Langue française

  • Bernard Natan, émigré d'origine roumaine, a 34 ans quand il fonde sa première société de production cinématographique. Entrepreneur visionnaire, passionné par le 7ème art et certain de son essor malgré les crises économiques et politiques de l'entre-deux guerres, il investit sans relâche, modernise, transforme en précurseur. Production, diffusion, premiers films parlants, importation des dessins animés de Walt Disney en France, il est de toutes les avancées modernes du grand et du petit écrans, à l'instar des Goldwyn, Mayer et Warner américains. Il acquiert en 1929 le groupe Pathé qu'il tentera de sortir de la faillite. Ses difficultés économiques, les attaques constantes des médias et une cabale publique sur fond d'antisémitisme, le conduiront à son emprisonnement en 1939 puis à sa déportation en 1942, jusqu'à sa mort dans le camp d'Auschwitz.
    Personnage fascinant et pilier français du cinéma des années 1920 et 1930, Bernard Natan deviendra le monstre sacré oublié du cinéma, l'investisseur génial dont la mémoire fut sacrifiée aux heures noires de l'Histoire.

  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet.
    Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate.
    Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

  • Pigalle

    Yan Morvan

    Yan Morvan est reconnu comme l'un des grands spécialistes contemporains de la photo de guerre, qui constitue ses premiers reportages. Il collabore à Libération puis, membre de Sipa Press, correspondant permanent de l'hebdomadaire américain Newsweek, il couvrira les principaux conflits dans le monde. Périodiquement, il revient en France et réalise des reportages sur les marges de la société. En 1994, il se consacre à une immersion à Pigalle, ses cabarets, ses sex shops et autres boîtes échangistes. Il en ramène des portraits de personnages de la nuit, des images en couleurs ou noir et blanc de l'envers du décor, des marginaux des trottoirs où se pressent hommes et femmes venus chercher le frisson de la transgression dans la nuit.

  • Après la première guerre mondiale, Paris devient la ville où tous les plaisirs sont à portée de main.
    Place à la fête ! Les autorités ferment les yeux, encourageant la natalité qui doit repartir au secours du pays affaibli. De nombreux artistes des quatre coins du globe tentent l'aventure de la libéralisation des moeurs et deviennent les rois de Montparnasse.
    Les Années folles, « décade de l'illusion », vont donner lieu à dix ans de fêtes, d'orgies, de créations et d'inventions. L'autonomie féminine qui s'est révélée pendant l'absence des hommes mobilisés entre 1914 et 1918 a irrémédiablement perturbé les relations entre les sexes. Émancipation féminine, homosexualités qui s'affichent, banalisation du divorce, prostitution... C'est à cette époque que l'image du nu entre dans les moeurs. Photographes professionnels ou amateurs s'adonnent à l'érotisme.
    Plus que jamais Paris est la capitale de l'amour, du vice et des plaisirs.

  • Ces photographies d'identité judiciaire, prises au cours des arrestations, constituent une galerie de portraits de voyous et montrent leurs tatouages, slogans, souvenirs, pensées et dessins qui témoignent de leur vie marginale, entre détention et exclusion sociale. L'ouvrage raconte l'histoire de cette pratique et décrypte les marques de reconnaissance des motifs.

  • Ce coffret de 50 cartes postales détachables de grand format (130 x 180 mm) reprend des illustrations du livre Mauvais garçons publié en 2013 à la Manufacture de livres (4000 exemplaires vendus). Il mêle l'esthétique du portrait photo criminel, des archives uniques et l'art populaire du tatouage. Certaines de ces photos sont exposées au musée du Quai Branly jusqu'en octobre 2015 dans le cadre de l'exposition Tatoueurs, Tatoués qui rencontre un vif succès.
    Le tatouage court aujourd'hui sur toutes les peaux. Mais durant des décennies, il fut en France l'apanage des mauvais garçons, la marque de leur passage dans les bagnes d'outre-mer et les prisons centrales de la métropole. Durs de durs, issus des fortifs parisiennes, des faubourgs lyonnais et des villages marseillais, ils arboraient sur leurs peaux leurs diplômes de voyous, les stigmates de leur vie marginale. Pour être un Homme du Milieu, au début du XXe siècle, il fallait être « naze et bousillé », soit syphilitique et tatoué... Les photos de l'identité judiciaire prises lors des arrestations, qui constituent une galerie unique de gueules de marlous, mettent à nu les truands en dévoilant slogans vengeurs, pensées mélancoliques, dessins obscènes, souvenirs d'Afrique... la « poésie de la canaille malheureuse » comme l'écrivait Albert Londres.

  • Chicago crimes

    Anonyme

    Gangsters de Chicago est une plongée dans le monde des malfrats de la capitale du crime : le Chicago du début du 20ème siècle. Plus de 150 images de meurtriers, des voleurs de banque, trafiquants d'alcool, flics, des suspects, des témoins, des avocats, des scènes de crime, des victimes, des familles en deuil, des funérailles. etc. issues des archives du Chicago Tribune, le grand quotidien de la ville.
    On y retrouve les figures de la criminalité de Chicago depuis le début des années 1900 aux années cinquante; criminels bien connus tels que Capone, Dillinger, Leopold et Loeb, etc. sont en vedette avec des criminels moins célèbres tels que le meurtrier Arthur Bauer, le tueur en série William Heirens, les voleurs Loveland & Sherrow, les bootleggers Lake & Druggan, le « bébé » tueur George Rogalski et beaucoup d'autres. D'autres photos révèlent les visages hallucinés de Clarence Darrow, la "femme en rouge" Anna Sage, le massacre de la Saint-Valentin etc.
    La plupart de ces photographies sont inédites depuis leur publication originale ou ne furent jamais publiées jusqu'à la parution de la version américaine du livre en 2014.
    Elles s'inscrivent dans la tradition des grands photographes de presse et de faits divers comme Weegee (exposition en 2008, livre paru au Seuil). On y retrouve l'atmosphère des grands films noirs et des légendaires romans policiers américains, de Dashiell Hammett à James Ellroy.

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