L'arbre Vengeur

  • Of course

    Franz Bartelt

    Un tueur en série qui massacre les femmes avec un fer à cheval, un commissaire qui roupille tout le temps, un apprenti détective désoeuvré qui résout l'énigme tout en cherchant son père biologique, une petite ville où boire est le seul remède à la mélancolie, tels sont quelques ingrédients de ce faux polar style Série noire, mais vrai numéro de voltige à la Bartelt qui se lance dans un roman comme un jockey dans un tiercé, avec comme cravache des phrases parfaites et absurdes, des aphorismes hilarants et des décors gris comme une orange. C'est irrésistible quand attend d'un auteur qu'il vous emporte où il veut, et si possible loin de vos pompes, of course... Dans ce petit roman, c'est la quintessence d'un auteur au galop unique, au trot entêtant, au pas cadencé. Un bonheur.

  • La femme du bois Nouv.

    Paru en 1926 dans la revue Weird Tales, La femme du bois était le texte préféré d'Abraham Merritt.
    Histoire fantastique et singulière qui mélange réalisme et onirisme débridé, il met en scène un amoureux des arbres qui découvre effaré qu'une famille de bûcherons des Vosges, habitée par une haine ancestrale, veut détruire une forêt. Attiré puis séduit par de sublimes créatures sylvestres, il va se laisser convaincre par elles d'empêcher ce massacre et, comme possédé et hors de lui, affronter les brutes munies de haches.
    Fable sombre qu'éclairent des moments de grâce, expression poignante d'une inquiétude face à l'humain ravageur, ce texte légendaire brille d'une étrange et inquiétante lumière. Il mériterait d'être lu par tous ceux qui croient que sauver les forêts relève du combat !

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  • L'autofictif nu sous son masque Nouv.

    On reconnaît le chevet de l'honnête homme à la présence discrète du dernier Autofictif. Pour peu qu'il les garde tous, l'équilibre est risqué et laisse entrevoir une possible chute. Car nous en sommes désormais à quatorze volumes, de quoi entrer dans les annales de la littérature française. L'avantage, c'est qu'on peut le prendre en cours de route, et sans permis. Bref, enfin démasqué, L'Autofictif nu sous son masque s'annonce comme le plus torride de la série, celui qui en dévoile plus que tous les autres, celui qu'il ne faut pas manquer sous peine de passer à côté d'un univers littéraire en expansion mais unique en son genre.

  • A Nice, au début des années 30, un retraité aisé et mondain hésite entre plusieurs femmes qu'il manipule cyniquement. Il les courtise mais les méprise bien davantage qu'il ne les aime. Tout ainsi est jeu et dissimulation, les vrais sentiments sont masqués et les créatures du roman évoluent dans cette ambiance de fausseté typiquement bovienne.
    Mais Un célibataire (1932) est l'un des rares romans de Bove dont les personnages ne sont pas complètement assaillis par l'impuissance d'agir et l'angoisse de la survie. Ils s'abandonnent même par moments aux charmes de la séduction. A la fin, le héros célibataire confie à son ultime visiteuse : « Personne n'est fait pour se comprendre. »

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  • Vertiges de l'amour Nouv.

    L'amour est enfant de bohème, certes, il est parfois parent de folie. Fin connaisseur de ce sujet, Edmond De Amicis, géant de la littérature italienne encore méconnu en France, a composé des romances subtiles, éclairées d'un soleil sombre : elles dépeignent les "bouleversements imprévus" qui guettent ceux que la passion ravage.
    Les deux récits inédits présentés dans ce recueil nous transportent dans une petite île de Sicile, prison amoureuse de la belle Carmela folle d'avoir été abandonnée, puis à Séville, cité où le soupçon peut coûter "chair" au plus vibrant des amants.
    Histoires fatales, livrets d'opéras dont nous composons la partition, ces petits joyaux parfaitement taillés nous rappellent les pouvoirs vertigineux de l'amour, sans nous priver des plaisirs d'une fin heureuse.

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  • Quinze rounds

    Henri Decoin

    Un combat de boxe c'est quinze rounds de violence, de calcul, d'espoirs, de renoncements, d'erreurs tactiques, de beaux gestes fulgurants, c'est un jeu de massacre dont il faut sortir à temps, c'est une course contre soi-même et contre l'autre, l'adversaire qu'on croit battre et qui se relève sans fin jusqu'au moment où c'est lui qui vous abat. Quinze rounds c'est le récit halluciné d'un homme devenu fou qui revit sans fin, devant qui veut l'entendre, le calvaire de son dernier combat, celui de trop, celui dont on ne se remet pas.
    Raconté minute par minute, il nous tient entre les quatre cordes de ce récit syncopé, virtuose, frénétique, exténuant, toujours à la lisière de l'épuisement.
    Rarement boxe et littérature auront aussi bien dansé ensemble.

  • Il y a un réel défi à oser aborder la figure du révolutionnaire Saint-Just avec le prisme de la littérature sans renoncer à en éclairer la dimension politique. Arnaud Maïsetti s'est approché de cet astre qui n'en finit pas de brûler pour nous raconter, pas à pas, le parcours d'un jeune homme à la beauté ambiguë qui usa d'une langue emportée pour dénoncer, dénoncer sans fin et jusqu'à la lie l'injustice faite à l'homme. Longeant l'Histoire avec les libertés de l'écrivain, l'auteur nous conte au plus près, au plus fort, les soubresauts de celui qui conquit le pouvoir avec son alter ego Roberspierre pour venger le sort de ceux qui ne l'eurent jamais. Un livre de poussière et de lumière, un livre fort, fait de tremblements et d'exaltation pour nous exposer une figure qui nous hante sans fin.

  • Dans le train qui chaque semaine le ramène chez lui, un homme prend soudainement conscience que les autres passagers de son compartiment, du wagon et même du train entier sont la proie d'un profond sommeil. Cherchant à découvrir l'origine de ce curieux phénomène, notre protagoniste va vivre une expérience inattendue, hors du temps, jusqu'aux confins de la réalité et de sa propre existence, déambulant dans un monde qu'il semble inventer. Chef-d'oeuvre trop méconnu de la littérature fantastique européenne du XXe siècle, Un soir, un train oscille entre conte philosophique et roman empreint d'un onirisme déroutant. Jean- Philippe Toussaint propose une singulière ouverture à ce roman d'un écrivain belge qui gagnerait à retrouver un public.

  • S'il fallait proposer une liste des grands romans d'apprentissage anglo-saxons, assurément on retiendrait ce texte aventureux qui nous fait voyager au XVIIème siècle, de la brumeuse Écosse à la lumineuse mais inquiétante Virginie indienne. Parti pour être un sage et avisé négociant, le jeune Galvard se trouve entraîné dans une série d'aventures qui le conduiront en pays indien, chez les Cherokees de funeste réputation, à la merci des pirates et des colons qui refusent de l'aider, toujours en quête d'un amour éperdu qui lui fait franchir monts et rivières pour atteindre un introuvable Graal, une forme de vérité qui lui permettra de découvrir quel roi sommeille en lui. On lit cette épopée avec l'innocent plaisir que l'on prenait aux découvertes adolescentes.
    Réjouissant comme la jeunesse !

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  • Cette longue nouvelle écrite en 1926 met en scène un individu à la fois idéaliste et misanthrope qui acquiert à l'âge de 35 ans une île dans l'intention de la transformer et de créer un univers dont il sera le maître.Ses espoirs déçus, il s'installe sur une deuxième île plus petite et sombre peu à peu dans la plus totale indifférence avant de finir hanté par ses obsessions.

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  • La SF française, même si le terme n'existe pas encore ici, connaît son premier âge d'or de 1918 à 1935.
    Le genre est identifié dès la fin du XIXe grâce aux succès de Verne et Wells. Les Anglais l'appellent « scientific romance », les Français « roman scientifique » ou « merveilleuxscientifique » selon Maurice Renard. Porté par un élan fondateur jusqu'au déclenchement de la Grande Guerre, le genre se relance après et entre alors dans une période faste où les thèmes classiques sont déployés et raffinés à l'extrême : entités mystérieuses, savants fous, fins du monde, quatrième dimension... 2500 oeuvres négligées pour la plupart Six de ces oeuvres sont rassemblées ici, précédées d'une longue introduction de Serge Lehman qui revient en détail sur la naissance de cette SF française des origines.

  • Victor Bâton vit dans l'obsession de se faire des amis. Trentenaire qui tire le diable par la queue mais se refuse à travailler, il subsiste de sa pension et parcourt la ville dans des vêtements usés qui ne le rendent guère séduisant. Pourtant il s'accroche à chaque rencontre, se fait un espoir de chaque regard et n'en finit pas de s'inventer un avenir qu'une magnifique amitié illuminerait. Dans un Paris sans lumières, il nous raconte sa quête en détail.
    Avec ce premier roman, Emmanuel Bove ébranla la littérature : son écriture, qui allie densité du style et simplicité formelle, ironie mordante et compassion, a traversé le temps.
    Mes amis est un chef-d'oeuvre, de ceux qui touchent chaque lecteur. Une rareté qu'il est indispensable de ne pas manquer. Il a reçu le Prix Initiales 2017

  • Bien sûr, cela fait des décennies que la littérature nous annonce l'anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Quinzinzinzili fait partie des rares grands romans post-apocalyptiques et étonne toujours par son ironie visionnaire, son pessimisme halluciné et ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac (1893-1945), considéré comme l'un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes, témoin stupéfait de la renaissance du genre humain : sous ses yeux désabusés, un groupe d'enfants réinvente une Humanité dont l'Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la Civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d'une poignée de gosses en train de lui régler son compte...

  • Manquant de répartie lorsque nous sommes agressés, nous ruminons pendant des mois les arguments que nous aurions pu opposer à notre adversaire. Ces lettres nous fournissent les formulations précises qui désamorcent les humiliations subies. Non seulement leur lecture peut calmer nos ruminations mais, si nous retrouvons notre bourreau, leur envoi peut crucifier définitivement sa conscience, avec ce sentiment de sérénité que procure le rééquilibrage du monde.
    Avec cet ouvrage, définitivement définitif, il tente d'élever les imbéciles en les rabaissant à coup de soixante-deux missives.

  • Architecte en fuite, le héros de ce premier roman est un bavard qui cause beaucoup de lui-même et de son grand projet : écrire un roman. Et tant pis pour sa femme elle-même auteure un peu en vue. Lui ne sait pas trop comment engager l'affaire mais il a une idée ou plutôt un personnage, plutôt vague : un officier SS pétomane... T ournant, virant, théorisant, il rame sacrément. Jusqu'au jour où, par dépit, il ouvre le journal intime de sa femme et y découvre qu'elle a sans doute un amant, un certain Léon, particulièrement bien monté. Le ton est donné, il ne va avoir de cesse de retrouver l'impétrant pour comprendre l'attrait irrésistible qu'il exerce sur sa compagne.
    Désolant d'incertitude mais plein de théories (pas si fumeuses que ça) sur la littérature, le narrateur cause et nous réjouit.

  • À travers ces quinze nouvelles, il s'agit de donner à lire le meilleur d'un auteur considéré comme le précurseur et le maître de la littérature fantastique brésilienne, dont aucun livre n'a jamais été publié en langue française. Elles sont souvent brèves et empruntent les chemins du banal avant de les faire basculer dans un à-côté étrange. Oniriques, absurdes, elles n'ont pas de chute, comme s'il s'agissait de suspendre le sens de chacune. Personnages banals, monstres de petits formats, héros inexistants, ils composent une galerie de personnages que l'auteur élève avec minutie en utilisant une écriture au cordeau.

  • Un livre qui enchante le métro, ce lieu hostile et rude, si peu poétique d'habitude, en nous plongeant dans une histoire de fascination et d'amour, celle d'un jeune homme pour une femme entraperçue dans un wagon filant dans la nuit. Chaque chapitre correspond à une des stations qui conduit vers le terminus Étoile, chaque chapitre évoque les coïncidences amoureuses (car voilà que la jeune fille est au coeur d'une fête clandestine qui gravite autour d'elle) et le rêve d'un ailleurs, chaque chapitre nous rapproche d'une fin qui ne laissera pas de nous surprendre, car tout est possible dans le métropolitain quand on s'abandonne à l'espoir de frémir à nouveau. Un livre qui allie délicatesse et ironie dans un Paris d'avant-guerre, onirique et imaginaire.

  • Raconté par un homme vieillissant que la vérole a défiguré mais qui reste précieux car il sait inséminer les fleurs du vanillier, Les Tortues nous plonge dans un épisode dramatique de la vie de ce survivant :
    Une épidémie qui ravagea l'équipage d'un bateau de trafiquants transportant des tortues géantes. Au son des carapaces s'entrechoquant, dans l'angoisse d'un navire noir qui les poursuit, les hommes ont vécu dans l'espoir d'un trésor sans cesse plus éloigné. Incapables de se libérer de leur prison sur les eaux, ils ont dû affronter leur propre terreur, la variole et enfin la mort tapi dans l'ombre.
    Inspiré par Melville, envahi par les vapeurs alcoolisées qui rappellent Lowry, dans une ambiance à la B.Traven, ce roman symbolique est un des diamants noirs de la littérature du XX° siècle.

  • Les insectes sont plus inventifs que cruels : le sphex paralyse ses proies pour qu'elles servent de nourriture à ses larves. C'est sous le signe de cet insecte sans pitié que Bégout a choisi de placer ses nouvelles cruelles. Reprenant une forme qui fit la gloire de Villiers, Lorrain, Barbey ou Borel mais avec l'éclairage violent de notre modernité, il nous invite à un étrange voyage dans son imaginaire. Au coeur d'un monde devenu précaire, dans ces décors dévastés que nous ne voyons plus, il invente des histoires glaçantes, des situations extrêmes ou des portraits terribles qui vont brouiller le quotidien qui les a faits naître. Moments où tout bascule dans le ridicule, la terreur ou simplement le bizarre, ces trentesept nouvelles vont vous emmener très loin: à côté de chez vous...

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  • Un humoriste, on a du mal à l'imaginer en famille, entouré de ses enfants, de sa femme, de la bonne et du chien... Un humoriste, on le voit plutôt seul, en goguette, décochant à tout venant, à tout moment, traits et saillies pour la plus grande allégresse d'une cour mondaine et bambocharde. Encore une fois, Jerome K. Jerome bouleverse les idées reçues. Le grand humoriste britannique se montre ici englué dans les soucis domestiques du bon père de famille, éperdu d'admiration pour celle-ci, déçu par celui-là, aux prises avec les voisins, les fournisseurs et les animaux d'alentour.

    L'achat d'une nouvelle maison, avec les aménagements qu'à sa guise chacun, dans la famille, souhaite y porter secrètement - ou bruyamment - est un prétexte merveilleux pour aiguiser la verve de l'humoriste, et si rien ne vaut le rire pour corriger les moeurs, elles sont ici, on le verra, suffisamment châtiées pour en sortir régénérées.

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  • François Appas a vécu dans sa chair ce qui peut arriver à chacun?: la vision sublime d'un être inconnu. Pour lui ce fut le mouton qui a peu à peu envahi son cerveau. Avec ce livre, il creuse le sujet, en quatorze chapitres laineux et sans haine, sans en faire un méchoui, plutôt une célébration dans laquelle il apparaît clairement que l'auteur doit savoir se détacher du troupeau pour bêler à sa manière les joies ovines. Voici une suite de considérations qui constitue une «?quasi rhapsodie?», une ode à la différence en plein champ, une vengeance aussi face aux tourments endurés devant le loup (il n'y a pas que les chèvres pour lutter), une manière enfin de rendre justice à cet animal qu'on a déjà vu pleurer. Quant à Tarbes, c'est une autre histoire...

  • L'homme qu'on appelait jeudi ; un cauchemar (The Man Who Was Thursday : A Nightmare paru en 1908 est le plus célèbre "thriller métaphysique" de Chesterton. Sa traduction (de 1911...) méritait sérieusement un rajeunissement, d'autant qu'il manquait des passages... Ce roman est considéré comme une oeuvre charnière du XXe siècle, entre Lewis Carroll et Kafka ou Borges qui d'ailleurs le vénérait.
    Plus qu'un roman policier, il s'agit aussi d'un roman d'aventure, d'une sorte de vaudeville, d'apologue, de variation philosophique et humoristique qui en fait un objet littéraire inclassable et qu'on peut lire à plusieurs niveaux. Autour d'un mystérieux complot anarchiste, GKC tresse un entrelacs de rebondissements qui surprennent et ravissent.

  • Huit nouvelles sur l'imposture qui mettent en scène des New Yorkais pathétiques ou malins. Une manière en huit variations de découvrir l'étonnante palette comique de cet humoriste qui fit la jonction entre Twain et les comiques du New Yorker, doué d'un sens du récit qui en fait un modèle pour une ribambelle d'écrivains américains. Son univers amusant l'a malheureusement coupé d'une partie d'un lectorat, surtout en France, qui n'a vu en lui qu'un humoriste là où il y avait bien du Tchékhov (en moins slave).

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