Livres en VO

  • J'ai vu Sisyphe heureux

    Katerina Apostolopoulou

    • Bruno doucey
    • 28 Mai 2020

    Une famille de pêcheurs dont le père disparaît en mer, un couple de gens modestes que la mort vient séparer, un homme seul qui abandonne maison, papiers d'identité et biens matériels pour vivre en vagabond sous les étoiles... Trois poèmes narratifs.
    Trois destins aux prises avec la vie. Trois histoires simples pour dire la fierté du peuple grec. Ce ne sont pas les héros des batailles homériques que chante Katerina Apostolopoulou dans ce premier recueil écrit en deux langues, le grec et le français, mais le courage des êtres qui placent l'hospitalité et la liberté au-dessus de tout, qui se battent avec les armes de l'amour et de la dignité, qui ont peu mais donnent tout. À l'heure de la crise économique et du concept de décroissance, une voix venue de Grèce nous invite à voir Sisyphe heureux.

  • Dix-huit petites chansons pour la patrie amère

    Yannis Ritsos

    • Bruno doucey
    • 20 Novembre 2012

    Les Dix-huit petites chansons pour la patrie amère, dont nous proposons une nouvelle traduction, constituent un chant de résistance. Elles ont été écrites sous la dictature des colonels alors que Yannis Ritsos se trouvait déporté dans le camp de Léros depuis 1967. Seize d'entre elles ont été composées le même jour, le 16 septembre 1968, à Parthéni, à la suite d'une lettre que Mikis Théodorakis fit parvenir secrètement au poète, le priant de lui donner un texte inédit qu'il mettrait en musique. Dans ces courts poèmes, composés sous la forme de distiques qui se répondent, Yannis Ritsos chante la Grèce, « notre pauvre mère ». Le regard tendre et douloureux qu'il porte sur sa terre natale, son peuple à genoux, son labeur, ses fêtes ne l'empêchent pas d'en appeler à la résistance.

  • Elle va nue, la liberté

    Maram Al-Masri

    • Bruno doucey
    • 2 Mai 2013

    LE MOT DE L'ÉDITRICE:

    Maram al-Masri est l'exilée d'un pays-blessure qui saigne en elle. Petite mère d'orphelins. Funambule toujours sur le fil entre tristesse et espérance. Je l'ai vue se vêtir du drapeau de son pays, incarnant la Syrie martyrisée ; glisser son portable sous son oreiller, ne plus respirer, ensevelie sous ses morts. Depuis que la révolution syrienne a éclaté, Maram guette chaque jour les vidéos sur Facebook ou YouTube.
    Ainsi sont nés les poèmes de ce recueil. Ils ne cherchent pas à apprivoiser les images de l'horreur, ils nous les donnent à voir. Là, une mère porte en terre son enfant. Ici, un enfant figé près du cadavre de ses parents. Et ces caisses de bois nu qui dansent, dansent... La journaliste que je suis s'incline devant cette incomparable puissance d'évocation. Ce carnet intime d'une douleur n'a pas fini de nous hanter.

  • Prête-moi une fenêtre

    Hala Mohammad

    • Bruno doucey
    • 5 Avril 2018

    « La maison a beaucoup changé / après ton départ / J'ai changé / La Syrie a changé... » Les mots par lesquels s'ouvre le recueil d'Hala Mohammad laissent entendre qu'il y a un avant et un après, un ici et un ailleurs... Plus encore, un billet aller qui ne laisse à l'exilée que peu d'espoir de retrouver indemne le pays qu'elle a laissé. De poème en poème, l'auteure cartographie l'absence et son cortège de chagrins. Une révolution avortée, la guerre, les routes de l'exil, les dures conditions de vie des gens qui ont parfois tout perdu mais qui continuent à vivre et à aimer. Car ce sont eux qui intéressent la poètedocumentariste, qui progresse caméra au poing. Avec un sens inné du court-métrage, elle défie la peur et nous livre un texte d'une force rare « contre la géographie de la tyrannie ».

  • Le chant de ma soeur

    Yannis Ritsos

    • Bruno doucey
    • 2 Mai 2013

    Publié initialement en 1937 dans une Grèce sous le joug de la dictature, ce long poème de Y. Ritsos raconte avec tendresse le plongeon de sa soeur Loula dans la démence. Il évoque sa folie, mais aussi les souvenirs d'enfance qui les lient, entre réconfort et désespoir.

  • Ceux du large

    Ananda Devi

    • Bruno doucey
    • 2 Mars 2017

    Ceux du large... Qui Ananda Devi désigne-telle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : « Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim », avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : « Ceux que la vie éventre / De son coutelas ». Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la « terreur de l'eau », malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues - français, anglais, créole - c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée « Tête baissée bras ballants » devant « Le film catastrophe » qui se déroule sous nos yeux.

  • Des flocons de neige rouge

    Jin Eun-Young

    • Bruno doucey
    • 3 Mars 2016

    Des flocons de neige rouge... Trois mots suffisent à Jin Eun-young pour mêler drame et légèreté, douceur et douleur, violences sociales et réenchantement par la poésie.
    Ce recueil bilingue nous fait entrer dans la conscience d'une génération, celle des années 70, qui a vu la Corée s'ouvrir à la démocratie et qui s'intéresse à la position de l'individu moderne dans un monde en perte de repères. « Nous croyons écrire au péril de notre vie / Cependant nul ne nous vise avec un fusil / C'est ça la tragédie », écrit-elle avec une lucidité qui n'exclut ni l'étrange ni la fantaisie créatrice. D'un poème à l'autre, Jin Eun-young suit les contours d'une société qui oppresse et devient le miroir de notre rapport à la modernité. Une société qui pousse le poète à "divorcer vite du sujet qui est moi."

  • Cortege et Epinicie

    David Rosenmann-Taub

    • Bruno doucey
    • 20 Octobre 2011

    Premier recueil de David Rosenmann-Taub, Cortejo y Épinicio fut publié en 1949, avant de connaître plusieurs rééditions. La traduction que nous publions porte sur la dernière version du recueil, fortement remaniée par l'auteur en 2002, faisant de ce livre le travail de toute une vie. En 1951, l'écrivain français Francis de Miomandre faisait remarquer que ce poète « possède une qualité et un accent tout à fait exceptionnels et qu'on ne voit personne qui ose aborder l'expression poétique avec une aussi déchirante violence. » La douleur de vivre, l'amertume, une conscience aiguë de la mort traversent ces pages au lyrisme débordant. Mais la fantaisie de David Rosenmann-Taub n'exclut ni l'humour ni la charge symbolique d'une poésie qui sait ouvrir la vie immédiate à d'insondables profondeurs.

  • Le coeur à trois heures du matin

    Peter Bakowski

    • Bruno doucey
    • 19 Février 2015

    Le Coeur à trois heures du matin rassemble, dans une édition bilingue, des poèmes écrits par Peter Bakowski entre 1995, année où fut publié In the human night , et 2014, date de son dernier recueil, Personal Weather . D'un texte à l'autre, même simplicité, même ton décalé, même propension à transmuer la quotidienneté en poème. La guerre en Bosnie, les mains usées d'un vieil homme, une intervention chirurgicale, la vie de Billie Holliday, les tourments d'un enfant bègue, l'autoportrait du 27 janvier 2001, la peinture de Diego Riveira, un coeur qui chavire, des rêves de liberté. Le poète, qui paraît avoir convié Prévert et Allan Ginsberg à sa table de travail, nous invite à faire un pas de côté pour voir le monde autrement. Un road movie poétique où chaque instant de vie est un instant sauvé.

  • Nos poings sous la table

    Garous Abdolmalekian

    • Bruno doucey
    • 24 Octobre 2012

    La publication des poèmes de Garous Abdolmalekian n'aurait sans doute pas eu lieu si Bruno Doucey ne l'avait rencontré au festival de poésie de Sète, Voix Vives de méditerranée en méditerranée , en 2011. Un poème aura su. à susciter l'envie d'une édition bilingue de ses textes :
    « Ta robe bouge dans le vent Voilà le seul Drapeau que j'aime » Nos poings sous la table rassemble des textes issus des trois principaux recueils de ce jeune auteur : Les couleurs passées du monde , Les lignes changent de place dans les ténèbres et Les Fosses. La vitalité des images, leur singularité quasi cinématographique, l'art de la chute et le courage avec lequel le poète se joue de la censure qui menace au quotidien sa liberté forcent l'admiration. Conscient que le poème peut recevoir « une balle dès ses premières lignes », Garous Abdolmalekian est de ceux qui ont urgemment besoin de lecteurs pour exister.

  • Je ressembleàa une chambre noire

    Roja Chamankar

    • Bruno doucey
    • 1 Octobre 2015

    Elle vit en Iran, où elle est née deux ans après la révolution. Elle écrit de la poésie, n'ignore rien de la modernité. Elle, c'est Roja Chamankar, l'une des grandes voix de la jeune poésie féminine iranienne. Je ressemble à une chambre noire donne à lire, dans une édition bilingue, un large choix de ses poèmes. Les premiers se situent aux frontières de l'enfance, là où la poupée, la petite fi lle, la femme et la mère se rencontrent. Puis viennent les textes du désir et de l'amour, de l'attente, des blessures causées par la guerre, des rêves explosés, des meurtrissures intimes et sociétales. Par ses textes écrits sur le fi l, Roja s'invente des portes de sortie ; et l'on se plaît à voir dans la chambre noire qui lui ressemble l'image d'une poésie qui sait transformer la noirceur en lumière.

  • Telles des guitares désaccordées

    ,

    • Bruno doucey
    • 2 Juin 2016

    Ils se sont rencontrés, se sont aimés, ont échangé lettres et poèmes, mais la vie les a séparés. Maria Polydouri et Kostas Karyotakis, deux étoiles filantes de la littérature, chères au coeur du peuple grec... Il aura fallu ce livre, imaginé par la traductrice Michèle Justrabo, pour que ces êtres se trouvent réunis dans un dialogue poétique où s'expriment tour à tour le désir et la révolte, l'espoir et le désenchantement.
    Leurs poèmes s'y répondent, dans des duos d'amour et de peine qui font émerger ce qui unissait et séparait ces êtres au destin prématurément brisé. Telles des guitares désaccordées nous invite à découvrir leurs chants dans une édition bilingue où la langue grecque et le français reposent tête-bêche. Une manière de suggérer que chaque être est l'impossible reflet de l'autre.

  • Que toute chose se taise

    Moncef Ouhaibi

    • Bruno doucey
    • 5 Janvier 2012

    "Mais si, écoutez bien, C'est le bruit de ses bottes, Le despote, Qui s'enfuit, Qui part, En hâte, Qui traîne ses pas lourdement, Vers l'endroit où, Il s'endormira, Dans un cadavre vide".

  • Symphonie du printemps

    Yannis Ritsos

    • Bruno doucey
    • 19 Avril 2012

    Symphonie du printemps. Dès les premiers chants de ce long poème écrit en 1938 sous le régime dictatorial de Metaxas, Yannis Ritsos fait allusion aux drames qui ont jalonné le printemps de sa vie : l'effondrement économique d'une famille noble, la mort prématurée de sa mère et de son frère, la démence qui conduisit son père dans un asile psychiatrique, le désespoir qui l'a lui-même guetté. Mais une présence lumineuse, celle d'une femme, vient effacer les traces de ce passé, apportant avec elle la jeunesse, l'espérance et la vie. La femme aimée devient alors médiatrice entre l'homme et le monde, le désir s'étend à l'univers entier. Une invitation à ouvrir portes et fenêtres pour regarder le monde ? Oui, et à relever la tête, car dans le contexte difficile de la Grèce des dictateurs, le lyrisme explosif de Yannis Ritsos est une tentative de libération par l'imaginaire.

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