Fantasy & Science-fiction

  • L'homme que les arbres aimaient

    Algernon Blackwood

    • L'arbre vengeur
    • 1 Juin 2017

    Considéré par Lovecraft comme son égal, célébré pendant des décennies comme l'un des maîtres du fantastique, Algernon Blackwood n'a pas en France le public qu'il mérite. La richesse de son oeuvre, la puissance de son inspiration, qui va chercher jusqu'au fond des forêts les mystères qui hantent l'humanité, et sa maîtrise narrative lui vaudraient pourtant de nombreux lecteurs. C'est que Blackwood n'est pas de ces bricoleurs d'épouvante qui se ressemblent tous. Avec lui c'est toute la Création et la Nature, à la fois attirantes et inquiétantes, qui sont convoquées face à des hommes effarés de découvrir ce que leurs âmes recèlent.
    La formidable puissance de suggestion de ce génie de l'étrange, de cet homme que les mots aimaient, se retrouvera dans les cinq longues nouvelles choisies ici.

  • Le manuscrit Hopkins

    Robert Cédric Sherrif

    • L'arbre vengeur
    • 20 Mai 2015

    La lune va se décrocher du ciel britannique et personne ne le sait qu'une poignée d'hommes bien décidés à garder le secret jusqu'au bout. Parmi eux un éleveur de poules philatéliste qui appartient à la race, parfois inattendue, de ceux qui survivent aux catastrophes. C'est ce bonhomme falot et sans grandeur qui va nous raconter la plus terrible histoire vécue par le monde occidental et la consigner, de sa plume naïve, dans un manuscrit fantastique que les hommes du futur baptiseront Hopkins.
    Proche d'un Wells, ce maître dans l'art d'inventer des fables pour faire réfléchir ses contemporains, mais avec une ironie, un sens du comique qui ne sont qu'à lui, R.C. Sherriff a composé le plus saisissant et le plus original des romans apocalyptiques. Ce chef-d'oeuvre de la science-fiction anglaise transcende par son ton les canons du genre. Salué par le public anglais qui lui a fait un succès qui ne se dément pas, il a influencé Aldiss ou Wyndham.
    Michael Moorcock, qui le considère comme un classique, en signe la préface inédite. Un livre qui vous fera regarder la lune bien différemment...

  • Aux abords du fantastique

    Didier Barrière

    • L'arbre vengeur
    • 11 Avril 2013

    Comment «l'éditeur», Didier Barrière, s'est-il procuré ces trois textes? Il nous laisse le soin d'en juger, les rassemblant en une étrange trilogie dans laquelle le présentateur distingue trois éléments constitutifs du genre fantastique. Le premier auteur, Marcel Bertrand, en imaginant Monsieur Meidart et les voisins du dessous, produit un récit du fantastique avorté au style heurté, qui nous immerge dans le quotidien sombre et misérable d'un misanthrope qui n'arrive pas à se libérer. Le narrateur du deuxième se libère au point de finir par atteindre une sorte de merveilleux, mais au risque de se perdre; l'obsession de la cartographie est d'autant plus forte dans Le véritable passage du Nord-Ouest que l'auteur André-Charles Naugé nous fait voyager dans un monde imaginaire délirant. Quant au troisième récit, La bouche sans langue, signé J.-François Michel, il s'affranchit totalement du réel ; il ne s'agit plus alors d'enchantement mais de grotesque, les personnages ne sont plus que des marionnettes se livrant à un combat dérisoire contre une sorte d'allégorie de la confusion des langues et des désirs, et cette dérision généralisée se manifeste jusque dans l'écriture du récit.
    En rassemblant ces trois aspects du fantastique, c'est aussi et curieusement la personnalité de l'éditeur qui se révèle, d'autant que sa présence s'insinue par le truchement d'un paratexte dont des variantes proches d'un appareil critique. Didier Barrière, toujours tenu par ses manies érudites, semble ainsi s'emparer de la trilogie et fidèle à l'esprit du génial Nodier (voire de Borges) il s'insinue grâce à ce procédé joueur sans négliger le risque de n'être pas lu...
    Et sa préface est elle-même une nouvelle, quête personnelle et d'apparence autobiographique à la recherche d'un fantastique qui se dérobe.
    Une très belle manière d'établir des étapes, des distances entre le fantastique et nous, soit pour nous en prémunir, soit pour lui donner plus de force.

empty