• Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Fondation de la métaphysique des moeurs est une oeuvre d'Emmanuel Kant parue en 1785. Le titre allemand d'origine est Grundlegung zur Metaphysik der Sitten, traditionnellement traduit par Fondements de la métaphysique des moeurs, titre assez impropre puisqu'il n'y a selon Kant qu'un « fondement ».

    Contenant : Préface - Première section : Passage de la connaissance rationnelle commune de la moralité à la connaissance philosophique - Deuxième section : Passage de la philosophie morale populaire à la métaphysique des murs - Troisième section : Passage de la métaphysique des murs à la critique de la raison pure pratique.


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Longtemps sous-évaluée dans la tradition exégétique, la Critique de la faculté de juger (1790) réapparaît aujourd'hui, au fil du libre dialogue entretenu avec elle par une série de philosophes contemporains, pour ce qu'elle est vraiment : le couronnement du criticisme en même temps que l'un des plus profonds ouvrages auxquels la réflexion philosophique a donné naissance. En organisant sa réflexion autour de trois axes (la finalité de la nature, l'expérience esthétique, les individualités biologiques), Kant affrontait le problème de l'irrationnel qui, à travers le défi lancé aux Lumières par Jacobi, faisait vaciller la toute-puissance de la raison.Cette traduction, qui invite à relire la Critique de la faculté de juger à partir de sa première introduction, laissée inédite par Kant, montre que consolider la rationalité, c'était aussi sauver l'unité de la philosophie par la mise en évidence de l'articulation entre raison théorique et raison pratique. Véritable lieu de la politique kantienne selon Hannah Arendt, émergence d'une pensée de la communication selon Jürgen Habermas ou Karl Otto Apel, la dernière des trois Critiques constituait ainsi, surtout, la réponse la plus subtile de la modernité à l'antirationalisme naissant.

  • Les initiations ordinaires présentent les philosophes. Celle-ci vous fait cheminer avec eux. Au long de la route, ce sont Platon, Nietzsche, Heidegger et les autres qui se racontent à vous. En confiance et en confidence. Pour une fois, un vrai livre compagnon.
    Voici quelques moments majeurs de notre pensée philosophique, de Socrate ou Kant jusqu'à Camus, en passant par Montaigne, Dante, ou encore Nietzsche et Edith Stein.
    Comme à l'école buissonnière, on y croisera de célèbres figures de la philosophie, mais sous un jour inattendu : une lettre de condoléances, un amour éperdu, le cachot d'un condamné à mort, un souvenir de Méditerranée, ou une missive au Président de la République. Sans transpirer l'érudition, " sans prise de tête ", chacun de ces penseurs se rend amical, pour entraîner le lecteur sur des chemins de traverse.
    On y entre avec tendresse, on se heurte ensuite à la puissance d'une grande pensée, avant de s'engager sur la pente douce qui mène jusqu'au terme. Comme en promenade, le lecteur se retourne alors, étonné du chemin parcouru, fier de la difficulté surmontée, enrichi d'une pensée de grand style.
    Avec simplicité, on espère ainsi rendre la vérité aimable.

  • 50 citations essentielles en lien avec le programme du bac !Vous voulez frimer dans les dîners avec de grandes phrases mais avez peur de dire une énormité ? Vous souhaitez donner du corps à vos devoirs de philosophie, mais ne savez pas comment ? Ou bien vous avez tout simplement envie de comprendre les citations que vous avez entendues des milliers de fois, mais dont le sens profond vous échappe ? Rien de plus simple ! Dans cet ouvrage, à travers 50 citations brillamment expliquées, vous comprendrez les 50 plus grands concepts inhérents à la philosophie.
    50 citations dont :
    o " Je pense donc je suis. "
    Descartes
    o " Dieu est mort. "
    Nietzsche
    o " Connais-toi toi-même. "
    Socrate
    o " Il n'y a pas de matière. "
    Berkeley

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • Schopenhauer

    Ugo Batini

    Une nouvelle collection sur les grandes figures de l'humanité où la vie éclaire la pensée. " Qui es-tu ? " propose une double biographie accessible, existentielle et intellectuelle, de grands penseurs. Ce livre-compagnon accessible fait ainsi entrer en dialogue avec Schopenhauer.
    Philosophe le plus lu de la seconde moitié du xixe siècle, Schopenhauer est-il toujours bien compris ?
    On le caricature souvent en vieillard acariâtre, chantre du pessimisme, aimant les bêtes bien plus que les hommes...
    Ce livre entend dépoussiérer cette image d'Épinal afin de mettre au jour, à travers le récit de sa vie et le développement de sa pensée, les raisons profondes que l'on peut avoir de lire et d'aimer encore une telle philosophie.
    À la croisée de la biographie et de la philosophie, voici réunies dans un même ouvrage introductif toutes les clés pour devenir un intime de Schopenhauer et de son oeuvre.

  • Que peuvent bien avoir en commun Lucky Luke, Bridget Jones, Tyrion Lannister et Mary Poppins, avec Emmanuel Kant, Jean-Jacques Rousseau, Jean-Paul Sartre, et Friedrich Nietzsche ?A priori... rien. Et pourtant, tous ces héros à la personnalité attachante et au charisme inimitable agissent - consciemment ou non - avec philosophie lorsqu'ils affrontent l'adversité, défendent leurs valeurs avec dignité et font leurs choix avec témérité.
    (Re)découvrez la pensée des plus grands philosophes à travers une quarantaine de personnages qui ont bercé votre enfance, vous ont tenus éveillés des nuits entières, ont séché vos larmes, et vous font rêver d'un monde meilleur...

  • « Kant, oui, a parlé des extraterrestres. »
    Ainsi pourrait s'ouvrir ce petit traité de philosofiction (comme on parle de science-fiction).
    Ce qu'il s'agit avant tout d'interroger, avec ces aliens que Kant a dû prendre au sérieux comme nul autre dans l'histoire de la philosophie, ce sont les limites de la mondialisation. C'est-à-dire ce qu'il nommait le cosmopolitisme.
    Toutefois, avant de lire les considérations kantiennes sur les habitants des autres mondes, avant de suivre son aliénologie raisonnée, on en passe par l'analyse de la guerre des étoiles qui fait rage au-dessus de nos têtes. Et l'on envisage d'abord les actuels traités internationaux réglant le droit de l'espace, ainsi que la figure de ces cosmopirates que Carl Schmitt a pu évoquer dans ses écrits tardifs.
    À suivre ensuite les allées et venues des extraterrestres dans l'oeuvre de Kant, il apparaît qu'ils sont la condition nécessaire pour une introuvable définition de l'humanité. Infigurables, échappant à toute expérience possible, ils sont pourtant inscrits au coeur même du sensible. Ils en sont le point d'Archimède, depuis lequel se trame son partage.
    Lire Kant, le lire en le faisant dialoguer avec des films de science-fiction qu'il semble avoir vus d'avance, c'est le faire parler des questions qui nous pressent et nous oppressent : notre planète menacée, l'écologie, la guerre des mondes... Mais c'est aussi tenter de penser, avec lui ou au-delà, ce qu'est un point de vue.

    Kant chez les extraterrestres est paru en 2011.

  • De 1750 à 1830, l'Europe traverse une époque d'intenses bouleversements politiques et sociaux. Entre ces deux dates, la Révolution française éclate comme un coup de tonnerre qui met à l'ordre du jour l'émancipation historique de l'humanité. Elle constitue un événement total : pour la première fois, la liberté devient, à la place de Dieu ou de la nature, le principal objet de la pensée, puisque la souveraineté du peuple et l'autonomie deviennent les horizons de la philosophie.
    De Rousseau, qui élève la liberté au rang de toute légitimité, à Hegel et aux idéalistes allemands pour qui l'esprit est liberté, en passant par Kant qui consacre le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes et fait de la liberté l'absolu à l'échelle de la finitude humaine, cet ouvrage revient sur les théories qui ont marqué cette période et continuent d'influencer notre histoire démocratique.

  • Les évolutions contemporaines de la médecine, technologiques ou managériales, numériques ou politiques, sapent les conditions d'une médecine authentiquement clinique : il importe alors d'en dégager les lignes de force qui ont traversé les âges, pour déterminer ce que nous voulons vraiment pour demain. Tel est le but de ce livre, qui repart de l'expérience fondamentale du clinicien : la consultation.
    De quoi est faite la consultation ? Quelle crise affronte le thérapeute, quelle réalité délimite son champ d'action ? Comment intègre-t-il le principe d'incertitude? Quelle est la tension entre la créativité de l'intelligence pratique et le refuge dans la standardisation ?
    Refusant la dichotomie stérile entre science et art, l'auteur décrit la clinique comme un ensemble de gestes et de paroles ajustés à une situation singulière, et élabore une conception de l'éthique comme tact. Le traitement du corps est indissociable de l'accueil de la parole, comme sont indissociables l'absence de garantie et la confiance, ainsi que l'autonomie du patient et la liberté du médecin.

  • L'hypothèse de cette étude est celle d'un "geste spéculatif" commun à Cohen, Rosenzweig et Levinas, qui consiste à reconnaître la religion, particulièrement le judaïsme, non plus comme simple objet mais comme un véritable moteur de la réflexion philosophique. On retrouve en effet chez ces trois auteurs "l'irruption" d'une transcendance remettant en lumière l'opposition de la religion et du paganisme. Ce statut donné à la religion, à travers la référence au judaïsme, ouvre la perspective d'une forme inédite de "philosophie de la religion" où celle-ci n'est plus seulement un objet pour la philosophie. Ainsi la philosophie s'ouvre-t-elle à la transcendance.

  • Les grands philosophes de la tradition sont susceptibles de parler immédiatement à des gens qui ignorent pratiquement tout de l'époque et du contexte. Que Descartes, Leibniz ou Kant puissent être traités spontanément comme des contemporains est une sorte de fait premier dont toute histoire de la philosophie doit tenir compte. Même si cela peut sembler la conséquence d'une forme de naïveté un peu ridicule aux yeux de l'historien averti, ce qu'il y a au début n'est sûrement pas l'incommensurabilité ou la distance infranchissable qui sont censées nous séparer de certains de nos ancêtres philosophiques.
    Un certain anachronisme conscient et raisonné semble être un élément constitutif de la tentative que nous faisons pour instaurer une sorte de dialogue imaginaire avec nos grands prédécesseurs : nous les traitons comme les partenaires d'une conversation dans laquelle nous considérons que nous devrions pouvoir les persuader que nous avons clarifié certaines de leurs idées, remédié à certaines insuffisances de leurs théories, amélioré certaines de leurs méthodes et peut-être résolu mieux qu'eux certains de leurs problèmes.
    Ce cinquième volume des Essais de Jacques Bouveresse constitue l'hommage d'un philosophe rationaliste d'aujourd'hui à trois grandes figures du rationalisme classique. S'appuyant sur Frege, Gdel et quelques autres modernes, il examine et discute leurs conceptions de la raison et de la vérité, de la logique et des mathématiques, du possible, de la contingence et de la liberté, ou encore des relations entre le corps et l'esprit.



    Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l'un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.

  • La fonction d'éditeur est de celles qui nous paraissent aujourd'hui aussi naturelles que l'existence d'une littérature faite de livres, de prix littéraires et d'auteurs individuels. Perception trompeuse : l'édition a une histoire et, par conséquent, sa stabilité n'est pas définitivement acquise. Cette histoire est à la fois longue et très circonscrite. D'un côté, elle se confond avec l'histoire même du livre et du lent processus de division du travail dont celle-ci a été le théâtre : aux métiers cumulés de l'imprimeur, de l'éditeur et du libraire va succéder, à l'époque moderne, une répartition de plus en plus stricte de ces fonctions entre des acteurs différenciés. De l'autre, cette histoire peut être superposée à celle qui voit naître, entre 1820 et 1850, à la fois la figure de l'« auteur » et la figure de l'« éditeur », au cours d'une période correspondant très exactement à la révolution esthétique du romantisme et à la mise en place des structures du champ littéraire moderne. L'objet de l'ouvrage est de rendre compte de cette double histoire et de cerner les facteurs qui ont autorisé l'émergence d'une fonction symbolique sans précédent : celle de l'éditeur, vu comme double et comme partenaire de l'auteur dans l'acte de production du livre. En ce sens, l'ouvrage rassemble, pour les insérer dans un commentaire nourri, de nombreux textes d'écrivains, de journalistes, de critiques littéraires ou d'éditeurs de la période concernée, de manière à composer quelque chose comme le portrait collectif de l'éditeur moderne. Aux côtés de Kant, Condorcet, Nodier, Balzac, Gautier, Daudet ou du jeune Mallarmé, c'est toute une galerie de témoignages qui sont ici réunis pour la première fois, sous les signatures injustement oubliées ou négligées de Frédéric Soulié, Élias Régnault, Alfred Asseline, Edmond Werdet ou encore Jules Janin, portant tour à tour sur la double marche de la « chose littéraire » et de la « chose éditoriale » un regard souvent ironique, parfois caustique, mais toujours éloquent. Au détour de ces témoignages, ce sont aussi quelques-uns des premiers grands éditeurs dont le portrait se trouve tracé et, surtout, cerné à l'intérieur du système de la production littéraire à l'âge de la modernité commençante, tels Curmer, Ladvocat, Charpentier, Hachette ou Lemerre. L'enjeu de cette reconstruction sociologique et historique, fondée sur des documents souvent inédits, n'est pas simplement d'érudition ou de curiosité à l'égard de quelques figures injustement occultées par le culte exclusif des grands auteurs. Il est aussi d'alerter sur les logiques qui font aujourd'hui évoluer le système éditorial vers une production « sans éditeurs », articulée à de grands groupes anonymes nationaux ou internationaux, pour lesquels le livre n'est qu'un produit parmi d'autres. Mettre en évidence les facteurs ayant présidé à la constitution d'un champ littéraire et éditorial autonome revient aussi bien, en effet, à porter au jour les facteurs qui, aujourd'hui, tendent à réduire cette autonomie, produit d'une longue lutte des producteurs intellectuels contre la soumission de leur activité aux deux contraintes de l'État et de l'Économie. Original par son objet comme par sa méthode, l'ouvrage représente une contribution inédite à l'histoire des pratiques culturelles, et plus spécialement à l'histoire du livre moderne. Dans sa dimension anthologique, il réunit pour la première fois, en un ensemble cohérent et significatif, des textes injustement négligés - dont beaucoup n'ont jamais été republiés depuis leur première parution -, qui composent une sorte de portrait collectif de l'éditeur à l'âge moderne. Dans sa dimension analytique, il entrecroise de façon lisible par un large public les perspectives de l'histoire des idées, de l'histoire littéraire et de la sociologie des pratiques culturelles. Il sensibilise aussi aux menaces que les concentrations éditoriales font peser sur l'autonomie de la production intellectuelle et littéraire.

  • Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Que voulait dire Platon en professant de se préparer à mourir ? Qu'est-ce que vivre selon Nietzsche ? Qu'est-ce que la morale selon Kant ?
    Dix philosophes incontournables sont présentés par Charles Pépin : leur vie, leurs oeuvres majeures, leurs thèses principales, leurs phrases de trop ou leurs conseils pour bien vivre.
    Au-delà d'un manuel pour les bacheliers, cet ouvrage est dédié à tous. Les plus curieux, désireux de mieux comprendre le monde, apprendront à être libres avec Hegel, joyeux avec Spinoza, ou courageux avec Aristote.

  • C'est par l'injuste que nous entrons dans le domaine de la justice, disait Ricoeur. Or, partout, depuis Sidi Bouzid jusqu'à Wall Street, en passant par la place Tahrir et celle de la Puerta del Sol, ceux qui sont victimes de l'injustice crient leur souffrance. Plus que des attentes, ils manifestent des exigences de justice sociale. Mais la justice sociale est-elle possible ? Est-elle réalisable ? Les réponses des théories contemporaines de la justice sont insatisfaisantes. Ainsi que l'a montré Sen, elles se déchirent entre des approches idéales qui s'enferrent dans des considérations vaines sur la société parfaitement juste et des approches comparatives qui proposent une pluralité de critères d'évaluation sociale qui peuvent être contradictoires entre eux.
    Feriel Kandil se ressaisit de la question en portant l'éclairage sur les conditions de possibilité de la justice sociale, qui sont aussi ses conditions de réalisation. Pour ce faire, elle s'appuie sur les travaux de Paul Ricoeur et d'Éric Weil. Une approche renouvelée de la justice est ainsi proposée, qui considère la justice sociale non pas seulement, à la manière de Rawls, comme une vertu des institutions, mais également comme une propriété de la bonne action publique, c'est-à-dire de celle qui contribue au bien-vivre ensemble dans des institutions justes.

  • Emmanuel Kant (1724-1804), le philosophe des Lumières, de la raison, de l'universel et de la liberté, le solitaire de Königsberg (Prusse), a révolutionné durablement la philosophie en lui donnant un tour critique.
    Le geste critique consiste à diriger l'attention non pas sur les objets de la connaissance mais sur les conditions de leur constitution, ce à quoi Kant s'est employé méthodiquement dans la Critique de la raison pure (1781-87), la Critique de la raison pratique (1788) et la Critique de la faculté de juger (1790).
    Philosopher, pour lui, ce n'est pas parvenir à une nouvelle définition du savoir, du juste ou du beau, mais s'interroger sur ce qui nous permet de parler du savoir, du juste ou du beau. Comment pouvons-nous penser ce que nous pensons ? Quelles sont les règles que nous suivons dans nos jugements et nos actions, et dans quelle mesure sont-elles légitimes ? C'est ce mode de questionnement qui autorise Kant à se réclamer de Socrate quand il évalue les discours et pratiques de son temps.
    Cet ouvrage se propose d'introduire à la cohérence mais aussi à l'actualité de la pensée de Kant, en exposant la signification de l'entreprise critique: revenant sur les conditions de l'activité philosophique, Kant découvre l'importance du jugement, de la réflexion et du sentiment. Il replace l'exercice de la raison dans la perspective concrète d'un sujet de sentiment, libre et sensible à la fois. On montre comment, à partir de là, il élabore une nouvelle conception de la subjectivité - legs de la philosophie kantienne à la pensée contemporaine.

  • Emmanuel Kant (1724-1804), le philosophe des Lumières, de la raison, de l'universel et de la liberté, le solitaire de Königsberg (Prusse), a révolutionné durablement la philosophie en lui donnant un tour critique.

    Le geste critique consiste à diriger l'attention non pas sur les objets de la connaissance mais sur les conditions de leur constitution, ce à quoi Kant s'est employé méthodiquement dans la Critique de la raison pure (1781-87), la Critique de la raison pratique (1788) et la Critique de la faculté de juger (1790).

    Philosopher, pour lui, ce n'est pas parvenir à une nouvelle définition du savoir, du juste ou du beau, mais s'interroger sur ce qui nous permet de parler du savoir, du juste ou du beau. Comment pouvons-nous penser ce que nous pensons ? Quelles sont les règles que nous suivons dans nos jugements et nos actions, et dans quelle mesure sont-elles légitimes ? C'est ce mode de questionnement qui autorise Kant à se réclamer de Socrate quand il évalue les discours et pratiques de son temps.

    Cet ouvrage se propose d'introduire à la cohérence mais aussi à l'actualité de la pensée de Kant, en exposant la signification de l'entreprise critique: revenant sur les conditions de l'activité philosophique, Kant découvre l'importance du jugement, de la réflexion et du sentiment. Il replace l'exercice de la raison dans la perspective concrète d'un sujet de sentiment, libre et sensible à la fois. On montre comment, à partir de là, il élabore une nouvelle conception de la subjectivité - legs de la philosophie kantienne à la pensée contemporaine.

  • La peine de mort est-elle moralement justifiable et juridiquement légitime ? Est-il possible de mettre en cause le fondement du droit souverain à condamner à mort ?
    À partir d'une analyse des différents modèles philosophico-politiques justifiant le pouvoir, et afin de problématiser le rapport entre le pouvoir souverain et la peine capitale, cet ouvrage tend à mettre en lumière la manière dont la source de légitimation du « pouvoir de donner la mort » a été défendue, tout au long des siècles, par la reconnaissance d'une base théologique à l'autorité. La tentative de déconstruire le lien entre théologie et politique et l'ouverture sur une vision normativiste du pouvoir constituent, au contraire, la base théorique de l'argumentation abolitionniste. À travers un travail théorique minutieux, mettant en lumière les insuffisances de la position favorable à la peine de mort ainsi que le concours d'éléments étrangers à la théorie du droit - tels que l'aspect rituello-sacrificiel - pour justifier l'exécution capitale, cette étude montre que si l'on place la dimension transcendante du pouvoir souverain avant l'identité morale de l'individu, alors la mise à mort du criminel peut être justifiée. Au contraire, une idée différente de la constitution du sujet impose de chercher un fondement ultime à l'inviolabilité de l'individu contre le pouvoir lui-même et donc de conclure à l'inadmissibilité morale de mettre à mort un homme, quel que soit le crime qu'il ait commis.

  • Née de l'inquiétude du coeur humain, la métaphysique est un entretien de longue durée sur le sens des choses. Son idée de fond est que leur cours est sensé et qu'il est sensé de le penser. Que signifie au juste ce sens des choses ? S'agit-il d'une simple vue de l'esprit, d'une observation ou d'un pressentiment ? Il est clair qu'il engage une herméneutique, c'est-à-dire une intelligence de l'être dans son ensemble et qu'il est le fait d'un être, l'homo sapiens que nous sommes, qui n'a de cesse d'expérimenter et de pressentir le sens des choses. Afin de mieux saisir et même de renouveler le projet essentiel de la métaphysique, ce livre se penche sur cette présupposition herméneutique de toute métaphysique, mais aussi sur les implications métaphysiques de l'effort herméneutique lui-même. Il présente une herméneutique de la pensée métaphysique telle qu'elle s'est déployée depuis Platon et Aristote et qu'elle peut encore être défendue au lendemain des déconstructions de la métaphysique (Kant, Heidegger, Derrida), dont il est de plus en plus évident, avec le recul, qu'elles font partie de la métaphysique elle-même. Il apparaît alors que la métaphysique, entendue comme l'effort vigilant de l'intelligence humaine de comprendre le réel à partir de ses raisons, est un autre nom de la philosophie et la respiration même de la pensée.

  • Pour comprendre le rôle de l'université aujourd'hui, Bill Readings examine le sens qu'on lui a donné en Occident au fil des siècles. Faisant ressortir les liens existant entre son évolution et le déclin de l'État-nation, il s'attarde sur l'émergence des Cultural Studies, pour lui symptôme de la disparition de la culture nationale comme justification de l'existence de l'université.

  • La liberté est au coeur de la pensée de Kant. Cette notion-clé constitue le fil rouge de cet ouvrage et permet de comprendre l'ensemble de la philosophie de Kant.
    Parcourant tour à tour la question métaphysique, l'éthique, la connaissance, la question de Dieu et de la religion, cet ouvrage assure le lecteur d'une approche pédagogique et complète, pour s'initier avec succès à la pensée de ce philosophe de référence.

  • Y a-t-il une esthétique cartésienne ? La question, rarement abordée, mérite pourtant que l'on s'y attarde et que l'on étudie avec attention les écrits de Descartes, afin d'y découvrir la trace d'une éventuelle réflexion sur le beau. Force est de constater, toutefois, que les textes les plus célèbres ne ménagent guère de place à une esthétique explicite ; absence d'autant plus troublante que l'un des premiers ouvrages de Descartes, L'Abrégé de musique, avait entamé une analyse de la beauté et de sa réception par le sujet. Les analyses du présent ouvrage s'enracinent donc dans ce texte inaugural et dessinent les contours de ce qui semble être l'esthétique cartésienne. C'est à une double confrontation que celle-ci se trouve soumise : d'abord comparée aux textes ultérieurs de Descartes lui-même, elle est également mise en parallèle avec les écrits théoriques de Poussin et Le Brun afin de cerner aussi bien la singularité cartésienne que son éventuelle postérité. Enfin, l'admiration fait l'objet d'une analyse soutenue destinée à révéler les deux registres esthétiques présents dans l'oeuvre cartésienne.

  • Cet ouvrage s'attache à dévoiler un présupposé essentiel inhérent au geste kantien de la révolution copernicienne, selon lequel les structures universelles des objets qui se présentent dans l'expérience se règlent sur celles de tout sujet transcendantal fini : à savoir la présupposition d'une nature ou d'une pré-constitution invariante du sujet (ses facultés et leurs structures a priori). Pour dépasser ce présupposé, il fait appel au principe husserlien selon lequel toute catégorie d'objets détermine une structure régulatrice du sujet transcendantal, et tente d'élaborer sur ce fondement une doctrine phénoménologique du sujet pur et de ses facultés, qui fasse l'économie de toute admission préalable d'une nature humaine : les différences entre sensibilité, entendement et raison sont ainsi redéfinies à partir des types d'objets, sans présupposer de système de facultés invariant.

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