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  • Quel était le degré réel de participation des citoyens ?
    Quelle était l'emprise réelle de l'aristocratie sur le jeu politique ?
    Quelle était l'influence réelle de la culture grecque sur l'idéologie politique romaine ?
    Pour la période haute (Ve-IIIe s.), le livre fait le bilan des recherches sur cette période peu et mal traitée dans les manuels récents.
    Pour la période basse (IIe-Ier s.), le livre prend en compte les débats anglo-allemands sur la nature démocratique du régime. Cette période est toujours traitée dans les manuels français mais sans rendre compte des renouvellements actuels opérés à l'étranger.

  • La construction de l'Europe est une expérience unique dans l'espace mondial. C'est en effet la première fois, dans les relations internationales, que des gouvernements de nations indépendantes - qui plus est : démocratiques ! - décident de mutualiser une partie de leur souveraineté au profit d'une association fondée sur la volonté politique.
    L'ouvrage se propose ainsi de dégager la construction européenne de la représentation, construite à dessein, d'une Europe asexuée, transcendante et auto-générée. La construction européenne, ce n'est pas cela, et ça ne l'a jamais été. La construction de l'Europe s'est faite dans le tapage, sinon la discorde. Les intérêts et les circonstances y jouent un rôle parfois prépondérant. La tactique politique et l'instrumentalisation aussi. L'histoire de la construction de l'Europe déconstruit le mythe du roman communautaire européen ; elle rétablit le poids des facteurs politiques, sociaux et économiques.
    Sylvain Kahn, professeur agrégé à Sciences Po, est titulaire du cours magistral d'Histoire de l'intégration européenne (HIE) en Master affaires européennes de Sciences Po, et chercheur au Centre d'histoire de Sciences Po. Il est également producteur de l'émission Planète terre sur France Culture. Il a notamment co-dirigé le Dictionnaire critique de l'Union européenne (A.Colin, 2008).

  • Le régime impérial est issu des guerres civiles qui affectèrent les institutions de la République romaine tout au long du Ier siècle av. J.-C. Toute l'habileté d'Octavien, héritier de César, consista à se présenter comme le restaurateur de la République tout en instaurant un pouvoir personnel. Mais ce subterfuge l'empêcha d'établir une règle de succession ouvertement héréditaire et constitua ainsi un facteur d'instabilité pour l'Empire romain. Grâce aux mariages et aux adoptions, de véritables dynasties purent néanmoins se constituer. Les empereurs se dotèrent progressivement des moyens d'administrer et de gouverner un territoire aussi étendu plus efficaces qu'à l'époque républicaine. Pour la gestion des affaires locales, le pouvoir impérial n'en devait pas moins s'appuyer sur les différentes communautés d'habitants de l'Empire, qu'il s'efforça d'organiser selon le modèle gréco-romain de la cité. Les premières vagues d'invasions qui affectèrent le monde romain au IIIe siècle provoquèrent une série d'usurpations et de dissidences. Toutefois, le pouvoir impérial en sortit plutôt renforcé et s'appuya alors sur le christianisme après l'avoir combattu. Après le partage de l'Empire entre les deux héritiers de Théodose Ier, en 395, la partie occidentale ne put résister aux nouvelles invasions de la fin du IVe et du Ve siècle qui la privèrent de ses provinces les plus prospères, devenues des royaumes barbares.
    Ancien élève de l'ENS de Fontenay/Saint-Cloud, agrégé d'Histoire et ancien membre de l'École française de Rome, Pierre Cosme est l'auteur d'une thèse, soutenue en 1995, sur les usages de l'écrit dans l'armée romaine. Il a été maître de conférences dans les Universités de Poitiers et de Paris I, ainsi qu'à l'IUFM de Paris.

  • Comment définir, par une démarche attentive aux mots et aux faits, les principales dynamiques à l'oeuvre dans l'invention de " l'Ancien Régime " et la naissance de la France contemporaine ?
    De l'Assemblée constituante (1789-1791) aux Cent-Jours (1815), par quelles recompositions successives la France a-t-elle été révolutionnée ?
    Quels sont les principaux décalages entre la diversité des révolutions vécues par les contemporains et les récits des historiens d'hier et d'aujourd'hui ?
    En croisant les regards des hommes du tournant des XVIIIe et XIXe siècles et des historiens d'hier et d'aujourd'hui, ce livre invite à la découverte d'une période riche d'événements fondateurs. Dans une perspective profondément renouvelée par des travaux en partie nourris de questionnements issus de regards d'historiens étrangers, il opère la synthèse entre les acquis consolidés de la recherche et les apports récents, sans éluder les débats clos ou toujours ouverts sur la période. L'ouvrage tente ainsi de restituer les dynamiques et les transformations des années 1787-1815 dans l'épaisseur de l'historiographie, avec des renvois fréquents aux ouvrages et articles qui permettent d'approfondir les points abordés.
    Hervé Leuwers, professeur d'histoire moderne à l'Université Lille 3, a notamment publié Un juriste en politique : Merlin de Douai, 1754-1838 (APU, 1996) et L'invention du barreau français, 1660-1830. La construction nationale d'un groupe professionnel (EHESS, 2006).

  • Une révolte, une révolution sont-elles forcément démocratiques et progressistes ? Comment se conjuguent dans les protestations violentes les causes économiques, sociales, politiques et religieuses ? Né dans l'imitation de la Révolution américaine puis de la Révolution française, que recouvre en Europe le terme de " patriote " ? L'ouvrage offre une connaissance des ferments des démocraties et des identités nationales européennes. Il réfléchit à l'émergence des notions de souveraineté nationale et de libertés individuelles, à l'influence des révolutions américaine et française sur le désir d'indépendance manifesté dans les Provinces-Unies, la future Belgique, l'Irlande. Il montre aussi la diversité des formes prises, selon les pays et leur histoire, par le " patriotisme ", le " conservatisme " ou la démocratie. Spécialiste d'histoire politique et culturelle, Philippe Bourdin est professeur d'histoire moderne à l'Université Blaise-Pascal (Clermont 2) et directeur du Centre d'Histoire " Espaces et Cultures ". Il préside la Société des études robespierristes, dévolue aux recherches internationales sur la Révolution française et son historiographie, après en avoir dirigé la revue, les Annales historiques de la Révolution française.

  • Ce manuel étudie les transformations profondes qui ont lieu entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, en France, mais aussi à travers le monde. Napoléon Bonaparte, né en 1769, mort en 1821, chef d'État de 1799 à 1815, sert de fil conducteur, non seulement parce qu'il a joué un rôle essentiel pendant cette période, mais parce qu'il incarne la génération qui a contribué à changer la société. Le siècle des Lumières est marqué par une profonde aspiration vers la liberté qui s'exprime notamment dans la guerre d'indépendance américaine, mais surtout éclate avec la Révolution française de 1789, événement majeur de cette période qui bouleverse le monde. La France révolutionnaire se trouve confrontée à la résistance des puissances européennes, puis à son tour se lance dans une politique de conquêtes, justifiées au nom du droit à venir en aide aux peuples soumis à la féodalité et au despotisme. Napoléon reprend cet argumentaire pour bientôt dominer l'Europe. En même temps il construit une oeuvre durable en France, partiellement exportée hors des frontières françaises. Malgré l'échec final de Napoléon et la restauration, les années de la Révolution et de l'Empire laissent des traces profondes dans une Europe qui poursuit ensuite sa transformation, vers plus de liberté et d'unité.
    Jacques-Olivier Boudon, né en 1962, ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire en 1986, a soutenu son doctorat en 1991 sur l'épiscopat français à l'époque concordataire. Maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne de 1992 à 1998, il a été élu professeur à l'université de Rouen en 1998. Il est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris Sorbonne (Paris IV) depuis 2003 et y occupe la chaire d'histoire de la Révolution française et de l'Empire. Spécialiste du Premier et du Second Empire, et plus généralement de l'histoire politique et religieuse de la France au XIXe siècle, il est président de l'Institut Napoléon depuis 1999. Il est membre de nombreux conseils scientifiques et comités de lecture. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et d'une centaine d'articles.

  • L'âge des dictatures est un manuel offrant une synthèse des connaissances et une présentation des plus récents acquis historiographiques sur la question des régimes totalitaires et autoritaires en Europe occidentale entre 1919 et 1945. L'ouvrage est structuré en trois parties : - trois premiers chapitres explorent les conditions qui ont rendu possible l'expérience fasciste ou autoritaire en Europe occidentale (l'héritage du XIXe siècle, le trauma de la Grande Guerre, la paix ratée de 1919) ; - une deuxième partie, centrée sur les années 1920, retrace la crise de la démocratie libérale dans les pays concernés (Allemagne, Italie, France, Autriche, Espagne, Portugal) ; - la troisième partie expose le projet social et impérial des fascismes, en les distinguant des régimes autoritaires de type national-catholique. L'ouvrage refuse toute téléologie qui consisterait à voir dans les dictatures européennes de l'entre-deux-guerres un archaïsme ou un recul dans un procès de civilisation amenant nécessairement à la victoire de la démocratie. Il montre combien autoritarisme et totalitarisme ont exercé une séduction et suscité une adhésion, et tente d'en éclairer les raisons : à quelles questions, posées par la révolution industrielle, puis par la Grande Guerre, ces types de régime répondaient-ils, que la démocratie libérale laissait sans réponse satisfaisante ?

  • - Comment se sont articulées les deux grandes phases d'expansion coloniale et de reflux?
    - De quelle façon le processus colonial combine-t-il les trois phénomènes principaux que sont la conquête territoriale, le déplacement de populations et l'exploitation des richesses de l'espace colonisé ?
    - Quelles sont les similitudes entre les deux temps forts de la colonisation européenne ?
    Cet ouvrage constitue une approche globale de la colonisation et de ses effets, en présentant successivement les différents moments de la conquête coloniale, et de la perte des colonies. Il permet d'en saisir les principaux aspects, d'en identifier les moments-clés et de mesurer les connexions de ce phénomène avec d'autres champs de l'histoire (histoire religieuse, relations internationales). Il expose les caractéristiques et les effets de la domination coloniale sur les hommes et l'espace qu'ils occupent afin de mieux saisir les enjeux du processus colonial dans le monde jusqu'à aujourd'hui.

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