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  • Marie-Antoinette

    Cécile Berly

    Un essai biographique sur Marie-Antoinette qui présente autant la femme que la reine et qui propose une lecture dépassionnée de cette figure incontournable de l'histoire.
    Autrichienne, Marie-Antoinette devient dauphine de France dans un contexte politique qui lui est plus que défavorable. Dernière reine de l'Ancien Régime, elle se conduit, avant tout, comme une favorite. Elle est puissante, scandaleuse, haïe. Son goût immodéré de la mode, du jeu, du luxe, a aussi laissé la marque d'un style et d'un art de vivre qui ont forgé sa réputation, pour le meilleur comme pour le pire. Mais Marie- Antoinette est aussi et surtout la reine de la Révolution. C'est un rapport de force mortel qui l'oppose à ce « torrent politique » qu'elle condamne autant qu'elle déteste.

  • Issue de la puissante et célèbre famille de banquiers florentins, Catherine de Médicis entre dans la maison des Valois par son mariage avec Henri de France, fils de François Ier. Son veuvage en 1559 la lie jusqu'à sa mort, en 1589, aux événements les plus marquants de l'histoire du royaume. Reine de France, régente et mère de monarques, la place qu'elle occupe sur l'échiquier politique du royaume est inédite. Dans ces temps particulièrement troublés, alors que les guerres de Religion secouent la France, Catherine de Médicis tente une politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Elle est aussi l'une des plus grandes mécènes de son temps. Et pourtant, elle attire de nombreuses haines. Les romanciers ont contribué à la discréditer et les historiens ne l'ont guère mieux présentée, à l'instar de Michelet qui la nomme « l'immonde Jézabel » dans son Histoire de France. La vie de Catherine de Médicis, riche tant d'un point de vue politique que culturel, a alimenté nombre de rumeurs et de fantasmes, créant ainsi une véritable « légende noire ». La biographie que lui consacre Céline Borello rétablit une vérité historique bien plus complexe et nuancée.

  • Caligula Nouv.

    Caligula

    Nicolas Tran

    Caligula fut le troisième empereur romain, à la suite d'Auguste et de Tibère, et régna de 37 à 41. Une présentation objective du personnage est difficile, en raison du rejet politique qui mena à son assassinat, puis du portrait à charge que les écrivains romains livrèrent à la postérité. Fils d'une petite-fille d'Auguste et d'un général promis à devenir empereur, le jeune Caligula subit une série de drames familiaux : la mort soudaine de son père, puis la disgrâce et l'élimination de sa mère et de ses frères aînés.
    A la mort de Tibère, il accède pourtant au pouvoir suprême, à l'âge de 25 ans. Après quelques mois de bon gouvernement, Caligula aurait basculé dans la folie et imposé aux Romains une tyrannie violente. En réalité, il entendit assumer totalement son rôle de monarque, sans la modération cultivée par Auguste. Il rompit de ce fait avec l'aristocratie romaine avant d'être assassiné par des officiers de la garde impériale.

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  • La personnalité paradoxale de Marc Aurèle ne cesse de susciter la curiosité. Comment celui que rien ne prédestinait à devenir empereur de Rome, formé à l'école des meilleurs maîtres, féru de philosophie et capable de s'exprimer aussi bien en latin qu'en grec, accéda-t-il au sommet d'un Empire lui-même à l'apogée de sa puissance ? Quels talents lui valurent d'abord la protection d'Hadrien, puis la succession d'Antonin ? Comment, devenu empereur à l'âge de quarante ans, et allié à ses débuts à Lucius Verus, Marc Aurèle parvint-il à donner la pleine mesure de son talent et à surmonter les nouveaux défis que constituaient les menaces barbares aux frontières, l'apparition du christianisme et la survenue d'une terrible épidémie ? Le récit de sa vie éclaire la personnalité hors norme d'un réformateur épris de justice, guidé par des idéaux philosophiques exigeants, à la tête d'un Empire frappé par une crise protéiforme et d'une ampleur sans précédent.

  • Aliénor d'Aquitaine

    Martin Aurell

    Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) est certainement la plus célèbre des reines médiévales, dont la légende noire nourrit encore de nos jours bien des romans. Épouse successive de Louis VII de France et d'Henri II d'Angleterre, elle met au monde au moins dix enfants, dont les célèbres Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre. Voyageuse infatigable jusqu'en Terre Sainte, en Italie du Sud ou en Castille, elle fomente une vaste révolte contre son second mari. Devenue veuve, elle joue un rôle politique toujours plus important.
    C'est au travers de sa féminité (fille, femme, épouse, mère) que Martin Aurell choisit de présenter l'itinéraire audacieux de ce personnage aux multiples facettes, de la nuptialité au veuvage.

  • Diogène

    Jean-Manuel Roubineau

    Platon a dit de lui qu'il était un « Socrate devenu fou ». Philosophe atypique, Diogène ne s'est interdit aucune extravagance, ne s'est soumis à aucune des conventions sociales en vigueur à son époque, le IVe siècle av. J.-C. Mais s'il est demeuré, jusqu'à nos jours, une figure familière de la culture occidentale, il le doit avant tout à son rôle dans la naissance d'un courant philosophique majeur, le cynisme.

    Pourfendeur des théoriciens de la philosophie et adepte d'une philosophie en actes, Diogène choisit de mener une existence de mendiant et s'emploie à dénoncer les artifices de la vie en société. Successivement citoyen de Sinope, étranger en exil, esclave asservi par des pirates crétois puis affranchi, Diogène illustre, de manière saisissante, la mobilité et l'insécurité sociales caractéristiques du monde grec ancien. Surtout, refusant toutes les appartenances, de la famille à la cité, il est le premier à se déclarer citoyen du monde et invente un nouvel idéal : le cosmopolitisme.

  • César

    Christophe Badel

    César voulait-il être roi ? Les contemporains l'ont cru et ses meurtriers l'ont tué pour cette raison, mais les historiens actuels en doutent fortement. Sa biographie donne peut-être les clefs de l'énigme.
    L'ouvrage analyse donc les différentes étapes de la vie de César en quatre temps. « Le patricien » rappelle son origine : une famille noble très ancienne prétendant remonter à la déesse Vénus, et sa jeunesse au milieu de la première guerre civile. « Le populaire » relate son ascension politique, en tant que chef du courant populaire jusqu'à la conclusion du premier triumvirat et l'accession au consulat (59 av. J.-C.).
    « L'imperator » raconte la conquête de la Gaule, qui révèle en lui un très grand général.
    /> Enfin, « Le dictateur » narre la guerre civile contre Pompée, la mise en place de la dictature et s'interroge sur sa volonté de s'attribuer la royauté.

  • Hitler

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    Deux grands noms de l'histoire de l'Allemagne contemporaine dressent une biographie renouvelée du personnage le plus fantasmé du XXe siècle. D'où venait Hitler, quel était son véritable buit et l'a-t-il atteint ? Plus qu'un portrait, c'est un parcours, entre échecs personnels et succès politiques, entre folles obsessions et pragmatisme froid, que Johann Chapoutot et Christian Ingrao retracent. L'une de ses prophéties était : « Il n'y aura plus jamais de novembre 1918 dans l'histoire allemande. » : lui et le peuple allemand ne survivront pas à la défaite. En déconstruisant méthodiquement le mythe - cette ambition ultime d'Hitler et de Goebbels -, le travail de l'historien peut aider à vaincre une dernière fois le nazisme : Hitler n'était ni brillant, ni même saint d'esprit ; son projet ne reposait sur aucune forme de rationalité ; l'ampleur de ses crimes est inédite et documentée. Comment alors a-t-il pu emmener toute une population aussi loin dans le meurtre et l'autodestruction ?

  • En restituant le parcours de Robespierre, depuis son enfance jusqu'à l'image qu'il projette chez les républicains du premier XIX siècle, l'ouvrage présente la vie de Robespierre dans toute sa complexité et permet de comprendre le parcours d'un homme des Lumières devenu acteur majeur de la Révolution, puis véritable mythe historique. Il s'agit d'isoler, à chaque étape de son existence, les logiques de son engagement et de ses convictions : de ne pas négliger l'avocat et l'homme de lettres des années 1780, nourri de droit et d'histoire, et aspirant à la disparition des préjugés ;
    De ne pas méconnaître l'importance du député de l'Assemblée constituante (1789- 1791), dont les combats pour l'égalité des droits, l'abolition de la peine de mort ou le rejet de l'esclavage, lui ont valu une exceptionnelle célébrité ; de ne pas oublier, non plus, son long soutien à la monarchie constitutionnelle...
    En somme, ne pas lire la vie de Robespierre en pensant uniquement au républicain de l'été 1792 ou à la Terreur des deux années suivantes, permet de mieux comprendre l'origine des regards contrastés et enflammés que le personnage continue à susciter.

  • De sa naissance en 1913, à sa mort en 2008, Aimé Césaire a accompagné l'ensemble du processus de décolonisation qui a caractérisé le XXe siècle. Fils et petit-fils d'esclave, il a fait de l'engagement anticolonial le principe de son existence. En témoigne le manifeste du mouvement de la Négritude, fondé avec Léopold Sédar Sengohr et Léon-Gontran Damas, que constitue son Cahier d'un retour au pays natal. La Négritude, à la fois prise de conscience intellectuelle et refus politique de l'assimilation, est incontestablement l'un des principaux volets culturels de la décolonisation sur le plan international.
    Parallèlement, Césaire a mené le combat politique en représentant la Martinique à l'Assemblée nationale cinquante ans durant. Face aux trahisons qu'ont constitué à ses yeux la loi de départementalisation, dont il a été le rapporteur, et le communisme, il a créé le Parti progressiste martiniquais pour défendre l'autonomie. Son écriture singulière, dont la puissance évocatrice est un appel à l'insoumission des peuples et au redressement de l'être, fait de lui l'un des plus grands écrivains de langue française et une figure de l'humanisme du XXe siècle.

  • Le roi Arthur

    Alban Gautier

    Dès les tout premiers textes, l'histoire et la légende se confondent. Les récits faisant référence à un guerrier ou à un roi nommé Arthur sont apparus dans la Grande-Bretagne du haut Moyen Âge, vers 800. Personnage à la fois situé dans le temps et auréolé de mystère, a-t-il réellement existé ? Et comment, dans les siècles suivants, les rapports entre l'histoire et la légende ont-ils évolué ? Pourquoi certains ont-ils jugé bon de défendre l'historicité du personnage, alors que d'autres l'ont farouchement niée ? Des premiers siècles médiévaux jusqu'aux derniers développements de la série Kaamelott, en passant par le temps des Plantagenêts et le siècle des Tudors, le lecteur suivra ainsi le devenir singulier d'un roi qui est devenu l'un des grands mythes de l'Occident.

  • De Gaulle

    Bernard Phan

    S'il est une figure marquante de la France du XXe siècle, c'est bien le général de Gaulle. Symbole de la Résistance, mettant un terme à la guerre d'Algérie et grand réformateur, il est aussi l'homme de la France d'avant 1968, profondément conservateur. Les hommes et femmes politiques se définissent aujourd'hui « gaullistes » ou « antigaullistes », comme si « le Général » ne souffrait aucune nuance. Et de fait, assumant l'histoire de France dans son entier, il a voulu que la France reste à la seule place qui lui convient : la première. Cette « certaine idée de la France », qui perdure aujourd'hui dans le monde entier, il l'a imposée à ses citoyens comme à ses partenaires et à ses adversaires. Et cela en appliquant à la politique et à la gestion du pays une ruse militaire qui ne lui a jamais manqué, faite d'adaptation aux événements, d'esquives et de contre-attaques incisives.

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