de l'aile? Vers qui se tourner si son mariage prend l'eau? Consulter le premier thérapeute venu? Autant divorcer! Ou bien pousser la porte de l'agence Pillow, qui fait rimer conjugal avec conjugaison, chargeant les meilleurs spécialistes du langage de sauver les unions en plein naufrage... C'est ainsi que Jeremy Cook, le plus misanthrope des linguistes, est dépêché au secours des Wilson. Armé de sa seule science des adverbes kickapoos et de sa riche expérience des désastres amoureux, sera-t-il vraiment capable de ne pas créer plus de malentendus qu'il n'en existe déjà? Et l'étrange Manuel Pillow qui lui a été confié suffira-t-il à l'aider dans sa mission ô combien délicate? Mais surtout, parviendra-t-il à débusquer la bête immonde qui ronge chaque couple?

    David Carkeet, auteur du Linguiste était presque parfait, nous livre dans ce nouvel opus un monde étrange tissé d'amour et de non-dits, de gestes attentionnés et de colères rentrées, où les scènes de ménage ressemblent à s'y méprendre à des scènes de crimes. Comédie domestique grinçante, analyse dévastatrice mais souvent touchante d'un mariage moderne à la dérive, Une putain de catastrophe nous entraîne au pays dangereux de «la schismogenèse complémentaire» et de «l'échec thématique» où, une fois de plus, l'humour le dispute à la tragédie.

  • On sait l'influence grandissante qu'exerce en France l'oeuvre de Thoreau, dont les éditions Le mot et le reste se sont fait une spécialité. Or, l'auteur qui a peut-être contribué le plus à cette influence souterraine depuis son installation en France à la fin des années soixante, est Kenneth White, lui-même auteur de nombreux ouvrages. Dans ce livre, il a rassemblé, retravaillé, en leur donnant un ordonnancement inédit, une dizaine de ses essais sur Thoreau les plus explorateurs. Le résultat est un volume compact, constituant non seulement l'étude la plus pénétrante qui soit sur l'auteur américain, mais qui, à travers Thoreau, ouvre un espace de vie et de pensée dont le monde contemporain a, de plus en plus manifestement, besoin.

    /> Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de sept récits et de trois essais.

  • Les innocents

    Robert Pobi

    • Sonatine
    • 17 Septembre 2015

    L'Inspecteur Alexandra Hemingway pensait avoir tout vu... Elle n'avait pas connu le pire... Après L'Invisible, le nouveau thriller cauchmardesque de Robert Pobi. L'Inspecteur Alexandra Hemingway pensait avoir tout vu... Elle n'avait pas connu le pire... Après L'Invisible, le nouveau thriller cauchmardesque de Robert Pobi. D'un tempérament impétueux, souvent borderline, Alexandra Hemingway, inspectrice à la section des homicides violents à New York, a l'habitude des enquêtes difficiles. Totalement impliquée dans son métier, elle n'hésite pas à prendre tous les risques. Son visage, refait, marqué par de multiples cicatrices, est là pour le prouver. Le jour où l'on retrouve dans l'East river le corps d'un enfant dont les pieds ont été sectionnés, l'affaire s'annonce particulièrement délicate. D'autant plus que la presse n'hésite pas à consacrer ses gros titres à ce genre de meurtre et à venir perturber les investigations. Lorsqu'un autre enfant est enlevé, la panique gagne Manhattan. Panique d'autant plus justifiée que le prédateur à l'oeuvre est l'une des figures du mal les pires qui soient. Habituée aux noirceurs les plus effroyables de l'âme humaine, Alexandra pensait avoir tout vu. Elle n'avait pas connu le pire. Après L'Invisible (Sonatine Éditions, 2012), Robert Pobi nous offre un nouveau thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

  • « On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c'était le charbon, pour Marie, c'est la ferme, pour moi un puissant courant électrique. »  Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l'électricité. Il s'y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l'exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l'idée de détourner une ligne électrique de l'Alabama Power. L'escroquerie fonctionne à merveille, jusqu'au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie.. « Un premier roman exceptionnel, porté par une langue sincère, directe et suave. » Kevin Powers. « L'univers de ce roman exquis - les années 1920, en Alabama - ne m'a pas quittée depuis que je l'ai refermé. C'est magnifique, douloureux, original, et si juste dans ses moindres détails. Touffu, plein de terreur et de beauté. » Fiona McFarlane « C'est assurément un travail pas comme les autres en ce que l'humanité et l'optimisme survivent même dans les endroits les plus sombres - la cellule d'un pénitencier, la galerie d'une mine, la décomposition d'un mariage et la terre impitoyable. » Jim Crace Traduit de l'anglais (États-Unis) par Carine Chichereau

  • Recueil de poésie traduit en dix langues. Mémoire d'encrier détient les droits en langue française. Ciel de nuit blessé par balles est résolument un chef-d'oeuvre qui peint la vie humaine dans toutes ses facettes : l'exil, l'amour, l'enfance, le sexe, la violence. La poésie américaine retrouve ses grandes obsessions avec ce poète vietnamien de 28 ans.

  • De son enfance aux abords des fjords norvégiens, jusqu'au soir où sa femme est assassinée, la destinée de Jonas Wergeland est un kaléidoscope éblouissant de pensées, d'échecs et de moments de gloire. Homme de télévision charismatique qui tient bon malgré les défis, l'adversité et les conquêtes, il ne vivra jamais à moitié. Mille et Une Nuits de notre temps, roman en spirales, fait d'échos et de myriades d'histoires, Le Séducteur nous plonge dans l'existence d'un héros improbable. Et si rien n'est vrai, alors Jonas sera devenu ce qu'il voulait être : un conteur fabuleux à même d'inspirer les autres. Il y a des Versets sataniques et du Mahabharata dans la narration ondoyante de Jan Kjærstad. Et de l'histoire secrète d'un homme, il peint une oeuvre fascinante, d'amour, d'art et d'imagination.

  • La valeur de x

    Poppy Z. Brite

    Amis d'enfance, Gary et Rickey deviennent amants à seize ans : deux adolescents en lutte contre les normes sociales, la réprobation de leurs familles et le machisme du restaurant où ils font leurs armes... Le début des péripéties culinaires et amoureuses de Rickey et G-man avant Alcool, La Belle Rouge et Soul Kitchen. Avec une maturité apaisée et sans rien perdre de sa personnalité hors genre, Brite signe un magnifique roman d'initiation et un portrait de sa ville plus intimiste, lumineux et réaliste que jamais.

  • Premier tome de l'anthologie des meilleures nouvelles de S. J. Perelman, L'OEil de l'idole regroupe vingt textes pour l'essentiel inédits où éclate le génie comique du grand humoriste américain. Perelman y fait feu de tout bois avec une drôlerie irrésistible - qu'il narre ses hilarantes pérégrinations à Hollywood ou en Malaisie, se lance dans des considérations incongrues sur les moustachus ou les collectionneurs d'araignées, s'amuse à parodier les pulps anticommunistes, les tragédies existentielles de Dostoïevski ou les detective stories de Chandler.

    Comme le dit dans la préface l'un de ses fervents admirateurs : « Il n'existe aucun écrivain comique comparable à S. J. Perelman. C'est aussi simple que ça. Ses écrits dépassent même ceux de Robert Benchley, qui était l'autre véritable grand auteur humoristique et son plus proche concurrent. Aucun écrivain actuel n'égale son sens du comique, sa folie inventive, son talent narratif et l'originalité éblouissante de ses dialogues » (Woody Allen).

  • Alors que la grève installée à Wakonda étrangle cette petite ville forestière de l'Oregon, un clan de bûcherons, les Stampers, bravent l'autorité du syndicat, la vindicte populaire et la violence d'une nature à la beauté sans limite. Mené par Henry, le patriarche incontrôlable, et son fils, l'indestructible Hank, les Stampers serrent les rang... Mais c'est sans compter sur le retour, après des années d'absence, de Lee, le cadet introverti et toujours plongé dans les livres, dont le seul dessein est d'assouvir une vengeance. Au-delà des rivalités et des amitiés, de la haine et de l'amour, Ken Elton Kesey (1935-2001), auteur légendaire de Vol au-dessus d'un nid de coucou, réussit à bâtir un roman époustouflant qui nous entraîne aux fondements des relations humaines. C'est Faulkner. C'est Dos Passos. C'est Truman Capote et Tom Wolfe. C'est un chef-d'oeuvre.

  • « Thomas McGuane a un sens inimitable de la satire. Il combine à merveille l'ordinaire et l'extravagant. Et lorsque les deux se mélangent, le résultat peut être détonant. [...] Mc Guane nous offre ici une série de paysages imaginaires aussi mystérieux que séduisants. » The New York Times « McGuane est aussi spirituel et généreux qu'il l'a toujours été. Ce recueil de nouvelles, certainement le meilleur de tous ses livres à ce jour, confirme de façon radieuse et tonitruante son statut de maître de la littérature américaine contemporaine. » Publishers Weekly « Les tensions évoquées dans ces nouvelles sont aussi vieilles que l'humanité, mais la limpidité de l'écriture de McGuane et son acuité psychologique leur donne une nouvelle vie. » Kirkus

  • Benjamin Benjamin traîne quelques casseroles : un nom à coucher dehors, un passé douloureux et les papiers de son divorce qu'il n'a pas encore signés. Sa méthode pour faire face ? La fuite, évidemment. Cependant, obligé de se trouver un emploi, il suit une rapide formation d'aide à la personne et se retrouve chargé de Trev, un ado malade à l'imagination débridée. Heureusement que ces deux amochés de la vie partagent une passion pour les formes généreuses des Miss Météo, les attractions touristiques saugrenues et un furieux besoin de tout envoyer valser. Sans condescendance ni apitoiement, Jonathan Evison a façonné un récit doux-amer, fait de héros touchants, qui nous montre qu'il y a toujours de l'espoir, qu'il faut accepter les moments les plus terribles pour profiter des plus lumineux.

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