Perrin (réédition numérique FeniXX)

  • Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !

  • Au cours de la brève campagne de 1940, les offensives alliées furent rares. À Abbeville, sur la Somme, se déroula la plus violente d'entre elles : plus de cinq cents blindés anglais et français y furent successivement engagés. Ce fut, selon l'Allemand Büchner, la plus grande concentration de moyens divers avant la Russie. La 4e division cuirassée du colonel de Gaulle participa, à partir du 28 mai, à cette offensive qu'elle mena jusqu'à épuisement. Le 5 juin, promu général, de Gaulle devenait sous-secrétaire d'État à la Guerre. C'est cette brève, mais violente période de la vie du général de Gaulle qu'Henri de Wailly met en lumière. Aucun des biographes du Général ne l'avait fait auparavant. Pour y parvenir, l'auteur a dû réaliser une minutieuse enquête, en France et en Allemagne, afin de regrouper les rares textes contemporains, recueillir plusieurs centaines de témoignages, tant auprès de ceux qui servaient avec de Gaulle, qu'auprès de ceux qui se battaient contre lui, consulter les archives de Coblence, Fribourg, Paris, Londres, rechercher carnets, lettres, récits, archives privées, etc. Vif, contrasté, rapide, surprenant, ce récit nous emporte des centres de décision au terrain, du PC même du Général, à celui de son adversaire, des champs où l'on se bat aux infirmeries où l'on agonise, de Weygand aux pilotes de chars. À la tête de sa division, de Gaulle manoeuvre - ou ne manoeuvre pas - devant nous. L'image qui s'en dégage est celle d'un chef solitaire, énergique, mais également celle d'un homme sourd à tout conseil, jaloux de son autorité, sans doute plus attaché aux données stratégiques de la guerre, qu'aux conditions imposées du combat. C'est donc, dans une ambiance passagère de victoire, un aspect inhabituel du général de Gaulle et de la guerre de 40 qu'il nous est donné de découvrir ici.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un tableau d'ensemble de la vie à Toulouse sous l'Ancien Régime (du XVIe au XVIIIe siècle). Après une description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène...

  • Des destins souvent anonymes témoignant de ce que fut la justice révolutionnaire pendant la Terreur. Ecrit à partir des registres d'écrou, des liasses de notaires, des dossiers militaires.

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  • Éric Perrin s'est attaché à démêler le vrai et le faux dans la vie de François-Eugène Vidocq, ce personnage extraordinaire, dont la légende a été complaisamment nourrie par lui-même, grâce à ses fameux Mémoires (1827-1828), par les romanciers - Balzac en tête - qu'il a fascinés, par certains de ses biographes et, en dernier lieu, par une magistrale série télévisée. Vidocq, né à Arras en 1775, mort à Paris en 1857, acquiert dans sa jeunesse quelque notoriété dans la pègre, mais plus par ses évasions de la prison de Douai - et des bagnes de Brest et Toulon - que par ses délits. Las d'être en cavale, il propose, en 1809, à la Préfecture de police de trahir ses anciens amis en échange de sa liberté. Mouchard à l'essai dans les prisons de Bicêtre et de La Force, puis lâché dans Paris, il montre une telle efficacité, une telle intelligence et une telle intuition que, au grand scandale de beaucoup de monde, il devient le premier chef de la brigade de sûreté, en 1812. Nommé sous Napoléon, il le restera sous Louis XVIII et Charles X, en dépit de multiples ennemis, et malgré les pièges qui lui sont constamment tendus pour le faire tomber. Écarté en 1827, il publie des Mémoires qui achèvent d'en faire une grande vedette de son époque, et fonde la première agence privée de renseignements, où la clientèle afflue, et dont les résultats spectaculaires lui valent les attentions de la presse, de la justice et de la police officielle jalouse de ses succès. Les policiers "honnêtes" sont exaspérés par l'ancien forçat et par ses agents, tous issus du "milieu", ce qui n'empêche par Vidocq de redevenir, sous Louis-Philippe, chef de la Sûreté. Grand policier, manipulateur, dissimulateur, provocateur, opportuniste..., il passionne les journalistes et les écrivains. Il inspire son Vautrin à Balzac, son Jean Valjean à Hugo, et fournit l'essentiel de sa matière à Eugène Sue pour "Les mystères de Paris". Grâce à un gros travail de recherche, à de nombreux documents inédits qu'il confronte aux travaux de ses prédécesseurs, et aux écrits de Vidocq, Éric Perrin apporte un nouvel éclairage sur une des personnalités les plus célèbres et les plus controversées de son temps.

  • Éveline Rzewuska, jeune fille de haute noblesse, vit dans une Pologne sous domination moscovite. Son père lui fait épouser - par contrainte - le maréchal Hanski, de vingt-deux ans son aîné qui, pour conserver sa fortune, accepte d'obéir à l'envahisseur. Dans son château de Wierzschovnia, Éveline règne sur trois mille serfs. Servie par trois cents domestiques à sa dévotion, elle s'ennuie dans ce monde clos, et rêve de la France où se réfugient ses amis les intellectuels polonais. Elle fait venir de Paris les livres en vogue, et découvre un écrivain, Honoré de Balzac, qui peint en sensitif la femme de trente ans. Et cette femme, victime du mariage, sacrifiée, qui rêve d'amour, c'est elle ! À distance, Éveline s'éprend de ce génie, qu'elle imagine noble et beau... Il n'est ni l'un ni l'autre, mais quand elle le verra pour la première fois, son charme, sa conversation, et son talent, suffiront à la séduire. Balzac, né d'une famille plébéienne, les Balssa, est toujours en quête d'amour, d'argent et de femmes du monde. En proie à une sensualité impétueuse, il parcourt l'Italie avec une jolie Caroline déguisée en garçon, sillonne l'Allemagne et la Hollande sous le surnom de Bilboquet, assied ses cent kilos sur une mule, pour traverser la Sardaigne à la recherche de mines d'argent, achète des terres sur les coteaux de Saint-Cloud pour y cultiver l'ananas, et devient Mme veuve Durand pour échapper à ses créanciers. Flatté par l'intérêt que lui porte cette lointaine comtesse Hanska, Balzac, forçat de la plume, y répond par des lettres de plus en plus ardentes. La déesse et le génie vont vivre un amour démesuré et pathétique, épistolaire puis réel. Mais la présence du comte Hanski, qui tarde à mourir, limite leurs escapades, bride leur passion, exaspère leur désir. Et le mariage ne consacrera enfin cet amour que quelques mois avant la mort de Balzac. Excellent conteur, Jacques Delaye restitue avec bonheur cette liaison célèbre et, surtout, il nous fait mieux connaître la femme qui, après Mme de Berny, compta le plus dans la vie du géant des lettres françaises.

  • Il y a cent cinquante ans, Frédéric Chopin disparaissait. En trente-neuf années d'une brève existence, il léguait au monde une oeuvre aussi remarquable, par sa richesse mélodique, que par son caractère personnel. Chopin, en effet, avait inventé une musique aux couleurs et aux sonorités toutes nouvelles ; musique du coeur, musique de l'âme, qui jaillissait comme une source bienfaisante et provoquait, chez ceux qui l'écoutaient, la plus vive émotion. De plus, grâce à une virtuosité incomparable, Chopin ouvrait au piano des horizons nouveaux, imposait une technique éblouissante, qui faisait de l'interprète l'égal du compositeur. Au même titre que Mozart, Chopin est un pur génie de la musique, en même temps qu'un novateur. Mais Chopin ne fut pas simplement ce jeune homme romantique que l'on se plaît à décrire ; il fut aussi un personnage plein d'humour, n'hésitant pas, pour divertir ses amis, à faire, à son piano, un véritable "numéro". Il fut aussi un amoureux passionné, qui vécut auprès de George Sand une longue romance. Ce sont toutes les facettes du musicien que Claude Dufresne met en lumière dans son livre, ce sont les recoins secrets de son âme qu'il explore, les richesses de sa personnalité que l'auteur s'efforce de découvrir. Ayant eu, dans sa jeunesse, le privilège de s'entretenir avec le dernier élève survivant de Chopin, c'est donc un portrait inattendu du grand homme, que Claude Dufresne offre à ses lecteurs.

  • Pendant un siècle, Paris fut la capitale du monde. Dans l'entrelacs de ses mille rues, où vivent plus de 600 000 habitants, naît la grande Révolution, produit d'une fermentation d'abord sourde, puis terrible. On y croise d'abord des bourgeois, puis des artisans, des ouvriers, et enfin des aventuriers et des étrangers venus observer le spectacle d'une aventure politique sans précédent. C'est le temps de la Terreur, des complots, de la disette, et des enrichis que le coup d'État de Brumaire dénoue en 1799. Vient alors le règne de Paris, capitale de l'Europe continentale, où même le pape, sous la contrainte, vient faire allégeance à Napoléon. Paris, versatile, qui acclame à tour de rôle l'Empereur et les Bourbons, avant de congédier le dernier. C'est le Paris de la Révolution qui resurgit, qui se divise entre les légitimistes du faubourg Saint-Germain, les orléanistes de la rive droite, et les républicains des faubourgs. Mais ces querelles n'assombrissent pas le règne de la Parisienne sur la mode ou les entreprises amoureuses, ni celui des Parisiens sur les affaires de l'esprit. Peu importe qu'on appartienne à la société du beau monde, ou que l'on côtoie les grisettes, c'est là que bat la modernité du temps. Et la fête impériale, en transformant les rues, les murs et les places, en creusant les entrailles de la ville, en étendant ses limites à ce qui n'était déjà plus sa banlieue, assure le rayonnement de la capitale jusqu'à une ultime révolution qui la laisse, en 1871, exsangue. Six fois en un siècle, des Parisiens étaient partis à l'assaut des Tuileries : cette fois, les flammes emportaient le rêve.

  • André Castelot a écrit une Marie-Antoinette qui, constamment rééditée depuis trente ans, s'est vendue à ce jour à 450 000 exemplaires, sans compter les éditions de poche et de club. À l'occasion du bicentenaire de l'exécution de la Reine, il raconte minutieusement son arrestation, sa captivité, son procès et son exécution, dont Napoléon dira qu'elle fut pire qu'un régicide.

  • « Parcourir notre vingtième siècle, tenter de le raconter et de le comprendre, vouloir le rendre présent et l'expliquer, tel est depuis plusieurs années l'un de mes souhaits. De livre d'histoire en roman, de cours devant des étudiants à des analyses de livres dans l'Express, j'ai essayé de réaliser ce voeu, venu sans doute du fait que mon père, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, m'a fait contemporain de ses épreuves par ses récits et, qu'enfant pendant le deuxième conflit mondial, j'ai vécu intensément ces quatre années violentes.
    J'ai, avec six de mes romans (le Cortège des vainqueurs, les trois volumes de la Baie des Anges, et les deux tomes des Hommes naissent tous le même jour), commencé le roman-histoire de ce « siècle des tempêtes » qu'est notre temps. J'achevais d'écrire les Hommes naissent tous le même jour quand les animateurs de l'émission de France-Inter, l'Oreille en coin, m'ont proposé de raconter en vingt émissions d'une heure le vingtième siècle.
    Ce livre est né de cette série d'émissions. Il ne s'agit donc pas d'une étude érudite mais bien du récit des principaux événements qui ont fait ce siècle. J'ai évité ce qu'on appelle « la petite histoire ». Je crois que les « grands » événements et les « grandes questions » sont aussi passionnants que les « petits », sinon plus. Bien sûr tout le siècle n'est pas présent. Il m'a fallu choisir dans cette période foisonnante ce qui me paraissait le plus significatif. Après avoir lu ce livre je voudrais que le lecteur éprouve comme moi le sentiment de la richesse inépuisable, contradictoire, inquiétante et pourtant pleine de lendemains de ces années qui ont, dans l'aventure des hommes, compté plus que cent mille ans. »
    Max Gallo

  • Cinquième colonne : En 1940 quand la France s'est effondrée, ces deux mots ont été sur toutes les lèvres. L'action souterraine des agents de la Cinquième colonne expliquait le désastre. L'ennemi l'avait emporté parce qu'il était déjà dans la place.
    Mais en réalité qu'en a-t-il été ? Qui, comment, pourquoi et pour combien s'est lié ou vendu à l'ennemi préparant ainsi la défaite et la collaboration ? La Cinquième colonne, mythe ou réalité ?
    C'est la une histoire inconnue et sécrète, interdite comme les coulisses et sans laquelle pourtant notre temps - celui de 1940, celui de la guerre subversive d'aujourd'hui - ne peut être compris.
    Max Gallo a découvert aux Archives nationales de Washington des pièces explosives et totalement inédites. Elles remettent en cause l'histoire de la défaite et de la collaboration telle qu'elle a été écrite jusqu'ici. Il présente les pièces irréfutables, les députés se vendent au fascisme, des hommes politiques sont salariés réguliers de l'étranger et dès 1938 le gouvernement de Vichy est prêt.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une promenade historique à travers les sociétés primitives, archaïques, antiques et plus récentes montre que, de tout temps, l'humanité a éprouvé le besoin de placer certains objets, personnages, institutions ou principes au-dessus du monde ordinaire. C'est cela, le sacré. Mais l'esprit de contestation peut-il s'en accommoder ? Et qu'arriverait-il si plus rien ne représentait l'absolu, la transcendance ? Ce livre met en évidence, dans la société moderne, les substituts laïcisés et les contrefaçons, notamment le culte de la personnalité, les rois du ballon, les idoles du music-hall, les « monstres sacrés », les exaltations, les paradis artificiels et quelques comportements irrationnels. Ainsi se révèle la permanence de ce besoin incessant mais impérieux que tente de satisfaire le faux sacré, le sacré qui ne veut pas dire son nom.

  • A. Castelot a eu la merveilleuse idée de renouveler la formule de l'almanach. Le lecteur gourmand le dévorera d'un coup. Personne ne résistera au charme de Clio!

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • De nombreuses informations inédites, parfois dérangeantes, appuyées sur des sources rigoureuses. Cet ouvrage intéressera tous ceux qui aiment l'histoire observée sous différentes facettes : histoire de l'antisémitisme, de l'Occupation, des entreprises, de l'économie et de la société, d'autant plus qu'il a été rédigé dans un grand souci de clarté. Prix Crédit lyonnais pour l'histoire d'entreprise.

  • Noblesse et châteaux ! Le couple paraît indissociable et suggère des visions nostalgiques sur la vie de château ou, au contraire - ne sommes-nous pas au pays de Jacquou le Croquant ? -, des réactions de rejet, à l'égard d'un groupe social renvoyé aux oubliettes du passé. Joëlle Chevé présente la première synthèse sur la noblesse du Périgord, au cours des quatre derniers siècles de son histoire. À travers l'analyse de représentations sociales, économiques, politiques et littéraires, confrontées au matériel brut des archives publiques et privées et aux données de la recherche universitaire, l'auteur restitue les réalités de la noblesse du Périgord, ses modes majeurs d'identification, de fonctionnement et d'insertion dans l'espace - les châteaux - et dans la société, ses relations avec la monarchie, ses valeurs de référence, et ses capacités d'adaptation à la société post-révolutionnaire. Autant de questions et de réponses, illustrées par l'étude de quelques-unes des plus grandes familles de la province et de tant d'autres lignages de ce païs plein de noblesse. Des entretiens avec des aristocrates d'aujourd'hui, et les voix croisées de nombre d'écrivains illustres, tel Saint-Simon, ou trop oubliés, tel Eugène Le Roy, donnent chair et vie à un groupe social qui retrouve, par ce livre, toute sa place dans l'Histoire et dans la construction identitaire du Périgord.

  • L'accès des femmes aux droits politiques, en 1945, n'a pas suffi à faire d'elles des citoyennes à part entière. C'est que la maternité introduit une différence considérable entre la citoyenneté masculine et la citoyenneté féminine. Dans cette étude sociale, économique, et surtout culturelle, de la maternité depuis 1945, Yvonne Knibiehler réfléchit sur une triple révolution : Pourquoi ces femmes qui ont reçu l'intégralité des droits civiques ont-elles, en même temps, voulu le baby-boom ? Pourquoi, après 1968, leurs filles ont-elles dénoncé la maternité comme un asservissement et le patriarcat comme une exploitation ? Pourquoi leurs petites-filles réclament-elles, à présent, un enfant à tout prix ? Ces mutations, si profondes et si rapides, ont-elles transformé les relations entre citoyenneté et maternité ? Dans quelle mesure ? Désormais, toute mère noue, hors du foyer, des liens sociaux autonomes, non seulement pour gagner elle aussi le pain quotidien mais, plus encore, pour collaborer avec les spécialistes, de plus en plus nombreux, qui aident l'enfant à grandir : médecins, enseignants, psychologues. Ses partenaires ont changé. Sa responsabilité personnelle augmente, se diversifie, prend une dimension politique. Il y a là un moteur puissant de la citoyenneté féminine, à condition de ne pas enfermer les femmes dans une inacceptable spécificité, à condition d'inventer un nouveau féminisme, c'est-à-dire un nouvel humanisme.

  • Françoise Bayard a parfaitement atteint l'objectif de la collection que son livre inaugure : une approche intime de la cité sous l'Ancien Régime. Elle s'est attachée à faire revivre au jour le jour, et en tenant compte de l'évolution inhérente à une si longue période, ces Lyonnais de toutes conditions - grands commis, parlementaires, nobles, artisans, marchands, banquiers, journaliers, domestiques - découverts au détour de Mémoires, de contrats, de testaments, de livres de comptes, de gazettes. Elle s'efforce de ressusciter la manière dont ils s'habillaient, la maison, l'appartement, la chambre où ils logeaient, ce qu'ils avaient plaisir à manger et à boire, la façon dont ils travaillaient et occupaient leurs loisirs, le salaire qu'ils recevaient, les conditions dans lesquelles ils aimaient, se mariaient, élevaient leurs enfants, pratiquaient leur religion. Françoise Bayard étudie aussi la société d'ordres lyonnaise, la hiérarchie des fortunes, les tensions sociales, les révoltes populaires, les violences individuelles et collectives. Au fil de la vie à Lyon au cours de ces deux siècles, Françoise Bayard met bien en valeur les contrastes qui ne cessent de s'aviver, au sein d'une ville dont la population passe de 36 000 habitants, à la fin du XVIe siècle, à 150 000, à la veille de la Révolution.

  • L'histoire, les généalogies, les chronologies, les pouvoirs, les fortunes, les alliances des dix dernières dynasties d'Europe : maison de Saxe-Cobourg et Gotha ; maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, maison de Bourbon-Anjou ; maison de Win

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