Arts et spectacles

  • Kertesz, Germaine Krull, Man Ray, Tabard : en photographiant les photographes, 1930 Nouv.

    L'année 1929 est une année clé dans l'histoire de la photographie mondiale : la grande exposition Film und Foto est présentée du 18 mai au 7 juillet à Stuttgart. Organisée par Gustav Stotz, qui a su mobiliser autour de lui de nombreuses compétences internationales, l'exposition, appelée familièrement Fifo, marque les esprits ; elle va tourner ensuite dans une version réduite à Zurich, Berlin, Dantzig (Gdansk), Vienne, Agram (Zagreb), Munich.
    Dès janvier 1929, dans la revue L'Art vivant, Jean Gallotti commençait la publication d'une série « La photographie est-elle un art ? » Jean Vidal (1904-2003), alors journaliste à L'Intransigeant, a saisi que quelque chose était dans l'air. Après un premier article annonçant son enquête, il visite quatre photographes (Kertesz, Krull, Man Ray, Tabard) qu'il interroge sur leur art. Tous sont nés dans les années 90 du XIXe siècle et ont donc alors entre trente et quarante ans. Ils participent aux revues Bifur, VU, Jazz, Variétés, Documents...
    Cette suite d'articles de J. Vidal, fort intéressante, publiée entre février et avril 1930, n'a jamais encore, à notre connaissance, été réunie et rééditée

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  • Achab et Moby Dick, l'âme américaine

    Etel Adnan

    • L'echoppe
    • 28 Février 2022

    Je sens que je suis, que nous sommes, sur un océan, par une nuit très longue, plus longue que la nuit, un intervalle de temps tout noir, et il nous faut écouter la voix d'Ishmael, écouter parler Queequeg, regarder la nuit étoilée tout en lisant, ou avoir quelqu'un lisant tout haut, près de nous, le chef-d'oeuvre de Melville, afin d'entendre l'âme de ce continent s'exprimant dans toute sa grandeur, et toute sa misère, dans ces pages où l'étrange duel entre Achab et Moby Dick se voit renouvelé, pendant que nous regardons depuis le bateau. En pleine tempête.

  • Midis avec Picasso

    Anatole Jakovsky

    • L'echoppe
    • 6 Décembre 2021

    C'est le Picasso de l'immédiat après-guerre que nous présente ce texte d'Anatole Jakovsky, paru en revue et jamais réédité dans sa totalité depuis sa parution en 1946. Jakovsky, venu de Pologne s'installer à Paris au début des années 30, connaissait Picasso depuis 1934. C'est en confiance qu'il le rencontre à l'atelier des Grands- Augustins où Picasso a succédé à Jean-Louis Barrault en 1937 et où il a peint Guernica. Jakovsky décrit les lieux et recueille les propos de l'artiste. Le texte est complété par deux autres articles méconnus.

  • Au début de l'année 1914, Gaston Migeon, conservateur des objets orientaux au Louvre effectue un voyage den Russie. Comme il s'intéresse aussi beaucoup à l'art de son temps, il a la chance de pouvoir visiter les deux grands collectionneurs russes d'alors, qui ont acheté Monet, Degas, Gauguin, Picasso, Matisse, Bonnard et d'autres encore, alors que les musées français les dédaignaient. C'est ce témoignage rare que nous publions, accompagné de l'hommage de Migeon à un autre grand collectionneur et donateur, Isaac de Camondo

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  • Le maître venu de l'ouest : Gabriel Bounoure

    Etel Adnan

    • L'echoppe
    • 3 Décembre 2021

    L'écrivain, enseignant et diplomate français Gabriel Bounoure a joué un rôle capital pour une génération de jeunes étudiants libanais qui ont découvert avec enthousiasme Nerval, Baudelaire, Rimbaud grâce à ce formidable « passeur » qui créa à Beyrouth L'Ecole des Lettres et sut transmettre la passion de la littérature à des jeunes gens ouverts à tutes les découvertes. Etel Adnan était l'une d'entre eux, avec Salah Stétié. Cet ouvrage propose la grand eprose poétique qu'Etel Adnan écrivit dans les années cinquante en hommage à ce « maître », de même que son premier texte jamais publié, à Beyrouth en 1949, sur Fromentin, et deux textes de souvenirs sur Bounoure et L'Ecole des Lettres.

  • Ce texte et le premier jamais publié par Paul Gauguin ; il a paru en deux livraisons dans l'éphémère revue "La Moderniste illustré" , l'été 1889. Il n'avait à ce jour jamais été republié dans son intégralité et avec annotations. Gauguin réagit avec passion et malice à la présence de l'art "contemporain" dans la fameuse Exposition universelle de 1889, qui vit l'inauguration de la Tour Eiffel, la venue de danseuses balinaises et du "cirque" de Buffalo Bill.

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  • Vallotton cinema

    Jérôme Prieur

    • L'echoppe
    • 17 Septembre 2021
  • La version inédite complète d'un entretien réalisé en 1986 avec le grand artiste américain (1914-1999) originaire de Roumanie et devenu mondialement célèbre pour ses superbes couvertures du New Yorker.
    À l'école, en Roumanie, j'avais un uniforme militaire et un matricule, de sorte que j'avais l'impression que n'importe qui pouvait relever mon numéro et me dénoncer. Être juif en Europe, c'est savoir que la géographie et l'histoire sont provisoires, c'est aussi être toujours prêt pour l'émigration. Or l'émigration a des vertus, c'est comme une renaissance, on peut ainsi avoir une deuxième, une troisième, une quatrième vie. En se mettant dans la position inconfortable de l'immigrant, on retourne à l'enfance. Parmi mes nombreuses vies, il y en a une qui a duré très peu, environ un an, à Saint-Domingue. Je me considère comme mort à l'âge d'un an à Saint-Domingue.

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  • David Hockney en pays d'Auge

    Jean Frémon

    • L'echoppe
    • 22 Octobre 2020

    « Une chronique, par un témoin de premier plan, allant de 2018 à 2020, relatant l'installation de David Hockney en Normandie pour y peindre « L'Arrivée du Printemps ». La sortie de cet ouvrage coïncidera avec une importante exposition d'oeuvres de l'artiste à la Galerie Lelong & Co. à Paris le 15 octobre ».

  • L'académie Julian, 1881

    Gustave Goetschy

    • L'echoppe
    • 9 Avril 2021

    L'Académie Julian a` Paris, institution indépendante, a vu passer dans ses ateliers, entre le dernier quart du XIXe siècle et la première moitié du XXe, quantité d'artistes débutants et alors inconnus : de Nolde à Matisse, de Duchamp à Léger, de Bonnard à Kupka ; mais aussi et surtout des femmes, en un temps où l'Ecole des Beaux-arts ne les admettait pas. Y étudièrent entre autres Marie Bashkirtseff, Louise Breslau et plus tard Louise Bourgeois. Ce texte de 1881 raconte avec une certaine verve les débuts de l'Académie.

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  • Souvenirs sur Bonnard et Fénéon

    Emile Compard

    • L'echoppe
    • 9 Avril 2021

    Dans les années 20 et 30, le jeune peintre Emile Compard a la chance de fréquenter le peintre Pierre Bonnard et le grand critique Félix Fénéon ; il a l'occasion après la seconde guerre mondiale de publier ses souvenirs dans deux publications devenues très difficiles d'accès aujourd'hui ; nous rééditons ces textes accompagnés de lettres et notes inédites.

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  • "Je ne sais pas si le mot vocation est exact en ce qui me concerne. Je ne me rendais pas très exactement compte alors si je voulais être peintre. Il me semble bien que, à cette époque, ce qui m'attirait, ce n'était pas tellement l'art, mais plutôt la vie d'artiste avec tout ce qu'elle comportait, dans mon idée, de fantaisie, de libre disposition de soi-même. Certes depuis longtemps j'étais attiré par la peinture et par le dessin, mais sans que ce fût une passion irrésistible, tandis que je voulais à tout prix échapper à la vie monotone." P.
    Bonnard à Raymond Cogniat, juillet 1933.

    "C'est très difficile, la peinture. Et il y a dix ans à peine que je commence à m'y reconnaître...".
    P. Bonnard à Maximilien Gauthier, décembre 1937

  • Ce livre restitue l'atmosphère du San Francisco des années 60, plus précisément du petit port de Sausalito où des artistes s'étaient installés que des vieux bateaux amarrés au Quai n°5. Il y avait là notamment Jean Varda, qu'Agnès Varda appelait « Oncle Yanko », et Piro Caro horticulteur philosophe anarchiste. Etel Adnan a alors interviewé ces deux personnages ; les entretiens étaient restés inédits. Les voici enfin traduits, avec une double préface d'Etel Adnan. Le tout traduit de l'anglais par Patrice Cotensin.

  • La lecon de matisse - souvenirs de l ami allemand

    Purrmann Hans

    • L'echoppe
    • 10 Septembre 2020

    Hans Purrmann, peintre allemand (1880-1962), a été à la fois élève et ami de Matisse. Il écrit en 1922 un témoignage très intéressant, ici traduit pour le première fois en totalité à partir de l'original allemand, sur l'atelier que Matisse a tenu de 1908 à 1912 à Paris, accueillant de nombreux jeunes peintres, notamment étrangers. "Matisse avait une manière bien à lui de se pencher sur chaque cas ; il préconisait de partir de la tradition, il disait qu'essayer d'être intéressant à tout prix n'avait aucun sens, que l'originalité ne pouvait apparaître que sur fond de convention.
    "Ce n'est pas un crime que de s'en tenir à la nature, de vouloir en donner une image fidèle ; il faut s'y soumettre avant de prendre du recul pour mieux s'identifier à elle, voire pour la rendre plus belle ! Pour le dire autrement, il faut d'abord apprendre à marcher avant de se hisser sur la corde raide. Bien sûr, je crois être en mesure de vous dire si vous êtes sur la corde raide ou si vous êtes encore à terre ; mais en quoi cela vous avancerait-il ? c'est à vous de trouver votre propre équilibre".
    H. Purrmann

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  • Entretien avec Pierre Soulages

    Charles Juliet

    • L'echoppe
    • 1 Septembre 1990

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  • David Hockney, souvenirs

    Michael Peppiatt

    • L'echoppe
    • 8 Mai 2017

    Hockney vivait et travaillait alors dans un appartement de Powis Terrace, à Notting Hill, quartier qui ne ressemblait en rien à ce qu'il est devenu aujourd'hui, chic, attirant touristes et clients d'antiquaires. Au contraire, c'était alors un quartier difficile et même dangereux, un des pires de Londres, plein de taudis, avec beaucoup de familles antillaises immigrées. Il venait d'être, récemment, le théâtre des fameuses émeutes raciales de Notting Hill. Je me souviens être allé là dans un mélange d'excitation et d'inquiétude, et je fus frappé par la façon dont Hockney avait réussi à transformer son atelier dans cette zone sinistre en un brillant lieu de rencontre accueillant toutes sortes de gens vifs et surprenants.

  • Deux rencontres avec Francis Bacon, 1971-1991

    Jean Clair

    • L'echoppe
    • 21 Août 2019

    "Je pense que pour moi, l'art que je préfère, c'est vraiment l'art égyptien. Je ne sais pas pourquoi. Je n'arrive tout simplement pas à croire à la mort telle qu'on la percevait en Egypte. Je crois qu'on naît et qu'on meurt, et c'est tout. Mais néanmoins, à partir de leur obsession de la mort, les Egyptiens ont créé les images les plus extraordinaires. " F. B.

  • Entretien avec Henri Matisse, 1925

    Jacques Guenne

    • L'echoppe
    • 4 Juin 2020

    Cet entretien avec Henri Matisse a paru dans la revue "L'Art vivant" le 15 septembre 1925. L'entretien a eu lieu dans la maison d'Issy-les-Moulineaux, route de Clamart, où Matisse réside et travaille depuis 1909 et où il a fait construire un atelier. On ignore à quel moment précis s'est déroulé cet entretien. Matisse (1869-1954) a alors 56 ans, et son interlocuteur, lui, n'en a que 29. Le peintre est au mitan précis de ses années de création.
    Sa première oeuvre date de 1890 et il expose depuis 1896 (dans deux salons) ; il a encore devant lui, mais il l'ignore bien sûr, presque 30 années de travail. Il est désormais un artiste largement reconnu, qui n'est plus considéré comme un "fauve" , ce qui n'était pas le cas lorsque Guillaume Apollinaire s'entretenait avec lui pour "La Phalange" en 1907. Ses nouvelles oeuvres, réalisées pour la plupart à Nice où il fait de longs séjours, sont alors généralement considérées comme plus "sages" .
    Il vient de recevoir la Légion d'honneur. Dans le "Bulletin de la vie artistique" (que dirige Félix Fénéon), du 1er octobre 1925, on peut lire : "Interviewer Henri Matisse n'est point tâche facile. Ne pas trahir sa nette pensée est plus difficile encore. Il faut rendre à M. Jacques Guenne cette justice : où tant d'autres auraient échoué, il a pleinement réussi" .

  • Conversations avec Adrian Ghenie

    Michael Peppiatt

    • L'echoppe
    • 19 Mars 2021

    Le grand ami et spécialiste de Bacon a rencontré dans son atelier de Berlin le peintre roumain qui en quelques années est devenu un des peintre les plus recherchés internationalement ; leur échange est éclairant sur cette nouvelle génération de l'art venue de l'Est qui, nourrie de classicisme et de modernisme cherche aujourd'hui une voie originale.

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  • Bacon et Giacometti en parallèle

    Michael Peppiatt

    • L'echoppe
    • 19 Avril 2019

    Parmi les traits partagés par Bacon et Giacometti, il faut noter le très caractéristique isolement dans l'espace, quasi anxiogène, des figures qu'ils créaient - notamment au moyen du système de « cages » déjà évoqué.
    Les deux artistes tendaient à confiner leurs sujets entre les murs d'une pièce. Et si Giacometti en sortait parfois pour installer un paysage étrange et désolé, Bacon, lui, ne s'aventurait que très rarement hors de ses intérieurs claustrophobiques, étroitement verrouillés, où l'air semble manquer. Beaucoup de paysages européens ayant été dévastés par la guerre, la vie se réfugiait dans des lieux clos, avec un être humain encore plus isolé dans la vacante banalité d'un intérieur moderne.

  • Courte histoire de l'art moderne - un entretien

    Jean Clair

    • L'echoppe
    • 19 Octobre 2004

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  • Picasso, avec sa mèche de cheveux grisonnants lui barrant le front, et ce regard aigu que Maurice Raynal a si exactement de´fini "des yeux de raisin noir" . Quand on est en présence de cette force qui s'exprime très simplement, avec un léger accent, il est bien difficile de diriger la conversa- tion sur le sujet qu'on voudrait. On se contenterait très volontiers d'écouter et il faut faire un effort sur soi-me^me pour revenir a` la question qu'on veut poser.
    Parler de danseurs ou de poètes, soit ; de peinture, prudemment, mais de lui ou de son oeuvre, impossible. Picasso n'a jamais fait de théorie. Il peint, il parle ; il s'amuse et passionne ; il vit !

  • «Il est temps de constater que cette peinture, si unique en ce siècle, qui s'inscrit dans la descendance de David et de Courbet, n'aura été si singulière qu'à croître à la lumière de deux des plus grands poètes de ce temps.
    Rilke avait donc été, entre 1920 et 1927, son père spirituel. Mais, tout aussitôt après sa mort, et sans discontinuité, Pierre Jean Jouve lui succède dans cette sacra conversazione. Entre ces trois êtres, le peintre et les deux écrivains, rencontres, coïncidences, correspondances se multiplièrent ...»

  • Mémento cézannien : ce que pensent nos yeux

    Pascal Bonafoux

    • L'echoppe
    • 30 Novembre 2018

    André Masson m'expliqua que ce n'avait été qu'après la première exposition de son oeuvre chez Ambroise Vollard que Cézanne avait enfin tenu des propos sur la peinture, sur l'art.
    C'était, dans les premières années du XXème siècle, que des Émile Bernard, Joachim Gasquet, Maurice Denis, son marchand luimême, d'autres encore, lui avaient tiré les vers du nez, les avaient rapportés.
    Jusqu'alors, Masson insistait, c'était avec son pinceau que Cézanne avait pensé. Et c'était bien en raison de cette longue ascèse, grâce à elle, que sa pensée etait si décisive et nécessaire.

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