Arts et spectacles

  • Positively 4th street

    David Hajdu

    • Sonatine
    • 20 Septembre 2018

    À l'aube des années 1960, quatre jeunes bohèmes, Mimi et Joan Baez, Richard Fariña et Bob Dylan se rencontrent à Greenwich Village, vivent des histoires d'amitié, d'amour et inventent un style qui va bouleverser toute une génération.
    Plus encore que sur les débuts du folk et des protest singers, David Hajdu lève ici le voile sur un quatuor hors du commun. Bien sûr, les légendes Dylan et Joan Baez, encore en gestation, mais aussi Mimi Baez, artiste méconnue, et l'incroyable Richard Fariña, qui, peut-être plus que nul autre, a influencé la personnalité de Dylan, avant de mourir à 29 ans dans un accident de moto, deux jours après la parution de son premier roman. Chocs d'ego, jalousies, mais aussi passion, talent et poésie en acte, on a l'impression de lire un roman tant David Hajdu entre dans l'intimité de ses personnages.
    À partir d'entretiens inédits, en particulier avec Thomas Pynchon, c'est toute une époque que l'auteur fait revivre ici, dont l'inspiration collective, l'énergie, la créativité de quelques-uns ont transformé une société entière.

  • L'insu des insus

    Barbara D' Alessandri

    • Sonatine
    • 2 Novembre 2017

    La photographe Barbara d'Alessandri a partagé pendant des semaines l'intimité des Insus et a suivi pas à pas, en sachant se faire oublier la reformation sur scene d'un trio mythique au cours de leur tournée 2016 : Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac, accompagné désormais par le bassisste Aleksander Angelov. A travers son oeil expert et tendre on perçoit la formidable énergie de ce moment de communion et la complicité incroyable qui unit les musiciens entre eux et avec leur public.

    Le manque de lumière inhérent au back stage, le devoir de ne jamais perturber l'évolution des musiciens et de leurs équipes ont influencé le travail de la photographe qui nous offre des clichés magnifiques au grain et aux angles particuliers ajoutant encore à l'émotion d'être témoin de ces instants.

    Un document rare.

    1 autre édition :

  • Pop yoga

    Pacôme Thiellement

    • Sonatine
    • 14 Novembre 2013

    Dans cet ouvrage kaléidoscopique, à la fois rigoureux, intense et farfelu, Pacôme Thiellement nous propose soixante-quinze textes consacrés à la culture contemporaine et à l'expérience pop. On y trouvera des exégèses des grands musiciens de rock (les Beatles, les Beach Boys, Dylan, Bowie, Gainsbourg, les Pixies), mais aussi des évocations de grandes chanteuses aux larmes sucrées (Peggy Lee, Amy Winehouse), plusieurs enquêtes subjectives sur des cinéastes démonologiques (Roman Polanski, Lars von Trier), des séries théophaniques (Fringe, Lost) et des assassins archétypes (Mark David Chapman, le Zodiaque) ; enfin, des fragments poétiques sur Marilyn Monroe, plusieurs textes polémiques très violents sur l'époque contemporaine, quatre fictions burlesques autour du fantôme d'Elvis Presley et une pièce de théâtre mettant en scène Frank Zappa alchimiste. On y retrouvera surtout les obsessions magico-gnostiques de l'auteur, nourries de la tradition hermétique et d'une bonne dose de théologie alternative. Oh yeah !

  • Le voyage de G. Mastorna

    Federico Fellini

    • Sonatine
    • 12 Septembre 2013

    C'est juste après avoir terminé un de ses chefs-d'oeuvre, Huit et demi, que Fellini se lance dans le plus ambitieux de ses projets : Le Voyage de G. Mastorna. Génial, mais démesuré et coûteux, trop souvent repoussé, le film ne verra jamais le jour.

    De rares traces subsistent néanmoins : des essais de Mastroianni pour le rôle-titre, quelques photos de tournage, et un synopsis magnifique, écrit en collaboration avec Dino Buzzati et Brunello Rondi, une réponse inspirée à Dante et à sa Divine Comédie, qui se lit comme un roman.

    Le réalisateur y met en scène son double fantasmé, G. Mastorna, violoncelliste un peu terne et antihéros parfait, dans sa traversée d'un purgatoire typiquement fellinien. Le texte, inédit en France, recèle tout le génie, toute la créativité du réalisateur et se révèle plein de surprises et d'inventions : un atterrissage forcé en plein centre de Cologne, un cortège papal surréaliste, une hyper gare avec des trains hauts comme des immeubles, une fête macabre où on joue à se jeter du huitième étage, autant d'éléments qui font de ce synopsis l'incarnation même de la mythologie fellinienne.


    Si le film n'a jamais vu le jour, on sait qu'il est resté le grand regret de Fellini, qui a travaillé avec Manara sur son adaptation en bande dessinée. On sort de cette lecture abasourdi de tant d'inventivité et rasséréné par cette magnifique réflexion métaphorique sur l'au-delà qui, « grandiose et désespérée, douce et enivrante », résonnera longtemps, à l'image des dernières notes entendues par G. Mastorna.

  • Le polar français a souvent eu des complexes par rapport au polar américain. Écoutons Lino Ventura : « Les Américains disposent d'atouts que nous n'avons pas. En France, si on fait un film on ne peut pas échapper au « pin-pon, pin-pon » de la petite 4L qui arrive ventre à terre. Les agents qui vont tenir leur képi de la main gauche et le bâton de la main droite pour courir !... Je veux dire que cela a souvent un côté opérette à Mogador. Les bagnoles américaines, leurs avertisseurs, les flics en manteau de cuir, les lunettes cerclées d'or, les cartouchières ; ça a quand même une autre gueule ! » Complexe d'infériorité qui, à la lecture de cet ouvrage, va faire long feu. Philippe Durant nous retrace en effet ici la passionnante histoire du polar français des années soixante-dix. Flics aux méthodes peu orthodoxes, voyous d'un nouveau genre, notables pompidoliens, partis politiques corrompus. Du Clan des Siciliens à Série Noire, en passant par Adieu Poulet, Dupont Lajoie, ou Police Python, c'est en effet une époque d'une richesse incroyable que l'auteur retrace ici.

  • Gilliamesque

    ,

    • Sonatine
    • 4 Novembre 2015

    Pour la première fois, le réalisateur de Bandits, bandits, Brazil, Les Aventures du baron de Münchhausen, The Fisher King, L'Armée des douze singes et Las Vegas Parano - et bien sûr cofondateur des Monty Python - revient sur son passé.

    De son enfance modeste dans les plaines glacées du Minnesota jusqu'aux sommets d'Hollywood, en passant par le cur de la contre-culture des années 1960 et 1970 à New York, Los Angeles et Londres, Terry Gilliam a vécu une vie aussi trépidante, rocambolesque et anticonformiste que n'importe lequel de ses films.

    Les « mémoires pré-posthumes » de Gilliam affichent aussi un incroyable casting de seconds rôles - George Harrison, Robin Williams, Jeff Bridges, Robert De Niro, Brad Pitt, Uma Thurman, Johnny Depp, Heath Ledger et tous ses anciens camarades des Monty Python -, ainsi que la participation exceptionnelle de quelques-unes des plus grandes figures culturelles des temps modernes, de Woody Allen à Frank Zappa en passant par Gloria Steinem, Robert Crumb, Richard Nixon et Hunter S. Thompson. Les rencontres de Gilliam, que ce soit avec des gens tout en haut ou parfois tout en bas de l'échelle, sont révélatrices, drôles et férocement jubilatoires.

  • 5e Avenue, 5 heures du matin

    Sam Wasson

    • Sonatine
    • 25 Octobre 2012

    L'actrice : Audrey Hepburn. L'écrivain : Truman Capote. Le metteur en scène : Blake Edwards. Le compositeur : Henry Mancini. Le couturier : Hubert de Givenchy.

    Et dans les rôles secondaires : Colette, Doris Day, Marilyn Monroe, Billy Wilder, Mickey Rooney, Mel Ferrer, etc.

    Un casting de rêve pour Sam Wasson, qui nous raconte la genèse et le tournage de Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé). Un roman réputé inadaptable, une héroïne sexuellement libérée, un personnage ouvertement gay, un happy-end introuvable : tels sont quelques-uns des obstacles que durent affronter les principaux protagonistes pour finir par briser, avec un charme fou, tous les tabous d'une époque.

    Sam Wasson nous offre ici une chronique savoureuse, illustrée de photos inédites, fourmillant d'anecdotes et de secrets de tournage. Une balade chic et glamour aux côtés des plus grandes stars d'Hollywood, à lire champagne à la main, en écoutant Moon River.

    Sam Wasson vit à Los Angeles. 5e Avenue, 5 heures du matin est son premier livre traduit en France.

    « Plein de potins irrésistibles, le livre de Sam Wasson est aussi magnifiquement élégant que la petite robe noire popularisée par Breakfast at Tiffany's. » The New York Times

  • Printemps 1976. Eleanor Coppola, son mari Françis Ford Coppola et leurs enfants quittent la Californie pour les Philippines, lieu de tournage d'Apocalypse Now. C'est le début d'une aventure à la fois personnelle, conjugale et cinématographique qui durera trois ans et dont les protagonistes sont encore loin d'imaginer l'intensité et la folie. Eleanor Coppola nous ouvre ici son journal intime de ces années terribles. Un témoignage unique sur l'élaboration d'un film pas comme les autres et sur les conséquences, humaines émotionnelles et physiques, d'un tel tournage. Un document exceptionnel.

    Eleanor Coppola est née en 1937. Elle a rencontré son mari sur le tournage de son premier film, Dementia 13, en 1962. Ils ont eu trois enfants. Elle a co-réalisé un documentaire sur le tournage d'Apocalypse Now, Au coeur des Ténèbres.

  • Chroniques européennes

    Pauline Kael

    • Sonatine
    • 14 Octobre 2010

    Pour la première fois en français, les textes de la plus célèbre critique américaine. Un volume consacré au cinéma américain, un autre au cinéma européen.

    Pauline Kael (1919-2001) est certainement la critique de cinéma la plus célèbre et la plus controversée des États-Unis. Pendant près de quatre décennies, principalement dans les pages du New Yorker, elle a fait - et défait - les réputations de bon nombre de metteurs en scène et acteurs. Elle fut en particulier l'un des principaux artisans à la fin des années soixante de la promotion d'un certain cinéma européen (celui de Jean-Luc Godard, de Bernardo Bertolucci.) puis de l'émergence des cinéastes du Nouvel Hollywood (de Francis Ford Coppola à Robert Altman en passant par Martin Scorsese). Ses critiques virulentes du système des studios, de ses travers mercantiles, et ses descentes en flammes de certains réalisateurs (comme Stanley Kubrick, Clint Eastwood ou encore Federico Fellini) sont restées célèbres dans le monde entier. Depuis Bonnie and Clyde jusqu'à Raging Bull, en passant par Le Parrain, Orange mécanique, Le Dernier Tango à Paris, La Maman et la Putain ou encore Nashville, les articles réunis dans ces deux volumes dépassent largement la simple critique de films pour illuminer toute une époque qui, de la fin des années soixante au début des années quatre-vingt, aura vu la société et le cinéma se transformer en profondeur.

    D'une plume jamais tiède, Pauline Kael porte aux nues, dénonce, égratigne, assassine, se passionne, toujours avec une insolence réjouissante, un enthousiasme communicatif et, plus que tout, un amour inconditionnel du cinéma.

  • Un document unique sur le monde du cinéma, de l'entertainment et de la finance Prenant pour fil rouge l'empire Disney, depuis toujours synonyme d'opacité, l'auteur nous invite à une véritable épopée shakespearienne en nous confiant les détails jusqu'ici inédits d'une partie d'échecs géniale, qui, entre 1984 et 2004, a opposé, à coups de millions de dollars, les grands noms de l'industrie du cinéma, de Barry Diller à Jeffrey Katzenberg, en passant par Steve Jobs, Michael Orvitz ou les frères Weinstein.
    Personnage principal de cette histoire pleine de bruit et de fureur : Michael Eisner, PDG de Disney, chef d'entreprise le mieux payé des États-Unis, mi-Machiavel, mi-Roi Lear qui, au fil des années, de luttes fratricides en trahisons diverses, de manipulations en machinations, a peu à peu érigé la paranoïa en véritable méthode de management.

    James B. Stewart a eu accès à toutes les archives inédites (mails, mémos, lettres, etc.) de cette période ; lors de centaines d'heures d'entretiens, il a recueilli les confidences de ses principaux protagonistes. De l'affaire EuroDisney aux démêlés avec Pixar, on y croise la plupart des grands talents de ces deux dernières décennies, Tim Burton, Martin Scorsese, Johnny Depp, Michael Moore, George Lucas, Steven Spielberg, etc. D'anecdotes en révélations, il lève le voile sur un monde stupéfiant, plus haut en couleur encore que la plupart de ses productions et nous offre le plus explosif des scénarios : celui de l'industrie du spectacle d'aujourd'hui.

  • Avec une patience et une admiration à toute épreuve, Mark Blake a recueilli les pensées, les maximes et les aphorismes les plus percutants du bad boy le plus légendaire de l'histoire du rock. Keith Richards se confie peu, mais quand il parle l'effet est saisissant, jugez-en vous même :
    « J'ai eu au moins trois docteurs qui m'ont dit : Si vous continuez comme ça, je ne vous donne pas six mois. Je suis allé à l'enterrement des trois ».
    « Par miracle, grâce à l'abstinence et à la prière, mes dents ont repoussé. » « On frappe à la porte de la loge. Notre manager, qui crie : Keith, Ron, Police, c'est pour vous ! On a paniqué, on a tout jeté dans les chiottes. La porte s'est ouverte, et qui on voit rentrer ? Sting et Stewart Copeland ! » « Le truc le plus bizarre que j'ai sniffé ? Mon père. Il a été incinéré et je n'ai pu résister à l'envie de le mélanger à un peu de poudre. Le connaissant, mon père s'en serait foutu. » Mark Blake est rédacteur en chef du célèbre magazine musical anglais Q.

  • Le 2 novembre 1979, au volant de sa bmw porte de clignancourt jacques mesrine est abattu par la police : dix-neuf balles dans le corps tirées à bout portant.
    La fin tragique de l'ennemi public nâ°1 est à l'image de ce qu'a été son parcours : violent, spectaculaire, controversé. un destin de légende dont le cinéma a voulu aussitôt s'emparer et qui pourtant, depuis, n'a cessé de lui échapper. jusqu'à aujourd'hui oú grâce à l'ambition et l'obstination d'un jeune producteur, thomas langmann, que l'aventure aurait bien pu mettre ko. , un film fleuve en deux volets.
    "l'instinct de mort" et "l'ennemi public nâ°l", réalisés par jean-françois richet et interprétés par vincent cassel, raconte cet itinéraire exceptionnel. pendant plus de trente ans, l'adaptation de la vie de mesrine à l'écran a été une incroyable épopée truffée d'embûches et de rebondissements. après belmondo qui, le premier, dès 1977, voulut incarner l'ennemi public nâ°1, des grands noms du cinéma se sont croisés ou succédé sur ce projet qui semblait maudit : gérard lebovici, mystérieusement assassiné, michel audiard, patrick modiano, labro, costa-gavras, boisset, kassovitz, delon, depardieu, barbet schroeder.
    Trois décennies d'effervescence autour de ce gangster qui, fasciné par le cinéma, avait mis en scène sa vie et voulait se forger un destin de star. rarement projet aura attiré autant la convoitise et les difficultés. c'est ce que raconte ce livre, véritable voyage dans les coulisses de trente ans de cinéma français. fruit d'une longue enquête. oú se succèdent les générations et les styles, les coups tordus et les coups d'éclat, il révèle des personnages singuliers et met à nu les ego, les enjeux et les passions d'une profession qui promet de faire rêver.

  • Pour la première fois, Béatrice Dalle a accepté de se raconter, au fil de longs entretiens accordés à Pascal Louvrier entre 2007 et 2008. une confession totalement inédite et sans tabous.

    De sa période underground, lorsqu'à 14 ans elle quitte sa famille et se métamorphose en lady No Future, la punk aux yeux de panthère, errant dans le quartier des Halles, jusqu'à son récent mariage, à la prison de Brest, l'actrice lève le voile sur une vie marquée du signe de la liberté et de l'intégrité...

    La rebelle, qui a toujours préféré le « code des bandits » au code pénal, parle de ses grandes rencontres cinématographiques (Beineix, jarmusch, Doillon, Ferrara, Denis...), de ses amours (joeyStarr, Rupert Everett, Alessandro Gassman...), de ses révoltes, de la drogue, de son expérience des limites, de la mort. un vécu qui révèle une femme fragile et douce, noble et dérangeante, généreuse et fidèle, une amoureuse brûlée par l'absolu...

  • Art ludique

    Jean-Jacques Launier

    • Sonatine
    • 13 Octobre 2011

    Tout le monde connaît Mario, Picsou, Lara Croft, Spider-Man, ou Scrat, le rongeur de L'Âge de glace. Mais qui peut identifier les créateurs qui se cachent derrière ces personnages devenus des références dans le monde entier pour toutes les générations ? Shigeru Miyamoto, Carl Barks, Toby Gard, Steve Ditko et Peter de Sève sont les noms de quelques-uns de ces dessinateurs de génie qui travaillent le plus souvent dans l'anonymat des grands studios et dont le talent est occulté par le succès commercial des productions auxquelles ils participent. Derrière des oeuvres comme Le Chat du rabbin, Matrix, Le Seigneur des anneaux, Blacksad, Le Voyage de Chihiro, ou Batman se cachent en effet de véritables génies du dessin, de la peinture, ou encore de l'image de synthèse. Qu'ils viennent de la BD, du jeu vidéo ou de l'animation, ce livre vise à rendre hommage à tous ces créateurs et à mettre en lumière ce nouveau courant artistique issu de l'entertainment qu'est l'art ludique.

    Jean-Samuel Kriegk travaille depuis dix ans à la direction de l'action culturelle sur le cinéma et le jeu vidéo au sein d'une grande enseigne culturelle.

    Jean-Jacques Launier a crée en 2003 sur l'île Saint-Louis à Paris la galerie Arludik, première galerie d'art au monde à exposer et vendre les dessins originaux issus de l'art ludique.

  • Buzz

    Franck Rose

    • Sonatine
    • 8 Novembre 2012

    La naissance de l'imprimerie a été à l'origine du roman, celle d'Internet est à son tour en train de donner lieu à une nouvelle forme d'expression. Ces dernières décennies, une nouvelle génération de créateurs a en effet peu à peu pris le pouvoir dans le domaine du divertissement. Les plus âgés ont grandi avec Star Wars, les plus jeunes avec YouTube et Facebook. En rupture avec les récits linéaires traditionnels, tous ont en commun, à travers les jeux vidéo, les films, les séries, le storytelling, de révolutionner notre appréhension de la réalité, ouvrant la voie à des univers multiples, ludiques, interactifs, transmédias. C'est cette révolution que Frank Rose, journaliste à Wired, nous décrit ici. Multipliant les anecdotes sur les coulisses du cinéma, de la télé, des sites Internet, des nouvelles agences de communication, il est également allé à la rencontre de quelques-uns des grands créateurs de cette nouvelle génération, tels Damon Lindelof et Carlton Cuse (Lost), James Cameron (Avatar), ou encore Will Wright (Les Sims) pour évoquer avec eux ces nouvelles façons d'être, de penser et de raconter un monde en passe de devenir radicalement différent de celui que l'on a connu.

  • Années 50. Au lendemain de la guerre, une jeunesse avide de liberté et de nouveauté prend d'assaut le Conservatoire National d'Art Dramatique, la plus prestigieuse des écoles de comédiens ;
    Ces jeunes loups débordants d'énergie et d'humour ont pour nom Belmondo, Marielle, Rochefort, Rich, Cremer, Vernier, Beaune. Ils vont former une bande qui, avec un sens aigu de la déconnade et de la décontraction, va malmener une structure trop scolaire pour elle. Entre deux frasques et des dizaines blagues, les apprentis comédiens vont ainsi apprendre leur métier dans la joie mais aussi, parfois, dans la douleur.
    En chemin, ils vont croiser des personnalités telles Annie Girardot, Françoise Fabian, Sophie Daumier, Claude Brasseur, Michel Galabru... Ensemble, ils vont découvrir les étranges coulisses de la Comédie-Française, vivre les remous du Conservatoire, subir la dure loi des concours de fin d'année, admirer Louis Jouvet, Pierre Brasseur, Michel Simon...

    Jamais aucun livre n'avait raconté les vrais débuts de ces acteurs, la naissance de leur amitié, les premières manifestations de leur talent. Fourmillant d'anecdotes inédites, La Bande du conservatoire repose sur de nombreux témoignages recueillis par l'auteur. Il constitue une véritable immersion dans cette école telle qu'elle était dans les années 50, où de jeunes frondeurs s'opposaient à quelques vieilles barbes qui leur semblaient appartenir à un monde révolu. Les amis, les amours, les rires et les larmes ; c'est la fabuleuse histoire du Conservatoire qui nous est ainsi contée.

  • Avril 1970. Par un simple communiqué de presse, Paul McCartney annonce la séparation des Beatles. Tragédie pour des millions de fans, c'est aussi un geste symbolique, qui marque la fin d'une époque bénie. Et, paradoxalement, le début d'une des périodes les plus passionnantes et les plus mal connues de l'histoire du groupe. Les Beatles, leurs familles, leurs entourages vont en effet vivre à partir de cette date une cohabitation forcée, riche en conflits et en tragédies de toutes natures. C'est à ces quatre décennies, négligées par la plupart des biographies des Beatles, que Peter Doggett a choisi de consacrer la sienne.
    À partir de centaines d'heures d'entretiens avec les principaux protagonistes de cette histoire édifiante, il nous livre des révélations surprenantes, de multiples anecdotes inédites, et nous entraîne dans les coulisses d'une aventure humaine unique et déchirante, celle de quatre garçons réunis par l'amour de la musique, séparés par un succès sans précédent.
    Depuis la rivalité shakespearienne qui oppose les clans Lennon et McCartney, jusqu'aux difficultés de Georges Harrison et de Ringo Starr à se forger une identité hors du groupe, en passant par les impitoyables luttes de pouvoir au sein d'Apple Corps, symbole de la contre-culture dans les années soixante, devenue depuis un véritable empire financier, c'est à une véritable épopée qu'il nous convie ici.


    Peter Doggett est journaliste musical. Il collabore fréquemment à Q et à CQ.


    " Un document captivant qui nous donne une vision des Beatles bien plus intéressante que les habituelles icônes, celle de quatre hommes écorchés, agressifs, sonnés par le succès du groupe. "The Guardian " On savait que de nombreux éléments avaient provoqué des querelles entre les Beatles et entraîné une longue brouille, mais jamais encore on en avait lu une analyse aussi pertinente et fouillée. "Mojo

  • Été comme hiver, Jean-Pierre Melville arborait invariablement un Stetson et des Ray-Ban. Le cinéaste du Samouraï et du Cercle rouge n'a jamais cessé d'entretenir sa légende.

    Mais qui était vraiment ce styliste hors pair dont les treize longs-métrages continuent d'influencer des cinéastes aussi divers que Quentin Tarantino ou John Woo ? Un visionnaire qui a préfiguré la nouvelle vague en s'affranchissant des règles traditionnelles et en créant ses propres studios ? Un réalisateur tellement maniaque qu'il n'hésitait pas à se brouiller avec ses stars ? Un homme à jamais marqué par son passage dans la Résistance ?

    À travers une enquête qui l'a conduit à rencontrer une quarantaine de proches et à découvrir des documents jusque-là classés « Confidentiel » dans les archives de la France combattante, Bertrand Tessier reconstitue le parcours d'un homme aussi complexe que génial tout en faisant revivre une époque : celle du grand polar à la française.

    Bertrand Tessier est journaliste, auteur et réalisateur. Il a signé des documentaires sur Romy Schneider et Patrick Dewaere et publié des biographies de Jean-Paul Belmondo, Alain Delon et Romy Schneider.

  • Depuis son arrivée sur la scène internationale avec Mean Streets puis Taxi Driver, Martin Scorsese n'a cessé de surprendre et d'enthousiasmer son public, construisant au fil du temps une oeuvre majeure de l'histoire du cinéma.

    Sur le modèle du Hitchcock par Truffaut et des Conversations avec Billy Wilder de Cameron Crowe, il nous offre aujourd'hui le livre qu'on attendait depuis longtemps. Dans ces entretiens au long cours avec Richard Schickel, l'un des plus illustres critiques américains, illustrés de nombreuses photos inédites, le metteur en scène, connu pour son insatiable curiosité et sa connaissance encyclopédique et vivante du monde du cinéma, revient sur son parcours, depuis son enfance à Little Italy jusqu'à Shutter Island.

    Outre la genèse et le tournage de ses films, sur lesquels il nous confie bon nombre d'anecdotes inédites, Martin Scorsese nous laisse entrer dans son intimité, évoquant au fil des discussions ses passions multiples, l'évolution de la société américaine, dont il est l'un des portraitistes les plus lucides, ou encore son rapport à la spiritualité. Ce sont, pour finir, de véritables mémoires en forme de conversations que nous offre ce créateur protéiforme, doublés d'une vision originale du cinéma, de la culture et du monde d'aujourd'hui.

  • Du parrain à heat, en passant par scarface, un après-midi de chien ou encore serpico, tout le monde connaît les grands rôles d'al pacino.
    L'homme, en revanche, est toujours resté très secret. considérant qu'" il vaut mieux s'intéresser à la musique qu'au violoniste ", il a toujours été avare d'entretiens, fuyant les médias et la promotion. il a ainsi fallu toute la pugnacité et le talent de lawrence grobel, l'un des plus grands intervieweurs américains, pour l'amener à lever le voile sur l'" énigme al pacino ". au fil des années, le journaliste est devenu l'un des amis les plus proches de l'acteur, et c'est grâce à cette complicité qu'al pacino a accepté de livrer ces mémoires en forme de conversations.
    Près de 500 heures d'entretiens, menés entre 1979 et 2007, ont donné naissance à ce livre exceptionnel. plus que ne l'aurait fait un simple récit autobiographique, ces discussions nous permettent d'entrer véritablement dans l'intimité d'al pacino. le comédien se livre avec une sincérité désarmante et un humour dévastateur, évoquant son enfance difficile, ses rapports avec les femmes, l'argent, la célébrité, l'alcool ou encore la critique.
    Il évoque sans concessions, dans ce livre illustré d'une centaine de photos souvent inédites, les films qu'il a interprétés, ce qui a nourri ses personnages, les séquelles qu'ils lui ont parfois laissées et nous confie bon nombre d'anecdotes de tournage totalement inédites. un ouvrage indispensable.

  • Coup de tête, Le Sucre, Le Magnifique, Comment réussir dans la vie quand on est con et pleurnichard, Un éléphant ça trompe énormément, Les Aventures de Rabbi Jacob, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Comme la lune, L'Emmerdeur, L'aventure c'est l'aventure, Le Grand Blond avec une chaussure noire, Adieu poulet, Buffet froid, Mais où est donc passée la 7e compagnie ?. Les films populaires des années soixante-dix sont dans toutes les mémoires. Sur le modèle de La Bande à Gabin, Philippe Durant retrace la vie quotidienne des tournages, multiplie les anecdotes relatives à des personnages aussi hauts en couleur que Jean Yanne, Jean Rochefort, Pierre Brasseur, Pierre Richard, Bernard Blier, Jean Carmet ou encore Michel Audiard. Des frasques de Patrick Dewaere et Gérard Depardieu sur le plateau des Valseuses aux conséquences sur la production des Bronzés de l'absence d'algues sur les plages de Côte d'Ivoire, en passant par les conversations surréalistes de Lee Marvin et Jean Carmet sur le tournage de Canicule ou l'erreur magistrale d'un producteur qui négligea les tagliatelles aux fruits de mer de Lino Ventura, Philippe Durant multiplie les petites histoires plus réjouissantes les unes que les autres. Il nous convie ainsi à un voyage désopilant dans les cuisines et les coulisses du cinéma, souvent plus animées encore que la plupart des films de cette époque.

  • Phil Spector, le mur du son

    Mick Brown

    • Sonatine
    • 23 Septembre 2010

    Splendeur et décadence d'un génie du rock 1958. À 18 ans, Phil Spector est au sommet des hit-parades américains. À 22 ans, il est à la tête de son propre label. Tom Wolfe chante les louanges du « premier adolescent millionnaire ». Dans les années qui suivent, Spector va littéralement inventer le son de son époque, et incarner mieux que quiconque la musique des années soixante. La liste des artistes avec qui il collabore est impressionnante, des Ronettes aux Beatles, en passant par Ike et Tina Turner, Sonny and Cher, Bob Dylan, Leonard Cohen, les Ramones, etc. Devenu une véritable légende vivante, il va alors peu à peu sombrer dans une réclusion volontaire, où il laissera libre cours à sa folie paranoïaque. Il n'en sortira qu'à l'hiver 2003, pour répondre de l'accusation d'homicide volontaire sur la personne de Lana Clarkson, une jeune comédienne retrouvée morte dans son manoir californien, qui lui vaudra une condamnation à dix-neuf ans de prison. Mick Brown, qui a recueilli en exclusivité les confessions de Phil Spector après un silence de plus de vingt-cinq ans, retrace dans cette biographie passionnée et passionnante l'incroyable existence de ce génie dérangé du rock. À partir de centaines d'heures d'entretiens avec les principaux protagonistes de cette tragique success story, il nous livre bon nombre d'anecdotes inédites et lève le voile sur le destin maudit d'un bad boy au talent fou.

  • Mon histoire vraie

    David Lynch

    David lynch ne fait rien comme personne.
    Aussi, lorsqu'il décide de prendre la plume pour parler de lui, de ses idées, de ses films, de sa méthode de travail, de sa vision du monde, c'est un livre comme aucun autre qu'il nous donne. los angeles. les rapports entre o.j. simpson et lost highway. la méditation transcendantale. la façon dont naissent les idées. une rencontre avec fellini. la texture des corps en putréfaction. l'avenir du cinéma.
    L'élaboration de certaines scènes de twin peaks. le coffret et la clé de mulholland drive. le pin d'oregon. le lien entre une ampoule pour sapin de noël et un homme venu de pologne avec d'étranges lunettes. autant de pièces d'un puzzle surprenant. unique, déstabilisant. un livre aussi original qu'un film de david lynch.

  • Un livre qui cause de Gabin, de Ventura, de Blier, bref, qui cause acteurs, mais surtout vie quotidienne : copains, déconne, becquetance, bonnes adresses et vin de soif. Un livre qui nous fait partager l'intimité de cette petite bande - ajoutons-y Audiard et Carmet, qui avait " l'oeil toujours ouvert sur la connerie humaine " - et où fusaient sans cesse les répliques assassines. Au gré des rencontres, on y côtoie Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Gérard Depardieu, Maurice Biraud, André Pousse, Albert Simonin, Robert Dalban et tant d'autres. Philippe Durant y évoque aussi, au passage, les tournages mouvementés de films aujourd'hui mythiques, comme Le cave se rebiffe, Mélodie en sous-sol, Cent mille dollars au soleil... En racontant ces formidables histoires d'amitié, c'est toute une époque que l'auteur nous restitue, et un art de vivre, celui des " tontons flingueurs " du cinéma français.

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