Paulsen

  • La route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Après leur voyage dans le grand Sud, en 2006, la navigatrice et ingénieur Isabelle Autissier et l'écrivain voyageur économiste Erik Orsenna se sont penchés sur cette région du monde où richesses naturelles, routes commerciales et gigantesques ports en construction attisent les convoitisent, tandis que la banquise est la première victime du réchauffement climatique.

    Il sont partis à trois reprises dans ces froides contrées pour mieux comprendre, sur place, les enjeux géopolitiques, économistes et écologiques de cette région et nous rappeler que notre avenir se jour aussi au pôle Nord.

  • Hubert Wilkins fut un pionnier dans de nombreux domaines : navigation, météorologie, aéronautique, exploration sous-marine... Le récit de ses aventures stupéfiantes rend hommage à un homme dont l'intelligence, la ténacité et l'élégance révèlent un personnage authentique et modeste.

    Au début du siècle dernier, Hubert Wilkins et son pilote Eielson atterrissent en catastrophe sur un terrain minuscule, à Fréjus, et s'arrêtent au fond d'un hangar aux portes miraculeusement grandes ouvertes... Wilkins déclare très sérieusement aux spectateurs éberlués : « Comme cela, nous n'aurons pas besoin de garer l'avion ! » Une autre fois, en Arctique, l'explorateur doit s'accrocher, à trois reprises, à une corde avec les dents pour pousser l'avion qui ne peut pas décoller. Il se déchaussera toutes les dents de devant ! « Quoi que nous ayons pu accomplir, nous avons appris la sincérité de l'amitié », sera sa conclusion.
    Cette fois-ci, en 1927, alors qu'ils viennent de se poser sur un morceau de glace au milieu de l'immensité arctique, Wilkins donne un ordre à son fidèle pilote :
    - Je n'entends pas mon sonar, arrête ce satané moteur ! Ben, nous venons de faire une grande découverte, il y a 4 800 mètres d'océan sous la banquise !
    - Eh bien, peut-être que c'en est une, répondit Eielson, mais je viens d'arrêter le moteur de l'avion et nous mourrons de froid ici et personne, sauf Dieu, ne connaîtra jamais la profondeur de cet océan !
    Moment décisif dans l'histoire de l'aviation arctique. Personne n'a vu de ses propres yeux plus de terres et de mers inexplorées. Et personne sans doute n'a échappé aussi souvent, et avec autant d'humour et de désinvolture que lui, à la mort. Wilkins dira souvent qu'à son approche, « le coeur de l'homme est totalement serein »...

  • « Femmes de » d'abord, puis commanditaire d'expédition (parfois), la gent féminine s'est illustrée dans l'histoire de l'aventure polaire. Comme les hommes, elles ont affronté le froid, le blizzard et les privations. Mais leur combat commence bien avant le voyage, pour faire accepter leur départ.
    Parfois, elles ont le courage de se travestir pour embarquer, souvent elles passent outre le refus de leur famille et des autorités.
    De Jeanne Baret, première femme à faire le tour du monde, à Louise Boyd qui a survolé le pôle Nord, en avion, en passant par Lady Franklin qui commandita des expéditions pour retrouver son mari, Benoît Heimermann a sélectionné huit destins hors du commun, des vies rares, faites de volonté et de persévérance.
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  • Il faut être un personnage bien singulier pour se lancer seul à la conquête du pôle Nord ou traverser l'Antarctique en traîneau à chiens.
    Une chose est sûre : Jean-Louis Etienne s'en est trouvé métamorphosé !

  • On connaît (un peu) le Charles de Foucauld béatifié par le pape Benoît XVI. L'ermite installé dans le sud algérien, assassiné le 1er décembre 1916, il y aura 100 ans à la fin de cette année. On connaît beaucoup moins le fils de (très) bonne famille qui, parti pour dilapider l'héritage familial lors de soirées bien peu sages à Paris ou Saumur (il sera classé 87e sur 87 à la sortie de l'école de cavalerie), devint certes un saint homme (au sens propre du terme) mais aussi l'un des grands explorateurs français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

    C'est en Algérie, où il combat vers 1880 dans les rangs de l'armée, qu'il découvrira l'Afrique et rentre dans le « droit chemin ». Il y étudie l'arabe et l'hébreu puis part explorer le Maroc en compagnie d'un rabbin où il se fait passer pour un juif né en Moldavie (le Maroc est interdit aux Chrétiens) et devient le premier Européen à explorer une partie du Haut Atlas. Son périple, qui durera près d'un an, lui vaudra la médaille d'or de la Société de géographie de Paris et les palmes académiques.

    Puis l'infatigable voyageur parcourt la Palestine, la Syrie et retourne bien sûr en Algérie. C'est l'aventurier Foucauld, l'explorateur de contrées inconnues qui intéresse ici Alexandre Duyck. L'auteur révèle une face peu connue du grand homme.

  • Un mois enfermée dans un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la marine nationale.... Nathalie Guibert est la première femme autorisée à pénétrer à bord d'un de ces bâtiments de la marine française. Pour y accéder, à presque 50 ans, elle dû convaincre la hiérarchie, montrer patte blanche, prouver qu'elle n'était pas enceinte, car on ne connaîtrait pas les conséquences d'un séjour en eaux profondes dans un engin nucléaire sur le foetus. Seulep armi 80 hommes, elle a vécu au coeur d'une fraternité méconnue, qui se cache et garde jalousement ses secrets.

    Elle livre ici le récit de ce huis-clos captivant, elle raconte la vie hors du temps, la promiscuité, l'enfermement prolongé, sous l'eau, où l'on ne peut sortir prendre l'air lorsqu'un camarde vous tape sur les nerfs, où les nouvelles n'arrivent pas toujours et où l'on peut passer quinze jours sans savoir que les Twins towers sont à terre, qu'un nouvel ordre mondial est en marche. Elle évoque les difficultés du retour, lorsque les nouvelles vous assaillent.

    Une expérience unique que l'on partage avec frénésie, page après page.

  • Une douce journée en Corse. Un vol retour vers Cannes. Soudain, dans le golfe de Porto, la panne moteur. En­dessous, une mer démontée par le mistral. François Suchel, commandant de bord chez Air France, raconte avec brio et réalisme un accident d'avion qui eut lieu en octobre 2009 et fut suivi avec frénésie par les médias. Dans un style fluide où pointe l'urgence de la situation, il se met dans la peau de chaque protagoniste : victimes de l'accident, aiguilleurs du ciel, sauveteurs, journalistes et décrit les gestes justes du pilote, l'amerrissage maîtrisé, les heures d'attente dans l'eau alors que tout espoir, à terre, était perdu. Après 6 minutes 23, François Suchel livre un récit à suspense au réalisme stupéfiant inspiré d'une histoire vraie.

  • Commandant de bord depuis 1991, François Suchel a sillonné le monde. Il relate ici, à travers vingt nouvelles, le quotidien exceptionnel d'un pilote d'Air France.
    Chaque chapitre est une histoire vécue, le récit d'un vol. Parfois technique, souvent descriptif, certaines nouvelles tiennent le lecteur en haleine jusqu'à la fin : l'accident sera-t-il évité ? Quelle pièce a pu tomber depuis l'avion sur le sol africain ? Et si c'était un homme ? D'autres vols sont plus poétiques :
    Couchers de soleils qui se succèdent en quelques minutes, saisons qui changent, couleurs qui varient.
    Ces récits souvent hors du commun sont le quotidien d'un pilote de ligne.
    Et au fait, 6 minutes 23 c'est le temps qu'il fallut au pilote pour sauver les 250 passagers d'un vol qui fonçait à 600 kilomètres heure sur la Forêt noire....
    Plan média axé société et loisirs :
    - Un article de François Suchel sur la catastrophe du Rio-Paris est prévu dans Paris-Match au moment de la sortie du livre. L'auteur donne son interprétation des faits dans le livre (ou bonnes feuilles).
    - Air France magazine - C'est à vous (France 5) : invité du dessert.
    - La Nouvelle Édition (Canal+) : reportage ou chronique en plateau.
    - BFM TV : reportage culture par Candice Mahout.
    Organisation d'un jeu concours dont le premier prix sera un vol dans le cockpit avec François Suchel.

  • À la fin des années 1960, neuf aventuriers solitaires relèvent simultanément le même défi : accomplir le premier tour du monde à la voile sans escale. Ainsi commence la Sunday Times Around the World Race, la course la plus rocambolesque et la plus dramatique jamais disputée. Elle est servie par des protagonistes aux personnalités exceptionnelles, soldats de la Seconde Guerre mondiale, baroudeurs sans expérience nautique mais prêts à tout, citadin névrosé et avide de gloire, idéaliste en quête d'absolu... Un scénario digne des meilleurs thrillers : un affabulateur envoyant de fausses positions avant de disparaître en mer, un vainqueur potentiel qui fait naufrage à quelques jours de l'arrivée, un marin-philosophe tournant le dos à une civilisation qu'il ne supporte plus... Le tout en un temps où la mer savait garder ses secrets, faute de GPS et de communications par satellites. Un seul arrivera finalement au bout, écrivant avec panache l'une des plus belles pages de l'histoire maritime.
    Spectateur attentif hier, journaliste aujourd'hui, Olivier Le Carrer part à la recherche des héros de son adolescence, croisant souvenirs personnels et enquête sur le terrain pour raviver cette formidable épopée.

  • Sa vie fut un roman de la fin du XIXe siècle. Embarqué comme mousse dès l'adolescence, en 1860, il devint capitaine armateur. Des bateaux, il en a construit, des naufrages il en a connu, des tempêtes il en essuyé à travers toutes les mers, des mutineries il en a maté. Il a vécu les heures de gloire d'une marine marchande pour qui commerce rime encore avec aventure.
    Ruiné à l'âge de cinquante et un ans, il a hérité d'une épave abandonnée. C'est à bord du Spray rénové, un voilier en bois de seulement 11 mètres de long, qu'il a réalisé sa circumnavigation, entre 1895 et 1898.
    Alexandre Boussageon raconte le destin hors du commun de cet homme de la mer, aventurier entrepreneur, et révèle les mystères de sa personnalité.

  • À Vostok, au pôle du froid (-89,3 °C), à l´endroit le plus reculé de la planète (à 1 400 km de tout point de ravitaillement), dans un huis clos glacé, Russes, Français et Américains ont travaillé ensemble.

    Doigts gelés, souffle court, coeur serré pour arracher à l´Antarctique ses secrets bien gardés : des milliers de carottes de glace, fragile mémoire de notre planète. En 50 ans, les hommes de Vostok, scientifiques, foreurs et mécaniciens, ont exhumé plus de 400 000 années de climatologie des glaces de l´Antarctique. Ils ont précisément daté l´augmentation du CO2 dans l´atmosphère et prouvé au monde que l´homme était responsable de l´accélération du réchauffement de la planète.
    Demain, ils auront peut-être découvert une forme de vie inconnue, enfouie depuis plus d´un million d´années dans le lac de Vostok sous plus de 3 000 mètres de glace. Ils auront trouvé un autre secret, comme le lecteur de ce livre de Jean-Robert Petit : que la science avance avec le courage et la fraternité des hommes.

  • Le récit d'une exploration antarctique qui tourne mal au début du XXe siècle Le docteur Otto Nordenskjöld dirige une expédition scientifique chargée d'explorer les îles qui environnent l'Antarctique. Ils embarquent sur l'Antarctic, un baleinier qui finira broyé par les glaces.
    Les membres de l'expédition furent séparés sur trois zones géographiques Les savants, dispersés en divers endroits de la banquise qui, entre gel et dégel, tantôt les libère, tantôt les emprisonne, luttent pour leur vie. Comment se retrouveront-ils ? Par quel miracle les secours arriveront-ils ? Comment survivre à deux hivernages au milieu des tempêtes de l'hiver austral ?
    Deux des escouades rescapées passeront l'hiver dans le dénuement le plus total avant d'être secourues par un bateau argentin.
    L'un des récits les plus poignants de l'exploration antarctique « 22 mois dans les glaces » raconte cette aventure vécue dans l'enfer de l'extrême sud, et Nordenskjöld réussit à nous prouver que les scientifiques sont des héros comme les autres, qui comme toujours, ne se révèlent que dans l'adversité.

  • Nous en avons appris plus sur l'espace durant ces cinquante dernières années que depuis Galilée.
    En France, un homme a accompagné ces découvertes. Il est apparu pour la première fois sur les écrans, en 1971, pour présenter la Jeep lunaire de la mission Apollo 15.
    Depuis, il explique inlassablement, maquettes à l'appui, la mise en orbite de la station Mir, le lancement d'Ariane ou l'atterrissage de Philae sur la comète Tchouri.
    Avec son expertise et sa spontanéité, le père spirituel de "C'est pas sorcier" évoque le formidable essor de l'astronautique qu'il a bien connu, mais aussi l'année entière d'entraînement qu'il a dû suivre pour partir dans l'espace, sa collection de bijoux technologiques soviétiques et même l'envoi manqué d'un bibendum Michelin dans l'espace. Proche des grands astronautes français, il a permis à Jean-Loup Chrétien de donner le premier concert spatial en direct dans le journal de Patrick Poivre d'Arvor, il a accompagné Jean-François Clervoy durant tout son entraînement aux États-Unis, il a visité Baïkonour et Cap Kennedy. Il raconte ses souvenirs avec sa bonhommie et son ton inimitable.

  • Depuis l'enfance, Alexandre Trudeau est fasciné par la Chine qu'il avait visitée adolescent, avec son frère et son père, figures marquantes de la politique canadienne. Il y est retourné, mais avec le regard d'un enfant à qui l'on avait dit : « Les gars, n'oubliez pas que les Chinois nous ont longtemps considéré comme des barbares ».

    Relatant ses nombreux déplacements dans le pays ces dix dernières années, il laisse la Chine parler d'elle-même, en essayant de remettre en question certitudes et idées préconçues.
    Parti sur la route, il donne la parole aux Chinois : entrepreneurs, artistes, ouvriers, avocat, boucher, réalisateur ou adepte du nouveau confucianisme, qu'il rencontre par l'entremise de son interprète, Vivien, jeune fille vive aux idées arrêtées. Balloté entre une Chine figée et un pays moderne, confiant en l'avenir, Alexandre Trudeau habite les immenses mégapoles comme les coins les plus reculés de la campagne.

    Loin des sentiers battus, il offre un éclairage sur une société en mouvement autant qu'un récit de voyage dynamique, vivant et authentique.

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