olivier rey
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La raréfaction des enfants - au point que, dans les pays développés, le taux de natalité se situe désormais largement en dessous de ce qui serait nécessaire au renouvellement des générations - a des causes trop nombreuses et profondes pour que des mesures cosmétiques soient à même d'y remédier. Cela étant, aux raisons sérieuses qu'il y a de ne pas engendrer, peuvent être opposées des raisons au moins aussi sérieuses de le faire. Il ne s'agit pas de réfuter les éléments très réels qui s'opposent à l'engendrement (prétendre réfuter la réalité est une entreprise vaine), il s'agit de relativiser leur portée en considérant, en regard, ce qui le recommande.
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«Quand on ne peut plus donner sa vie, il ne reste plus qu'à la conserver.»Olivier ReyEn tant qu'il commande un respect absolu, le sacré se trouvait an-ciennement placé au-dessus de la vie. C'est pourquoi il pouvait, le cas échéant, réclamer le sacrifice de celle-ci. Comment la vie nue en est-elle venue à prendre elle-même la place du sacré ? Au point que sa conservation, comme l'a montré la crise engendrée en 2020 par l'épidémie de coronavirus, semble bien être devenue le fondement ultime de la légitimité de nos gouvernements. Que cela apprend-il du rapport des populations à la politique, au pouvoir ? À quelles servitudes nous disposons-nous, si nous accordons à la «vie» la position suprême ?
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Plus le monde menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes. Tel est le rôle du transhumanisme, qui prétend nous « augmenter », nous doter de capacités faramineuses. Ces promesses sont autant de leurres, destinées à nous faire accepter l'artificialisation croissante de nos vies.Se détourner ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce, et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui, dans nos façons de vivre et nos modes de pensée, nous rend si vulnérables à ses illusions.
Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'IHPST, et enseigne la philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié deux romans, dont Après la chute (2014), et plusieurs essais, dont Itinéraire de l'égarement (2003), Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit (2014), Une question de taille (2014), Quand le monde s'est fait nombre (2018). Leurre et malheur du transhumanisme a reçu le prix Jacques Ellul 2019. -
La plupart des crises contemporaines (politiques, économiques, écologiques, culturelles) tiennent au dédain affiché par la modernité pour les questions de taille. Pourtant, la taille n'est pas un paramètre que l'on pourrait fixer à volonté : elle détermine ce qui est viable et ce qui ne l'est pas.Nous mesurons tout aujourd'hui, des volumes de transactions à la bourse aux taux de cholestérol, de la densité de l'air en particules fines au moral des ménages. Mais plus nos sociétés se livrent à cette frénésie de mesures, moins elles se révèlent aptes à respecter la mesure, au sens de juste mesure. Comme si les mesures n'étaient pas là pour nous aider à garder la mesure mais, au contraire, pour propager la folie des grandeurs.Ce livre s'attache à décrire et comprendre par quelles voies, au cours des derniers siècles, nous avons perdu la mesure. Et aussi ce sur quoi nous pourrions nous fonder pour la retrouver, afin de mener une vie authentiquement humaine.
Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Il a enseigné les mathématiques à l'École polytechnique et enseigne aujourd'hui la philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié chez le même éditeur : Leurre et malheur du transhumanisme et Quand le monde s'est fait nombre. -
D'où vient donc cette manie de tout quantifier, de sans cesse parler de nombres et de statistiques au point de les substituer à la réalité ?
La faute à la science, diront certains... et pourtant, c'est d'abord comme instrument de mesure de la population et de la production qu'est apparue la statistique. De là à en faire un principe de gouvernement...
La statistique est aujourd'hui un fait social total :
Elle règne sur la société, régente les institutions et domine la politique. Un vêtement de courbes, d'indices, de graphiques, de taux recouvre l'ensemble de la vie. L'éducation disparaît derrière les enquêtes PISA, l'université derrière le classement de Shanghai, les chômeurs derrière la courbe du chômage...
La statistique devait refléter l'état du monde, le monde est devenu un reflet de la statistique.
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La prolifération des images dans notre société vue à travers le prisme du christianisme.
La prolifération des images a pris des proportions si extravagantes que le monde est devenu, pour ainsi dire, un mur d'images qui capte notre regard et l'obnubile. Ce règne des images, qui a pour corollaire le désintérêt à l'égard du monde tel qu'il nous est donné, est aux antipodes de l'enseignement biblique. Le déluge d'images qui s'abat aujourd'hui sur nous n'a plus rien de chrétien. Pourtant, pareil déluge n'aurait pu advenir sans le statut accordé par le christianisme à l'image. Conjoncture étrange, dont seule une enquête généalogique est à même de révéler les tenants et les aboutissants. Le propos de cet ouvrage est, en mettant au jour certains fils enterrés, de comprendre comment a pu s'effectuer - de la Sainte Face aux selfies - le passage entre l'image chrétienne et le raz-de-marée imagier contemporain.
" Un itinéraire passionnant. "
La Croix -
Qui ignore ce qu'est l'eau ? Chacun a une connaissance intime et immédiate de cet élément frais, liquide, miroitant et irrésistiblement attiré vers le bas. Comment en sommes-nous arrivés, dès lors, à laisser cet élément premier, si présent dans notre expérience de tous les jours, si prégnant dans notre imaginaire, si riche de symbolique, être défini par la laconique formule chimique H2O ? Que perdons-nous dans cette opération ?
La science moderne s'est édifiée en répudiant les sensations, les impressions immédiates, au profit de la raison et des mesures : notre rapport au monde en a été bouleversé. Précisé à bien des égards, appauvri à d'autres. À présent qu'une chose aussi simple que l'eau devient une affaire d'analyse chimique et une ressource à gérer, on peut se demander : la science a tenu sa promesse de dévoiler le monde dans sa vérité ? Nous en a-t-elle rapproché, ou éloigné ?
Dans cet essai brillant et sensible, Olivier Rey s'attache à retrouver ce que, chemin faisant, nous avons perdu de l'eau. De Léonard de Vinci à Bachelard et Ponge, en passant par Courbet, il remonte son cours, afin de rendre à l'eau sa dignité, et nous faire éprouver, grâce à elle, ce qui ne se laisse pas mettre en formule : la poignante volupté d'être au monde.
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Itinéraire de l'égarement ; du rôle de la science dans l'absurdité contemporaine
Olivier Rey
- Le Seuil
- 26 Septembre 2003
- 9782020605373
L'idéal moderne de liberté, l'affranchissement de la tradition pour mener sa vie propre et pour être soi-même; comment cela a-t-il pu déchoir en liberté de choisir le lieu de ses prochaines vacances?
Les questions de fond - la vie telle qu'on aimerait vraiment la vivre, le sens d'une existence humaine - disparaissent de l'horizon.
Comment en sommes-nous arrivés à cette insignifiance? Comment avons-nous pu à ce point nous fourvoyer? La chose paraît si incompréhensible qu'elle nous invite à parcourir à nouveau le chemin, comme lorsqu'on a perdu ses clés et qu'on repasse dans sa tête faits et gestes pour se souvenir où on les a posées. Alors on se heurte à ce fait massif: la science moderne a peu à peu capté l'essentiel des forces spirituelles et matérielles de la culture occidentale. Mais pourquoi l'Europe s'est-elle lancée à corps perdu dans l'aventure scientifique, du temps où la science ne servait pratiquement à rien? Pourquoi Pascal, plein d'éloignement pour la science après sa conversion, reprit sous l'empire d'une rage de dents l'étude de la cycloïde? Pourquoi Rousseau, à Venise, fit fiasco auprès de la prostituée Julietta au téton manquant, et pourquoi celle-ci lui conseilla de faire des mathématiques?
Pour quelle raison, aujourd'hui, certains biologistes tiennent si fort à ce que l'homme soit une simple machine à survie pour ses gènes, ou une machine neuronale. Quels sont les rapports ambigus entre l'individu autonome, libre, et la pensée objectivante qui nie son autonomie et sa liberté? Que demande-t-on ultimement à la science?
C'est de telles questions que ce livre, en suivant pas à pas l'itinéraire de l'égarement, cherche à répondre. -
Inclure le handicap, recomposer l'école ?
Laurence Bossy, Isabelle Ville, Elie Vignal, Rachel Gasparini, Salomé Prudot, Véronique Montangerand
- Ens Lyon
- 24 Août 2018
- 9791036200540
La loi du 11 février 2005, qui consacre le passage de « l'intégration » à « l'inclusion » des personnes en situation de handicap en compensant les obstacles à l'autonomie et à la réussite que crée un environnement inadéquat, est devenue emblématique dans le champ scolaire. Dans le cas français, le nombre d'élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire a connu une progression de près de 80% depuis 2006. À la question des conditions d'accessibilité au droit, qui semble aujourd'hui largement résolue, a succédé celle des limites de « l'inclusivisme »: l'école (et notamment l'enseignement secondaire) peut-elle s'adapter à tout type de déficience? Jusqu'où le cadre institutionnel, et les professionnels qui le font « tenir » au quotidien, peut-il s'adapter aux exigences de la différenciation pédagogique que nécessitent ces élèves? Faut-il dès lors inventer de nouveaux métiers d'accompagnement des parcours au risque de multiplier des interventions fragmentées, ou enrichir le curriculum de formation de manière à mieux outiller les enseignants, en courant ainsi le risque d'un traitement segment des publics scolaires? Par ailleurs, on peut se demander du côté des élèves et de leurs familles, quel type d'expériences scolaires le handicap peut susciter. Une fois de plus, le fonctionnement à la fois public et intime de l'institution scolaire ouvre de nouvelles pistes et catégories d'analyse pour penser notre société à l'épreuve (civique) de la diversité et de l'altérité.
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Surpoids et obesite chez les enfants et les adolescents - caracteristiques, contraintes et benefices
Collectif, Olivier Rey, Christophe Maïano
- PU DE QUEBEC
- Sante
- 11 Août 2022
- 9782760556485
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et aux acteurs des milieux de la formation et de l'enseignement de l'éducation physique et du sport, des sciences de l'activité physique et de la rééducation (éducateurs physiques, enseignants, éducateurs sportifs, kinésiologues, physiothérapeutes, etc.) qui sont ou seront amenés dans le cadre de leur pratique à travailler avec des jeunes en situation de surpoids et d'obésité. Ce livre rassemble une dizaine de spécialistes du Québec et de la France et comprend six chapitres. Les quatre premiers réalisent un état des lieux des connaissances actuelles sur la condition physique et le profil métabolique, le concept de soi physique, les capacités ostéoarticulaires, neuromusculaires, et fonctionnelles de même que sur l'évaluation de la condition physique et sa prise en charge par l'activité physique. Les deux derniers proposent un éclairage transculturel et francophone sur les problématiques d'intimidation en lien avec le poids à l'école et en éducation physique ainsi que sur les interventions en activités physiques adaptées à privilégier auprès des jeunes en situation de surpoids et d'obésité.
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Alix, jeune doctorante en histoire médiévale, se heurte jour après jour au règne des chiffres, de la performance et de la quantité sur le monde. La jeune femme choisit l'exil volontaire pour donner un sens nouveau à son existence. Une quête de réalité et de salut, peinte avec ironie, qui passe par la nécessité de la littérature et de la poésie.
Olivier Rey est chargé de recherche au CNRS. Il est notamment l'auteur d'Une question de taille, paru chez Stock en 2014 et de Quand le monde s'est fait nombre, paru en 2016 chez le même éditeur. -
À Quoi sert la comparaison internationale en éducation ?
Xavier Pons, Marianne Woolven, Caroline Brottet-Aiello, Valérie Lincot
- Ens Lyon
- 11 Mai 2017
- 9782847888997
La publication des résultats de l'édition PISA en décembre 2016 a donné lieu à un certain bruit médiatique. On constate depuis quelques années un écho croissant des enquêtes internationales, qui donnent l'occasion d'étalonner les résultats ou les performances des systèmes éducatifs, pour le meilleur comme pour le pire. Quelle est l'utilité réelle de ces comparaisons internationales ? Comment sont-elles reçues et utilisées ? Suffit-il de rassembler des données de plusieurs pays pour comprendre ce qui s'y passe vraiment ?
Par ailleurs, la comparaison internationale ne se réduit pas aux grandes enquêtes de l'OCDE. Qu'il s'agisse de travaux de recherche ou d'échanges internationaux, on constate souvent que se déplacer en dehors de son système éducatif génère des effets puissants.
En dénaturalisant des façons de voir ou des façons de faire fortement ancrées dans une tradition ou une routine nationale, ces comparaisons amènent à considérer « notre » éducation sous un jour nouveau.
Comme à l'occasion de chaque Entretien, des chercheurs et des praticiens confrontent leurs visions dans l'objectif de favoriser les interactions entre recherches universitaires et pratiques professionnelles. -
Éducation et territoire : inégalités ou diversité ?
Ariane Azéma, Dominique Coursodon, Pierre Champollion, Christine Lauer, Magali Hardouin, Leila Frouillou
- Ens Lyon
- 19 Novembre 2020
- 9791036202582
Il a été longtemps été considéré que l'échelle nationale était la seule compatible avec les objectifs d'égalité du système éducatif en France. Cette « indifférence » de l'école à ses territoires a été remise en cause depuis quarante ans.
Les recherches sociologiques ont d'une part montré que l'uniformité nationale formelle pouvait s'accommoder de larges inégalités réelles de traitement des élèves. La décentralisation et les politiques d'éducation prioritaires initiées dans les années 1980 ont d'autre part amendé le pilotage strictement national de l'éducation.
Ce débat est toujours d'actualité, comme le montrent par exemple le lancement de « Cités éducatives » dans l'enseignement scolaire ou la différenciation des métropoles universitaires par les « politiques d'excellence ». Faut-il approfondir la diversité territoriale ou maintenir en priorité le cadre national? Les tensions sont toujours présentes dès qu'il s'agit d'imaginer des décisions éducatives qui prennent autant leur source au niveau local qu'au niveau national.
Pour dresser un bilan des savoirs sur ces questions cet ouvrage rassemble des chercheurs spécialistes de la relation entre l'éducation et ses territoires, de l'école rurale à l'université, ainsi que des responsables éducatifs, au niveau national et local, qui se sont particulièrement investis dans la dimension territoriale de l'éducation. -
Dossiers EPS n.89 : l'élève lycéen en EPS : approfondir son expérience dans 23 APSA
Collectif, Maxime Travert, Nicolas Mascret, Olivier Rey
- Eps
- Dossiers Eps
- 10 Novembre 2020
- 9782867135941
Dans la lignée des Dossier EPS n°78 (l'élève débutant) et Dossier EPS n°81 (l'élève débrouillé),ce nouvel ouvrage coordonné par Maxime Travert, Nicolas Mascret et Olivier Rey traite cette fois-ci de l'enseignement de l'EPS au lycée.
En fin d'études secondaires, l'enseignant d'EPS est fréquemment confronté à des élèves ayant vécu une ou plusieurs séquences d'apprentissage dans les différents activités physiques sportives et artistiques (APSA).
Dès lors comment envisager cette rencontre singulière ? Comment fixer des objectifs réalistes ? Quelles situations mettre en place pour faire progresser les élèves ? Comment apprécier leurs progrès ?
Et comment envisager l'épreuve du baccalauréat ? Les réponses à ces questions sont déclinées à travers 23 APSA parmi les plus enseignées au lycée, en mettant en avant la construction de « choix éclairés ».
Un cadre identique est proposé pour chaque APSA :
. Un bilan des acquis du cycle 4 du collège.
. Une situation initiale permettant d'observer les élèves et d'identifier des profils types.
. Les apprentissages prioritaires pour atteindre les attendus de fin de lycée.
. Les obstacles à surmonter et les ressources sollicitées pour s'approprier ces compétences.
. Des contenus d'enseignement réalistes et adaptés.
. Des situations d'apprentissage permettant aux élèves de se transformer.
. Des indicateurs de progrès et de fin d'étape.
. Un outil d'évaluation en relation avec l'épreuve d'EPS du baccalauréat.
. Des repères pour apprendre à s'entraîner. -
Le testament de Melville ; penser le bien et le mal avec "Billy Budd"
Olivier Rey
- Gallimard
- Bibliothèque Des Idées
- 15 Septembre 2011
- 9782070134908
Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié.
Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C'est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l'expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s'aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d'inédits et, d'une boîte en fer-blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd.
Malgré une taille limitée, celle d'une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l'un des textes les plus étudiés et les plus commentés de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents.
Qu'est-ce que le mal ? Par quelles voies se répand-il ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d'un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre? Autant de questions que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu'elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions qui n'en demeurent pas moins essentielles et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, de traiter sans fausseté.
C'est dans cet esprit que le présent ouvrage se met à l'école de Billy Budd. Il saisit l'occasion qui nous est donnée, en explorant l'oeuvre ultime de Melville, de renouer avec des interrogations dont nous ne pouvons nous passer. -
Être étudiant en france avant et pendant la crise sanitaire : enquête conditions de vie 2020
Collectif
- Documentation Française
- Études Et Recherches
- 14 Mars 2023
- 9782111576704
Les résultats présentés dans cet ouvrage s'appuient sur la neuvième enquête nationale, «Conditions de vie» qui a été réalisée en 2020 auprès de 60 000 étudiants et sur l'enquête «La vie d'étudiant confiné», réalisée en juin 2020 auprès de 6300 étudiants. Cette dernière donne des informations sur ce que les épisodes de confinement peuvent changer aux modes de vie et d'étude. Ces transformations des manières d'étudier (et l'isolement associé) ont suscité de nouvelles interrogations quant aux incidences de la pandémie sur les modes de vie des étudiants. Les réponses des étudiants renseignent sur les grandes tendances de leurs conditions de vie et sur certaines thématiques nouvellement introduites dans l'enquête (telles que les violences sexuelles dans l'enseignement supérieur, le racisme et les discriminations, l'utilisation du numérique dans l'accès à l'emploi, ou encore l'usage des bibliothèques).
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Dossiers EPS n.85 : l'engagement de l'élève en EPS : d'une approche pluridisciplinaire aux perspectives professionnelles
Collectif, Maxime Travert, Olivier Rey
- Eps
- Dossiers Eps
- 1 Septembre 2017
- 9782867135606
Les constats sont unanimes : les élèves ont du mal à s'engager dans les activités proposées en EPS, à maintenir un niveau d'investissement suffisant et à atteindre les transformations visées. Or, comme l'affirme François Dubet dans sa préface, « sans engagement du sujet, il n'y a tout simplement pas d'apprentissage ». L'engagement de l'élève est au coeur des problématiques d'enseignement, et plus encore en EPS où les corps sont mobilisés dans leur globalité.
Parce qu'il relève d'un processus complexe, l'engagement est un concept pluriel, nécessitant des éclairages multiples. C'est la raison pour laquelle 38 spécialistes issus de différents champs scientifiques ont été sollicités pour interroger l'engagement en EPS selon trois axes : l'élève et ses possibilités corporelles, l'élève et ses disponibilités pour apprendre, l'élève et son environnement éducatif. Centré sur une thématique originale, chaque chapitre propose des éléments de définitions, un état des lieux des connaissances et des perspectives professionnelles.
Qu'il s'agisse d'effort réel et perçu, des déterminants neuro-biomécaniques, de surpoids et d'obésité, des perceptions de soi, du partage social des émotions, de la nature du risque, des rapports aux cultures sportives ou encore de l'usage du vidéo-feedback, cet ouvrage présente une synthèse inédite des recherches menées en STAPS et de leur exploitation possible dans la leçon d'EPS. Il s'adresse plus particulièrement aux formateurs, aux enseignants d'EPS et aux étudiants en passe de le devenir. Tous y trouveront des connaissances actualisées et des pistes d'intervention concrètes au service de la réussite de tous. -
Mon livre des expériences 30 idées faciles à réaliser
Simon Anheim, Sophie Fauvette, Sophie Fleury, Jean-Baptiste Gouyon, Catherine Pagan, Olivier Rey
- Tana Éditions
- 16 Septembre 2004
- 9782845672215
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Une folle solitude ; le fantasme de l'homme auto-construit
Rey Olivier
- Le Seuil
- 24 Août 2006
- 9782020863803
Tout au long du XXe siècle, les enfants, dans leurs poussettes, ont fait face à l'adulte qui les promenait. Jusqu'aux années 70, où un retournement massif est intervenu : brusquement, on s'est mis à orienter les enfants vers l'avant. Pourquoi cette inversion ? La question, sous ses apparences anodines, nous entraîne dans une enquête inattendue et passionnante au coeur du monde contemporain. La démocratie et la science, nos références cardinales, ont contribué conjointement au retournement : l'une et l'autre privilégiant un sujet libéré du poids du passé, des entraves traditionnelles, un sujet regardant d'emblée vers l'avant et auto-construit. Sommes-nous pour autant devenus des surhommes qui tirent leur être d'eux-mêmes et élaborent de façon autonome leurs valeurs ? Ou bien sommes-nous restés des hommes qui, à récuser toutes les autorités, risquent de s'abandonner aux déterminismes aveugles et aux fantasmes régressifs que, vaille que vaille, les civilisations s'efforçaient d'apprivoiser ? Pour Olivier Rey, les récits inventés depuis un demi-siècle par la science-fiction sont moins fantaisistes qu'on ne le pense : ils nous instruisent sur un réel qui, sous des dehors rationnels, est plus que jamais gouverné par l'inconscient. Ses analyses éclairent les orientations actuelles de la biologie qui, s'emparant de la reproduction humaine, a entrepris de matérialiser des théories infantiles, de nous affranchir des chaînes généalogiques et de l'obscurité de l'origine sexuelle. L'examen des doctrines éducatives en usage, promouvant un enfant délivré de la tutelle des adultes, constructeur de ses savoirs et de lui-même, nous permet de mesurer à quel point l'utopie de l'auto-fondation a pénétré notre monde.
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Guide pratique des placements collectifs immobiliers
Olivier Klunge, Gabriel Rey
- Schulthess
- 14 Janvier 2020
- 9783725587261
Les placements collectifs immobiliers offrent à l'investisseur une diversification et une liquidité plus grande que l'investissement direct dans la pierre. Depuis 20 ans, le nombre et les stratégies de ces véhicules se sont fortement enrichis. Fondé sur le programme du cours Immocapital, créé par COPTIS Association suisse des professionnels en titrisation immobilière, ce Guide pratique présente de manière concise et didactique l'univers des placements collectifs immobiliers. Il est rédigé par des praticiens. L'organisation, les règles légales, fiscales et réglementaires, ainsi que les aspects pratiques de la gestion des véhicules de la LPCC (fonds immobiliers, SICAV, SCPC) sont exposées, avec un survol des autres formes de placements immobiliers indirects distribués en Suisse.
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Authentiques exploits et cruelles désillusions
Olivier Douzou, Frederic Rey
- Rouergue
- Touzazimute
- 12 Septembre 1999
- 9782841561193
Exploits imaginaires pour des hommages à des aventuriers factices sous la forme de questions pour des champions.
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Culture d'entreprise : un actif stratégique ; efficacité et performance collective
Olivier Devillard, Dominique Rey
- Dunod
- Strategies Et Management
- 15 Octobre 2008
- 9782100514519
La culture d'entreprise représente la partie immatérielle du capital de l'entreprise. c'est elle qui donne valeur à l'entreprise au-delà des actifs et des technologies. de nombreuses entreprises ont compris qu'elle peut être utilisée comme facteur de mobilisation, levier de performance, outil de différenciation. bien maîtrisée, elle participe alors activement à la conduite du changement, à la stratégie et à la réussite de l'entreprise. cet ouvrage permet de répondre aux questions suivantes : comment tirer parti des caractéristiques culturelles de l'entreprise ; quels sont les avantages et inconvénients d'une culture «forte» ; comment réussir une évolution de culture .
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Avec Olivier Douzou, redécouvrons avec plaisir et nostalgie, les affiches publicitaires, celles que l'on appellait autrefois Réclames.