Littérature traduite

  • Tout l'or des braves

    Clifford Jackman

    • Paulsen
    • 21 Janvier 2021

    Mer des Caraïbes, 1721. Jimmy Kavanagh, ancien compagnon de Barbe Noire, rassemble un équipage pour une chasse-partie qui doit permettre d'assurer définitivement l'avenir de chacun. Avec le pillage de Cape Coast, d'où les pirates repartent chargés de l'or accumulé par les marchands d'esclaves, leur expédition débute sous les meilleurs auspices. Mais la mort prématurée de Kavanagh change la donne. Et la belle épopée se transforme peu à peu en enfer...

    Tout l'or des braves est à la fois un conte politique sur la domination, le récit d'une quête spirituelle et un grand roman d'aventures.

  • À 16 ans, il fuit l'atelier de sellerie dans lequel sa famille l'a placé et s'engage dans une caravane de marchands se rendant à Santa Fe. Pendant vingt ans, du Montana à l'Arizona en passant par la Californie et l'Utah, il parcourt les montagnes et le désert. Sur la piste, on ne lui connaît pas de semblable. Cet aventurier illettré, doué comme personne pour vivre dans la nature, c'est Kit Carson. Au gré de ses rencontres, il devient trappeur, guide d'expéditions pour J. C. Fremont ou le général Kearny, agriculteur, il épouse une Arapaho puis une Mexicaine. Il jouera un rôle militaire et diplomatique de plus en plus important, notamment auprès des différentes tribus indiennes, servant l'armée américaine contre les Navajos.

    Autour de cette figure devenue légendaire, qui trône aux côtés de Buffalo Bill, et qui fut popularisée en France par une bande dessinée et des westerns, Hampton Sides construit une fresque magistrale de la conquête de l'Ouest et de la construction progressive des États-Unis au XIXe siècle.De la guerre avec le Mexique aux campagnes contre les Navajos et la guerre de Sécession, la vie de Kit Carson illustre remarquablement la complexité de cette période. L'auteur n'oublie pas non plus la grande figure de Narbona, grand guerrier navajo devenu chef incontesté. Et si dans ce récit Carson incarne la force de la conquête, le leader navajo incarne l'âme de la résistance.

  • En septembre 2014, au fond des eaux glacées de l'Arctique canadien, la poupe brisée d'un vaisseau fut découverte. Il s'agissait d'un bateau mythique : l'Erebus. Michael Palin - pilier des Monty Python et réalisateur de documentaires pour la BBC - redonne vie à cet extraordinaire navire, depuis sa mise à l'eau en 1826 jusqu'à ses voyages d'exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique. Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une grande partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place ; mais aussi John Franklin, homme tourmenté qui, à l'âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Il décrit avec brio le quotidien des hommes à bord qui, les premiers, débarquèrent sur la terre Victoria antarctique et ceux qui, à peine quelques années plus tard, finirent gelés jusqu'à en mourir dans les eaux du grand Nord, tandis que des missions de sauvetage tentaient désespérément de les atteindre.

  • Carnets de marins

    Huw Lewis-Jones

    • Paulsen
    • 19 Septembre 2019

    La mer est depuis toujours une inépuisable source de fascination, un lieu d'émerveillement et de terreur. Les journaux de bord, carnets de croquis, lettres et dessins nous font partager les expéditions et navigations des marins les plus intrépides. Une source essentielle pour comprendre leur vécu et leur ressenti, suivre leurs découvertes de nouveaux rivages et de créatures extraordinaires, connaître leurs appréhensions des dangers et leurs accomplissements.
    À travers des documents datant du XVIe au XXe siècle, complétés par des notices biographiques, nous partons à la rencontre d'officiers et de matelots ordinaires, de cuisiniers et de baleiniers, de chirurgiens et d'artistes, tous explorateurs et aventuriers à leur manière. Parmi eux, Jeanne Baret, première femme à avoir fait le tour du monde - sur un navire où elle s'était embarquée clandestinement -, l'Italien Antonio Pigafetta, qui navigua avec Magellan, William Bligh, capitaine du Bounty, Piri Reis, amiral ottoman et cartographe, le Tahitien Tupaia, qui participa au premier voyage de Cook, ou les figures exceptionnelles que furent le flibustier Bartholomew Sharp, le naturaliste Georg Steller et Zheng He, l'homme aux commandes d'une flotte chinoise de 200 navires sous l'empereur Ming.
    Comme des trésors surgis des malles, les carnets des hommes et des femmes qui prennent la mer sont une invitation à embarquer.

  • Passager clandestin

    Laurie Gwen Shapiro

    • Paulsen
    • 17 Janvier 2019

    Depuis son enfance, Billy Gawronski ne rêve que d'une chose : partir en expédition avec ses héros, les explorateurs des pôles. Quand il a vent du projet de l'amiral Byrd - être le premier à prendre des photos aériennes du pôle Sud -, il est déterminé à faire partie du voyage. Mais il a 17 ans, et besoin de l'autorisation de son père, qui la lui refuse. Obstiné, Billy décide qu'il partira envers et contre tout. C'est ainsi que le 24 août 1928, le jeune homme traverse l'Hudson à la nage et monte clandestinement à bord du City of New York.

    Il débarquera en Antarctique en décembre 1928. À son retour, « Billy le clandestin » devient la nouvelle coqueluche des médias. L'auteur décrit avec justesse l'engouement pour l'aventure d'un pays sur le point de plonger dans la Grande Dépression. Elle fait également revivre le quotidien des grandioses expéditions polaires, du canal de Panama à Tahiti, jusqu'aux contrées glacées du sud de la planète.

  • Son père a exploré les frontières connues du monde. Lui a parcouru l'Europe à la recherche d'imprimés de toutes sortes pour rassembler la connaissance universelle en un lieu : sa bibliothèque à Séville. Hernando Colomb, fils naturel de Christophe, fut un visionnaire qui, dès le début du XVIe siècle comprit que la masse d'informations, désormais accessibles grâce à l'imprimerie, bouleverserait le monde.
    La vie d'Hernando est une aventure, un long voyage depuis son Espagne natale, qu'il sillonne avec la cour d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, jusqu'aux Amériques où il survit un an avec son père après leur naufrage au large de la Jamaïque, en passant par l'Europe de la Renaissance où tant d'idées nouvelles sont brassées. Hernando y fréquente Érasme, Thomas More ou encore Albrecht Dürer. Mais l'héritier spirituel de Christophe Colomb a aussi dirigé une encyclopédie géographique, créé les premières cartes modernes. Il a rédigé la première biographie de son père qui ancra définitivement le mythe, créé le premier jardin botanique et réuni la plus grande bibliothèque privée que l'Europe ait jamais vue et dont une partie fut engloutie...

  • À la fin du XIXe siècle nombreux étaient ceux obsédés par l'une des dernières régions non cartographiées du globe : le pôle Nord. James Gordon Bennett, patron du New York Herald Tribune, qui avait attiré l'attention en envoyant Stanley chercher Livingstone en Afrique pour le compte de son journal, lance une expédition dans les eaux du Grand Nord. Pour se faire, il confie son commandement au jeune officier de marine, George Washington De Long.
    Le 8 juillet 1879, l'USS Jeannette quitte San Francisco avec 33 hommes à son bord, sous le regard d'une foule en transe, contaminée par la fièvre arctique.
    Une fois passé les comptoirs d'Alaska, puis le détroit de Béring, le bateau est pris dans les glaces et dérive. Au bout de deux ans d'un voyage éprouvant, la coque se brise et l'équipage est contraint d'abandonner le navire. Seuls sur la banquise, avec de maigres ressources, les naufragés entament une longue marche dans l'enfer gelé de l'une des zones les plus isolées au monde.
    Avec rebondissements et ressorts dignes d'un thriller, voici un roman vrai, envoûtant, mêlant héroïsme et détermination. Il est construit autour des personnalités hors du commun du richissime et excessif Bennett, habitué aux coups médiatiques, parfois capricieux, mais sincèrement passionné d'exploration et friand d'exploits - grand sportif, vainqueur de la première course transatlantique en 1863, plus jeune membre du Yatching club de New York, fondateur de nombreux prix automobiles, d'aviation ou de tennis - et du patriotique De Long, qui rêve de voir sa nation atteindre en premier ce pôle tant convoité.
    Avec habileté, les chapitres alternent entre la vie mondaine new-yorkaise de la fin du XIXe siècle, décrit dans un style flamboyant, et l'horreur de la survie sur la banquise, dans un style pudique où l'auteur manie brillamment la litote. Très documenté, le roman décrit parfaitement le quotidien des hommes, la vie des indigènes qui accueilleront l'une des trois équipes.
    L'auteur s'est aussi appuyé sur la correspondance entre George De Long et son épouse Emma, femme forte et importante de ce récit, dont il publie des extraits poignants.

  • Hubert Wilkins fut un pionnier dans de nombreux domaines : navigation, météorologie, aéronautique, exploration sous-marine... Le récit de ses aventures stupéfiantes rend hommage à un homme dont l'intelligence, la ténacité et l'élégance révèlent un personnage authentique et modeste.

    Au début du siècle dernier, Hubert Wilkins et son pilote Eielson atterrissent en catastrophe sur un terrain minuscule, à Fréjus, et s'arrêtent au fond d'un hangar aux portes miraculeusement grandes ouvertes... Wilkins déclare très sérieusement aux spectateurs éberlués : « Comme cela, nous n'aurons pas besoin de garer l'avion ! » Une autre fois, en Arctique, l'explorateur doit s'accrocher, à trois reprises, à une corde avec les dents pour pousser l'avion qui ne peut pas décoller. Il se déchaussera toutes les dents de devant ! « Quoi que nous ayons pu accomplir, nous avons appris la sincérité de l'amitié », sera sa conclusion.
    Cette fois-ci, en 1927, alors qu'ils viennent de se poser sur un morceau de glace au milieu de l'immensité arctique, Wilkins donne un ordre à son fidèle pilote :
    - Je n'entends pas mon sonar, arrête ce satané moteur ! Ben, nous venons de faire une grande découverte, il y a 4 800 mètres d'océan sous la banquise !
    - Eh bien, peut-être que c'en est une, répondit Eielson, mais je viens d'arrêter le moteur de l'avion et nous mourrons de froid ici et personne, sauf Dieu, ne connaîtra jamais la profondeur de cet océan !
    Moment décisif dans l'histoire de l'aviation arctique. Personne n'a vu de ses propres yeux plus de terres et de mers inexplorées. Et personne sans doute n'a échappé aussi souvent, et avec autant d'humour et de désinvolture que lui, à la mort. Wilkins dira souvent qu'à son approche, « le coeur de l'homme est totalement serein »...

  • en 1924, boris pilniak participe à une expédition polaire.
    c'est l'occasion pour lui de prendre du recul et de faire le point sur sa vie personnelle, son travail d'écrivain, la situation politique dans la russie soviétique et ses propres engagements. sur la base de cette expérience, il écrit, l'année suivante, le pays d'outre-passe, récit d'une expédition scientifique qui voit son navire s'échouer à proximité d'une île inexplorée. l'équipage et les chercheurs se retrouvent coupés du monde...
    seuls trois hommes sortiront vivants de l'épreuve, au terme d'une lutte insensée, d'un corps à corps avec la nature, la raison et l'instinct. nombreux sont les thèmes abordés dans ce récit : la science, l'art, le capitalisme et le communisme, la russie et l'occident, la vie, la mort, sans oublier - peut-être le plus important - la femme. il en ressort un texte à l'écriture spontanée, explosive, d'une époustouflante densité.

  • Dans les années 1930, les éleveurs de rennes de la Sibérie occidentale se voient imposer collectivisation, sédentarisation, russification et athéisme.
    Les soldats rouges, sûrs de leur bon droit, frappent sans états d'âme, semant la terreur sur leur passage. Le voyage en traîneau de l'héroïne, parcours initiatique à travers les douleurs, aidera-t-il à sauver l'âme d'une civilisation ? En digne héritier de chamanes et de conteurs, Érémeï Aïpine entrecroise ici la mémoire de son peuple et les archives récemment ouvertes, pour livrer un exceptionnel témoignage littéraire sur la répression stalinienne dans les campements de la taïga et de la toundra.
    Un récit envoûtant, un tableau intense et coloré qui vire au rouge sang.

  • 3 septembre 2006 : la goélette Tara et son équipage se laissent emprisonner par les glaces.
    Leur objectif : répéter, cent treize ans plus tard, la dérive de Nansen à travers l'océan Arctique. 21 janvier 2008 : la banquise relâche les " Taranautes " qui retrouvent la mer libre. Entre ces deux dates, 506 jours de gestion du quotidien et des rapports humains, relatés ici par Grant Redvers ; 506 jours d'isolement et de lutte contre le froid, mais aussi, de jubilation devant la beauté d'un paysage à la frontière de l'irréel ; 506 jours, enfin, passés à collecter toutes les données possibles sur la banquise, l'océan et l'atmosphère.
    Au terme de l'expédition, l'équipe peut s'enorgueillir de sa contribution au grand débat scientifique de notre temps : l'évolution du climat. Le Tara, lui, est entré dans la légende, devenant le " vaisseau amiral des missions environnementales " dans les régions extrêmes.

  • fasciné par le sort de sir john franklin, disparu en 1845 avec ses cent vingt-huit hommes d'équipage (alors qu'il cherchait un passage entre l'atlantique et le pacifique, via l'archipel nord-canadien), l'américain charles francis hall va tenter d'en retrouver la trace.
    de 1860 à 1869, l'explorateur-enquêteur se rend en arctique. il y apprend les techniques de déplacement inuit, recueille les traditions orales des autochtones, découvre quelques restes de l'expédition franklin. en 1871, le gouvernement américain nomme charles francis hall commandant d'une expédition scientifique, avec pour mission d'atteindre le pôle nord. le périple sera frappé au coin du tragique...
    pris par les glaces le long de la côte nord groenlandaise, le navire de hall, le polaris, se prépare à hiverner. très vite, des tensions se font jour entre les différents membres de l'état-major. hall tombe brusquement malade après avoir bu une tasse de café, et ne tarde pas à mourir, accusant, dans son délire, le médecin du bord de l'avoir empoisonné. pour les membres de l'expédition, ce décès marque le début de nombreuses et dramatiques péripéties...
    cent ans après la mort de charles francis hall, chauncey c. loomis organise une expédition au groenland, afin d'exhumer le corps de l'explorateur et d'élucider le mystère. dans le robinson de la banquise, il s'appuie sur les journaux de bord de l'expédition et les rapports de l'enquête officiellement ouverte après le retour des compagnons de hall, dans l'espoir de connaître le fin mot de l'histoire : charles francis hall a-t-il vraiment été empoisonné à l'arsenic oe

  • " Effrayants, les arbres, l'eau étaient envahis d'une noirceur de plomb. L'angoisse suintait de partout ; Il semblait à Tatiana que l'acide venimeux de la civilisation, inconnu du peuple khanty, dévorait la forêt, rampait au fil de l'eau. L'acide avait gagné les rames, les tolets, s'était glissé dans la barque, infiltré dans son ventre. " Il aura fallu plus d'un demi-siècle pour que, sous la plume d'un écrivain sibérien, résonne la douleur des femmes khantyes, emportées dans la tourmente qui a secoué la région du Kazym dès les années trente du XXe siècle. Leurs filles connaîtront une autre descente aux enfers, où le bruit des armes aura laissé la place aux " dures caresses de la civilisation ". A la fois récits de vie et fiction, les deux oeuvres de Tatiana Moldanova, publiées pour la première fois en Occident, brossent l'angoissant destin des femmes autochtones de la Sibérie.

  • une côte abrupte et ténébreuse, la plus dangereuse du groenland.
    les est-groenlandais l'appellent "le nord du nord". une terre si inhospitalière qu'on ne voit pas comment elle pourrait accueillir des populations. et pourtant... si nous nous réveillons par temps calme... est la chronique d'une vaste lignée qui, pendant plus d'un siècle, a vécu et marqué la côte de blosseville; des gens à l'image de la région qu'ils ont peuplée: rudes, sombres, risque-tout. réaliste, d'une grande crudité, cette saga groenlandaise fait cependant la part belle au surnaturel, à l'humour et à la poésie.
    rites, traditions, légendes, commerce avec les esprits s'allient aux personnages souvent hors du commun et au cadre naturel pour créer une atmosphère tirant parfois sur le burlesque. jens rosing tente dans son ouvrage de perpétuer la mémoire collective de cette lignée inuit, transmise oralement au fil des générations depuis le xixe siècle. que reste-t-il, aujourd'hui, de la société dépeinte par jens rosingoe peu de choses, sans doute, sinon peut-être, à un moment où le monde s'interroge sur son présent et son devenir, quelques leçons à tirer de ce passé-là.

  • Savez-vous pourquoi les cygnes sont blancs ? Avez-vous entendu parler de la terrible guerre des animaux qui marchent et des animaux qui
    volent ? Connaissez-vous la fascinante histoire de l'Homme de la taille d'un petit doigt ? C'est ce que narre . et tant d'autres merveilles . La
    chatte qui a sauve le monde.
    Voila d'ou vous venez , rappellent ces contes et recits, transcrits par Roman Rouguine, aux habitants des rives de l'Ob, en Siberie. Voila
    qui vous etes, voila ce que vos ancetres racontaient et que vous avez oublie.

  • Depuis l'enfance, Alexandre Trudeau est fasciné par la Chine qu'il avait visitée adolescent, avec son frère et son père, figures marquantes de la politique canadienne. Il y est retourné, mais avec le regard d'un enfant à qui l'on avait dit : « Les gars, n'oubliez pas que les Chinois nous ont longtemps considéré comme des barbares ».

    Relatant ses nombreux déplacements dans le pays ces dix dernières années, il laisse la Chine parler d'elle-même, en essayant de remettre en question certitudes et idées préconçues.
    Parti sur la route, il donne la parole aux Chinois : entrepreneurs, artistes, ouvriers, avocat, boucher, réalisateur ou adepte du nouveau confucianisme, qu'il rencontre par l'entremise de son interprète, Vivien, jeune fille vive aux idées arrêtées. Balloté entre une Chine figée et un pays moderne, confiant en l'avenir, Alexandre Trudeau habite les immenses mégapoles comme les coins les plus reculés de la campagne.

    Loin des sentiers battus, il offre un éclairage sur une société en mouvement autant qu'un récit de voyage dynamique, vivant et authentique.

  • Fasciné par la contre-culture et par celles et ceux qui se sentent « hors du monde », le journaliste et romancier américain Mark Haskell Smith a choisi de partager l'expérience du nudisme pour comprendre un mode de vie en pleine expansion.

    De ce voyage initiatique, l'auteur tire un récit captivant, entre aventure et enquête.
    Il observe, s'amuse, apprend à « ne pas dévisager ! », il interroge responsables d'associations ou activistes reconnus dans le milieu. En faisant le tour des États-Unis, il découvre les communautés de Tampa en Floride, où l'on tond sa pelouse et relève son courrier tout nu.
    En Europe, il randonne in naturalibus dans les Alpes autrichiennes, partage les nuits torrides du Cap d'Agde et les activités familiales des centres naturistes de la Costa del Sol.

    Entre le sérieux des propos recueillis et le cocasse de certaines situations, l'auteur engage une réflexion de fond sur un phénomène grandissant, mais réussit le pari de partager une aventure unique, drôle et étonnante.

  • Ada Blackjack

    Jennifer Niven

    • Paulsen
    • 1 Septembre 2009

    " Le Grand Nord est un lieu aussi accueillant que la Californie ! " En 1921, l'explorateur canadien Vilhjalmur Stefansson, convaincu de sa théorie, décide d'envoyer en Arctique quatre jeunes hommes et une Inuit de vingt-trois ans, Ada Blackjack.
    L'objectif : coloniser la Terre de Wrangel, une île désolée, aux confins de l'Amérique et de la Russie. Seule femme du groupe, Ada Blackjack a pour mission de faire la cuisine et de ravauder les vêtements. L'expédition doit durer deux ans... Mais rapidement, en Terre de Wrangel, la situation vire au cauchemar : la nourriture vient à manquer et le froid se fait plus assassin que jamais. Les plus confiants se mettent à douter, les plus vigoureux s'affaiblissent.
    Ada se retrouve bientôt seule. Comment la jeune femme va-t-elle survivre dans un environnement aussi hostile ? Ada Blackjack est la fascinante aventure d'une Robinson Crusoé en jupons, reconnue tardivement " héroïne de l'Arctique ".

  • Indépendance: un fjord au nord-est du Groenland, que peu d'hommes ont exploré. Eigil Knuth est l'un d'eux. Dans ce petit livre de la maturité, insolite vade-mecum en forme de méditation, il fait la somme poétique de ses pérégrinations à travers la région. De sa contemplation des paysages englacés, déserts, Eigil Knuth tire une réflexion sur la condition humaine et rend hommage à la Terre d'Indépendance, où il a vécu l'une des expériences les plus rares qui soient : découvrir un univers aussi vierge que le regard qui s'y pose. Pour un sculpteur tel que lui, c'est une chance inouïe de transformer son appréhension du réel. En cela, Indépendance est le récit d'une renaissance.

  • Un "Américain bien tranquille'', tel est John D. Littlepage, ingénieur spécialisé dans l'extraction de l'or en Alaska, jusqu'à ce jour de 1927 où un bolchevik haut placé, Alexandre Serebrovski, lui propose de venir en Russie soviétique " monter le trust de l'or ". Quelques mois plus tard, la famille Littlepage débarque à Moscou avec armes et bagages. Elle ne sait pas encore qu'elle va sillonner le territoire des Soviets, de la capitale jusqu'au fin fond de la Sibérie et du Kazakhstan, pendant quelque dix années - et quelles années ! John D ; Littlepage assistera ainsi au triomphe politique de Staline, à la collectivisation des campagnes et à la dékoulakisation, à l'industrialisation et à la " lutte contre les saboteurs ", aux déplacements de populations et à la sédentarisation forcée des nomades. Son témoignage, écrit dans les années qui suivent son retour aux Etats-Unis, est celui d'un homme de terrain, appréhendant le réel par le prisme de sa profession. Ce point de vue, rare à l'époque - car rares furent les étrangers mêlés d'aussi près et sur un temps aussi long à la construction du réel soviétique -, fait de son livre un ouvrage exceptionnel. Document rigoureux, L'or des Soviets se lit aussi, et peut-être surtout, comme le roman d'une aventure moderne.

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