Librairie Generale Francaise

  • Liberté et commandement

    Levinas-E

    • Librairie generale francaise
    • 19 Mai 1999

    Ce volume rassemble deux textes fondamentaux d'Emmanuel Levinas. Le premier, "Liberté et Commandement", date de 1953 et s'inscrit dans une période de grande fécondité philosophique située entre la publication de Totalité et Infini et celle de De l'existence à l'existant. Le second texte de ce volume est "Transcendance et Hauteur", et il date de 1962. Emmanuel Levinas s'efforce d'y montrer à quelles conditions le rapport éthique est possible et dans quelle mesure il est "l'ultime signification" du rapport à l'autre.

    Plusieur ouvrages d'Emmanuel Levinas ont déjà été publiés dans la collection "Biblio-Essais". Notamment Ethique et Infini, Totalité et Infini, La Mort et le Temps, Hors sujet, De l'évasion.

  • Les grands philosophes de la grece antique

    De Crescenzo-L

    • Librairie generale francaise
    • 11 Octobre 2000

    Pourquoi la Grèce antique, si éloignée de nous dans le temps, est-elle considérée comme le berceau de notre civilisation européenne ? Elle ne connaissait pourtant ni le moteur à explosion, ni l'électricité, ni le téléphone, ni la télévision, ni les antibiotiques, ni la pilule...

    Mais elle avait inventé la philosophie.

    Vingt-cinq siècles avant nous, une poignée d'hommes ont affronté toutes les questions métaphysiques, morales et politiques, que nous nous posons aujourd'hui : sommes-nous soumis à la fatalité ?
    Comment faire pour être heureux ? Faut-il avoir peur de la mort ? Qu'est-ce que la mortoe Qu'est-ce que la justiceoe La démocratie est-elle supérieure au collectivisme ? Les femmes doivent-elles avoir les mêmes droits que les hommes oe On trouvera dans ce livre une présentation claire, accessible des idées des grands philosophes.
    De Diogène le Cynique à Aristote, et du dernier entretien de Socrate le Sage avec ses disciples aux grands mythes platoniciens, l'auteur nous aide à découvrir un des grands moments de la pensée humaine.

    Il nous propose aussi, non sans humour, de mieux connaître la vie de ces curieux individus que furent les philosophes. Il nous les montre dans leurs cités, seuls ou avec leurs élèves, conseillers des princes ou condamnés par les tribunaux, tantôt sombres et tantôt optimistes, mais toujours naturels et illustrant cette pensée de Pascal :
    « On ne s'imagine Platon et Aristote qu'avec de grandes robes de pédants.
    C'étaient des gens honnêtes et comme les autres, riant avec leurs amis... »

  • La pratique de la Chine

    Chieng-A

    • Librairie generale francaise
    • 19 Septembre 2007

    La Chine acquiert de jour en jour plus d'importance. Néanmoins, les Occidentaux continuent d'hésiter entre deux attitudes à son égard : la séduction de l'exotisme et la peur de l'envahissement. [.] Du moins ont-ils le sentiment qu'avec les habitants de ce si lointain, si vieux et de nouveau si puissant pays, on ne saurait se comporter tout à fait comme avec les autres habitants de la planète. [.] Mais alors comment s'y prendre ? Autrement dit, comment entrer en Chine ? Je crois que, pour nouer des rapports, y compris d'affaires, avec les Chinois, il faut d'abord rouvrir notre pensée - en quoi je me fonde sur le travail de François Jullien. Car on ne peut dissocier gestion et réflexion ; c'est ce que j'ai choisi d'appeler ici, à l'articulation des deux, la « pratique » de la Chine.

  • Le savant et la politique

    Verdes-Leroux-J

    • Librairie generale francaise
    • 20 Novembre 2002

    Jeannine Verdès-Leroux Le Savant et la politique De la sortie des Héritiers (1964) à La Misère du monde (1993), Pierre Bourdieu a occupé une place importante dans la vie intellectuelle : objet de nombreuses critiques, puis de larges célébrations, sans changer le moins du monde une théorie très vite échafaudée, il n'a cessé de faire de la polémique une arme «scientifique», et de critiquer ses critiques. Profitant de l'audience élargie que lui a conférée La Misère du monde, le «savant» s'est transformé en «militant scientifique», plus avide d'interventions sur les estrades politiques que de réflexion.
    Travaillant depuis vingt ans sur la place des intellectuels aux extrêmes de l'espace politique et sur leur rôle dans des combats souvent antidémocratiques, je me suis arrêtée sur l'oeuvre complète de Bourdieu, puis sur le rôle du doctrinaire. Dans les toutes dernières années de sa vie (il est mort en janvier 2002), il a multiplié les interventions publiques pour contribuer au «mouvement social européen» qu'il disait en voie de constitution : son objectif était de concevoir de nouvelles formes de mobilisation et d'action.
    J. V.-L.

  • Un sieur Rimbaud

    Borer-A

    • Librairie generale francaise
    • 18 Octobre 1989
  • Le penis et la demoralisation de l'occident

    Aron-J.P+Kempf-R

    • Librairie generale francaise
    • 27 Octobre 1999

    Parvenue au pouvoir après la grande Révolution, la bourgeoisie française poursuit impatiemment des modèles d'honneur. Entre 1820 et 1850, elle met sur pied un appareil idéologique qui la rassure, à défaut de fonder son prestige. La morale ne régit pas sa conduite, seulement ses discours. Le soir, les maris délaissent leurs épouses, les enfants se masturbent. Mais les contrôleurs sociaux, hygiénistes, médecins, pédagogues, s'indignent en cadence, porte-parole d'une société qui substitue l'opinion au sacré et le dehors à la vérité.


    Jean-Paul Aron, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est épistémologue et historien. Ecrivain, il est l'auteur de romans, d'essais critiques et de pièces de théâtre.


    Roger Kempf est professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Ecrivain, ethnologue de la littérature, il s'est intéréssé, dans ses divers ouvrages, au corps et aux moeurs dans le champ de l'histoire de la fiction.

  • Sartre le dernier philosophe

    Renaut-A

    • Librairie generale francaise
    • 26 Janvier 2000

    Sartre, le dernier philosophe ? Le dernier, en tout cas, se moquait Michel Foucault, à avoir cru que la philosophie devait "dire ce qu'était la vie, la mort, la sexualité, si Dieu existait ou si Dieu n'existait pas, ce qu'était la liberté".

    Cinquante ans après la publication de L'Être et le Néant, l'impossibilité de concevoir un projet du même ordre fournit la meilleure approche négative de notre situation philosophique. Dernier philosophe d'un style aujourd'hui disparu, Sartre fut aussi le premier philosophe de renom dont le trajet consacra le divorce entre production philosophique et institution universitaire. S'y rattache ainsi le singulier destin qui fit de lui, après 1945, le détenteur du plus absolu magistère jamais connu jusqu'à ce jour..

    C'est à interroger les raisons de cette mutation, inscrites au coeur de la philosophie du premier Sartre, que s'emploie ce livre : il n'est l'oeuvre ni d'un sartrien, ni d'un sartolâtre, mais contribue à ouvrir une interrogation sur ce qu'il pourrait en être de la condition philosophique.


    Alain Renaut est né en 1948. Professeur à la Sorbonne (Paris-IV), il est l'auteur de nombreux ouvrages - entre autres, L'Ere de l'individu, Le Système du droit, ainsi que, en collaboration avec Luc Ferry), La Pensée 68 et Heidegger et les modernes.

  • Zola et les mythes

    Borie-J

    • Librairie generale francaise
    • 29 Janvier 2003

    Jean Borie Zola et les mythes Publiée en 1971, mais toujours pertinente, l'étude de Jean Borie était et demeure nouvelle en ce qu'elle montre que le roman naturaliste, l'analyse sociale et la critique de « gauche » ne sont, chez Zola, qu'un discours de surface. Sous-jacent, primordial, il y a le dire d'une fêlure : le vertige devant la bête, la boue, l'excrétion.
    C'est à ce niveau (par rapport au fantasme) qu'on peut comprendre comment l'oeuvre de Zola, qui s'ouvrait sur une nausée, se termine par un salut. La curée du Second Empire, l'indigestion des Halles qui asphyxiait Florent, la prolifération végétale qui envahissait l'église de l'abbé Mouret font place à la vision millénariste des Evangiles, à l'établissement d'une Cité Radieuse sans déchets, au transparent éclat du soleil. Ce rêve d'un bonheur universel, qu'est-il ? La bouderie rancunière, complaisante et horrifiée, a-t-elle été soudain dissipée par une courageuse décision de passer outre ? Ou bien le désir ne s'est-il dégagé de la honte, du dégoût, de l'angoisse, que pour verser dans l'imaginaire infantile d'une utopie ? Ou bien Zola est-il, plus simplement, arrivé à l'idée que dans ce qui est relâchement, liquidité, avilissement, il y a aussi production, création, transformation oe Tout cela se trouve exploré à travers quelques très concrètes figures mythiques que Zola privilégie : la scène sexuelle archaïque, les machines, la maison.

  • Epitres a nos nouveaux maitres

    Minc-A

    • Librairie generale francaise
    • 10 Décembre 2003

    Alain Minc épîtres à nos nouveaux maîtres « Le conformisme a changé de camp. Ce n'est plus le vieux conformisme bourgeois qui règne, mais un nouveau «politiquement correct» à la française. Il est l'apanage des maîtres du moment : féministes, gays, communautaristes, croisés de l'antimondialisation, dévots de la pureté, apôtres du populisme, parmi d'autres.
    Leur discours est omniprésent ; leurs aspirations triomphent ; leurs fantasmes fabriquent désormais l'imaginaire collectif. La société a abdiqué devant eux, comme elle le faisait autrefois devant les seules classes dirigeantes. étonnant renversement de perspective : est devenue dominante l'idéologie de ceux qui ont l'intelligence de se présenter encore comme les dominés.
    «Ni Dieu ni maître» : pourquoi le plus beau des principes ne s'appliquerait-il pas à nos nouveaux maîtres ? Pourquoi échapperaient-ils à toute interpellation ? Pourquoi, exhibant, tels des quartiers de noblesse, leurs souffrances passées ou leur marginalité d'hier, seraient-ils à l'abri de la critique qu'ils ont, à juste titre, développée à notre endroit oe Dix épîtres à nos nouveaux maîtres pour lever cette chape de plomb. » Alain Minc.

  • La contemplation du monde

    Maffesoli-M

    • Librairie generale francaise
    • 21 Février 1996

      Nous vivons désormais au coeur d'un enchevêtrement toujours plus complexe d'objets, de signes et d'images, entre rêve et réalité, prisonniers sans chaînes d'un univers symbolique et cathodique à l'opacité croissante et aux significations mystérieuses.


      Avec La Contemplation du monde, Michel Maffesoli poursuit et prolonge son travail de déchiffrement des sociétés contemporaines, interrogeant de nouveau le quotidien, cherchant à cerner au plus près ses formes, son style, ses règles et ses principes.


      Au centre de l'analyse : l'esthétique, les liens discrets qui régulent et organisent l'ensemble de nos représentations, la matière remodelée de notre imaginaire et de nos fantasmes. C'est-à-dire encore, « le vaste domaine de l'imaginaire collectif » qui, redistribué, recomposé, réinventé, exprime au grand jour les enjeux et les normes de la socialité nouvelle. Et dont la lecture permet de mieux comprendre ce qu'il en est de la culture aujourd'hui.


      La Contemplation du monde : pour s'initier au « style » et à l'« alphabet » de la postmodernité.

  • Alain, le grand voleur

    Pourriol-O

    • Librairie generale francaise
    • 20 Septembre 2006

    L'esprit, disait Alain, est un « grand voleur ». Il ajoutait que les grands esprits, vraiment grands, n'ont pas d'idées à eux. Ils sont pour ainsi dire immédiatement universels. Aussi la juste méthode pour penser consiste-t-elle à leur emprunter leurs idées, comme on emprunte des outils, et à se les approprier. Ce livre comporte ainsi trois parties : « La force de l'opinion » qui traite de politique (Propos sur les pouvoirs), « Art et perception », qui traite d'esthétique (Système des Beaux-Arts), et « La recherche de l'entendement », qui traite de la connaissance (Entretiens au bord de la mer).
    S'il n'est nullement une hagiographie d'Alain, cet essai se veut une introduction à la philosophie en sa compagnie, une mise à disposition des outils et des méthodes qu'il a pratiqués, qu'il les ait empruntés ou mis au point. C'est un livre de philosophie pratique, on est tenté de dire : praticable. Pour penser, il n'y a qu'à oser. D'où viendra cette audace ? Le secret de l'action, disait Alain, c'est de s'y mettre.

  • Klaus Barbie : archives d'un procès

    Levy-B.h

    • Librairie generale francaise
    • 19 Novembre 1987
  • Les arts de l'afrique noire

    Laude-J

    • Librairie generale francaise
    • 19 Avril 1990

    «Nous avons esquissé une histoire de l'art africain. Cet art, qui plonge dans un passé aussi lointain que celui de l'art européen, donne à des époques très diverses des signes éclatants de vitalité et de renouvellement, s'étiole à partir de la colonisation et meurt au début de ce siècle, alors que l'Afrique, elle, demeure. » Jean Laude. Entre l'ethnologie, l'histoire et la théorie esthétique, Les Arts de l'Afrique noire offre un panorama complet de l'activité artiste sur le continent africain. Une étude inégalée pour comprendre les liens qui unissent la création au social, au religieux et à la culture.

  • La recherche de soi - dialogue sur le sujet

    Touraine-A

    • Librairie generale francaise
    • 22 Juin 2005

    Alain Touraine Farhad Khosrokhavar La Recherche de soi Dialogue sur le Sujet Les thèmes politiques et moraux n'appellent pas nécessairement l'écriture de livres compacts, de traités systématiques. Alain Touraine et Farhad Khosrokhavar adoptent ici la démarche inverse, celle du dialogue. Elle permet à Alain Touraine de pousser sa réflexion sur le sujet, travail qu'il avait initié dans Critique de la modernité (1992) et Pourrons-nous vivre ensemble ? (1997). Farhad Khosrokhavar l'accompagne dans son cheminement, n'hésitant jamais à exprimer réserves et inquiétudes.
    L'un et l'autre constatent que, face aux philosophies de l'histoire en ruines, à la pression de l'intérêt personnel et à l'autosatisfaction des tenants de l'ordre économique, l'individu d'aujourd'hui, pour retrouver le sens de sa vie, se tourne délibérément vers lui-même et non plus vers le passé, l'avenir ou le présent comme ce fut longtemps le cas. C'est en lui qu'il découvre le désir de se construire comme sujet de sa propre existence. Dès lors, l'action collective s'incarne dans des mouvements plus culturels que sociaux.
    On l'aura compris, c'est plus de l'individu que de la société dont parlent ici les sociologues, hantés par une question qui traverse tout le livre : la recherche de soi peut-elle nous apprendre à vivre ?

  • Roland barthes, roman

    Roger-P

    • Librairie generale francaise
    • 12 Septembre 1990
  • La pensee juive tome ii

    Armand Abécassis

    • Librairie generale francaise
    • 15 Avril 1987

    T.2 : De l'état politique à l'éclat prophétique.

  • La terreur sous lenine

    Baynac-J

    • Librairie generale francaise
    • 27 Août 2003

    Jacques Baynac en collaboration avec Alexandre Skirda et Charles Urjewicz La Terreur sous Lénine Octobre 1917. Lénine prend le pouvoir.
    Décembre 1917. La Tchéka est créée. C'est le début de la Terreur. Voilà pour la toile de fond.
    Restent les acteurs, que Jacques Baynac, spécialiste de la Révolution russe, convoque aujourd'hui devant nous. Pour la première fois en Europe, on va pouvoir juger sur pièces. Tour à tour, les bourreaux et les victimes vont se succéder à la barre : membres de la Tchéka ; rescapés des massacres de Léningrad ou d'Astrakhan ; anciens concentrationnaires ; insurgés de Géorgie ; condamnés à mort de Moscou.
    Le verdict ? Seule une différence d'intensité distingue le léninisme du stalinisme. Celui-là a commencé à dévoyer le mouvement révolutionnaire dans le sens de la dictature sur le prolétariat ; celui-ci l'a réalisée. Le léninisme est donc le premier responsable de l'anti-communisme. Cependant, dira-t-on, la violence révolutionnaire est légitime. Sans doute, à condition que les moyens justifient la fin, et non l'inverse.
    Mais si le peloton d'exécution ne suffit pas à résoudre la question du pouvoir, comment les révoltés en finiront-ils avec le vieux monde ?

  • Memoire du mal, tentation du bien

    Todorov-T

    • Librairie generale francaise
    • 20 Février 2002

    Que nous a apporté le xxe siècle oe Le pire : un régime politique inédit, le totalitarisme, dont les deux variantes, communisme et nazisme, ont provoqué la mort de millions d'êtres humains, la torture, la déportation, l'humiliation de millions d'autres ; pourtant, ses protagonistes aspiraient au bien, non au mal. Heureusement pour nous, la démocratie l'a vaincu ; mais elle-même n'est pas immunisée contre la tentation du bien, qui peut la conduire à cultiver chez soi le « moralement correct », et, à l'étranger, à larguer ses bombes, atomiques ou « humanitaires ».
    Le meilleur : quelques individus au destin dramatique, à la lucidité impitoyable, sillons lumineux dans un siècle de ténèbres, qui ont continué malgré tout de croire que l'homme mérite de rester le but de l'homme ; ils nous aident aujourd'hui à ne pas désespérer. Vassili Grossman et Margarete Buber-Neumann, David Rousset et Primo Levi, Romain Gary et Germaine Tillion nous montrent qu'on peut résister au mal sans se prendre pour une incarnation du bien.
    Ce livre décrit l'un et l'autre.
    Le bon usage de la mémoire est celui qui sert une juste cause, non celui qui se contente de reproduire le passé.
    T. T.

  • En verite je vous le dis

    Armand Abécassis

    • Librairie generale francaise
    • 13 Juin 2001

    Il n'existe pas un seul chapitre des Evangiles qui ne s'appuie sur la tradition orale et écrite juive. Les chrétiens continuent encore aujourd'hui d'ignorer la Torah. Le temps est arrivé pour eux de remédier à ces ignorances coupables à cause de leurs conséquences historiques.
    Tous les auteurs des Saintes Ecritures chrétiennes appelées encore Nouveau Testament étaient juifs, à l'exception de Luc. Quelles que soient les modifications postérieures de leurs écrits, apportées par les communautés chrétiennes, il est normal de penser qu'ils étaient nourris de la tradition juive authentique. Peut-on, dès lors, comprendre leur enseignement en ignorant le judaïsme oe En vérité, je vous le dis, le temps du dialogue fraternel et sans complaisance est là, au début du troisième millénaire. Si le Jubilé signifie, dans la Torah, l'année de la libération, libérons-nous d'abord, juifs et chrétiens, de nos ignorances réciproques. Mettons-nous à l'étude de toute la présence juive dans la spiritualité évangélique, afin de mieux définir le rôle de l'Eglise dans le monde et dans le siècle qui s'ouvre.

    Armand Abécassis est professeur de philosophie générale et comparée à l'université Michel-de-Montaigne (Bordeaux III). Ses écrits et ses enseignements témoignent d'un dialogue fécond entre judaïsme et christianisme. Il est l'auteur, entre autres, de La Pensée juive.

  • La decouverte de l'ombre

    Casati-R

    • Librairie generale francaise
    • 25 Juin 2003

    Roberto Casati La Découverte de l'ombre Qu'y a-t-il de plus étrange et de plus inquiétant qu'une ombre ? Elle est impossible à saisir et beaucoup de grands peintres n'ont pas réussi à la domestiquer. Pourtant, l'ombre a été la clé de très grandes découvertes scientifiques : les éclipses, la distance entre la Terre, la Lune et le Soleil, la forme et la dimension de la Terre, la structure du Système solaire. Pour démontrer que la réflexion sur l'ombre est en partie à l'origine de la pensée occidentale, depuis l'extraordinaire mise en scène de la Caverne de Platon, Roberto Casati passe en revue les principales énigmes qui ont fasciné les hommes depuis l'Antiquité. Problèmes théoriques, philosophiques ou astronomiques tels que : Thalès a-t-il vraiment calculé la hauteur des pyramides à partir de leur ombre ? Pourquoi Dante est-il surpris de voir son ombre au Purgatoire ? Comment serait un monde sans ombre oe D'Eratosthène à Galilée, des astronomes arabes aux mathématiciens modernes, des peintres grecs à Léonard de Vinci, Roberto Casati raconte l'histoire du «club de l'ombre». Avec un véritable sens du paradoxe, du rebondissement et du cocasse, mais aussi du petit fait vrai qui aide à comprendre et à se souvenir, Roberto Casati invite le lecteur à redécouvrir sous un jour original quelques-uns des plus grands penseurs de l'humanité.

  • Confession d'un philosophe

    Conche-M+Comte-Sponv

    • Librairie generale francaise
    • 27 Octobre 2004

    Marcel Conche
    Confession d'un philosophe

    Le titre m'a été suggéré par Leibniz et sa Confessio
    philosophi (La Profession de foi du philosophe) - de là,
    la conclusion de ce livre : « Ce que je crois. » Il s'agit
    de mes « convictions vécues » essentielles, non de mes opinions, lesquelles peuvent varier en fonction de
    mon humeur, des données et des événements. André Comte-Sponville a voulu, en effet, aller à ce qui lui semblait essentiel, et ses questions ont été judicieusement choisies pour m'amener à parler à coeur ouvert. Bien que ne les ayant jamais anticipées, je les ai parfois pressenties - les intérêts d'André et sa philosophie
    m'étant suffisamment connus. Malgré tout, elles ont toujours comporté un élément de surprise : de là, le charme de cet entretien, où j'eus un peu l'impression d'aller à l'aventure. J'ai été sincère, trop peut-être, mais je préfère une image vraie à une image retouchée et embellie.

    M. C.

  • Un nouveau paradigme

    Touraine-A

    • Librairie generale francaise
    • 31 Mai 2006

    Dans les premiers siècles de sa modernisation, l'Occident a décrit et pensé la réalité sociale en termes politiques : le désordre et l'ordre, le roi et la nation, le peuple et la révolution. Puis, avec la Révolution industrielle, le capitalisme s'est émancipé du pouvoir politique. Nous avons alors pensé et agi au nom d'un nouveau paradigme, économique et social celui-ci, et parlé classes, richesses, inégalités et redistribution.
    Aujourdoehui, à l'heure de l'économie globale et de l'individualisme triomphant, la mondialisation a fait voler en éclats ces anciens modèles de sociétés. Chacun de nous, pris dans la production et la culture de masse, s'efforce de leur échapper et de se construire comme le sujet de sa propre vie. Le nouveau paradigme dans lequel nous rendons compte de ces préoccupations nouvelles est culturel. En témoignent les grandes interrogations de notre époque : quelle place faut-il aux minorités ? La sexualité doit-elle être placée au centre de tout ? Assistons-nous au retour des religions ?
    Les anciens paradigmes étaient tournés vers la conquête du monde, avec le nouveau, c'est de nous qu'il s'agit. Et tandis que nous prenons acte de la décomposition d'un monde qui était dirigé par les hommes, nous entrons dans une société de femmes.
    Comme toujours chez Alain Touraine, le souci de donner forme théorique à nos pratiques sociales est fécondé par la vie telle qu'elle est vécue, et tout ce qui est pensé ici renvoie à l'expérience la plus quotidienne de l'univers globalisé dans lequel nous évoluons désormais.

  • Un siecle pour rien

    Lacouture+Khoury+Tue

    • Librairie generale francaise
    • 22 Juin 2005

    Jean Lacouture
    Ghassan Tuéni
    Gérard D. Khoury
    Un siècle pour rien

    Que l'on évoque le temps des croisades, les grandes heures de l'Empire ottoman et son démembrement au xxe siècle, l'éveil du nationalisme arabe ou l'émergence du projet sioniste, on est chaque fois confronté, avec les « questions d'Orient », à une histoire complexe où le religieux imprègne le politique.
    Dans ce livre à trois voix, les auteurs, ardents partisans de la paix au Moyen-Orient, s'interrogent sur le désarroi actuel du monde arabe en retraçant les grandes étapes du siècle écoulé : la naissance des Etats du Levant, la politique des mandats, les luttes d'indépendance, la création de l'Etat d'Israël, la succession des conflits israélo-arabes, la guerre au Liban, les guerres du Golfe, les Intifadas, le choc du 11 septembre et l'exacerbation du terrorisme. Compte tenu de sa double identité d'acteur et de témoin de ces multiples crises, Ghassan Tuéni enrichit ce débat de sa propre expérience et, aussi, d'éléments historiques.
    Le grand espoir de « Renaissance arabe » n'a connu qu'un élan éphémère. L'incapacité des nouvelles nations à relever les défis de l'indépendance et à surmonter leurs archaïsmes, le jeu hégémonique des grandes puissances, jalouses de leurs routes impériales et de leurs ressources pétrolières, ainsi que la radicalisation constante de la politique expansionniste israélienne, vont conduire l'arabisme et la cause palestinienne d'impasses en échecs et favoriser tous les intégrismes.

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