Circe

  • S'estimant proche de la mort, un roi décide de partager en trois son royaume, afin d'en doter ses filles : Goneril, Régane et Cordélia. Lors d'une vaste cérémonie où se décident à la fois le partage et les noces des trois héritières, il exige de chacune qu'elle lui fasse une déclaration d'amour qui scellera toutes ces donations. Mais alors que les deux premières le flattent avec ostentation et démesure, la troisième tient des propos raisonnable qui mettent le vieillard en fureur et l'amènent à maudire sa préférée...
    Qu'elle est la morale de Lear ? Apparemment il y en a deux, celle du fou l'exprime : Ne renonces pas au pouvoir ! Ne partage pas ton pays ! L'autre morale est comprise implicitement dans l'histoire : donne ton pays à qui tu veux ; mais n'attends pas qu'il te rendra heureux.

  • " quelle horrible puissance m'a poussée vers vous ? la faiblesse attirée par la force ? celle qui tombe vers celui qui monte ! ou était-ce l'amour ? l'amour, ça ? vous savez ce que c'est, l'amour ? "


  • Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob... Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni en butte à Venise à des factions rivales ?...

  • Hideux, traînant dans les bouges sordides, mendiant et vivant dans la rue, Zacharias Lichter vit pour toutes ces raisons dans un état d'extase improbable. Après avoir été consumé par une flamme divine à l'adolescence, Zacharias a consacré ses jours à ne rien faire, à part traîner avec un petit groupe d'amis paumés : Poldy, l'alcoolique catatonique que Zacharias estime être un brillant philosophe, ou un tout simplement un autre pilier de bar enthousiaste dont la production prolifique de versets pornographiques lui a valu le surnom de Poète. Zacharias est une sorte de fou sacré, dont la folie remet en question à la fois les conventions sociales et la sagesse conventionnelle.Voilà ce qui fait de lui un outrage permanent au pouvoir en place, qu'il soit réactionnaire ou révolutionnaire

  • L'avare jaloux

    Carlo Goldoni

    À Naples, au milieu du XVIIIe siècle, que se passe-t-il dans la maison de Pantalon, devenue le refuge des extravagances ? Contrairement à la tradition, Pantalon a quarante ans à peine, et il n'est pas marchand, mais homme d'affaires. Marié depuis dix ans à Eufemia, il en est toujours amoureux, il en est même très jaloux et la fait vivre presqu'enfermée. Mais il aime l'or, aussi, et en plus de ses affaires, il fait le changeur en trichant sur la valeur des pièces et le prêteur avec des taux usuriers. Or voilà qu'un jeune seigneur s'obstine à vouloir, selon la mode, « servir » Eufemia qui s'y refuse absolument... Telle est la comédie shakespearienne par laquelle s'ouvre en 1753, la troisième phase de la carrière théâtrale de Carlo Goldoni, le réformateur du théâtre italien

  • Tamerlan qui, à l'exemple de Gengis-Khan, fonda le second empire Mongol, exerça une véritable fascination sur les écrivains de la Renaissance par sa férocité et le faste oriental qui l'entoura. Le poète anglais Christopher Marlowe (1564-1593) fut un de ces auteurs avec ses Ta merlan (Tambourlaine I & II), pièces représentées en 1587 et publiées ensemble en 1590. Elles mettent en scène l'authentique Timour-Leng, surnommé Tamerlan. Simple berger, puis chef d'un clan de petits voleurs, ambitieux, il défait le roi de Perse avant de voler de victoire en victoire jusqu'à parvenir au sommet de la puissance. Sous la plume de Marlowe il devient un prodigieux automate qu'anime un unique ressort, rien ne l'arrête, ni force extérieure ni pitié intérieure. La trajectoire de ce projectile humain est tracée comme celle d'une comète dévastatrice qui suit son orbite avec l'entêtement sourd et aveugle de la destinée.

  • Dans cette comédie en un acte écrite en 1749, Lessing (1729-1781) montre un voyageur en transit, dont l'extrême générosité suscite admiration et attirance dans la famille d'un baron auquel il vient de sauver la vie. Sa droiture et sa délicatesse viennent à bout de tous les obstacles. Tous, sauf un : il est Juif dans une société judéophobe. Plus il est généreux, plus il se rapproche du moment où il devra révéler son identité. Le rapprochement qui s'esquisse butte finalement sur une impossible reconnaissance qui laisse entrevoir une catastrophe d'une toute autre ampleur : l'auteur imagine et met en jeu avec une lucidité sidérante, la possibilité historique d'une « symbiose judéo-allemande », ses enjeux, ses risques et aussi ses impasses. S'emparant de la comédie classique française, Lessing en travaille les éléments, les déplace, jette les bases d'un nouveau genre théâtral et lui donne une perspective politique qui nous étonne et nous bouleverse.

  • Dans un quartier de Venise entre Rialto et la Place Saint-Marc, Siora Giulia la femme de l'orfèvre, sa nièce, sa filleule et son amie la femme du drapier, enragent car leurs hommes semblent n'avoir d'yeux que pour la belle veuve Siora Lugrezia et fréquentent même chez elle. Illusions et désillusions, disputes familiales et affronts publics, tout finit par s'arranger grâce au hasard du jeu et du loto qui permet à chacun de se renflouer et à Lugrezia d'être un peu moins contrainte à mener, pour rester libre, une vie d'expédients.

  • " C'est l'heure à laquelle Méphisto pourrait m'apparaître pour me proposer de redevenir jeune. Je n'accepterais pas ", écrit Italo Svevo en 1928.
    Un an plus tôt, dans sa dernière comédie à la fois fantastique et burlesque appelée La Régénération, il a mis à l'épreuve le désir de rajeunissement en remplaçant Méphisto par un apprenti médecin qui incite son oncle, le vieux négociant Giovanni Chierici, à subir l'opération que pratique effectivement à Paris dans les années 20 le chirurgien Serge Voronoff (1866-1951) : celui-ci greffe sur les testicules de ses patients désireux de rajeunir et de retrouver la vigueur de leur désir d'antan, des tissus de testicules de singes.
    Ce que " l'opération " fait découvrir à Giovanni, c'est que l'on ne peut revivre ni le passé qu'on a vécu ni même celui qu'on a jadis évité de vivre : reste à bêcher le champ aride de ses propres jours, pris dans le temps " sans futur " et désormais privé d'illusion qu'est le vieil âge.

  • Les noces de Betia

    Ruzante

    La Betìa (1525) est la seconde pièce de l'auteur, et la dernière écrite en vers. Beolco y pratique allègrement le mélange des genres, dans le cadre d'une comédie rurale où, à propos d'un mariage, se succèdent querelles d'amoureux, rivalités entre amis, bagarres générales et réconciliations. (De Bosio l'a mise en scène et en a même tiré un film où le rôle principal était tenu par Nino Manfredi). Depuis Alfred Mortier, qui ne disposait que de fragments de la pièce, ce texte n'a jamais été traduit en français.

  • Toni.
    " bon ! fais porter tes rougets au lustrissime si tu veux les lui faire porter. mais qu'est-ce que tu crois ? que si tu avais besoin de quelque chose, il bougerait seulement de sa chaise ? quand il te verra, il te mettra la main sur l'épaule : bravo, beppe, je te remercie, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? mais si toi tu lui dis : lustrissime, j'aurais besoin de ci ou de ça, il a oublié tes rougets : ta figure ne lui dit rien ; il ne te connaît plus, ni comme son compère, ni comme son prochain, ni comme rien du tout en ce monde.
    " à chioggia, par un matin d'automne oú l'orage menace. le sirocco doit ramener du sud les pêcheurs qui sont en mer dix mois par an. assises devant leurs portes, épouses et promises les attendent en travaillant nerveusement à leur dentelle: les hommes auront-ils échappé aux dangers de la mer, la pêche aura-t-elle été bonne et se seront-ils pourvu à l'escale de provisions et de cadeaux ? et les promis, auront-ils acheté la bague qui les engagera définitivement à leur promise ? d'ordinaire, la période des fiançailles est le printemps; mais à chioggia, seule la fin de l'automne voir revenir les hommes, dans l'urgence de rattraper un printemps d'absence.
    Or voici que s'en mêle toffolo, orphelin et jeune homme en trop. une taquinerie, un malentendu grossi par des médisances, la jalousie des amoureux: disputes et bagarres explosent, entraînant dans leur mouvement le bienveillant isidoro, représentant de la justice vénitienne. la fête finale l'écartera pour célébrer les deux mariages prévus et un troisième inattendu, le quartier réconcilié et l'ordre renouvelé, la relève des générations et l'intégration au monde des pêcheurs du jeune homme en trop.

  • Theatre complet iii

    Svevo/Italo

    Comme le Volume II du théâtre de Svevo, ce volume III est placé sous le signe du mariage trahi. Mais Un mari, La Parole, La Vérité considèrent l'infidélité conjugale du point de vue de l'époux alors que les pièces du vol. II mettaient au premier plan les épouses et faisaient peu de place à la jalousie. Celle-ci est centrale dans ce volume qui s'articule sur les efforts de l'époux pour annihiler, en lui-même ou chez sa femme, les conséquences de la jalousie que l'infidélité a suscitée. Dans Un mari la trahison de l'épouse a jadis conduit l'époux à tuer l'infidèle et à se sentir, depuis lors, condamné à la répétition puisqu'il ne s'accorde plus d'autre identité intérieure que celle de son geste meurtrier lui a, un jour, assignée. La Parole et La Vérité montrent, elles, comment un époux volage, et pris sur le fait, parvient à convaincre sa jalouse épouse qu'il ne l'a pas trompée et entre par là dans un double système d'identité.

  • " terrifiante, dans l'immobilité de sa posture, la statue.

    Terrifiante cette éternelle solitude des formes immuables arrachées au temps.
    A une seule condition, mesdames et messieurs, peut à nouveau se convertir en vie et recommencer à se mouvoir ce que l'art a ainsi fixé dans l'immuabilité d'une forme ; à la condition que cette forme recouvre grâce à nous, le mouvement, une vie multiple, diversifiée et passagère : celle que chacun de nous sera capable de lui donner.
    ".

  • Contrairement aux trois premiers volumes du Théâtre complet, celui-ci n'interroge pas le couple et ses accidents, mais la subordination. Farce triestine, comédie burlesque en un acte écrite en triestin, porte jusqu'au délire les rapports d'une maîtresse de maison avec les quatre domestiques qu'elle a recrutés sans se douter qu'ils étaient des voleurs. Dans Infériorité, sont mis en jeu, autour d'un riche bourgeois et de son domestique, deux amis aristocrates.. Quant à la troisième pièce, non terminée et intitulée Avec ma plume en or, elle déroule en quatre actes, et essentiellement entre des personnages féminins, les conséquences de multiples dépendances liées à l'âge, la maladie, la condition sociale, la pauvreté.
    L'écriture de ce triptyque s'étend de 1913 à 1926 : elle succède à la rencontre de l'auteur avec Joyce (1907) et avec la psychanalyse (1911), elle englobe les effets de la Grande Guerre et du retour de Trieste à la " patrie italienne " (1915-1919), elle accompagne la composition, la publication et la lente montée vers le succès de La Conscience de Zeno (1919-1926), au moment même où commence à sévir dans la ville-frontière, le fascisme mussolinien.

  • Quatrième de couverture Ce premier volume du Théâtre complet d'Italo Svevo rassemble les trois premières de ses comédies de jeunesse que Svevo n'a pas jetées au feu. Ils constituent un triptyque consécutif à la mort précoce d'Elio Scbmitz, le jeune frère et confident de Svevo. En élaborant ces trois ouvrages sur la base du Journal qu'Elio lui a laissé, Svevo accomplit à sa façon le deuil de ce frère aîné et se libère, ou se déprend, d'une certaine image (lu père, d'une certaine idée de la famille et surtout de certaines figures de lui-même : c'est là et c'est par là qu'il naît à sa propre écriture.

  • Myrrha

    Alfieri/Vittorio

    De la Myrrha mythologique, fille incestueuse du roi de Chypre et mère d'Adonis par les oeuvres de son propre père qui l'a aimée sans le savoir, ce qu'Alfieri retient dans les années 1780, ce n'est ni l'amante monstrueuse ni la mère transformée en arbre à myrrhe mais, le jour de ses noces, une toute jeune fille à la fois innocente et coupable.
    D'être coupable voire impie, elle s'accuse elle-même car elle se sait le siège d'un amour interdit. Possédée par une furie d'amour dont la voix sacrilège ose surgir pour souiller le rite d'un mariage qu'elle pensait et voulait salvateur, elle est cause que son fiancé se tue et que son père la rejette comme créature inique et infâme. Mais elle est innocente parce que c'est Vénus qui a semé en elle la passion qui la dévore. Elle est héroïque parce que trop aimée, adorée, par son père et sa mère elle use ses dernières forces à résister à leurs injonctions répétées de leur confier le secret qui la ronge. Elle est innocente enfin parce qu'ayant cédé à leurs instances et presque avoué sans le dire le nom de l'objet de sa flamme maudite, elle se tue.

  • Le Vicomte Argentin fait partie des grands inconnus de la littérature du vingtième siècle. Son roman, Album de famille, qui a été publié en espagnol à Paris en 1936, vient seulement d'être redécouvert. Michael Bingham, un agent d'assurance anglais, a survécu à un accident de chemins de fer survenu le 8 juin 1900 à Abbeville. L'entreprise d'assurance pour laquelle il travaille le charge de faire des investigations sur les morts de cet accident : il doit
    rechercher dans la généalogie des personnages ce qui pourrait justifier après-coup leur mort accidentelle et permettre ainsi à sa compagnie de payer des primes d'assurances moindres. Après vingt ans de dur labeur il doit constater que ses employeurs ont fait entretemps faillite et que son entreprise est devenue insensée. Il devient fou, jette ses notes au vent. L'auteur, témoin de cette scène, réussit à sauver six de ces dossiers, des petits romans de famille, où se trouve rassemblée l'humanité entière d'une manière inextricable.

  • Pâques

    Strindberg/August

    Depuis que son père est en prison pour détournements de fonds, Elis Heyst doit subvenir seul aux besoins de sa famille avec son maigre traitement de professeur de lycée. Elis doute de la fidélité de sa fiancée Kristina, il souffre de voir sa mère refuser d'admettre la culpabilité de son mari et il se reproche d'avoir fait interner sa soeur Éléonora, sujette à de graves troubles mentaux. La famille doit en outre héberger une des victimes des malversations du père, le jeune Benjamin, et elle vit sous la menace de son principal créancier, Lindqvist. Apparaît alors Éléonora, un lys de Pâques à la main... Rythmée par les étapes de la passion du Christ, la pièce nous raconte le cheminement vers la lumière d'une famille accablée par les malheurs.

  • L'oiseau vert

    Carlo Gozzi

    La méchante reine Tartagliona, mère du roi Tartaglia, jalouse de sa belle-fille, Ninette, a ordonné à son ministre Pantalon de noyer les jumeaux nouveau-nés de Ninette, Renzo et Barbarina, et elle l'a fait jeter dans un trou à ordures. Fou de douleur, Tartaglia est parti à la guerre. Mais Pantalon n'a pas exécuté l'ordre sanguinaire. Quand la pièce commence, dix-huit ans après, les jumeaux ont grandi, élevés par Truffaldino, charcutier peu scrupuleux, et Sméraldine. Ils sont devenus des philosophes modernes, et, apprenant qu'ils sont des enfants adoptés, ils partent errer à travers le monde. Aidés par le vieux sage Calmon, roi des statues, et par l'Oiseau vert, prince ensorcelé qui protège Ninette et aime Barbarina, ils deviennent riches. Mais l'amour et la vanité les aveuglent. Ils doivent surmonter de terribles épreuves sur le Mont de l'Ogre, avant de pouvoir libérer l'Oiseau-prince, retrouver leurs royaux parents, et aimer selon leur coeur.

  • Ni déviation ni aberration, la trahison est un mode régulier de relation sociale. Elle n'est aussi souvent qu'une question de point de vue : le traître d'ici est le héros de là-bas, et le mensonge peut-être pieux. Il est des cas où elle est recommandable, d'autres où elle est répréhensible. L'auteur passe en revue quelques figures canoniques de la trahison, du lapsus au plagiat, en passant par l'adultère, l'imposture, la traduction et quelques autres, dans une perspective qui allie le traité de morale à l'exploration psychologique et anthropologique, en recourant à de nombreuses illustrations littéraires.

  • Que vais-je pouvoir vous transmettre moi qui me targuais d'être porteur d'un message ? Quelle parole vais-je pouvoir confier à ceux parmi vous - les quelques élus qui seront peut-être appelés à sortir d'ici et rentrer dans leur pays si jamais un peu de lumière réapparaît dans ce ciel de goudron ?...
    "Ce que tu vois, fais-en un livre" est-il écrit dans l'Apocalypse de Jean... Mais si chacun dans la foule peut voir avec la même précision ce que voit le témoin ? Si le symbole se dissout complètement dans la réalité ? Quand tout est devenu littéral, quel témoin peut encore témoigner ? " L'homme qui vient de parler "sort un pistolet et se tire une balle dans la tête"... Un épisode parmi tant d'autres de cette comédie sanglante qui déploie la parabole de la "mondialisation".
    Néo, ou : quand la France de la gastronomie et de la mode, parangon des valeurs occidentales, vient se contempler une dernière fois au miroir brisé du postcommunisme.

  • Pièce située en Irlande du XVIe siècle, Les ruines du temps explore cette zone où le mythe rencontre et transforme la réalité et où la brutalité de la vie est transmuée en espoir par le hasard qui fait se rencontrer un poète, Spenser -, auteur de La Reine des fées et de A View of the State of Ireland, document fondateur de la culture coloniale anglaise - et un comédien de fortune qui deviendra Shakespeare.

  • À la porte d'un célèbre médecin hollandais philosophe autant que savant, arrive de Pologne à cheval un jeune et riche négociant atteint d'une noire hypocondrie, dont les attaques, dit-il, le font mourir à toute heure (un état que l'auteur connaît bien puisqu'il est lui-même soumis régulièrement à ce genre d'épreuve). Le médecin ordonne au malade de profiter des plaisirs de la vie pour tenir son mal à distance.
    Même, il l'héberge et l'invite à rencontrer sa nièce, qu'il aime infiniment et garde auprès de lui sans la marier. On l'a deviné, la jeune fille se prend de sympathie amoureuse pour le jeune patient qui se retrouve fou d'elle, et, le soir venu, un mariage imprévu finit par contenter l'oncle, la nièce et l'étranger hypocondre qui a recouvré la santé.

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