Plumes Et Crayons

  • 31 mai 1949, la cour de cassation casse le procès original qui avait condamné Beaudelaire et son éditeur pour outrage aux moeurs. 6 poèmes furent interdits de publication pendant de nombreuses années.
    En 1910, les éditions F. Ferroud publient une superbe édition des Fleurs du mal illustrée par le célèbre Rochegrosse. Ses dessins à pleine page seront reproduits en 7 eaux-fortes finement coloriées. Les bandeaux et cul-de-lampes seront gravés sur bois. Ferroud l'imprimera de nouveau en 1917 et 1928. C'est l'édition de 1917 qui reste remarquable, car imprimée à 1200 exemplaires ; 200 le sont sur un magnifique papier japon impérial avec 2, voire 3 états des eaux-fortes. Les bois seront même tirés en sus à part, en fin d'ouvrage sur un papier de chine. C'est ce superbe tirage que nous avons utilisé pour notre réédition.

    Notre édition est constituée de 320 p. au format original 130x190 mm. Les eaux-fortes finement coloriées ont été reproduites en couleurs et nous avons ajouté un état des gravures avant la lettre. Le texte a été entièrement recomposé en respectant la mise en page originale. Les cahiers sont cousus et les couvertures rigides. Notre premier tirage est de 300 exemplaires.

    Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain, nous a fait l'honneur d'écrire une introduction sur le procès et le jugement de la cour de cassation de mai 1949.

  • Ouvrage neuf recomposé à partir de l'édition originale de 1896 de chez PLON. Des centaines d'illustrations en noir & blanc. Crafty reprend, décrit et illustre tous les sports pratiqués par les parisiens fin XIXème. Et c'est franchement hilarant : la marche, la course à pied, courses de haies, steeple-chase, sauts à la perche, sauts en hauteur, la lutte à la corde, la natation, la boxe, la lutte, la danse, la balle, la paume, le lawn-tennis, le ballon, le foot-ball, le crocket, le canotage, la bicyclette, la canne, poules à l'épée, le tir au pigeons, voitures automobiles, derniers centaures, petit précis à l'usage des gentlemen désireux de s'enrosser, mise en selle, la saint-georges, 24 heures à Saumur, coaching, une leçon de guides, le polo. On y apprend que :
    - le foot-ball se jouait à la main !
    - au bois les bicyclistes tiraient au pistolet à plombs sur les chiens - des femmes étaient bicyclistes.... inimaginable - des voitures automobiles étaient l'avenir : C'est vraisemblablement dans ces engins, encore insuffisamment étudiés, que réside l'avenir du tourisme pour la France mécanisée que des ingénieurs en délire sont en train de nous installer. Que Dieu, qui, selon l'affirmation de certains réactionnaires, a créé ce monde, dont on s'efforce de nous dénaturer l'aspect par tous les moyens imaginables, veuille bien empêcher, au moins ma vie durant, qu'on parvienne à les fabriquer dans des conditions assez économiques pour les mettre à la portée de toutes les bourses.
    En 1896.... qu'elle clairvoyance.... génial Crafty.
    Colelction Plumes & crayons - EAN : 9791097269111 - Format 210x270 mm - Impression noire sur un papier couché brillant - Couverture à rabats. 258 pages.

  • Au début du XIXe, la Cité de Carcassonne est en très mauvais état et délaissée par ses habitants au profit de la ville basse plus moderne et plus facile d'accès. Prosper Mérimée, écrivain et inspecteur général des monuments historiques, a le coup de foudre pour ce monument en perdition et confie le début des restaurations à l'architecte Viollet-le-Duc. En cette fin de XIXe, de nombreux travaux vont redonner un éclat et même une certaine aura à la cité.
    Albert Robida, dessinateur et écrivain, amoureux du moyen-âge et des vieilles pierres (sa reconstitution du vieux Paris lors de l'exposition universelle de 1900 nous le démontre) rédige et dessine alors ce charmant conte sur la fameuse légende du trésor caché de Carcassonne. Ce petit livre pour enfants est publié la première fois en 1926. Les années suivantes, après quelques rééditions, il est rapidement tombé dans l'oubli. Voici donc ressuscitée cette légende avec les magnifiques dessins en noir et en couleurs d'un des plus grands dessinateurs Français.
    Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation et historien de Paris. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés. En préface, une biographie de Robida par Adolphe Brisson.

  • "Albert Robida, né à Compiègne le 14 mai 1848 et mort à Neuilly-sur-Seine le 11 octobre 1926, était un dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier. Pendant près d'un demi-siècle, de La Tour enchantée (1880) aux Mésaventures de Jean-Paul Choppart (1926), Albert Robida a consacré à l'enfance et à la jeunesse une part importante de ses talents de dessinateur et d'écrivain : soixante et onze titres écrits et/ou illustrés, soit près d'un tiers de sa production, sans compter les revues auxquelles il a donné couvertures et dessins.

    L'ensemble offre une grande diversité d'inspirations : le fantastique et l'anticipation, le roman historique, les histoires amusantes ou rocambolesques, thèmes de prédilection de Robida, dominent dans les vingt-deux ouvrages dont il est l'auteur ; dans les livres qu'il a seulement illustrés, on trouve des contes et légendes, des classiques de la littérature picaresque et des romans d'aventures.

    L'éditeur Henri Laurens, avec sa collection des « Chefs-d'oeuvre à l'usage de la jeunesse » s'appuie sur des textes confirmés de la littérature universelle pour promouvoir l'oeuvre des meilleurs illustrateurs de son temps. Les Voyages de Gulliver illustrés par Robida figurent parmi les premiers titres de cette collection, et accordent en effet toute la vedette à l'artiste dont les multiples vignettes et les luxueuses gravures en couleurs irriguent généreusement le texte. L'illustrateur y privilégie les facettes comiques et fantastiques du roman, suivant en cela ses propres inclinations, mais aussi les voeux de l'éditeur qui souhaite offrir aux enfants un livre « de pur amusement », excluant la puissante et amère satire de Swift.
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  • Excellente bouffonnerie où sont irrévérencieusement traités par l'auteur et par l'artiste, Charlemagne, ses preux et tous les personnages de l'Arioste. Mais l'idée de l'oeuvre est saine et utile : loin de raconter aux enfants d'effrayantes et sottes histoires dont ceux-ci rêvent la nuit, les deux collaborateurs ont montré ici comme quoi Croque-Mitaine, très amusant comme fable, n'existe pas du tout comme histoire.

    Henri Leblanc - Catalogue de l'oeuvre complet de Gustave Doré - 1931 . La légende de Croque Mitaine paru la première fois chez Hachette en 1863 avec le texte d'Ernest Lepine. En 1892, soit presque dix ans après le décès de Gustave Doré, l'éditeur ressort le livre en changeant légèrement le titre (Croque Mitaine au lieu de La légende de Croque Mitaine), en agrandissant le format et en renouvelant entièrement la maquette de mise en page.

    L'auteur est maintenant Quatrelles, pseudonyme d'Ernest Lepine. C'est cette nouvelle édition de 1892 qui est reproduite ici.

  • De tout ce qu'a écrit Perrault, rien n'a plus contribué à le rendre célèbre qu'un tout petit livre auquel, probablement, il n'attachait lui-même que peu d'importance. L'idée lui vint de recueillir les contes que les enfants aiment tant à entendre de la bouche de leurs mères, de leurs nourrices, quand ils ont été sages. Il les publia en janvier 1697, sous le nom de son fils Perrault d'Armancourt. (Sainte-Beuve).
    Le talent de paysagiste de Gustave Doré s'est encore accru et complété clans le Perrault. Et, ce qui est le plus important, il a très souvent réussi à donner aux personnages une expression individuelle et à se défaire d'une certaine uniformité dans la physionomie, qu'on rencontre dans certains autres ouvrages illustrés par le maître. En outre, il a su, dans l'ensemble, garder la mesure qu'il fallait. (Henri Leblanc).
    C'est en 1862 chez Hetzel que fut publiée la plus belle des éditions illustrées des contes de Perrault. Cet immense éditeur, qui publia entre autres les Voyages Extraordinaires de Jules Verne et les Châtiments de Victor Hugo, était aussi connu sous son nom de plume P. -J. Stahl, sous lequel il préfaça cette édition des Contes de Perrault. Après une réédition à l'identique en 1864, Pierre-Jules Hetzel publia un troisième tirage en 1869. C'est cette édition que nous avons numérisé à partir d'un original d'époque. Elle contient, pour la première fois, soixante deux pages d'une étude érudite de la vie et de l'oeuvre de Charles Perrault.

    Afin de vous apporter des regards de contemporains de Gustave Doré, nous avons ajouté à cette édition :
    - Le texte d'annonce des Contes de Perrault par Doré parue dans le journal « L'Illustration » du 16 novembre 1861. Texte d'Edmond Texier.
    - L'étude de cette édition par Sainte-Beuve et parue dans les Nouveaux Lundi.
    - La biographie de Charles Perrault écrite par Pierre Larousse en 1874 .
    - L'article consacré à cette édition par Victor Fournel paru en 1884 dans Les artistes Français contemporains.

  • Auguste Vimar (1851 - 1916) a été l'un des grands illustrateurs Français du début du XXe. Il savait donner aux petits animaux qu'il dessinait, les travers, les drôleries et les expressions humaines les plus variées. En regardant ses personnages, on imagine qu'il s'est sûrement inspiré de Grandville et qu'il a lui-même servi de source à Benjamin Rabier.
    Il commença sa carrière d'illustrateur plutôt tardivement. Son premier ouvrage fût publié en 1894 à l'âge de 43 ans. Il fit les beaux jours du célèbre éditeur parisien H. Laurens qui était spécialisé en livres pour enfants. Avec de magnifiques reliures en percaline illustrées; elles sont toujours très recherchées.
    On trouve ses plus belles illustrations dans les plus grands classiques de littérature : Les Fables de la Fontaine, les Fables de Florian, les Contes de perrault et le Roman du Renard. Ce dernier est illustré de 112 dessins dont 8 en couleurs.
    Le texte du «Roman du Renard» est une adaptation pour la jeunesse réalisée par Louis Tarsot à partir du célèbre «Roman de renart». Les animaux sont conçus à la manière de ceux des grandes fables et chacun est représentatif d'une classe de la société ou d'une fonction sociale; par exemple Noble, le lion, est roi; ou est le symbole d'un caractère moral : Belin, c'est la sottise naïve, Brun, la brute stupide, et Isengrin, le balourd imprudent.
    «L'esprit, sous toutes ses formes, dans tous ses emplois, industrie, adresse, ruse, mensonge, charlatanisme, hypocrisie, sophisme, que sais-je encore ? l'esprit des grandes critiques et l'esprit des sottes brimades, l'esprit plus fort que la force, voilà le spectacle qui se déploie dans le Roman du Renard, voilà sur quoi l'on s'arrête et l'on ramène toujours nos regards. Voilà ce qui obtient toute la sympathie des conteurs et qui prétend obtenir la nôtre... ».

  • Fin 1882, Robida annonce la prochaine sortie de l'ouvrage « Le Vingtième Siècle » qui doit transporter le lecteur en 1952. Avec sa boule de cristal, il s'amuse à imaginer toutes les évolutions techniques du prochain siècle. Pour rappel, le premier prototype de téléphone a fait ses premiers essais en 1876 et en 1880, la télégraphie par câble est le seul moyen de communication à distance. Le télégraphe sans fil ne sera expérimenté qu'en 1895. Et Robida prédit : la visio-conférence, le télé-achat, la télévision (avec le mot télé), les journaux télévisés, les disques, cassettes et systèmes d'enregistrement, les caméras de télésurveillance, les interphones, les lignes aériennes (alors que Clément Ader ne volera la première fois qu'en 1890), les transports urbains rapides (TGV, RER), les joies du camping et caravaning, le travail des femmes, le droit de vote et même l'élection de femmes à la députation, les sociétés de restauration industrielles, les publicités, les armes de destruction massive, les chars, les hélicoptères, la guerre chimique, la pollution chimique et industrielle et la protection de la nature avec les zones naturelles protégées...
    Visionnaire et écologiste avant l'heure, il abhorre l'évolution technologique qui, selon lui, va progressivement anéantir la nature et l'homme. Il prédit la surpopulation qui va fragiliser la race humaine et la rendre plus sensible aux miasmes et aux microbes !
    Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation et historien. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés.

    Première réédition de la Vie Electrique depuis la fin du XIXe. Le texte a entièrement été recomposé mais en gardant la mise en page originale. le format est identique et toutes les gravures en couleurs sont bien reproduites en couleurs. Livre relié, dos rond, cousu et à couvertures rigides illustrées.

  • Comme le dit Albert Robida dans ce petit livre publié en 1905 : Esquissons des projets, faisons des propositions. Il y a toujours des projets en l'air destinés à s'évaporer en nuages, en flocons de fumée que le vent effiloche tout de suite, comme aussi des projets qui s'entassent dans des cartons pour y dormir un éternel sommeil. Mais dans le nombre il y en a qui sortent un beau jour de ces cartons-catacombes, et ce sont quelquefois les plus mauvais. Cela s'est vu souvent, cela se voit et se verra encore.
    Après un rapide historique de l'Ile de la Cité, Albert Robida nous décrit tous les vestiges anciens disparus sous le marteau des promoteurs et met en avant tout ce merveilleux patrimoine en commençant bien sur par Notre-Dame. Il termine par le XXXe siècle avec une île de la Cité en ruine. L'Ouvrage original est illustré de 22 dessins et d'une eau-forte de la vue de la pointe orientale de l'ile de la Cité avec Notre-Dame.
    Livre de format 148x210, de 76 p. agrafé.

  • Format paysage 27x21 cm. 50 pages en couleur sur papier 150g couché mat. Dos peigne métal noir. Très belles illustrations de CRAFTY. Album pour enfant entièrement en couleur. Dessins à la plume et aquarellés.
    CRAFTY (pseud. de Victor Geruzez). Paris 1840 - Saint-Martin de Nigelles 1906. Dessinateur et auteur Français. Fils d'un professeur d'université parisienne, il fut l'élève du peintre Gleyre (1806-1876) et exposa au Salon à partir de 1877. C'est surtout par ses dessins humoristiques et par ses caricatures de la vie sportive qu'il se fit connaître. L'équitation puérile, c'est un traité d'une vie d'équitation, des balbutiements du mot dada aux premières promenades du jeune adulte.

  • Eugène Grasset, Lausanne, 25 mai 1845 - 23 octobre 1917, Sceaux. Peintre, décorateur et architecte naturalisé français en 1891. Fils d'un ébéniste Suisse, après des études de dessin et d'architecture, il deviendra l'un des pionniers de l'art nouveau. Il travailla dans tous les genres, du timbre-poste, à l'affiche, en passant par la sculpture décorative et les vitraux.
    « Le décorateur, est celui qui, loin de chercher le trompe-l'oeil par l'imitation servile de la nature pittoresque, interprète la nature, c'est-à-dire l'arrange pour en faire un ornement. Je ne modèle les figures que juste autant qu'il est nécessaire pour en expliquer la forme et ne respecte la perspective qu'autant qu'elle ne gêne pas l'arrangement décoratif » Eugène Grasset Le petit Nab est un conte publié pour la première fois en 1883 où un petit chat noir, ange gardien du héros, est omniprésent dans l'histoire et les dessins. On retrouve une similitude graphique de ce chat avec la nouvelle enseigne du cabaret du Chat-noir dessinée par Eugène Grasset lors de sa réouverture au 12 rue de Laval. Le Chat-noir est le célèbre cabaret de Montmartre fondé en 1881 par Rodolphe Salis qui fut aussi à l'origine de la revue hebdomadaire du même nom. Format 210x270 mm, 56 p. dont 5 en couleurs. Couverture à rab

  • Raphaël Freida est né le 26 mai 1877 à Digne. De 1892 à 1899, il étudie à l'École nationale des Beaux-Arts de Lyon et monte ensuite à Paris. En 1909 commence sa carrière d'illustrateur avec une édition de luxe des Poèmes barbares de Lecomte de Lisle par l'éditeur Romagnol qui ne sera publiée qu'en 1919. Puis il enchaîne avec l'illustration d'une édition d'OEdipe roi de Sophocle chez le même éditeur, qui elle aussi ne sera publiée que bien plus tard (1922).
    Affecté pendant la guerre 14-18 à la 14ème Section d'Infirmiers militaires à Lyon, il semble probable qu'il ait été témoin de combats. Dès 1922, il présente au Salon des Artistes la gravure Vers la nuit pour laquelle il obtiendra la médaille de bronze.
    Après-guerre, il reprend son métier d'illustrateur et réalise des eaux-fortes pour Thaïs d'Anatole France (1924), et pour Hérodias de Gustave Flaubert (1926). Il signe son dernier travail en 1927 chez l'éditeur Javal et Bourdeaux pour lequel il réalise douze eaux-fortes destinées au Jardin des supplices d'Octave Mirbeau. Illustrations pour lesquelles il obtiendra la médaille d'or du Salon des Artistes en 1928.
    Dans Le jardin des supplices, les corps sont sous tensions, mutilés, et font l'objet d'un érotisme morbide. Le trait est chargé d'agressivité et incisif. Le lecteur ne peut que se sentir mal à l'aise face à une telle expression de douleur et de cruauté. Mais il faut savoir que pendant la guerre, Raphaël Freida a été chargé, par le service de chirurgie maxillo-faciale de Lyon, de produire des dessins des mutilés de la face. Son portfolio intitulé « Les misères de la Guerre » présente de véritables portraits de « gueules cassées » ou l'horreur se mélange avec la justesse de saisie des regards.
    Format 210x270 - Dos carré collé, couverture souple à rabats. Papier couché 135g. 186p.

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