Biographie / Témoignage littéraire

  • Depuis le grenier où il collectionne livres et revues d'exploration et d'ethnologie, le jeune Paul-Émile Victor, membre des Éclaireurs de France, cultive deux rêves ambitieux et d'apparence antagonistes : se rendre un jour aux pôles et en Polynésie.
    Après avoir été élève officier sur un cuirassé, aspirant sur un porte-avion puis pilote d'avion, il met de côté les promesses d'aventure en reprenant les affaires familiales de fabrication de pipes de bruyère. Cet écart ne dure pas. Bientôt, il fait la connaissance de l'explorateur Jean-Baptiste Charcot et embarque avec lui sur le Pourquoi-pas ? en 1934. Sa découverte du Groenland le marque à jamais. Fasciné, il n'aura de cesse d'y retourner, traversant l'île en traîneaux à chiens, vivant parmi les Inuits en ami et en ethnologue, apprenant leur langue, esquissant ses premiers dessins de masques. À son retour, il se fait connaître en multipliant les conférences et les publications, notamment pour le musée de l'Homme.
    En 1947, juste après la guerre et en grande partie à l'aide d'anciens résistants, il fonde les Expéditions Polaires Françaises (EPF), qui inaugurent des missions scientifiques de grande envergure tant en Arctique qu'en Antarctique, où il installe les bases Dumont d'Urville et Charcot.
    Grand défenseur de l'environnement à la fin de sa vie, il termine ses jours, selon son rêve, en Polynésie.

  • Marqué dès le début de sa carrière de journaliste par la Grande Guerre, dont il a rapporté les drames d'Anvers à Constan­tinople, Albert Londres a toujours su regarder du côté du faible et de l'exclu. Au côté des bagnards de Guyane, des enfermés de Biribi, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs des ghettos, le grand reporter majuscule a systématiquement pris le parti des opprimés et des humiliés. Ses comptes rendus pour Le Matin, L'Excelsior ou Le Petit Parisien provoquèrent des débats sans fin et incitèrent parfois les législateurs à réviser leurs certitudes.
    Quatre-vingts ans après avoir questionné le monde, son mantra de journaliste (« Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ») figure toujours en bonne place au fronton d'une profession trop souvent malmenée.
    Nourri de sources nouvelles, agrémenté de photographies méconnues ou inconnues (souvent prises par l'intéressé lui-même), cet ouvrage revient sur le parcours d'Albert Londres en replaçant plus avant sa quête dans son contexte, en la confrontant aux travaux de ses contemporains et en soulignant ses contradictions comme ses originalités.

  • Dans mes pas

    Jean-Louis Etienne

    • Paulsen
    • 19 Octobre 2017

    Lorsqu'un des explorateurs les plus connus de notre époque, qui plus est médecin, se penche sur ses souvenirs de marcheur et sur les bienfaits de la marche. Un fabuleux texte sur la marche, et sur son importance dans la vie du premier homme à avoir atteint le pôle Nord à pied.

  • Jack London

    Olivier Weber

    • Paulsen
    • 13 Octobre 2016

    Chef de file des marginaux épris d'aventure, Jack London s'est vite éloigné de sa Californie natale pour partir à la rencontre des affranchis de tous bords. Enfant issu du prolétariat, il a exercé les métiers les plus variés, de jeune mousse à cheminot, pilleur d'huîtres ou encore chasseur de phoques, et connu la prison pour vagabondage. Suite à l'acquisition de son premier esquif, il se passionne définitivement pour le milieu marin et prend le large, nourri par les histoires de mer.
    Sa vie d'errance et de bohème l'a amené à fréquenter les être les plus démunis, dans les bas-fonds de Londres et auprès des chercheurs d'or du Klondike, en Alaska. Ces laisséspour- compte - travailleurs pauvres, ouvriers, trappeurs, Indiens - ont largement inspiré les récits du « vagabond des étoiles » qui a partagé leurs existences. Fidèle à ses origines, il s'est toujours rallié à leur cause avec énergie.
    Son engagement s'accentue encore lorsqu'il intègre les rangs du parti socialiste américain et devient plus tard correspondant de guerre, notamment durant le conflit russo-japonais en Corée, puis défenseur des insurgés lors de la révolution mexicaine.
    Autodidacte, esprit libre, Jack London est l'auteur d'une cinquantaine de romans, nouvelles et reportages. Son oeuvre est parcourue par l'appel de la nature sauvage comme par l'étude de la civilisation sous l'angle de la critique sociale.
    Avec son talent de conteur, mais aussi sa fascination pour ce personnage hors du commun, Olivier Weber revient sur le destin d'un homme qui a vécu sa vie comme une aventure et l'a si bien racontée.

  • Joseph Kessel

    Alex Boussageon

    • Paulsen
    • 1 Octobre 2015

    A Vingt-cinq ans Joseph Kessel avait déjà connu la guerre, la gloire, l'amour et l'opium. Il avait même bouclé le tour du monde. Mais ce n'était pas encore assez pour cet enfant de la steppe et du chaos. Il lui fallait toujours plus : plus d'espaces vierges, plus d'aventure, plus de rencontres, plus de vertige. Il aimait le cliquetis des armes, l'alcool et la littérature. Avec deux guerres et les convulsions de la décolonisation, le XXe siècle l'a bien servi.
    Kessel reçut le premier visa de l'Etat d'Israël, suivit la piste des trafiquants d'esclaves de l'Abyssinie au Yémen, pénétra les vallées hostiles de Birmanie et d'Afghanistan et investit les bouges les plus sordides, de Beyrouth à Berlin en passant par Shanghai. Mort contre toute attente dans un fauteuil, Kessel nous a laissé plus de 80 livres qui sont autant de témoignages sur ce que fut le monde et ce que furent les hommes de son siècle.
    S'il a si bien dépeint une époque et ceux qui l'ont faite, c'est bien parce que ce conteur né n'a jamais hésité à prendre des risques personnels. Mais aussi, et surtout, parce qu'il savait voir et écouter ses semblables.

  • Sa vie fut un roman de la fin du XIXe siècle. Embarqué comme mousse dès l'adolescence, en 1860, il devint capitaine armateur. Des bateaux, il en a construit, des naufrages il en a connu, des tempêtes il en essuyé à travers toutes les mers, des mutineries il en a maté. Il a vécu les heures de gloire d'une marine marchande pour qui commerce rime encore avec aventure.
    Ruiné à l'âge de cinquante et un ans, il a hérité d'une épave abandonnée. C'est à bord du Spray rénové, un voilier en bois de seulement 11 mètres de long, qu'il a réalisé sa circumnavigation, entre 1895 et 1898.
    Alexandre Boussageon raconte le destin hors du commun de cet homme de la mer, aventurier entrepreneur, et révèle les mystères de sa personnalité.

  • Nous en avons appris plus sur l'espace durant ces cinquante dernières années que depuis Galilée.
    En France, un homme a accompagné ces découvertes. Il est apparu pour la première fois sur les écrans, en 1971, pour présenter la Jeep lunaire de la mission Apollo 15.
    Depuis, il explique inlassablement, maquettes à l'appui, la mise en orbite de la station Mir, le lancement d'Ariane ou l'atterrissage de Philae sur la comète Tchouri.
    Avec son expertise et sa spontanéité, le père spirituel de "C'est pas sorcier" évoque le formidable essor de l'astronautique qu'il a bien connu, mais aussi l'année entière d'entraînement qu'il a dû suivre pour partir dans l'espace, sa collection de bijoux technologiques soviétiques et même l'envoi manqué d'un bibendum Michelin dans l'espace. Proche des grands astronautes français, il a permis à Jean-Loup Chrétien de donner le premier concert spatial en direct dans le journal de Patrick Poivre d'Arvor, il a accompagné Jean-François Clervoy durant tout son entraînement aux États-Unis, il a visité Baïkonour et Cap Kennedy. Il raconte ses souvenirs avec sa bonhommie et son ton inimitable.

  • Un mois enfermée dans un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la marine nationale.... Nathalie Guibert est la première femme autorisée à pénétrer à bord d'un de ces bâtiments de la marine française. Pour y accéder, à presque 50 ans, elle dû convaincre la hiérarchie, montrer patte blanche, prouver qu'elle n'était pas enceinte, car on ne connaîtrait pas les conséquences d'un séjour en eaux profondes dans un engin nucléaire sur le foetus. Seulep armi 80 hommes, elle a vécu au coeur d'une fraternité méconnue, qui se cache et garde jalousement ses secrets.

    Elle livre ici le récit de ce huis-clos captivant, elle raconte la vie hors du temps, la promiscuité, l'enfermement prolongé, sous l'eau, où l'on ne peut sortir prendre l'air lorsqu'un camarde vous tape sur les nerfs, où les nouvelles n'arrivent pas toujours et où l'on peut passer quinze jours sans savoir que les Twins towers sont à terre, qu'un nouvel ordre mondial est en marche. Elle évoque les difficultés du retour, lorsque les nouvelles vous assaillent.

    Une expérience unique que l'on partage avec frénésie, page après page.

  • Carnet de bord illustré de croquis de l'écrivain écossais Conan Doyle, consacré à son voyage en tant que médecin à bord du Hope, un baleinier arctique, et à ses explorations de régions inconnues du pôle Nord. Ce récit de voyage illustre la vie en mer et la chasse à la baleine en Arctique à la fin du XIXe siècle.

  • Au début du XIXe siècle, une quarantaine d'Esquimaux, sous la conduite d'un des leurs, Qitdlarssuaq, quitte la Terre de Baffin et fait route vers le nord. Deux ans plus tard, la plupart rebroussent chemin. Ils sont une quinzaine à poursuivre jusqu'à la côte nord-ouest du Groenland. Ils y entrent en contact avec les Esquimaux polaires, dont ils vont considérablement modifier les techniques de vie et de survie, notamment en leur enseignant l'utilisation de l'arc et du kayak. De leur incroyable voyage, nul ne saurait rien ou presque, si l'explorateur Knud Rasmussen n'avait rencontré, à Thulé, un demi-siècle plus tard, un rescapé de cette odyssée. Puis, sous la plume du père Guy Mary-Rousselière, les pièces du puzzle se sont mises en place, dessinant, dans les glaces et le froid, les silhouettes des héros d'une saga qui s'apparente au mythe.


  • à vingt-six ans, douglas mawson contracte le " virus polaire " aux côtés du grand shackleton.
    deux années plus tard, il monte l' expédition australasienne antarctique (décembre 1911 - février 1914). les conditions climatiques auxquelles les hommes sont confrontés dès leur arrivée en terre adélie défient l'imagination : la vitesse moyenne des vents dépasse quatre-vingts kilomètres heure, avec des pointes à trois cent vingt. mais les paysages sublimes - cathédrales de glace, séracs déchiquetés, langues de glaciers aux couleurs étonnantes - et la faune - phoques, manchots empereurs, pétrels des neiges - offrent une immense compensation.
    avec une énergie et un courage stupéfiants, nos explorateurs multiplient les raids de reconnaissance, organisant au mieux leur quotidien, ce qui, au pays du blizzard, relève de l'exploit. ils découvrent et cartographient plus de trois mille kilomètres de côte. a son retour, mawson relate cet hallucinant périple. sans effets de manches, il dit la lutte pour la survie, les instants tragiques, les moments heureux.
    a travers son récit, il s'affirme véritablement comme le " nansen australien " et fait entrer les noms de ses compagnons dans la légende.

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