Editions Du Patrimoine

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • La Sainte-Chapelle est construite par Saint Louis, au milieu du XIIIe siècle, au coeur du palais de la Cité, résidence du souverain et siège de son administration.
    Palatine et reliquaire, la Sainte-Chapelle se compose de la chapelle basse, destinée au personnel du palais, et de la chapelle haute, chapelle royale où étaient conservées les reliques liées à la passion du Christ rachetées par Saint Louis à l'empereur de Constantinople. Son architecture et le culte des reliques qui y était célébré ont influencé toute la création artistique ainsi que la liturgie jusqu'au XVIe siècle. La Sainte-Chapelle est ornée d'un ensemble unique de quinze verrières et d'une grande rose qui forment de véritables murs de lumière. Au milieu du XIXe siècle, la Sainte-Chapelle a bénéficié d'une restauration qui a autant restitué le gothique rayonnant d'origine que créé une vision idéale de l'architecture sacrée médiévale.
    Proposant dans une formule largement illustrée l'histoire du monument et sa visite détaillée, la nouvelle édition de ce guide intègre les derniers acquis de la recherche sur les décors peints et les restaurations spectaculaires des vitraux.

  • Fondée au Xe siècle, l'abbaye de Cluny fut, durant le Moyen Âge, une capitale spirituelle au rayonnement considérable, son rôle de pacificateur du monde féodal contribuant à l'établissement de la culture européenne.

    Elle compta parmi ses abbés de hautes figures dont Pierre le Vénérable. Bien que démolie en large partie à la Révolution, l'abbaye a conservé des vestiges qui révèlent son gigantisme et sa splendeur passée. Entouré d'un bourg monastique, son site abrite de nombreuses constructions médiévales, un ensemble unique en Europe de sculptures romanes ainsi que de riches témoignages des siècles suivants.

  • Qui arrive à Jumièges est saisi par les vestiges de l'immense abbatiale bâtie au creux d'une boucle de la Seine au temps de Guillaume le Conquérant. Symboles du rayonnement de l'un des plus anciens et des plus importants monastères d'Occident, ses tours dominent le village et la campagne environnante. Le parc sert d'écrin à ses ruines grandioses : malgré les destructions, cette architecture exceptionnelle renvoie au passé de l'abbaye marqué par la protection des rois, la grandeur de ses abbés, l'intense activité intellectuelle et artistique de ses moines.

  • Sis au coeur de la Touraine, en ce Val de Loire prisé par tant de rois, Azay-le-Rideau fut bâti sous le règne de François Ier par un riche financier soucieux d'asseoir son récent titre de noblesse. Mais les procès engagés par François Ier pour renflouer les caisses de l'État, déciment la grande bourgeoisie d'affaires et Gilles Berthelot, craignant pour sa vie, abandonne le château inachevé et s'enfuit hors du royaume.

    Petit joyau des prémices de la Renaissance française, doté d'un des escaliers les plus innovants et orné d'une dentelle de pierre ciselée, le château se para au cours des siècles et des générations d'une entrée inspirée par celle de Vaux-le-Vicomte et d'un parc à l'anglaise. Ce n'est pourtant qu'au XIXe siècle, après son achèvement par les marquis de Biencourt dans un style néo-Renaissance qu'il acquiert son image du « château de la Loire » idéal.

  • La cité d'Aigues-Mortes fut créée ex-nihilo au XIIIe siècle sur les marécages de Camargue. Cette fondation fut le fruit de la volonté du roi Louis IX, le futur Saint Louis, de sa vision stratégique et maritime - doter le royaume de France d'un accès à la Méditerranée - comme de sa vision religieuse - respecter la promesse jugée sacrée de reconquérir la Terre sainte. Si les témoignages de l'architecture militaire de l'époque médiévale ne manquent pas en France, la cité d'Aigues-Mortes est remarquable tout à la fois par sa situation géographique au contact de l'eau et de la nature, par son aspect cohérent et magnifique et enfin par l'excellent état de conservation de l'essentiel du site - en particulier, la tour de Constance et les 1 634 mètres de remparts flanqués de 20 tours. Aigues-Mortes, ville de départ des 7e et 8e croisades menées sous l'égide de Saint-Louis en 1248 et en 1270, tient une place toute particulièrement dans l'histoire des guerres saintes.
    Dans cet ouvrage richement illustré, l'auteur propose une approche sensible de la Cité d'Aigues-Mortes à travers son histoire et sa dimension urbaine.

  • Située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l'abbaye du Mont-Saint-Michel a été l'un des plus fabuleux chantiers du Moyen Âge. Cette prouesse de l'architecture monastique s'étage sur trois niveaux principaux autour du rocher en granit du Mont. Les cryptes et la nef romanes, le chour gothique et la Merveille constituent un vaste ensemble religieux et artistique dont la beauté est à la mesure de son importance dans la chrétienté. Au pied de l'abbaye, le village aux maisons à colombages se serre à l'intérieur d'une enceinte fortifiée qui a pour particularité d'être bâtie sur du sable ! Emergeant des eaux de la baie, le Mont-Saint-Michel, par son aspect monumental et pittoresque, compte au nombre des sites les plus extraordinaires du patrimoine mondial.

  • Les tours jumelles de la Conciergerie, en bord de Seine, figurent parmi les tableaux qui véhiculent l'image de Paris à travers le monde. Mais sait-on toujours que le palais de la Cité fut la première résidence parisienne des rois de France. Avant de devenir une prison, qualifiée d'antichambre de la mort pendant la Révolution, la Conciergerie faisait partie en effet, avec la Sainte-Chapelle voisine, du somptueux palais édifié par Philippe le Bel. Outre de splendides salles médiévales, classées parmi les chefs-d'ouvre du XIVe siècle, elle conserve, juxtaposés, les vestiges des grandes époques de son histoire.

  • Aus der Jungsteinzeit stammen. Noch immer geben sie viele Rôtsel ouf, über zwei Dinge allerdings sind sich die Archôologen einig: Diese Monolithen zeugen von einer Umwôlzung der religiôsen Brduche und von dem Willen des prôhistorischen Menschen, in seinem Lebensraum von weitem sichtbare, markante Zeichen zu setzen.
    Sowohl das Ausmal der Anlage als auch die Zahl der Monolithen machen die Alignements von Carnac einzigartig: Sie erstrecken sich über mehr als 4 Kilometer und umfassen - trotz aller Zerstorungen - noch heute knapp 3000 Menhire. Hinzu kommen zahlreiche Dolmen und Tumuli (pràhistorische Grabmale). Merkwürdiger Weise weckten die Steinriesen erst zu Beginn des 19. Jahrhunderts ein Interesse, das über die rein wissenschaftliche Neugier hinausging.
    So war Victor Hugo 1834 von der "überwültigenden Wirkung" der Menhire von Carnac beeindruckt und Eugène Sue schwôrmte von ?gigantischen Pfeilern eines Tempels mit dem Himmel als Gewôlbe". Etwas spôter losten sie bei Guy de Maupassant eine bemerkenswerte Reaktion aus: ?Wenn man sie lange betrachtet, kommt es einem vor, als bewegten sie sich, als schwankten sie, als würden sie lebendig."

  • L'ABBAYE DE CLUNY par Frédéric Sartiaux * Un format pratique, un texte
    historique concis et un ensemble d'images largement commentées pour une
    approche attractive du monument à un prix raisonnable. * L'essentiel accessible
    à tous sur un chef d'oeuvre de l'art roman. Fondée en 910, l'abbaye de Cluny
    (Saône-et-Loire) devient au xiie siècle une capitale monastique et spirituelle
    au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. À partir de la seconde
    moitié du xie siècle, l'abbaye de Cluny connaît son apogée : le prestige et la
    puissance de l'institution s'accroissent ; nombre des bâtiments conventuels
    sont agrandis et est entreprise l'édification d'une nouvelle église abbatiale,
    dite « Cluny III » ou maior ecclesia, qui sera la plus grande église de la
    chrétienté pendant cinq siècles. Aujourd'hui, les vestiges de l'abbaye révèlent
    la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. L'auteur dépeint avec
    rigueur la grandeur, l'ascension puis la démolition de Cluny. L'abbatiat
    primordial d'Hugues de Semur, les fastes de la liturgie clunisienne, la
    renaissance et la redécouverte de l'abbaye grâce aux travaux de K. J. Conant
    dans la première moitié du xxe siècle, et, les restitutions en 3D réalisées ces
    10 dernières années sont abordés avec précision dans les riches annexes de
    l'ouvrage. Frédéric Sartiaux est historien de l'architecture et journaliste du
    patrimoine, membre de l'AJP (Association des journalistes du patrimoine). Il
    est rédacteur en chef du magazine En Bourgogne.

  • Ce château se niche au fond d'une combe boisée de l'Auxois, non loin de Montbard, Fontenay et Alise-Sainte-Reine. D'un château médiéval, les Rochefort ont fait une demeure marquée par la première Renaissance française. Les Rabutin, acquéreurs du domaine de Bussy en 1602, achèvent la reconstruction du corps de logis en 1649. Roger, comte de Bussy (1618-1693) et cousin de la marquise de Sévigné, hérite d'un château où toute la décoration reste à faire. Exilé par le roi, ce libertin orne son château d'une multitude de portraits des grandes figures de la cour de Louis XIV, accompagnés d'inscriptions et de devises ambivalentes qui disent sa nostalgie d'un exilé tenu éloigné de l'astre royal. Cette collection, unique en France, est le clou de la visite du château.

  • Le Mont-Saint-Michel se dresse au milieu d'une baie ouverte sur la Manche envahie par les marées les plus puissantes d'Europe. Ce joyau du Moyen Age, constitué d'un vaste ensemble monastique surplombant un village ceint de remparts, fut, tout comme Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle, l'un des plus importants lieux de pèlerinage de l'Occident médiéval. Plus de mille ans après l'émergence de ce foyer spirituel, la vocation religieuse de l'abbaye demeure, comme l'attestent la présence de Frères et Soeurs des Fraternités monastiques de Jérusalem et la pérennité des pèlerinages. L'auteur convie à la découverte de l'histoire et de l'architecture du Mont-Saint-Michel, sans négliger le problème de l'ensablement du Mont dont la résolution sera un réel défi pour les générations futures.

  • A la frontière de la garrigue languedocienne et des rivages méditerranéens, la colline d'Ensérune présente des conditions propices à un établissement humain : un site salubre dominant des terres marécageuses, une position stratégique pour bénéficier de l'essor commercial qui animait toute la région. Tombé dans l'oubli après la conquête romaine, le site a été redécouvert en 1860. Fouillé depuis 1915, protégé au titre des monuments historiques depuis 1928, il offre un point de vue remarquable sur l'étang de Montady au nord et le canal du Midi au sud. Son musée présente l'une des plus belles collections de vases attiques du midi de la France et la première collection languedocienne d'armes et de parures gauloises.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

  • Fondée en 1114, l'abbaye de Pontigny, en Bourgogne, fut la 2e " fille " de Cîteaux. Elle fonda à son tour 19 abbayes " filles " et servit successivement de refuge à trois archevêques de Cantorbéry dont le célèbre Thomas Becket. Son architecture, conforme à la simplicité cistercienne, surprend par sa longueur et sa hauteur. Son église longue de 120 m se distingue par l'adoption très précoce des innovations du gothique naissant et son choeur entouré d'un déambulatoire ouvrant sur des chapelles rayonnantes. L'abbaye connut une intense période de renouvellement spirituel à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle dont témoignent la tribune d'orgues, les stalles, la châsse baroque de saint Edme et le cloître. En 1906, Paul Desjardins acheta l'abbaye et anima les Décades de Pontigny, réunions d'intellectuels tels André Gide, Raymond Aron, Clara Malraux ou François Mauriac. Abondamment illustré et d'un format commode, ce guide de visite propose de découvrir de manière agréable l'histoire générale de l'abbaye suivie de sa visite détaillée.

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