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Gallimard
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De la liberté et de la servitude
François de La mothe le vayer
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 25 Mai 2007
- 9782070784011
« L'homme devrait être la plus libre de toutes les créatures... il n'y en a point peut-être de plus esclave » : le paradoxe ne vaut pas, chez La Mothe Le Vayer, appel à la sédition. Les « libertins érudits », dont il est une des figures majeures, sont réputés, fidèles en cela à l'esprit du Grand Siècle, apprécier les mérites d'un pouvoir fort.
Héritier de Montaigne et champion de la philosophie sceptique, Le Vayer puise des traits de « hardiesse » et des modèles d'indépendance, chez les anciens, tandis que l'histoire de la culture de cour lui démontre toute l'emprise de la « servitude volontaire ». Les « dignités » équivalent à des « charges » et l'aliénation croit à proportion de notre élévation... Faut-il pour autant se réfugier, loin du bruit et du monde, dans le loisir lettré, libre et solitaire ? L'hésitation entre le désir, ou l'utopie, de la retraite et l'agitation vaine, et nécessaire, de la chose publique brille au coeur de ce petit traité, de même qu'elle anima la vie de Le Vayer, protégé de Richelieu, et précepteur pour un temps de Louis XIV, qui n'aimait rien tant que quitter le théâtre du pouvoir pour se réfugier dans sa chambre de méditation.
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«Georges Dumézil et les peuples de l'Antiquité, dont les histoires et les croyances sont parvenues jusqu'à nous grâce aux textes, comme dans une migration des âmes qui aurait laissé des traces ; Pierre Clastres et les Indiens Guayakis à peine sortis de la forêt, qui mangent leurs morts et connaissent donc le vrai goût de l'homme ; Marcel Griaule qui croit rencontrer Homère en Afrique, et cueillir le récit des origines sur les lèvres d'un vieillard aveugle ; ces trois expériences (et la lecture en est une, aussi intense que des voyages plus risqués), sont l'occasion de revisiter le musée de l'homme ; non pas celui du Trocadéro où les différentes expéditions ont entassé leurs reliques et leurs trésors, mais celui dont chacun d'entre nous est le fondateur et le gardien, mêlant ses souvenirs personnels à ceux des voyageurs et des peuples disparus, à la merci d'une mémoire qui refait sans cesse l'inventaire... Un musée où les morts se mettent à parler, où les vivants échangent leurs rôles et leurs masques, redisent les anciennes légendes en les interprétant, relancent l'imaginaire en s'inventant des origines, comme de vieux enfants parfois trop crédules. Ce qui permet de vérifier encore une fois ce que la littérature essaie de nous apprendre depuis toujours : qu'il existe une autre communauté que celle du sol ou du sens, - la communauté des hommes qui se souviennent des mêmes récits.
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François Sentein raconte dans les Nouvelles minutes d'un libertin sa rencontre avec un improbable voleur de livres, en particulier d'éditions originales des classiques, surnommé Corneille. Avec Jean Genet, alias Corneille, se noue très vite une relation amicale, et Sentein discerne immédiatement les capacités littéraires d'un jeune malfrat qui n'a jusqu'alors rien publié. Il lira tout le premier théâtre, détruit depuis, de Genet, et assistera à la composition de Notre-Dame-des-Fleurs qu'il corrigera et ponctuera. Dans les quelques années qui précèdent sa gloire littéraire, Genet est comme l'on sait menacé de relégation, et c'est de prison qu'il s'adresse surtout à Sentein, seul à l'aider ou presque, prenant soin des moindres demandes d'un ami plutôt exigeant. Annotées par Claire Degans avec l'aide de François Sentein, ces lettres offrent pour la première fois une vision directe, et extrêmement émouvante, des débuts d'un des plus grands écrivains de notre siècle.
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Tombeaux romains - anthologie d'epitaphes latines
Anonyme
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettrés
- 2 Avril 1993
- 9782070728916
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En 1636, Gracian rencontre Vicencio Juan de Lastanosa, influent érudit de Huesca dont l'amitié et le soutien à son égard ne se démentiront jamais. C'est à cette époque qu'il entreprend la rédaction du Héros, premier d'une série de traités dans lesquels les ressources de l'intelligence et du langage sont portées à leur plus haut degré d'analyse. Le pseudonyme de Lorenzo Gracian, sous lequel il publiera l'essentiel de son oeuvre afin de se dérober à la censure ecclésiastique, ne prête à aucune illusion, ni sur son identité véritable, ni sur les fondements de sa morale : pour vivre en ce monde, il s'agit moins de tromper autrui que de se détromper soi-même. Cherchant à épouser au plus près nuances et variations de l'original, Catherine Vasseur propose ici pour la première fois un véritable essai de traduction française du Héros.
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«Pour fuir les Allemands et passer la ligne, maître W. se dirige vers les Abruzzes et trouve refuge dans un couvent. Il veut rejoindre les Alliés. Il a en poche une lettre d'introduction signée de la main de B. B., Bernard Berenson : peut-on rêver meilleure introduction ? En arrivant au couvent, il trouve le percussionniste Romualdi, déjà installé, qui se fait passer auprès des moines crédules pour un célèbre chef d'orchestre contraint à la clandestinité pour cause d'antifascisme. Romualdi est un homme mesquin, suffisant, hautain, plein de morgue dans sa ridicule veste verte portée comme un signe distinctif, comme un emblème. Il fait partie de ces hommes insignifiants, médiocres, pour lesquels il n'est rien de grand au-delà de leur propre médiocrité. Maître W. pourrait le démasquer, mais, pour une raison mystérieuse, faite de pitié et d'altruisme, de cynisme et de plaisir de la mystification et du jeu, il se laisse séduire par cette médiocrité.» Cesare Garboli.
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Sortilèges et astrologie
Thomas De Quincey
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 16 Septembre 1997
- 9782070749638
Voici l'histoire : un écrivain, Thomas De Quincey en l'occurrence, se voit demander un texte pour l'Album d'une grande institution littéraire. Paresseux, il décide de repêcher un de ses vieux textes parmi ses archives ; repêcher au sens strict de l'expression, puisqu'il conserve ses manuscrits dans une baignoire, débordante de toutes sortes de papiers. L'opération doit s'effectuer en grande pompe : trois jeunes femmes assisteront en tant que juges à la pêche au manuscrit pour éviter toute forme de filouterie, et un jeune homme, emblème de candeur, plongera dans la baignoire providentielle... Splendide apparat qui ne favorisera pas vraiment le sort.Ce court texte méconnu de Thomas De Quincey offre l'un des plus beaux apologues qui soient sur la création littéraire, l'illusion de maîtrise, la tentation de planifier l'imprévisible, l'incommensurabilité de la cause et de l'effet, l'incohérence fondatrice des choses humaines. Il esquisse en somme, avec un siècle d'avance, une joyeuse théorie des catastrophes.
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Cinq excentriques anglais
Lytton Strachey
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 3 Mars 1992
- 9782070726080
Au coeur du cercle de Bloomsbury, de ses passions irrégulières, de son intérêt pour les mouvements les plus secrets et les plus déconcertants de l'être humain, Lytton Strachey se voulut, et resta sa vie durant, un partisan des Lumières. Il entra en littérature par le biais de sa passion pour le XVII? siècle français et ne considéra la plupart du temps ses compatriotes que comme d'hypocrites puritains dont il fallait dénoncer les alibis, ou d'admirables excentriques dont saluer, le sourire aux lèvres, le délire. Tel est le ressort des cinq portraits miniatures ici rassemblés. Un courtisan élisabéthain, un obscur érudit et un fondateur de secte au XVII?, le merveilleux John Aubrey, auteur de Vies brèves à la vie paradoxale, l'intrépide Lady Mary Wortley Montagu enfin, aventurière racée, épistolière unique, constituent les cinq figures de cette galerie de portraits que rien ne relie, si ce n'est le regard acéré du biographe, son horreur viscérale de l'obscurantisme, une ironie cristalline, toute la mesure en un mot du style de Strachey.
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Le train de l'espérance
Mario Soldati
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 21 Février 2008
- 9782070119226
Chargé par un journal d'effectuer un reportage, Mario Soldati monte à Turin à bord du Train Vert qui conduit malades, infirmières et prêtres à Lourdes. Après un premier élan d'agacement à la vue de tant de personnes évidemment charitables, il se décide à accomplir son devoir et à poursuivre le voyage entre bigots et infirmes. Périple qui nous vaut un portrait féroce de la bourgeoisie bien-pensante et qu'éclairent, seuls, quelques moments de grâce : une rencontre sur un quai de gare avec une séduisante Espagnole, la beauté de certains paysages, le son d'une guitare dans un bistrot. Dans une prose lumineuse, d'une grande poésie, Mario Soldati offre descriptions, réflexions et dialogues dignes d'un véritable roman dont la tonalité est à la perfidie mais aussi à la joie, et dans laquelle l'angoisse existentielle n'est jamais loin.
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« Dans les reculées provinces persistait, il y a peu, le néolithique, qui est un bref et tardif épisode de l'âge de pierre. Il n'était pas dit que le temps des grandes chasses était révolu. Les bêtes agissaient comme si le jeu continuait. Comment ne pas s'y prêter ? Voici quelques scènes prises sur le vif. » Pierre Bergounioux.
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«Avec Goethe et Nietzsche, Thomas Mann aborde les deux grandes figures allemandes antithétiques qui n'ont cessé de le fasciner, d'autant plus qu'il avait en lui-même de l'un et de l'autre. L'Improvisation sur Goethe est un remarquable portrait biographique et le témoignage d'une compréhension profonde des contradictions secrètes qui font la singularité de ce génie. Les réflexions sur Nietzsche ont la même acuité et la même pertinence. Quant aux quelques pages où Thomas Mann explique pourquoi, et dans quel esprit, il a risqué la vaste entreprise des quatre volume de Joseph et ses frères, non seulement elles éclairent avec une sorte d'alacrité ce chef-d'oeuvre, mais elles débouchent sur une profession de foi en l'homme, alors à peine sorti des épreuves de la Seconde Guerre mondiale, où l'on retrouve la hauteur d'esprit du grand romancier.» Philippe Jaccottet.
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S'inscrivant dans la suite de La réfutation majeure (2004) mais sur le mode de l'essai, Environs et mesures propose de comparer géographie réelle et géographie imaginaire. Les tentatives menées, d'un bout à l'autre de l'histoire, pour fixer sur une carte des lieux imaginaires font naître, sous la plume de Pierre Senges, un étonnant catalogue, écrit à la manière de Sir Thomas Browne ou de Robert Burton. Regroupant des catégories hétérogènes qui auraient ravi Borges (" paradis ", " enfer ", " lieux de l'Odyssée ", etc.), le texte s'attarde aussi sur quelques figures étonnantes : l'historien Victor Bérard qui passa vingt ans de sa vie, au tout début du siècle dernier, à chercher l'île de la nymphe Calypso, ou la dizaine de chercheurs qui tentèrent de localiser, sur une carte de l'Espagne, la " bourgade dont je ne veux pas me rappeler le nom ", évoquée par Cervantès au tout début de Don Quichotte. Au-delà du plaisir encyclopédique à énumérer noms de lieux exotiques et figures de géographes sérieusement cocasses, ce bref essai tente d'expliquer les raisons qui ont poussé tant de savants à assigner en un endroit précis des territoires de pure fiction; il montre comment l'imaginaire et le réel, le flou et la précision se prolongent l'un l'autre, nourrissant notre curiosité et notre émerveillement. Et ces explications ne sont pas là pour servir de leçon, mais au contraire pour inviter le lecteur à découvrir une autre forme de gai savoir, par le voyage ou par la lecture.
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La bile noire (mélainè cholè), l'une des quatre humeurs constitutives de notre corps selon la doctrine médicale antique, est aussi - comme le suggère l'étymologie - la substance génératrice de la mélancolie. De la bile noire, ici traduit pour la première fois en français et présenté en version bilingue, est le seul traité antique consacré à cette substance qui soit parvenu dans son intégralité jusqu'à nous. Son auteur, Galien, y met en lumière l'importance du débat qui entoura la bile noire durant l'Antiquité, tout en montrant l'enracinement physiologique de cette humeur. Humeur que la tradition médico-philosophique chargea d'effets psychologiques aussi variés que le génie ou la folie et qui inspira à R. Klibansky, F. Saxl et E. Panofsky leur célèbre Saturne et la mélancolie, première interprétation moderne de ce thème central de la culture antique.
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«Sous l'un de ses portraits, Nerval a écrit de sa main : Je suis l'autre. Cette formule, qui n'est pas moins troublante que celle de Rimbaud, Je est un autre, est sans doute plus dangereuse pour son auteur, dont l'identité vacillante est un trait constant de son génie poétique, mais l'entraîne dans la folie. Cette façon de se confondre avec un autre, jamais le même en apparence, est d'ailleurs à l'origine d'El Desdichado, l'un des plus beaux poèmes de la langue française, dont la musique est celle d'un chant funèbre en même temps qu'une paradoxale affirmation de soi. Des Illuminés à Aurélia, en passant par Les Filles du feu, les poésies allemandes et Les Chimères, j'ai interrogé à mon tour un portrait de Nerval, le portrait changeant qu'il a laissé dans son oeuvre, et je l'ai complété par le témoignage d'un contemporain, si vraisemblable qu'il a le charme d'un propos saisi sur le vif, si peu connu qu'il a l'intérêt d'un inédit.» Gérard Macé.
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Lettre à son père sur la mort d'Etienne de la Boétie
Michel de Montaigne
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 27 Avril 2012
- 9782070137992
Découvrez Lettre à son père sur la mort d'Etienne de La Boétie, le livre de Michel Montaigne. Le portrait que Montaigne a tracé de lui-même comprend bien des lacunes. Raisons politiques, scrupules, goût du secret, il a jugé nécessaire de rester muet sur certains épisodes, de voiler certains faits. La Saint-Barthélemy par exemple : il n'en souffle mot. Rien d'étonnant si, dans les Essais, on ne rencontre aucune représentation solide d'Etienne de La Boétie. Même le chapitre qui lui est consacré, De l'amitié, n'évoque qu'une silhouette. Pour remplir les blancs on pourrait imaginer des fictions, mais quels éléments choisir ? selon quels critères ? Mieux vaut s'en tenir aux documents, si minces soient-ils. En ce qui concerne La Boétie, ils sont plus que minces : infimes. Montaigne nous le révèle avec parcimonie. Seule la lettre qu'il adresse à son père l'expose dans sa présence effective. Cette lettre fut imprimée à Paris sept ans après la mort de l'ami. Mais quand, précisément, l'a-t-il écrite ? juste après la disparition d'Etienne ? Ou, l'ayant écrite alors, l'a-t-il retouchée ensuite ? Ou bien l'a-t-il écrite peu avant de la publier, voire dans l'intention de la publier ? Mystère. Cependant une chose est sûre : le 23 juillet 1570, Montaigne résigne sa charge de magistrat au parlement de Bordeaux. D'août à novembre, il consacre son loisir à la publication de quelques feuillets de La Boétie. L'air de l'époque est pesant : Montaigne renonce à publier le Discours de la servitude volontaire ainsi que certain Mémoire de nos troubles sur l'édit de janvier 1562. Cette absence symbolise parfaitement le peu de matière que La Boétie nous a laissé. Sauf dans la lettre sur sa mort. Un récit sans rhétorique où on ne le voit guère, mais où il parle. On lit. On souffre avec lui. On l'écoute. Et l'émotion nous emporte.
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Discours de la momie et de la licorne
Ambroise Paré
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettrés
- 17 Novembre 2011
- 9782070136193
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Du sommeil, des songes, de la mort
Tertullien
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettrés
- 19 Octobre 1999
- 9782070756155
Le traité Sur l'âme de Tertullien, l'un des textes fondateurs de l'anthropologie chrétienne, n'a jamais été traduit en français. En 1948, Pierre Klossowski en isola quelques chapitres consacrés au motif essentiel du sommeil et de la mort, c'est-à-dire du lien entre l'âme et le corps ; c'est cette traduction, rendu magistral d'un style virtuose qu'admirait Huysmans, que l'on propose ici. Le traité de Tertullien se veut avant tout réfutation des thèses hérétiques sur le sujet ; c'est étrangement par fidélité à la Bible qu'il adopte la théorie stoïcienne suivant laquelle l'âme est un «corps», car si l'âme créée par le souffle divin est immortelle du fait de son origine, elle est, en tant cette fois que créature, limitée, sensible et passive. Le sommeil, le songe, la mort marquent précisément les frontières où se joue cette union, les moments où l'immatériel se détache du corps pour rejoindre les limites ou l'inouï ; et l'on reconnaîtra incidemment, dans ces thèmes, quelques-uns des motifs essentiels du futur auteur du Baphomet et du Souffleur.
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À la recherche d'André Gide
Pierre Herbart
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 4 Janvier 2000
- 9782070757336
Une amitié sans feinte commande un témoignage sans complaisance. «Avec vous, je m'entends à demi-mot», disait Gide à Pierre Herbart. «Sur Gide, il me faut dire tout ce que je pense - ou rien», répond celui-ci dans son livre. À la recherche d'André Gide est une sorte de déposition sous la foi du serment. Plus qu'aucun autre, Pierre Herbart a connu Gide, a vécu dans son intimité. La figure qu'il évoque, confrontée à celle que Gide a laissée de lui-même dans son oeuvre, épouse ses vrais contours et rejoint sa grandeur. Gide, selon Pierre Herbart, aurait pu, aurait dû aboutir à la stérilité, au désespoir. «Son aventure exceptionnelle fut de les conjuguer en embrassant si étroitement le but qu'il s'était fixé : l'oeuvre - qu'on ne peut plus l'en dissocier». C'est cette «aventure» de l'homme par rapport à sa création que ce petit livre s'efforce de retracer.
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28 paradis
Patrick Modiano, Dominique Zehrfuss
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 2 Novembre 2012
- 9782070139378
«Les Orientaux aimaient réduire le monde à l'infiniment petit, certains peintres japonais du XVIIIe siècle ont même réussi l'exploit de peindre un jardin sur un grain de riz. D'autres ont sculpté des scènes du Déluge sur des noyaux de cerise. Je ne pourrais prétendre à tant de virtuosité, mais j'ai toujours été attirée par les mondes infimes, au point de me constituer au fil des années un musée personnel du Minuscule.
Paradis, Enfers : quoi de plus impressionnant, gigantesque, de plus surhumain en même temps - à commencer par leur version littéraire, cette Divine Comédie, dont la lecture, il y a quelques années, m'a ouvert la voie à ces univers parallèles?
Un été où j'étais triste à Paris, je ne voyais pas d'issue à mon chagrin, sinon le rêve. Pour donner vie à ces rêveries, je commençai à dessiner des mondes minuscules, paradis terrestres, paradis perdus, où je m'imaginais avec celui que j'aime, où nous étions d'infimes particules d'un monde minéral et végétal, tels des feuilles, des étoiles, des grains de sable...
Oublions le Purgatoire, que j'imagine plutôt gris, mais que seraient mes paradis sans leurs enfers? Rome sans les sept collines, la Joconde sans son sourire?... Aussi n'avais-je d'autre choix, à un moment moins chagrin, que de donner vingt-huit enfers miniatures comme antipodes à mes paradis. Lorsqu'on se "fait tout petit", on peut disparaître, mais c'est peut-être pour mieux renaître dans un autre monde, un jardin d'Éden.» Dominique Zehrfuss.
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Pages du journal de la reine Victoria
Reine Victoria
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettres
- 2 Octobre 2008
- 9782070122868
Tout au long de sa vie, la reine Victoria (1819-1901) a tenu un journal, sensiblement remanié et élagué après sa mort par sa fille cadette, la princesse Béatrice, soucieuse de bienséance. Les premières décennies du règne ont cependant été préservées, comme ces pages où Victoria évoque le séjour qu'elle effectue à Paris en 1855, à l'occasion de l'Exposition universelle. Celle qui n'est pas encore la vieille douairière grand-mère de l'Europe mais une jeune reine curieuse et pleine de vie décrit le Paris que remodèle Haussmann, relate les cérémonies et les réceptions données en son honneur, campe les personnages du second Empire qu'elle croise, révèle ses conversations avec Napoléon III et Eugénie, décrit les lieux où elle passe avec une attention portée au détail et une spontanéité pleines de charme. Ce texte, jusqu'à présent inédit en français, est aujourd'hui conservé dans les collections de la reine, à Windsor Castle. Il apporte des lumières originales sur un moment des relations franco-britanniques, l'histoire diplomatique et celle de Paris, la question du goût et la figure d'une reine qui a fasciné son siècle avant de subir l'ironie dévastatrice d'un Lytton Strachey et de se figer en une icône du conformisme puritain.
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Personnage historique, artiste, actrice ou simple compagne d'un homme illustre : d'Elisabeth 1?? à Virginia Woolf, de Dorothy Wordsworth à George Eliot, c'est toute la singularité de la femme anglaise, sa façon, discrète ou flamboyante, de trouver et d'affirmer sa voix, de ne rien céder de ses exigences propres ni de ses désirs qu'expose et varie la vingtaine de vies brèves qui composent ce livre. Il n'y manque sans doute que la biographie de l'auteur, car non contente d'être une poétesse reconnue et une militante du modernisme, Edith Sitwell construisit sa vie même comme une oeuvre et cultiva résolument un fascinant alibi de rebelle excentrique.
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Les arbres d'orgueil
G. K. Chesterton
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettrés
- 29 Octobre 2009
- 9782070127320
Au terme d'une carrière dans l'administration indienne qui n'a laissé que le souvenir d'éclats maladroits, le squire Vane vit retiré dans son domaine de Cornouailles.
A la population locale, imprégnée de merveilleux, il oppose son rugueux bon sens et s'enfonce un soir dans un bois aux prétendus pouvoirs maléfiques... pour ne plus reparaître. L'enquête, qui devra éviter le double piège d'un rationalisme grossier et de la crédulité superstitieuse, est menée par les invités du squire, le poète John Treherne et le critique américain Cyprian Painter.
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Les Jeux de Priape : Anthologie d'épigrammes érotiques
Anonyme
- Gallimard
- Le Cabinet Des Lettrés
- 13 Octobre 1994
- 9782070733248
Ce recueil d'épigrammes anonymes a été constitué par les Anciens eux-mêmes, vers le I?? siècle. Destinés à figurer sur les statues de Priape, ou les murs de ses chapelles, ces poèmes légers et licencieux s'adressent aux passants qui longent les jardins confiés à la surveillance du dieu ; ils n'ont d'autre but que de les faire rire et les soulager ainsi de l'angoisse que suscite la rencontre avec cette divinité dont la laideur et l'obscénité symbolisent une sexualité violente, stérile et ignorante du plaisir. C'est pourquoi ces épigrammes sont un trésor de plaisanteries salées, d'anecdotes gaillardes, sinon de calembours graveleux. Cependant - effet de l'éloignement dans le temps ? de l'innocence du paganisme ? -, la lecture de ces textes n'a rien de la «vulgarité», ou de la platitude, qu'on pourrait craindre, et le lecteur ne tarde pas à se laisser à son tour gagner, par-delà les siècles, par le rire de Priape.