Littérature traduite

  • Carnets de marins

    Huw Lewis-Jones

    • Paulsen
    • 19 Septembre 2019

    La mer est depuis toujours une inépuisable source de fascination, un lieu d'émerveillement et de terreur. Les journaux de bord, carnets de croquis, lettres et dessins nous font partager les expéditions et navigations des marins les plus intrépides. Une source essentielle pour comprendre leur vécu et leur ressenti, suivre leurs découvertes de nouveaux rivages et de créatures extraordinaires, connaître leurs appréhensions des dangers et leurs accomplissements.
    À travers des documents datant du XVIe au XXe siècle, complétés par des notices biographiques, nous partons à la rencontre d'officiers et de matelots ordinaires, de cuisiniers et de baleiniers, de chirurgiens et d'artistes, tous explorateurs et aventuriers à leur manière. Parmi eux, Jeanne Baret, première femme à avoir fait le tour du monde - sur un navire où elle s'était embarquée clandestinement -, l'Italien Antonio Pigafetta, qui navigua avec Magellan, William Bligh, capitaine du Bounty, Piri Reis, amiral ottoman et cartographe, le Tahitien Tupaia, qui participa au premier voyage de Cook, ou les figures exceptionnelles que furent le flibustier Bartholomew Sharp, le naturaliste Georg Steller et Zheng He, l'homme aux commandes d'une flotte chinoise de 200 navires sous l'empereur Ming.
    Comme des trésors surgis des malles, les carnets des hommes et des femmes qui prennent la mer sont une invitation à embarquer.

  • Indépendance: un fjord au nord-est du Groenland, que peu d'hommes ont exploré. Eigil Knuth est l'un d'eux. Dans ce petit livre de la maturité, insolite vade-mecum en forme de méditation, il fait la somme poétique de ses pérégrinations à travers la région. De sa contemplation des paysages englacés, déserts, Eigil Knuth tire une réflexion sur la condition humaine et rend hommage à la Terre d'Indépendance, où il a vécu l'une des expériences les plus rares qui soient : découvrir un univers aussi vierge que le regard qui s'y pose. Pour un sculpteur tel que lui, c'est une chance inouïe de transformer son appréhension du réel. En cela, Indépendance est le récit d'une renaissance.

  • 3 septembre 2006 : la goélette Tara et son équipage se laissent emprisonner par les glaces.
    Leur objectif : répéter, cent treize ans plus tard, la dérive de Nansen à travers l'océan Arctique. 21 janvier 2008 : la banquise relâche les " Taranautes " qui retrouvent la mer libre. Entre ces deux dates, 506 jours de gestion du quotidien et des rapports humains, relatés ici par Grant Redvers ; 506 jours d'isolement et de lutte contre le froid, mais aussi, de jubilation devant la beauté d'un paysage à la frontière de l'irréel ; 506 jours, enfin, passés à collecter toutes les données possibles sur la banquise, l'océan et l'atmosphère.
    Au terme de l'expédition, l'équipe peut s'enorgueillir de sa contribution au grand débat scientifique de notre temps : l'évolution du climat. Le Tara, lui, est entré dans la légende, devenant le " vaisseau amiral des missions environnementales " dans les régions extrêmes.

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