• Corps noir. Code noir.
    Esclavage. Colonisation.
    Identité. Exclusion.
    Nègres. Fantômes. Fantasmes.
    Mépris. Haine de soi.
    Race. Racisme. Différence.
    Moi. L'autre.
    Qui a inventé le corps noir ?

    Jean-Claude Charles ouvre de singulières perspectives en interrogeant le mythe du corps noir.

  • Carnaval de Bâle, la nuit noire, fifres et tambours.
    Tu vas mourir, pauvre hère, et celui qui te fera la peau porte un masque de bon Samaritain.
    C'est vrai, le sort des exclus et des deshérités ne laisse pas M. Durrieu indifférent. La preuve, chaque cinq du mois, il pousse son amour du prochain juqu'au meurtre...
    De Bâle à Lille, de Toulouse à Paris, le détective Simon Rose aura bien du mal à démasquer ce phliantrope en série.
    Deuxième volume des enquêtes de Simon Rose.

  • Cordes sensibles

    Max Genève

    La violoniste américaine Nelly Tielmann vient de se faire voler son stradivarius, un instrument historique de 1724, d'une valeur inestimable, baptisé le Sarasate. Parce qu'elle ne fait pas plus confiance à la police qu'à ses proches, la belle virtuose fait appel au détective Simon Rose.
    Pour Rose, qui vient de perdre sa mère, commence une enquête mouvementée qui va le mener de Bâle à Mulhouse, de Zurich à Paris.
    Instrument de vengeance, de deuil, d'argent, d'amour, le Sarasate va jouer des cordes les plus sensibles, et semer bien des cadavres et des regrets...

  • Détective désabusé, Simon Rose vit chez sa mère, consulte régulièrement son psy et conduit une Coccinelle capricieuse, quoique décapotable, baptisée Béatrice.

    Sept romans racontent ses exploits, dont l'inquiétante Autopsie d'un biographe (Zulma) et le diabolique Tueur du cinq du mois (Gallimard, Série Noire).

    Les dix enquêtes réunies ici nous entraînent de Paris à Biarritz, de l'Alsace en Rouergue, de l'univers de la chasse au monde feutré des gens d'église. Rose se voit enterré vivant, redécouvre Mona Lisa, élucide le meurtre d'un écrivain, s'adonne à l'art de la filature, démasque le filou sous le capitaine d'industrie... Au flair du fin limier, il joint l'humour d'un homme qui "persiste à culbuter les tabous", comme le notait Jérôme Garcin à propos de l'auteur.

  • Simon Rose est un détective privé pas comme les autres. Il vit encore chez sa mère et dort au-delà de toute limite. Un éditeur l'engage pour assurer la protection de l'un de ses auteurs. Les meurtres se succèdent autour de lui à un tel rythme que le biographe a toutes les raisons de craindre pour sa vie.
    Du trafic de manuscrits à celui de tableaux, de la disparition d'un écrivain à celle de son biographe, Simon Rose rend coup sur coup... sans jamais résister aux charmes de Séverine, Caroline ou Anna.
    Autopsie d'un biographe est la première des enquêtes de Simon Rose, parues entre autres chez Zulma et en Série Noire. Max Genève y cultive avec bonheur son humour féroce et son style mordant dans le milieu littéraire qu'il connaît bien.

  • Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...»
    Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • « Bamboola Bamboche est une oeuvre atypique. Ce roman est construit selon la chronologie linéaire d'une nuit, entre minuit et sept heures du matin. Il se passe dans un bar, sur une île imaginaire de la Caraïbe. Il raconte l'histoire d'une investigation sur la disparition d'un écrivain, par un journaliste amoureux d'une femme vaguement impliquée dans un projet révolutionnaire. On se rend vite compte que cette unité de temps, de lieu, d'action pourrait bien être un leurre.
    En effet, la nuit se déroule dans le chaos d'une mémoire vive, un temps qui fait des plis, un rêve tissé de bric et de broc, il se pourrait bien que le bar soit autre chose qu'un bar, mais quoi? L'écrivain disparu et le journaliste à sa recherche seraient-ils vraiment deux personnages distincts? Quant à la femme, Gina, elle est nombreuse, oserais-je dire. Je laisse aux lecteurs le soin d'ouvrir cette boîte à surprises emboîtant d'autres boîtes, jusqu'au coup de théâtre final. C'est un roman à la fois complexe - attention, je ne dis pas compliqué - et simple tout en restant polysémique, c'est-à-dire tendu de sens divers. Il progresse dans ce que je considère comme une noire lumière de moi et des autres. »
    Jean Claude Charles au Nouvelliste, 2007

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