Littérature traduite

  • «Un chef sans idéal ne jouit d'aucun prestige. Un chef qui se laisse déborder par la réalité, d'aucune confiance.».

    Les légendaires yakuzas, maîtres du crime organisé japonais, se structurent autour de trois grandes familles pour orchestrer la vie criminelle au pays du soleil levant. Parmi les leaders du clan Inagawa-kaï, Masatoshi Kumagaï fait régner un ordre nouveau.
    Après une ascension fulgurante, ce japonais deviendra le plus jeune des chefs yakuzas, ouvrant les activités de son clan aux trafics internationaux, apparaissant à visage découvert dans les médias, abordant son activité tel un formidable businessman et allant jusqu'à gravir les marches de Cannes pour promouvoir un documentaire qui lui est consacré...
    Dans ce livre contruit à partir d'une série d'entretiens avec Kumagaï, on découvre cet intriguant maître yakuza. Page après page, il nous révèle son parcours, les coulisses d'un monde loin des fantasmes et sa philosophie entre modernité et tradition, profit et code d'honneur.

  • 1945. La guerre est terminée, l'armistice est signé.
    Mais à ce moment précis, le jeune lieutenant Hiro Onoda, formé aux techniques de guérilla, est au coeur de la jungle sur l'île de Lubang dans les Philippines. Avec trois autres hommes, il s'est retrouvé isolé des troupes à l'issue des combats.
    Toute communication avec le reste du monde est coupée, les quatre Japonais sont cachés, prêts à se battre sans savoir que la paix est signée. Au fil des années, les compagnons d'Hiro Onoda disparaitront et il demeurera, seul, guérillero isolé en territoire philippin, incapable d'accepter l'idée inconcevable que les Japonais se soient rendus.
    Pendant 29 ans, il survit dans la jungle. Pendant 29 ans il attend les ordres et il garde sa position.
    Pendant 29 ans, il mène sa guerre, au nom du Japon.
    Ce récit incroyable est son histoire pour la première fois traduite en français. Une histoire d'honneur et d'engagement sans limite, de foi en l'âme supérieure d'une nation, une histoire de folie et survie.

  • États-Unis, années 30. Tout gamin déjà, Alvin Karpis rêvait liberté et d'argent facile, le grand rêve américain, version criminelle ! Dès qu'il sait tenir une arme, il dévalise, braque, kidnappe et joue au chat et à la souris avec le FBI... Il est fidèle en amitié, nomade par nécessité. Et le voilà qui devient l'obsession des fédéraux, celui que l'on appelle l'«Ennemi public #1» et le seul porteur de ce titre légendaire qui n'y laissera pas sa peau.
    Gangster est le récit de cette vie d e h ors-la-loi aussi romanesque que le meilleur des polars.

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  • "Hoover a fait plus de mal aux États-Unis que Joseph Staline..." Norman Mailer.

    Puritain conservateur, acharné de la chasse aux « Rouges », raciste décomplexé, antisémite, J.E.
    Hoover sera le patron du FBI de 1924 à 1972. La montée de la criminalité pendant la crise de 29 fera sa légende Il transformera peu à peu le FBI en police politique archivant grâce aux progrès de la technologie les écoutes, données privées et empreintes digitales de quelques 159 millions d'individus. Il a traqué toutes les « sorcières » possibles et imaginables, privilégiant les cibles en vue et ne négligeant aucun recoin de leur vie privée. Craint de huit présidents qui essayeront de le démettre ou de l'éloigner, Hoover se passionnait pour les déviances idéologiques ou intimes, mais il combattait fort peu le crime organisé. Ce puritain conservateur cachait un homosexuel honteux. A sa mort, les dossiers de l'homme qui avait passé sa vie à espionner l'Amérique ont disparu. Pouvait naître la légende de ce personnage digne des romans de James Ellroy et qui a été incarné à l'écran par Leonardo Di Caprio.

  • Le crime organisé russe est associé aux années 90, or les structures criminelles se sont formées avant et pendant la Révolution de 1917.
    Andreï Constantinov, souvent au péril de sa vie, a suivi, et suit la vie du Milieu. Dans ce livre choc, il révèle les noms de personnages influents, il raconte la vie de chefs reconnus ou de politiques en vue, des vor-y-zakone aux tatouages codifiés passés par les bagnes de Sibérie, des personnages hauts en couleur issus de sordides orphelinats ou bien ayant étudié dans des écoles huppées de Suisse. Ce récit est rempli de la violence des années qui suivirent l'effondrement massif de l'Union Soviétique. Mais si elle en est l'élément le plus visible, elle n'est que l'aboutissement d'un long processus prenant sa source il y a bien longtemps, dans les geôles staliniennes où déjà les hiérarchies criminelles et les traditions à respecter pour être de la confrérie se sont élaborées. Là réside tout le talent d'Andreï Constantinov : nous faire revivre des épisodes historiques nécessaires à la compréhension des tenants et aboutissants de l'actualité passée ou contemporaine.
    Toute une galerie de personnages, de situations et de conflits, de rapprochements et de luttes entre les différents organes de l'Etat russe et le milieu du crime défilent devant nos yeux : respectable directeur général d'une entreprise ayant auparavant tiré une peine de dix ans, chef de clan craint et respecté sponsorisant des ballets, député faisant des lois sur mesure pour exonérer de taxes des "amis" , et enfin, tueurs-à-gages innombrables, chers et professionnels, ou bien irréguliers et trop improvisateurs dont il faut absolument se débarrasser. La grande Histoire et des personnages de romans noirs se télescopent pour nous offrir un récit plein de vie et de truculence sur l'envers de la société russe.

  • Ma vie

    Al Capone

    Le plus célèbre gangster du XXe siècle est né en 1899 à New York et mort en 1947 à Miami Beach. De son vrai nom Alphonse Gabriel Capone, ou en italien Alfonso Capone, surnommé « Scarface » (le balafré), fils d'un coiffeur napolitain de Brooklyn, jeté dans « l'aventure » des gangs et de la prohibition, il est devenu en quelque dix ans l'ennemi public n° 1 des États-Unis.
    C'est à Chicago, en 1919, qu'il entre dans la bande de Johnny Torrio, en prend peu après le contrôle et, dès la promulgation du Volstead act qui prohibe les alcools, crée des établissements clandestins, les fameux speakeasies, des distilleries, et met sur pied tout un réseau de trafic qui lui permet d'exporter jusqu'au Canada. Ennemi public n° 1, il le deviendra bientôt pour tous, gangsters compris. Capone n'observera en effet jamais les codes de la Mafia, ses zones d'influence et ses diverses branches, et prendra l'une des premières places dans la guerre des gangs qui va déchirer l'Amérique. Il s'illustrera pour la légende dans le massacre de la Saint-Valentin qui lui fut attribué côté police, côté presse, côté public, côté gangs, à l'unanimité absolue moins une voix : la sienne. Al Capone régnera près de dix ans sur tout Chicago et, à partir de Chicago, sur une large part du banditisme aux États-Unis, contrôlant par sa police personnelle le bon fonctionnement de ses distilleries, de ses speakeasies, de ses bordels et salles de jeux; contrôle qui s'étendait jusqu'à des entreprises bancaires et politiques, « couvertes » par la police et les notables de Chicago dont la majorité lui était acquise.
    Ainsi sa chute vint de très haut, du gouvernement et de la justice fédérale même qui le considérait responsable, outre ses diverses activités illicites, de plusieurs centaines de meurtres. Al Capone fut condamné - sous le seul motif de non-paiement d'impôts - à une détention à Alcatraz où il purgea une peine de huit ans. Enfin à sa sortie du pénitencier il retourna s'établir en Floride et mena dans sa somptueuse propriété une vie de rentier retiré des affaires. C'est à cette époque qu'une firme d'Hollywood le sollicita à nouveau pour un film et un éditeur pour ses mémoires. Il était de mise chez les « célébrités » de tout genre d'y aller un jour de leur « my life » et, quoiqu'il ne soit pas certain que tout fut rédigé de sa main même, le texte d'Al Capone est là, publié un an après sa mort, qui nous donne sa « version » des faits.

  • "Je suis sorti de taule le 9 septembre 1996, après dix-sept ans et demi, j'avais pris perpète avec une peine plancher de quinze ans. Je suis sorti du centre d'éducation surveillée d'Auburn, New-York. On m'appelle Joey one-way. On m'appelle comme ça parce qu'en taule je disais toujours, ici, c'est un sens unique, only one-way, et le seul moyen d'en sortir, c'est entre quatre planches. J'ai averti Flore.
    Je l'ai avertie. Tu ferais mieux de rester à l'écart de moi, ma jolie. Je t'en supplie, tiens-toi à l'écart. Je lui al dit que j'allais écrire sur elle, mais je l'ai prévenue, je vais m'intéresser à un seul aspect de toi. Quel aspect ? Elle a demandé. Ta chatte, c'est sur ta chatte que je vais écrire."

  • Oklahoma, 1929. Bowie et deux compagnons, condamnés pour braquages et meurtres, s'évadent d'un pénitencier. Ils ne tardent pas à se remettre à dévaliser les banques selon une technique parfaitement au point, du Texas jusqu'en Floride, tentant de survivre à la Grande Dépression qui ravage le pays. Dans leur fuite, Bowie rencontre la belle Keechie qui, à défaut de réussir à le remettre dans le droit chemin, le suivra jusqu'au bout de sa course tragique ...

  • À dix-huit ans, victime d'un cambriolage, Melody reçoit une balle dans la tête mais survit. Son père en revanche sur qui l'assaillant fait feu également est tué sur le coup. Une dizaine d'années plus tard la jeune femme est devenue Mel, une baroudeuse qui écrit des livres sur les sans-abri et sur les immigrés clandestins. Au Mexique elle rencontre Hank, un moniteur de ski et barman qui parcourt lui aussi le pays en stop, tandis qu'au Colorado, Jarrod, un quinquagénaire parti refaire sa vie dans les montagnes, découvre grâce à sa nouvelle voisine la véritable personnalité de sa mère âgée venue lui rendre visite... et qu'Alex, l'agresseur de Mel, aphasique depuis l'âge de neuf ans, prisonnier depuis l'âge de dix-neuf, creuse un fossé sous un soleil de plomb. Alex va prendre peu à peu conscience de son acte, et paradoxalement trouver la vraie liberté en prison.
    À travers une série de coïncidences marquantes, les trajectoires de ces personnages et d'autres vont croiser celle de Mel, formant un entrelacs narratif dont l'effet et le style rappellent les nouvelles de Carver qui composent la mosaïque du film Short Cuts. Glissant d'un personnage, d'un temps, d'un lieu, d'un point de vue et d'une époque à l'autre, chaque chapitre de Tout perdre est un élément d'un puzzle magistral reconstitué au fil de la lecture. L'Amérique dépeinte par J.C. Amberchele, c'est la Pennsylvanie, le Colorado, la Californie, le Nouveau-Mexique.
    Nous avons transformé le précepte, « Rien de ce qui est humain ne m'est étranger » en « Rien de ce qui m'est étranger n'est humain ». Pour la plupart d'entre nous, l'auteur d'un crime violent, c'est l'autre. Or, un homme ne se réduit pas au pire acte qu'il ait jamais commis. Le crime d'Alex pourrait le condamner à n'être que monstrueux ; mais il devient humain, digne de compassion, à travers la réflexion qui le mènera à accepter la responsabilité de son acte, et le fait d'être finalement « chez lui » en prison.? Avec Tout perdre J. C. Amberchele est là pour nous le rappeler, tant les trames qu'il tisse par le simple biais du dialogue et de la description soulèvent des questions qui nous concernent tous : Qu'est-ce que l'enfermement ?
    Qu'est-ce que la liberté ? Et quel en est le prix ?

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