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  • Titre: La défense de l'intérêt général par les associations Theme1: Droit - Droit commercial et des affaires - Consommation / Distribution Theme2: Droit - Droit des associations et des fondations Résumé: L'accentuation croissante du phénomène de défense de l'intérêt général par des associations dans les dix dernières années nécessitait l'ouverture d'une réflexion générale sur le sujet pour en appréhender les différentes manifestations, le conceptualiser de manière théorique et l'analyser particulièrement dans sa dimension juridique.
    Le mouvement jurisprudentiel favorable à l'action en justice des associations, qui s'illustre notamment dans l'extension considérable que les juges ont menée des habilitations législatives qui autorisaient les associations à agir dans la défense des intérêts collectifs, est relativement désordonné, s'opérant dans les différentes branches du droit sans véritable cohérence. Les actes du colloque s'efforcent de dégager des lignes de force communes autour desquelles pourront s'ordonner des mécanismes communs de défense de l'intérêt général.
    Cette réflexion était d'autant plus nécessaire qu'apparaissent de nouveaux outils juridiques pour répondre à cette demande sociale : l'action collective offerte par la loi Hamon du 24 mars 2014, la protection des lanceurs d'alerte à travers la loi du 16 avril 2013 et peut-être bientôt les dommages et intérêts punitifs. L'ensemble de ces instruments doit contribuer à la réparation des atteintes aux intérêts collectifs, tout en étant ordonné autour de strictes limites afin de ne pas mener à une perversion de l'utilisation de la notion d'intérêts collectifs.

    Avec les contributions de Béatrice Parance, Emmanuel Jeuland, Grégoire Loiseau, Véronique Magnier, Élise Poillot, Gabriel Roujou de Boubée et François Guy Trébulle.

  • Le 25 septembre 2014, l'Association française des fiduciaires a tenu son deuxième colloque annuel portant sur l'usage de la fiducie dans le contexte de la restructuration des entreprises.
    Depuis son introduction en droit français en 2007, la fiducie a su conquérir les acteurs de la place économique. Par sa souplesse, elle a permis d'apporter des solutions sur mesure à des problématiques bien connues des créanciers en matière de restructuration, aussi bien en procédure préventive qu'en procédure collective. Au delà du seul intérêt des créanciers, la fiducie-sûreté déploie son efficacité dans des situations délicates en droit social ou en matière de gouvernance d'entreprise.
    Cet ouvrage retranscrit les interventions des différents professionnels du droit qu'ils soient praticiens ou universitaires, apportant leurs réflexions et retours d'expérience sur l'usage de la fiducie dans le cadre de la restructuration des entreprises.
    Les avocats, magistrats, administrateurs judiciaires et professeurs ayant contribué à ce colloque sont parmi les plus éminents spécialistes en la matière.

    Avec les contributions de Frédéric Abitbol, Gilles Baronnie, Bruno Basuyaux, Stephan Catoire, Jérôme Chevalier, Pierre Crocq, Reinhard Dammann, Matthieu Dubertret, Philippe Dubois, Jacqueline Ferreira, Franck Gentin, Nathalie Gilly, Hervé Kensicher, François-Xavier Lucas, Pascal Rouzée, Marc Sénéchal, Jean-Marie Valentin.

  • Les rapports entre le travail et la protection sociale font l'objet d'une articulation complexe et évolutive. Alors qu'un grand nombre de systèmes de protection ont été édifiés, selon un modèle « bismarckien », au profit des seuls travailleurs salariés, la construction en France de la Sécurité sociale a débouché sur un modèle original, conjuguant des dispositifs centrés sur la protection des travailleurs (assurance chômage, retraites, risques professionnels...) et des couvertures s'adressant à un public plus large, prenant la forme tantôt de prestations de nature universelle (prestations familiales), tantôt de protections généralisées à l'ensemble de la population (maladie).
    Aujourd'hui, de nouveaux équilibres dans les rapports entre travail et protection sociale semblent s'esquisser, ainsi qu'en témoignent l'universalisation de l'assurance-maladie avec l'adoption de la protection universelle maladie (PUMA), l'élargissement des bénéficiaires de la protection sociale dans la suite du rapport Supiot (distinction entre les droits universels, le droit commun de l'activité professionnelle, les droits propres aux travailleurs et les droits assis sur des activités non professionnelles) ou encore le redéploiement des modes de financement de la protection sociale... Autant d'évolutions qui ne manquent pas d'interroger, à en juger par exemple par celles ayant affecté l'assurance maladie, dont l'universalité s'est affirmée au moment même où le poids de la protection assurée aux salariés s'est renforcé par la mise en place de la généralisation de la couverture complémentaire... L'ambition de cet ouvrage est de mieux comprendre pourquoi et comment les équilibres entre travail et protection sociale sont conduits à se déplacer et recomposer.
    Ce qui impose, tout d'abord, que les changements affectant les logiques de la protection sociale soient analysés au regard des profondes mutations qui touchent la construction des protections juridiques assises sur le travail : évolution de la relation de travail et d'emploi, promotion du travail indépendant, influence des politiques de flexicurité, mobilisation en direction des travailleurs de dispositifs revêtant une forte dimension assistancielle? Et ce qui impose, ensuite, que loin de se cantonner au présent, l'analyse se projette au contraire sur l'avenir en recherchant si et comment le droit pourrait consacrer l'instauration de nouvelles articulations entre le travail et la protection sociale.

    Avec les contributions de Michel Borgetto, Laure Camaji, Jean-Pierre Chauchard, Cyril Cosme, Franck Gambelli, Anne Sophie Ginon, Frédéric Guiomard, Jean-Pierre Laborde, Robert Lafore, Lucie Lourdelle, Jean-Luc Molins, Rémi Pellet, Denis Piveteau, Rolande Ruellan, Sophie Robin-Olivier, Didier Tabuteau, Pierre-Yves Verkindt.

    Sous la direction de Michel Borgetto, Anne-Sophie Ginon, Frédéric Guiomard et Denis Piveteau.

  • Communément présentée comme une valeur essentielle de toute société démocratique, la liberté d'expression, aussi primordiale soit elle, n'est pas pour autant absolue. Comme chaque liberté, elle connaît un encadrement visant à préciser ses justes limitations. La loi sur la presse du 29 juillet 1881, l'une des premières et principales oeuvres libérales de la IIIe République, entendait fixer les seules limites tolérables. Voulue à son origine comme un Code de la presse, elle n'a, pour autant, jamais constitué cette oeuvre de référence, les infractions susceptibles d'être commises par voie de presse s'étant multipliées en dehors du corpus de la loi.
    En dépit de cet éclatement du droit de la presse, est, encore aujourd'hui, le texte emblématique encadrant la liberté d'expression en France. Toujours en vigueur, elle a fait l'objet de multiples modifications qui ont compromis, davantage encore, l'unité du droit des abus de la liberté d'expression mais aussi et surtout sa lisibilité.
    C'est pourquoi il est apparu opportun de réfléchir à une réécriture de la loi sur la presse qui semble constituer, malgré toutes les critiques dont elle fait l'objet, l'un des meilleurs outils pour poursuivre les abus de la liberté d'expression. Le législateur devrait accepter de reprendre cette vieille loi, très souvent amendée, de façon intégrale et non pas par à-coups comme il semble aimer le faire, ainsi qu'en témoigne l'adoption récente de la loi égalité et citoyenneté.
    Le colloque, dont les actes sont ici publiés, a entendu tout d'abord s'intéresser à ce qui légitime ou non le maintien de ce texte dans l'ordonnancement juridique. Il a ensuite envisagé les différents délits de presse contenus dans la loi et leur éventuelle réécriture, en des termes à la fois généraux et précis. Enfin, il a été question de la nécessité de clarifier certaines règles de procédure voire d'amoindrir le formalisme parfois excessif en la matière, en adaptant, le cas échéant, les différentes règles à la spécificité des supports.
    Les actes de ce colloque ont vocation à s'adresser à la communauté scientifique, aux étudiants juristes et politistes, mais également aux professionnels du droit intéressés par cette question.

    Sous la direction de Nathalie Droin, maître de conférences HDR en droit public et Walter Jean-Baptiste, maître de conférences en droit privé, à l'Université de Bourgogne Franche-Comté.
    Avec les contributions de Diane de Bellescize, Jean Morange, Emmanuel Dreyer, Fabien Marchadier, Daniel Kuri, Jacques Francillon, Patrick Auvret, Thomas Hochman, Lyn François, Patrice Rolland, Frédéric Sudre, Sabrina Lavric, Claire Sourzat, Aurélie Cappello, Yves Poirmeur, Evan Raschel, Jacques Petit et Jean-Pierre Marguénaud.

  • Titre: Droit et surnaturel Theme1: Droit - Théorie / Sociologie / Histoire / Philosophie / Histoire du droit - Autres ouvrages Theme2:
    Résumé: « Droit et Surnaturel » : voici une association peu banale, voire improbable, que le présent ouvrage tente pourtant de mettre en lumière. Il s'agit d'étudier les rapports qu'entretiennent le droit et le surnaturel et, en particulier, de voir de quelle(s) manière(s) la science juridique, rationnelle et rigoureuse, se confronte à un domaine qui, par définition, échappe à la logique et au bon sens. Jusqu'ici, le thème a peu été fouillé par les juristes et les rares travaux consacrés à ce sujet sont désormais un peu anciens. Il soulève pourtant de nombreuses et passionnantes interrogations auxquelles les auteurs de cet ouvrage ont décidé de se confronter. Le droit est-il totalement rétif à ce qui relève du paranormal ou, au contraire, lui accorde-t-il une certaine place ?
    Les croyances surnaturelles et les actes qui en découlent peuvent-ils bénéficier d'une protection juridique, par exemple, au titre des droits fondamentaux ?
    L'originalité du sujet choisi invite à l'ouverture et aux tours d'horizons. Tous les ordres juridiques n'ont pas nécessairement la même approche des phénomènes surnaturels.
    Aux frontières de la religion et du surnaturel, on peut par exemple se demander s'il existe, en droit canonique, des règles concernant l'exorcisme. Et quid de ces questions dans les systèmes juridiques étrangers ? De Salem, aux États-Unis, jusqu'aux confins de l'Afrique, comment le droit appréhende-t-il les accusations de sorcellerie ? Au delà de ces interrogations un peu générales et théoriques, se pose en réalité une multitude de questions éminemment pratiques : la foi en le surnaturel peut-elle atténuer la responsabilité pénale ? Peut-on faire croire en l'impossible sans encourir les foudres de la responsabilité civile ? Dans un registre plus économique, comment se concilient aujourd'hui la liberté du commerce avec les activités tournées vers l'occulte ? Des contrats peuvent-ils porter sur le surnaturel ? Peut-on faire annuler la vente d'une maison dont le voisinage révèle la présence de fantômes ? Les tours de magie et les secrets de magiciens sont-ils protégeables par le droit de la propriété intellectuelle ? Autant d'étranges et déroutantes questions qui n'ont pas effrayé les auteurs de cette publication.

    Avec les contributions de Philippe Bonfils, Nicolas Bronzo, Frédéric Buy, Rémy Cabrillac, Vincent Egéa, Marie Lamoureux, Hervé Lécuyer, Jacques Mestre, Louis-Daniel Muka Tshibende, Emmanuel Putman, Jean-Christophe Roda et Julien Théron.

  • Le présent ouvrage est issu d'un colloque organisé à Paris le 22 novembre 2013 à l'initiative d'Hélène Gaumont-Prat, Professeur des Universités, Directeur du Laboratoire Droit de la santé et du Master « Propriété industrielle et Industries de santé » de l'Université Paris VIII, et ancien membre du Comité Consultatif National d'Éthique, avec le soutien des étudiants dudit Master.
    Ce colloque, intitulé « Contrefaçon, médicaments falsifiés et santé publique », a réuni praticiens et universitaires, scientifiques et juristes, spécialistes de la gendarmerie, de la police et des douanes dans une réflexion croisée. Celle-ci concerne à la fois la protection de la santé publique face aux médicaments falsifiés et la notion de contrefaçon de médicament qui est une atteinte à un droit de propriété intellectuelle, atteinte au brevet ou à la marque pharmaceutique. Dans certains cas, un médicament peut être à la fois contrefaisant et falsifié, les notions ne se recouvrant pas forcément.
    Face au fléau mondial que constitue le commerce des « faux médicaments » et au défi pour la sauvegarde de la santé publique, les participants ont souhaité montrer les différents aspects de cette lutte et la nécessaire mobilisation internationale et pluridisciplinaire.

  • Les travaux scientifiques présentés au cours des nombreux colloques qui se tiennent en France et à l'étranger deviennent souvent des références incontournables pour les universitaires, chercheurs et praticiens.
    La collection Grands Colloques a pour intention d'offrir à tous ceux qui s'intéressent aux matières juridique et économique les actes des colloques les plus importants. L'étude de la démocratie parlementaire dans l'espace francophone par le prisme des commissions est inédite. Les grandes mutations du droit parlementaire à l'oeuvre dans beaucoup de pays francophones conduisent. peu ou prou, les commissions parlementaires à être des acteurs clefs du processus délibératif et de contrôle.
    En découlent trois observations principales. D'abord. une interrogation sur l'existence d'un modèle francophone de commissions parlementaires. Quel en serait la pertinence. ainsi que l'intérêt sur le plan de l'opérationnalité ou de l'efficacité des missions traditionnellement dévolues aux commissions ? Ensuite. un message à destination des jeunes assemblées. Il n'existe peut-être pas de modèle théorique parlementaire idéal auquel se rattacher.
    Les commissions parlementaires de chaque pays doivent essayer au mieux. avec leurs moyens et leur culture parlementaire d'inspiration anglophone ou francophone d'atteindre des objectifs convergents en termes de capacités de délibération et de contrôle. Enfin. un enjeu pour la francophonie institutionnelle, celui du renforcement de la coopération interparlementaire dans l'espace francophone. L'existence d'une formation adaptée des parlementaires et d'une fonction publique parlementaire autonome est.
    à ce titre. un vrai défi pour les pays en crise ou en sortie de crise qui aspirent à la démocratie représentative.

  • Cet important ouvrage est issu d'un colloque international, organisé conjointement par la Collectivité départementale de Mayotte et l'Université de La Réunion, à Mamoudzou, les 14, 15 et 16 septembre 2002, à l'occasion de la célébration des 25 ans de Mayotte française.
    Alors que la loi du 24 décembre 1976 n'avait tranché qu'en la faveur timide d'un statut transitoire, pour faire bonne figure sur la scène internationale face à la revendication territoriale du tout jeune Etat des Comores, la loi du 11 juillet 2001, relative à Mayotte, lui consacre enfin un statut soucieux de ses besoins et de ses aspirations. Mayotte dans la République, c'est aussi son inscription dans la Constitution à l'occasion de la révision du 17 mars 2003, relative à l'organisation décentralisée de la République.
    Grâce à son ancrage républicain, Mayotte dispose d'une chance unique pour assurer, sereinement et efficacement, son développement politique, économique et social. Les interventions présentées sont résolument pluridisciplinaires : par les objets, les auteurs, les méthodes. L'organisation de l'ouvrage repose sur trois piliers : le statut territorial de la Collectivité départementale, le statut des personnes de droit local musulman et coutumier et l'enjeu du développement durable.
    Universitaires, praticiens, chercheurs, responsables politiques, soit quelques 40 contributions, doublées de débats, font la lumière sur l'actualité de Mayotte, dans la perspective d'hier (colonie française rattachée au gré des besoins politiques à La Réunion, à Madagascar et aux Comores) et de demain (possible Département d'outre-mer et région ultrapériphérique). Mayotte est à un moment décisif de son histoire : passage de la tutelle coloniale puis étatique à la libre administration locale, évolution du statut personnel afin de satisfaire aux principes des droits de l'homme et nécessité de prendre en compte l'exiguïté et la fragilité de l'île pour assurer un développement durable.
    Le droit et l'histoire, la science politique et la sociologie comparée restituent ces enjeux tant particuliers qu'universels. L'ouvrage ouvre aussi la réflexion sur l'ancrage mahorais de la République, c'est-à-dire la contribution au dialogue que Mayotte lui apporte, sur les plans interculturel et interreligieux notamment. Grâce à elle, la République est constamment poussée à conjuguer, avec une intelligence sans cesse renouvelée, l'unité et la diversité.

  • Dans un discours prononcé le 11 mars 2004 pour célébrer le bicentenaire du Code civil, Jacques Chirac, alors président de la République, s'était engagé en faveur d'une réécriture en cinq ans du droit des contrats et du droit des sûretés. Si le droit des contrats dut attendre l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, les choses évoluèrent beaucoup plus rapidement à l'égard du droit des sûretés, grâce à l'intervention de l'ordonnance n° 2006-346 du 23 mars 2006.
    Dans les deux cas, l'ambition était de moderniser le droit français et de le rendre plus attractif. S'il est bien trop tôt pour faire le bilan de la réforme du droit des contrats, le moment est propice s'agissant de l'ordonnance du 23 mars 2006 relative aux sûretés, un peu plus de dix ans après son entrée en vigueur. À l'échelle tant interne qu'internationale, le droit français des sûretés réelles, seules ces dernières ayant véritablement été réformées, est-il aujourd'hui véritablement attractif ?
    La question mérite probablement d'être posée puisqu'une nouvelle réforme de la matière serait envisagée par la Chancellerie. C'est, peut-être, que tout ne fut pas réussi en 2006, malgré des avancées incontestables sur lesquelles cet ouvrage revient.
    Ce livre s'adresse à tous ceux s'intéressant au droit des sûretés. Il est en mesure d'apporter des réponses aux praticiens soucieux de résoudre certaines difficultés, et de fournir un éclairage théorique d'envergure aux étudiants ou chercheurs spécialisés en la matière.

    Réunies sous la direction de Nicolas Borga et Olivier Gout, professeurs à l'Université Lyon 3, les contributions émanent d'auteurs comptant assurément parmi les meilleurs spécialistes de la matière : Christophe Albiges, Jean-Jacques Ansault, Laurent Aynès, Pierre Crocq, Michel Farge, Charles Gijsbers, Stefan Huber, Maxime Julienne, Dominique Legeais, Nathalie Martial-Braz, Marc Mignot et Frédéric Zenati-Castaing.

  • Le 22 octobre 2015, l'Association Française des Fiduciaires a tenu son troisième colloque annuel sur le thème de la fiducie sur titres.
    Introduite en droit français en 2007, la fiducie est l'opération par laquelle un constituant transfère des biens, des droits ou des sûretés à un fiduciaire qui, les tenant séparés de son patrimoine propre, agit dans un but déterminé au profit d'un bénéficiaire. L'objet de ce troisième colloque de l'AFF a été d'envisager les particularités liées au transfert de titres à un fiduciaire, d'une part, à l'égard du fiduciaire, au regard de sa qualité d'associé, et, d'autre part, du constituant, au regard des effets du transfert de propriété des titres sur sa situation comptable et fiscale.
    Cet ouvrage retranscrit les interventions des différents professionnels, qu'ils soient praticiens du droit et du chiffre ou universitaires, apportant leur réflexions et retours d'expérience sur l'usage de la fiducie sur titre.
    Les avocats, experts-comptables et commissaire aux comptes et professeurs ayant contribué à ce colloque sont parmi les plus éminents spécialistes en la matière.

    Avec les contributions de François Barrière, Arthur Bertin, Philippe Blin, Stéphan Catoire, Michel Collet, Pierre Crocq, Philippe Dubois, François-Xavier Lucas et Xavier Paper. Sous la direction de Nicolas Borga et Olivier Gout.

  • Le fichier

    Collectif

    Le fichier est l'instrument qui rassemble et classe des données afin de les exploiter.
    En cela, il a toujours suscité des inquiétudes, qui s'amplifient avec le développement de l'informatique et de l'internet. Aussi, le thème du fichier devient incontournable dans le débat juridique. Les fichiers des services secrets, comme ceux de la NSA, après l'affaire Snowden, ou des services français après la loi sur le renseignement de 2015, font redouter une surveillance généralisée. De même, les fichiers des grandes multinationales de l'Internet, comme Google ou Facebook, suscitent des craintes au regard de la masse considérable des données collectées. D'où, notamment, l'accord États-Unis/Union européenne, dit Privacy Shield, de 2016.
    Après un décret pris fin 2016, le nouveau méga-fichier TES, réunissant les données de tous les Français dotés d'un passeport ou d'une carte d'identité, a également défrayé la chronique.
    Ces divers fichiers sont ambivalents : certes, d'un côté, ils apparaissent comme une menace pour les libertés des personnes, telles que le droit à la vie privée.
    Cependant, de l'autre, ils permettent la maîtrise et la rationalisation de l'information, ce qui contribue au maintien de l'ordre public, à la bonne administration et au développement économique. Le droit réussit-il à organiser le recours efficace aux fichiers, tout en tempérant leur emploi pour préserver les libertés ?
    L'ouvrage concourt à répondre à ce brûlant enjeu, selon une méthode originale fondée sur l'interdisciplinarité. Privatistes, publicistes et historiens du droit abordent les différents champs de déploiement du fichier : la police, l'administration générale et le monde économique.
    Cette recherche est destinée à tous les étudiants, professionnels et universitaires qui s'intéressent à la confrontation du droit avec les techniques de captation et de structuration de l'information, au sein d'une civilisation numérique en construction.

    Avec les contributions de Vanessa Barbé, Julien Cazala, Damien Chenu, Jacques Chevallier, Fouad Eddazi, Jean Frayssinet, Philippe Ch.-A. Guillot, Jean-François Kerléo, Geneviève Koubi, Nathalie Mallet-Poujol, Stéphanie Mauclair, Dominique Messineo, Nicolas Ochoa, Sébastien Pellé, Agnès Robin, Matthieu Robineau, François Saint-Bonnet, Arnaud Sée, Vincent Sizaire et Julien Thomas.

    Sous la direction de Fouad Eddazi et de Stéphanie Mauclair.

  • Les drones militaires sont des engins pilotés à distance, pouvant évoluer dans les airs, sur terre, sur mer et sous la mer, pour exercer l'ensemble du spectre des missions militaires, comme la surveillance, la reconnaissance, le renseignement, le combat, la sécurisation, le transport... Ces drones militaires sont au coeur de l'actualité. La multiplication des achats de drones par les Etats en vue de mener leurs opérations militaires, l'utilisation des capacités de ces appareils pour pratiquer des assassinats ciblés extraterritoriaux, l'expansion du recours aux drones en matière de sécurité intérieure, le développement d'un nouveau marché économique des drones, la crainte du développement et du déploiement de " robots tueurs ", qui pourraient exercer des missions de combat à partir de leurs seules intelligences artificielles, sans aucune direction humaine, sont quelques exemples de la montée en puissance de cette problématique depuis quelques années.
    Au vu de ces éléments, on peut s'interroger sur le rôle possible du droit. Peut-il efficacement encadrer le développement et l'utilisation des drones militaires ? L'ouvrage concourt à répondre à ce brûlant défi. Des universitaires, internistes, internationalistes, publicistes et privatistes, ainsi que des représentants du monde de la sécurité et de la défense abordent les différents champs où le droit et les drones sont amenés à se rencontrer, du fait de décisions politiques : les phases de fabrication (notamment à propos des drones autonomes), achat, essai, entraînement, circulation et de déploiement opérationnel (militaire, sécuritaire ou pour les assassinats ciblés) des drones sont autant de sources de questionnements juridiques.
    Cette recherche est destinée à tous les étudiants, professionnels et universitaires qui s'intéressent à la confrontation du droit avec les nouvelles techniques militaires, dans un environnement géopolitique en profonde mutation.

  • La problématique des langues régionales est d'autant plus délicate à saisir au sein d'une République dont le récit peut notamment se faire par le prisme jacobin. À l'heure d'une éventuelle révision constitutionnelle qui devrait permettre à la notion de différenciation de pénétrer le texte suprême, il est pertinent de s'interroger sur les éléments qui font, précisément, de la diversité une richesse républicaine et non un élément à combattre. La question du traitement des langues régionales, au coeur d'un colloque qui s'est tenu en juin 2018 à l'université Toulouse Capitole et dont les actes sont réunis dans le présent ouvrage, est de celles-là.
    Comment, en Europe, les États considèrent-ils les langues régionales qui coexistent avec leurs langues nationales officielles ? Comment établir la frontière entre l'épanouissement et la sauvegarde ? Comment sauver une langue qui se meurt ? Par la permission ou la contrainte ? Dans la création de programmes scolaires bilingues ou la co-officialité ? Quels sont les modèles de reconnaissance possibles ? Dans quelle mesure ces revendications linguistiques pèsent-elles dans la rhétorique partisane ? Est-ce la question de la langue qui cristallise le plus les revendications dites identitaires, met le feu aux poudres des canons autonomistes et indépendantistes ? Existe-t-il, en Europe, une problématique commune de ce lien entre langues régionales et pouvoir étatique ou des multitudes si complexes qu'elles empêchent la comparaison rigoureuse ? Autant de questions que plusieurs auteurs venant d'horizons géographiques et disciplinaires différents ont souhaité soulever dans cet ouvrage.

  • La fiducie-sûreté

    Collectif

    Le premier colloque annuel de l'Association française des fiduciaires s'est tenu le 8 octobre 2013 sur le thème de la fiducie-sûreté. Depuis son introduction en 2007 dans le système juridique français, la fiducie s'est imposée comme « la reine des sûretés ». Son efficacité face à la procédure collective a contribué à restaurer la confiance entre emprunteurs et prêteurs et joue un rôle prépondérant dans le domaine du financement.
    Cet ouvrage reprend les interventions des professionnels venus partager leur expérience de la fiducie-sûreté le 8 octobre 2013 ainsi que les analyses juridiques d'universitaires s'interrogeant sur les défis que pourra rencontrer la fiducie-sûreté à l'avenir.
    Les intervenants sont avocats, mandataires judiciaires, magistrats ou professeurs et apportent un éclairage sur la fiducie-sûreté, chacun à travers le prisme de leur propre expérience professionnelle ou académique.

    Avec les contributions de François Barrière, Stephan Catoire, Pierre Crocq, Reinhard Dammann, Matthieu Dubertret, Philippe Dubois, Philippe Dupichot, Nathalie Gilly, Michel Grimaldi, Yves Lelièvre, François-Xavier Lucas, Nicolas Morelli, Marc Sénéchal, Jean-Marie Valentin.

  • Le contentieux fiscal est potentiellement présent dès les premiers actes de procédures, dès les premières sollicitations de l'administration. Il prospérera ultérieurement si le contribuable l'estime utile. C'est aussi un enjeu d'un triple point de vue.
    Pour le contribuable et ses conseils, il s'agit de l'anticiper autant que possible puis de le maîtriser au mieux quand il s'impose. Toutefois l'administration peut, à l'occasion de contrôles fiscaux, contester les interprétations du contribuable.
    La question centrale sera de savoir si le contribuable supporte ou non la charge de la preuve, sachant que bien souvent celle-ci commande l'issue du litige.
    Pour l'administration, le contentieux fiscal, c'est d'abord la gestion de flux à contenir le mieux possible dans un délai raisonnable qui s'impose à elle. C'est ensuite un indicateur assez intéressant quant à l'acceptabilité de l'impôt et des procédures pour en déterminer l'assiette, le recouvrer et le contrôler. C'est aussi l'occasion de vérifier que la doctrine administrative, prolixe, est validée par le juge. L'administration s'efforce de prévenir le contentieux, c'est-à-dire de l'éviter, en ayant recours au rescrit, à la transaction, mais aussi à l'interlocution et à la médiation. Elle y parvient en partie.
    Pour les juridictions, le contentieux fiscal est aussi une question de flux.
    Les contribuables sont à l'image de la société dans laquelle nous vivons.
    Autrement dit, le contentieux n'est plus pour beaucoup un repoussoir que l'on hésite à utiliser. Même si les procédures devant les juridictions sont longues, coûteuses et aux résultats incertains, les contribuables s'inscrivent dans des stratégies contentieuses, n'hésitant pas à aller devant la Cour de justice ou la CEDH. La jurisprudence de ces Cours n'est pas sans influencer le législateur, l'administration et les juridictions nationales.

  • Plus de vingt ans après les premières lois sur le financement de la vie politique, le droit des campagnes électorales doit-il être adapté ?
    On doit en effet s'interroger pour savoir si les règles relatives au financement, mais aussi celles relatives à la propagande ou au traitement par les médias, ne seraient pas devenues trop contraignantes et ne créeraient pas un formalisme excessif entravant, au moins pour une part, l'animation de la campagne électorale.
    Dans d'autres hypothèses, on peut, à l'inverse, se poser la question de l'opportunité d'un renforcement de ces règles sur certains points également relatifs au financement des campagnes ou encore en matière de sondages ou de droit applicable sur internet.
    C'est notamment à ces questions que épondent les actes du colloque rganisé à l'Université de Toulouse 1 Capitole par l'Institut Maurice Hauriou le 14 avril 2011, soit, par une heureuse coïncidence, le jour même où ont été promulguées les lois composant ce qu'il est convenu d'appeler le « paquet électoral ».

  • Dans le contexte de la crise économique mondiale, c'est sous la contrainte politique des pays du G20 et sous les yeux de l'opinion publique internationale qu'un certain nombre de pays a accepté le principe de la transparence et de l'échange de renseignements à des fins fiscales. Dans cette perspective des États et territoires ont été conduits à signer des conventions fiscales internationales, ou des avenants, visant à renforcer l'échange d'informations.
    Toutefois tous les États, même ceux qui se veulent les plus vertueux, souhaitent attirer les capitaux du monde entier et retenir ceux qui s'y trouvent. Pour ce faire ils mettent en place des dispositifs sophistiqués qui ne sont pas toujours compatibles avec le souci de transparence. Les pays émergeants, mais aussi l'Algérie, l'Allemagne et la Suisse pour ne citer qu'eux, sont confrontés à cette problématique et ont donné des réponses différentes.
    Le forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales (OCDE) publie régulièrement les examens par les pairs des cadres législatifs et réglementaires des différentes juridictions. L'une des questions qui se pose est de savoir si l'OCDE, ou une autre organisation internationale, peut aller au-delà d'une politique de transparence et d'échanges d'informations à des fins fiscales.
    Le secret bancaire s'est lézardé. Mais il est illusoire de penser que le seul critère de la transparence permet d'en terminer avec les paradis fiscaux. Les États, les investisseurs, les opérateurs économiques s'adaptent et s'adapteront aux nouvelles contraintes.
    Peut-être est-il temps de poser d'autres critères que le seul échange de renseignements, pour définir et lister les paradis fiscaux, qualifiés pour l'occasion de juridictions non coopératives.

  • Le droit social, bien qu'il se soit constitué en branche particulière du droit, notamment en France, est habituellement réputé relever du droit privé. Cette croyance a durablement structuré non seulement la formation, mais aussi les recherches juridiques. Rares sont en effet les études consacrées à la compétence, qui est effective, des juridictions administratives, au premier rang desquelles le Conseil d'Etat en matière sociale. L'objet du colloque dont le présent ouvrage rend compte a été de faire le point et de susciter la réflexion sur le droit social en tant que dimension essentielle, trop peu connue, de la compétence et de l'oeuvre du Conseil d'Etat. Les différentes contributions, ainsi que les échanges fructueux qui ont eu lieu à cette occasion se sont attachés à délimiter, en relation avec la Cour de cassation, la compétence du Conseil en la matière, à préciser le statut et le régime des sources de droit appliquées par la Haute juridiction administrative et à explorer le jeu concret de l'articulation entre les compétences respectives du Conseil d'Etat et de la Cour de cassation à partir de l'exemple du droit du Travail. Le lecteur trouvera dans le présent ouvrage une analyse rigoureuse des éléments évoqués précédemment mais aussi l'expression de questions, certes relatives au droit social mais qui intéressent aussi les autres domaines du droit. Le présent ouvrage illustre ce que constate le vice-président du Conseil d'Etat. Jean-Marc Sauvé, dans son rapport introductif, à savoir que le droit social est une une oeuvre collective des institutions et acteurs tant publics que privés. Il illustre aussi ce que relevaient déjà Jean Rivero et Jean Savatier au milieu du siècle dernier : le droit social est bien un terrain privilégié de rencontre du droit public et du droit privé.

  • L'exercice par l'administration fiscale d'un droit de visite et de saisie, plus communément appelé « perquisition fiscale », dans les locaux professionnels des entreprises et les locaux d'habitation des particuliers, constitue à l'évidence un domaine particulièrement sensible des relations entre le fisc et les contribuables. Le dispositif des perquisitions fiscales n'est utilisé en France que depuis 1985, il n'existait antérieurement aucun texte spécifique. Pendant près d'un demi- iècle, l'administration fiscale a utilisé l'ordonnance du 30 juin 1940 relative à la constatation, la poursuite et la répression des infractions économiques, en détournement de procédure quasi permanent.
    Près de 25 ans après l'instauration de l'article L. 16 B du LPF permettant à l'administration fiscale, lorsqu'elle soupçonne une fraude en matière d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les sociétés ou de TVA, de solliciter une ordonnance du juge des libertés et de la détention afin de visiter tout lieu et saisir tout document se rapportant à la fraude, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France en concluant à la violation de l'article 6-1 de la Convention. En réaction, la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 a tenté de tirer les conséquences de cette jurisprudence en modifiant le texte. Quelles sont les nouvelles voies de recours mises en oeuvre ? Quelles sont les inconnues qui subsistent ? De quels moyens dispose le contribuable pour se défendre ? Des procédés identiques existent-ils dans les législations étrangères ?
    Cet ouvrage est issu d'un colloque international associant universitaires et praticiens du droit fiscal venant d'Allemagne, d'Italie, d'Angleterre, d'Algérie, avec pour ambition de retracer l'évolution des pratiques de l'administration fiscale, des textes et de la jurisprudence afin de déterminer le caractère spécifique de ces pouvoirs d'investigations en constante adaptation au regard de la fraude fiscale et du respect des libertés individuelles.

  • Faut-il « regénéraliser » le droit pénal ? La question, volontairement iconoclaste, était une incitation à penser autrement le droit pénal général. En se posant de nouvelles questions ou en abordant différemment d'anciennes questions ou d'anciennes réponses, un groupe de chercheurs pénalistes venus de toute la France (Aix-Marseille, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Limoges, Nancy, Orléans, Paris, Poitiers, Tours) s'est réuni lors d'un colloque qui s'est déroulé à Tours les 6 et 7 novembre 2014, afin de poser les jalons d'une entreprise doctrinale souhaitée originale. La dilatation du domaine d'étude et la multiplication des regards permettent en effet, non seulement de se préserver de l'écueil du dogmatisme et de tirer profit de la richesse du pluralisme, mais aussi de produire des réflexions inédites.
    Les premiers travaux de ce groupe se trouvent condensés dans le présent ouvrage qui se distribue en deux parties : « À propos du droit pénal en général » et « Propos sur le droit pénal général ». On y trouvera des recherches sur les fondements, les sujets, les principes et les éléments de la répression, c'est-à-dire sur tout ce qui fait du droit pénal général une discipline si originale ; autant de contributions qui représentent des incitations à poursuivre l'étude d'un droit encore trop marqué par un classicisme qui obstrue la réflexion.
    Pour toutes les raisons qui précèdent, la Mission de Recherche Droit et Justice a décidé de soutenir l'organisation du colloque de Tours.
    Le CRDP de Tours (EA 2116), qui a accueilli le colloque, est un centre de recherche en droit privé, dont l'axe relatif au droit pénal s'avère particulièrement actif.

  • Des travaux récents ont écorné le «mythe des 80%» selon lequel la grande majorité de la législation française découlerait de la législation européenne. La proportion serait en réalité moindre. Au-delà du débat sur les chiffres, l'objet de cet ouvrage est de démontrer que, si tout n'est pas européanisé, l'européanisation est partout, touche l'ensemble du droit français et imprègne ses différentes institutions.
    L'originalité du propos réside dans l'usage d'un concept -l'européanisation - auquel les juristes sont peu habitués, et dont on étudiera les ressorts et les limites. Rédigé à la fois par des universitaires et des membres des plus hautes juridictions françaises, l'ouvrage fournit une synthèse utile des effets produits par l'Union sur les branches du droit, les institutions politiques et administratives, les institutions juridictionnelles.
    Il montre que l'influence européenne ne s'exerce pas uniquement sur les domaines économiques liés au marché commun et à la libre concurrence,mais qu'elle concerne le coeur du pouvoir politique, le système juridictionnel et les différents segments du droit français.

  • Le présent ouvrage contient les actes du colloque qui s'est tenu à l'université Lille 2 sur l'avenir du droit des biens le 7 mars 2014. Une telle réflexion prospective est aujourd'hui une question cruciale. En effet, après la réforme du droit des obligations, le droit des biens est la dernière terre du Code civil laissée en jachère par le législateur. Tôt ou tard, le dernier bastion du Code Napoléon sera réformé.
    Dans cette perspective, il apparaît que les grandes mutations récentes de la matière qui résultent de jurisprudences hasardeuses ou de lois spéciales (Maison de poésie, EIRL?) font jaillir une quantité de questions : convient-il de redéfinir le patrimoine ?
    La propriété ? Faut-il un numerus clausus des droits réels ? Le maintien de la summa divisio meubles/immeubles est-il encore justifié ? Quel régime pour l'indivision ?
    Quelle place pour l'environnement ? Pour l'immatériel ? Faut-il consacrer un patrimoine familial doté d'un régime spécifique ? Comment construire les relations internationales afférentes aux biens ? Comment articuler le droit des biens et le droit des sûretés ? Quel régime pour la copropriété ?
    Ce sont à ces interrogations que tentent de répondre les différents contributeurs, dans le sillage de l'avant-projet réalisé sous l'égide de l'Association Henri Capitant.
    Cet ouvrage collectif s'adresse à tous les étudiants, professionnels et chercheurs intéressés par le droit des biens et son avenir.
    Le colloque, organisé grâce au soutien de l'université Lille 2, du CRD&P et l'ERADP, a été réalisé sous la direction scientifique de Romain Boffa, désormais professeur à l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne.

  • Trente ans après l'ordonnance du 1er décembre 1986 ayant révolutionné le droit français de la concurrence, un colloque organisé par l'Association Française d'Étude de la Concurrence (AFEC), la Cour d'appel de Paris et le Master Droit de la concurrence et des contrats de l'Université de Versailles, a réuni les plus grands spécialistes de la matière, dans l'objectif avoué de procéder à un bilan rétrospectif et, plus encore, de faire oeuvre de propositions dans la perspective d'une réforme d'ampleur qu'il est le premier à avoir envisagé.
    L'ouvrage rassemblant les contributions qui en sont issues offre ainsi au lecteur un panorama très complet du droit de la concurrence (pratiques anticoncurrentielles, pratiques restrictives de concurrence, concentrations), aussi bien quant aux règles de fond que sur le plan institutionnel et processuel (mise en oeuvre publique et privée). S'il fait apparaître les avancées effectuées, que ce soit sous l'influence de la juridictionnalisation, des droits fondamentaux, de l'européanisation ou bien encore des enseignements économiques, il ne se départit pas d'une appréciation critique destinée à éclairer les progrès restant à réaliser. Simplification, meilleure articulation entre les différents volets du droit de la concurrence ainsi qu'avec le droit commun, telles sont quelques-unes des orientations dégagées à l'issue de la réflexion menée à cette occasion. Cet ouvrage constitue ainsi un outil de référence à destination de tous ceux qui s'intéressent au droit de la concurrence, qu'il s'agisse de l'étudier, de l'enseigner, de le mettre en oeuvre ou encore de? le réformer et de le réécrire.

    Sous la direction de Chantal ARENS, Muriel CHAGNY et Jean-Louis FOURGOUX.

    Avec également Linda ARCELIN, Charles ARONICA, Christian BABUSIAUX, Jean-Bernard BLAISE, Guy CANIVET, Carole CHAMPALAUNE, Thierry DAHAN, Hervé DELANNOY, Nathalie HOMOBONO, Laurence IDOT, Bruno LASSERRE, Valérie MICHEL-AMSELLEM, Gildas de MUIZON, Michel PONSARD, Christophe POURREAU, Jacqueline RIFFAULT-SILK, Olivier SAUTEL, Louis VOGEL.

  • Un juriste italien, Mauro Cappelletti, avait l'habitude de dire « le xixe siècle a été le siècle des parlements, le XXe est le siècle de la justice constitutionnelle ». Il avait raison. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne et l'Italie introduisent une Cour constitutionnelle dans leur nouveau système politique. Et ce mouvement s'est répandu : le Portugal en 1974, l'Espagne en 1978, les pays de l'Est après la chute du mur de Berlin, les pays africains lorsqu'ils ont réécrit leurs constitutions dans les années 1990 ont aussi créé une cour constitutionnelle. En 1993, l'Andorre, dans sa première Constitution écrite, établit un Tribunal constitutionnel. Et même la France, hostile depuis 1789 à un contrôle de la loi par les juges, a timidement introduit le contrôle de constitutionnalité en 1958 avant de lui donner un plein développement en 2010 avec la question prioritaire de constitutionnalité. Le xxe siècle a donc bien été celui de la justice constitutionnelle.
    Mais que sera le XXIe siècle ? Sera-t-il celui de la continuité ou de la remise en cause de la justice constitutionnelle ? Dans les pays européens, mais aussi aux États-Unis, en Amérique latine, en Afrique, une interrogation revient sans cesse sur la place trop importante que les juridictions constitutionnelles occuperaient dans les systèmes politiques modernes. La question n'est sans doute pas nouvelle. Mais elle prend une importance particulière dans le contexte actuel marqué par la montée générale des populismes. C'est pourquoi, à l'occasion de son vingt-cinquième anniversaire, le Tribunal constitutionnel d'Andorre a souhaité partager avec ses homologues cette interrogation : les juridictions constitutionnelles sont-elles vraiment des instruments indispensables à la qualité démocratique d'une société ?

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