11-13 Editions

  • La faim

    Knut Hamsun

    LA FAIM creuse la nuit des hommes. L'automne au froid piquant des pays du Nord. Un jeune homme erre chaque jour à travers la ville de Christiania, à la recherche de l'inspiration qui lui permettra d'écrire un article. Notre jeune homme est dans la gêne, une gêne sévère car son allure porte les stigmates du manque persistant : mauvaise mise, mauvaise mine.

    Ce sidérant récit de La Faim qui, malgré son style tranchant, ménage au lecteur des moments de tendresse et de surprise amusée tant le héros est plus.naïf que rusé et généreux qu'intéressé. Il tourne dans la ville et fait tourner les coeurs. Alain dans la main avec son double intérieur, il est fort d'une grande vérité sans nom et ne tombe jamais tout à fait. Il lui arrive même de fredonner et l'on pense à Rimbaud écrivant, soudainement inspiré : "Je est un autre"... Lui aussi devait avoir la faim au ventre.

    Knut Hamsun lui-même, fut longtemps aventurier. Pendant plus de dix ans, il voyage à travers la Norvège, les Etats-Unis, la France, la Turquie, la Russie. Rentré d'Amérique, il publie en 1890, La Faim(titre original - SULT) qui rencontre un succès immédiat et l'impose d'emblée. Il obtiendra en 1920 le prix Nobel.

    Le personnage 'hamsunien' restera toujours compliqué, fantasque, perdu, un "vagabond essentiel", un Hobo.

  • Prix Dashiell Hammett Juillet 2017 Madrid est baignée d'une mer noire comme de l'encre. Les professeurs ont tous été renvoyés au profit de prêtres, qui enseignent une seule matière : la religion. Les animaux, préférant abandonner les humains à leur folie, sont partis. Ils sont remplacés par des animaux mécaniques en métal. Igi W. Manchester vit dans la rue parmi les mange-ordures et les non-gouvernables.
    Malgré la misère, les fonctionnaires du Cube ne cessent de dire que tout va bien. Un jour, Igi rejoint un groupe de résistance pour infiltrer le Cube. Il change de nom et gravit les échelons. Mais il finit par oublier qui il est et va jusqu'à tuer ses proches pour prendre la tête du Cube. Il renie tout ce qu'il a été et devient le pire maillon du système qu'il dénonçait. A l'horizon, les bateaux sombrent, une marée noire se répand dans la ville.
    L'action se déroule sur plus de vingt ans.

  • La plaine en flammes

    Juan Rulfo

    Unique recueil de nouvelles du célèbre auteur mexicain Juan Rulfo publié en 1953. Ecrivain-né, qui n'a publié que 2 titres, comme le soulignait son meilleur ami. Il a créé au-delà de ses thèmes universels de l'absurdité humaine, un langage qui n'appartient qu'à lui seul. Ces étonnants récits d'une période trouble du Mexique, font remarquer l'influence de l'auteur sur la littérature sud-américaine, aussi prégnante que la force de la mémoire de son récit.

  • En début d'ouvrage, présentation de l'oeuvre remarquable de Constantin Xénakis, artiste international, accompagné d'un texte de Pierre Restany, célèbre critique d'art, ex-directeur du Palais de Tokyo, un mythe disait de lui Andy Warhol.
    Artistes de renommés et artistes émergents se cotoyent dans cet ouvrage, ou au-delà des 'ostracismes cultures', il propose un regard d'artistes aussi différents dans leur parcours esthétique que générationnel.

  • La Route.
    Jack London a tout juste 18 ans, quand il s'embarque sur 'sa Route' et brûle le dur. Il parcourt plus de 20 000 kms à travers les Etats-Unis sans un sous en poche.
    Il connait la faim, le froid, la rue, l'humiliation, vole, ment, s'enfuit, côtoie la violence des hommes, les jugements expéditifs, découvre la prison... mais c'est aussi de formidables rencontres, une joie de vivre, une générosité, une force naturelle, une envie de liberté, et le langage de l'aventure, que seule la jeunesse est capable de vivre.
    Tout au long de ce récit, il est aussi le témoin de cette Amérique qui traverse sa première grande crise, bien avant celle de 1929. Les vagabonds - 'Hoboes'- se comptent alors par centaine de milliers.
    D'après l'auteur, " le Hobo serait un artiste qui compose spontanément avec les yeux de celui qui lui ouvre la porte à l'instant... ".

    Le Cabaret de la Dernière Chance.
    Le Cabaret de la dernière chance ou " John Barleycorn " - (en français - Jean Grain d'orge). Ce double obsédant, une autobiographie romancée que nous livre Jack London et ses errances éthyliques qui sont autant de retenu et de complicité avec cette voix 'off' qu'est l'alcool.
    Lucide de son état, l'oeil trouble, il voit, et sait de John Barleycorn qu'il proscrit toute moralité, qu'une mauvaise action, impossible à jeun, devient la chose la plus facile du monde... il sait aussi que l'interdiction se dresse comme un mur entre nos désirs immédiats et la moralité depuis longtemps apprise.
    " Toutes mes pensées se trouvaient à l'aise dans ma cervelle. Chacune était tapie à la porte de sa petite cellule ".

  • Parmi les personnalités du monde des arts et lettres du XXe siècle, André Malraux est l'une des trois personnalités les plus photographiées avec Jean Cocteau et Colette.

    André Malraux a été en relation avec de nombreux photographes et a donné lieu à de nombreuses photographies dans des contextes très divers. De très grands photographes ont réalisé des photographies devenues des icônes. Gisèle Freund qui le photographie sur la terrasse de son petit appartement parisien, la mèche au vent, son éternelle cigarette aux lèvres, en fait l'incarnation de ces jeunes intellectuels sur le front de la lutte antifasciste. Ce portrait sera repris par la poste lorsqu'elle éditera un timbre à l'effigie de Malraux. Résistant en canadienne en Alsace, dans les ors de la république comme ministre, jeune dandy poseur saisi par Germaine Krull, père déchiré par la perte de ses enfants, Malraux a mille visages et il est toujours le même, dans une proximité lointaine qu'initie une longue notoriété.

  • Après quatre ans passés à bourlinguer dans le Pacifique Sud, John Wiltshire débarque sur l'île de Falesa avec une seule idée en tête : faire fortune au plus vite, rentrer en Angleterre et ouvrir une auberge où il pourra raconter aux habitués ses aventures polynésiennes en leur servant de la bière. Les affaires s'annoncent juteuses, mais Wiltshire se rend vite compte qu'à Falesa, rien n'est simple pour un honnête trafiquant de copra...
    Robert Louis Stevenson (1850-1894), écrivain prolifique, admiré par des auteurs aussi divers que Proust ou Hemingway, Nabokov ou Borges, aborde ce qui sera sa dernière période littéraire avec Le Bêche de Falesa, un texte au style résolument moderne - présenté ici dans une nouvelle traduction -, mais plus que tout un texte dont la construction narrative et la puissance visuelle posent Stevenson en précurseur du grand roman du XXe siècle.

  • " Entre corps et portraits en absence " Une modèle chinoise sous l'oeil d'un peintre-photographe. Attention les filles " A china girl model art " est un parcours pictural au sens où chaque artiste recèle d'une histoire comme une lame de fond, et se poursuit dans la trame de son oeuvre. L'ouvrage énigmatique est traité en 2 parties, volume 1 et 2. Au travers d'un recueil de photos réalistes, l'artiste explore la 'substance' nue du modèle jusqu'à l'intime non-érotique. L'ouvrage est ponctué de phrases courtes qui invitent à la compréhension des multiples 'expressionnites' de l'artiste. Le graphisme soutenu appui la lecture de ces pages où se mêlent peintures, photos, et textes dans une alchimie d'humeur.
    Ileana Cornea - critique d'art - évoque sa peinture en ces termes : ".La mise à nu comme le corps héroïque, le corps exhibé aux regards, on ne sait plus comment, entre le sacré et le profane, comment la possibilité du corps est-elle possible ? ".

  • Sophia Erotica

    Sophie Sainrapt

    Sophia Erotica, première rétrospective de son travail érotique, s'est tenue à Paris du 3 au 27 juillet 2014. L'exposition a offert au public 15 années d'oeuvres, d'imagination, principalement inspirées de textes et poèmes d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs.
    Sur tous supports, tempera, acrylique, crayon, fusain, bronze, céramique, gravure.
    Elle illustre de son trait jubilatoire les mots qui parlent des femmes, de l'amour, du sexe, dans l'expression d'une jouissance joyeuse toute en sensualité.
    A propos de Georges Bataille, elle dit : « Ce qui me séduit, c'est le délire où il se perd dans la mystique cosmique de ses poèmes. Il est parfois onirique. Le côté mortifère, je ne le prends pas, je suis du côté de la vie. »

  • Les Métiers d'Art en 8 rubriques : Bois, Laque, Décor peint, Verre, Métal, Facture Instrumentale, Textile, Mosaïque. Maîtres d'Art, MOF, Entreprise du patrimoine vivant, Créateur Contemporain. Illustré par plus de 600 iconographies, cet ouvrage propose un panorama des métiers d'art, au savoir-faire traditionnel et contemporain, où l'intelligence de la main est une valeur de transmission des connaissances, de la tradition, du patrimoine et du contemporain.

  • "Calculer son utilité sociale", c'est délibérément vouloir, pour un responsable associatif, se projeter dans l'avenir et, par là même, participer à une démarche exploratoire plus globale, susceptible d'inventer des solutions nouvelles pour l'avenir de notre société.

    Le calcul de l'utilité sociale d'une association n'est ni un audit ni toute autre démarche de contrôle. Il consiste en une production de connaissances tirées de l'expérimentation de terrain de l'association, qu'elle soit petite ou grande. Ce sont ces connaissances mêmes qui font d'elle un véritable laboratoire d'idées.

    Cet ouvrage, avec la présentation de l'ensemble des différentes théories et pratiques à mettre en oeuvre, a donc pour seul objectif d'aider le responsable associatif dans sa démarche. Il s'appuie notamment sur une expérience unique, réalisée par Culture & Promotion et France Médiation, soutenue par le Secrétariat général du Comité interministériel des villes (CIV) sous l'autorité du Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité du gouvernement de François Fillon, Premier ministre.

    La réalisation d'un guide sur "l'utilité sociale de la médiation" permet aujourd'hui encore, de démontrer de façon convaincante la plus-value sociétale de la médiation sur le plan territorial, de réaliser un référentiel métier de médiateur social et de l'ancrer dans la politique de la ville.

    Provoquer un débat novateur sur la place des associations dans notre société : une impérieuse nécessité qui appartient plus que jamais, à tout responsable associatif !

  • Sous la direction de Ariel Carol Novak de la Galerie Kontakthof, présente 50 artistes contemporains.
    Dessin, peinture et sculpture : les matières de l'art renouent avec les thèmes majeurs des Beaux-arts, au travers du prisme de l'art contemporain.
    Des artistes confirmés, mais aussi la nouvelle scène contemporaine française et internationale.
    Kontakthof représente une expérience globale de la culture visuelle. Fondée en 2014 et basée à Paris, la galerie défend des artistes internationaux issus de différents médiums plastiques : ils sont peintres, photographes, dessinateurs, sculpteurs et designers.

  • " BILE NOIRE ET METAMORPHOSE " Premier ouvrage d'un jeune photographe reporter TV, américano-scandinave, issu du monde journalistique et de la mode. Nils Hirvensalo-Dupuy 'clic' et 'déclic' l'oeuvre de Baudelaire, la densité de son texte, les paradoxes qui flottent et les états qui s'enfument.
    Il plonge d'un regard cru et sans compromis dans les mutations que l'oeuvre opère, nos rapports aux choses, à la chose dite, aux êtres 'curieux' où s'imprime la vision de se défaire de sa propre image pour la vivre pleinement, la dramaturgie comique.
    Son traité caresse le trash sans dissimulation, la fameuse 'Bile noire'. L'amusement se compare à des choses où sa propre théâtralité est l'incarnation de ce qui pourrait être demain notre transformation volontaire, une nouvelle réalité, des motivations sourdes, et au fond peut-être l'esbroufe de l'instinct..

  • A deux pas du Panthéon, hors du temps et des modes, tout l'univers de Marie M. s'ouvre en sculptures de bronze, de grès, de porcelaine, mobiles et suspensions, jusqu'aux objets de la table et du quotidien.
    Uniques pour ceux chez qui elles vivront, ses créations sont une rêverie partagée qui se prolongent de la terre au bronze. Quel qu'en soit le vocabulaire, qu'importe les codes, Marie M. projette dans notre espace sa propre réalité angélique.
    Qu'elle évoque le peuplement de la terre qui se rebiffe, le chemin de la mer qui déroute, l'enfance prise dans sa naïveté, ou encore un vol vers la lune, Marie M. fusionne ce qui l'entoure.
    Elle sait aussi qu'en art tout se joue ailleurs.

  • Mais voici que s'est imposée, ces dernières années, une toute nouvelle génération de femmes exerçant un métier d'art : déterminées à pousser toujours plus loin les limites de la créativité, non seulement dans les domaines qu'elles ont contribués à renouveler (broderie, dentelle, travail de la plume, du textile, bijouterie...) mais aussi sur des territoires où elles n'avaient pas encore droit de cité !
    Aujourd'hui, ELLES n'hésitent plus à affronter les matières les plus physiques et variées : verre, métal, terre, pierre... Elles s'imposent, éblouissantes de détermination, de créativité autant que de rigueur.
    Ces femmes d'art ont toute leur place au sein de cette nouvelle génération des "ArtYsans d'art" ouverte sur l'innovation, le travail collaboratif, l'interdisciplinarité.
    Elles créent des objets joyeux, originaux, porteurs de sens qui sont le reflet de leur personnalité et qui embellissent notre quotidien.
    Ce magnifique ouvrage met en lumière ces femmes de talent qui conjuguent excellence, sensibilité et audace pour inventer un nouveau monde.

  • La scène artistique française bouillonne de talents, d'initiatives, de créativité, et il est parfois difficile de se retrouver dans l'offre pléthorique de son actualité !
    Cet ouvrage, consacré à l'année 2015, inaugure la collection 50/52, où chaque année sera l'occasion de découvrir de nouveaux talents ayant une actualité en France.
    50/52 propose un décryptage de l'actualité artistique et offre au lecteur un éclairage sur des artistes prometteurs.
    La sélection met ainsi en avant de jeunes artistes, et d'autres artistes plus confirmés pour certains tout juste sortis des Beaux-Arts, certains déjà en galerie et ayant eu une actualité en 2015, et d'autres artistes plus confirmés.
    Destiné à tous ; néophytes, amateurs d'art, professionnels du secteur, ou encore collectionneurs, cet ouvrage permet aux lecteurs de découvrir le travail de jeunes artistes, grâce à des textes critiques, accompagnés de biographies sélectives et des visuels choisis ; quatre pages leur sont dédiées.

  • De l'une à l'autre des aventures, on aborde la question des oublis et des hasards qui pourtant d'un seul bloc peuvent déporter une existence entière loin d'un rêve approché.

    7 récits, 7 femmes. 7, ce chiffre magique depuis des temps immémoriaux : sept péchés capitaux, sept continents, sept couleurs de l'arc-en-ciel, sept jours de la semaine, sept têtes de la bête de l'apocalypse,... Toutes ces femmes naviguent subjuguées par des émois, des humeurs, des défis lancés à des hommes à qui revient le rôle d'instigateur, d'accompagnateur, de sauveur, de persécuteur, voire de revenant. Malgré tant de plongées dans l'être féminin, on ne sait plus très bien qui de la femme ou de l'homme donne la réplique à l'autre.

    /> Catherine Michoux, la comédienne, a joué avec les mots des autres. Ce jeu de mise en scène de la parole, elle l'a porté plus loin encore, en adaptant et traduisant, à la demande de France Culture, dans le cadre du Festival d'Avignon, la pièce de Lucas B. Suter, "Souvenirs de S.". Le texte de cette pièce, publié aux éditions de l'Arche, constitue le point de jonction entre la comédienne et l'auteure...

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