Armand Colin

  • La période comprise entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, soucieuse de se distinguer de ses voisins continentaux. La rupture avec la Papauté, la victoire sur l'Invincible Armada, l'exécution de Charles Ier en 1649 ou la Glorieuse Révolution de 1689 sont autant d'événements dont la mémoire conserve la trace jusqu'à nos jours. Attentif à restituer les luttes, les réformes politiques et religieuses qui marquent la période, ce livre dépeint en outre les évolutions sociales et culturelles d'une population transformée par les migrations et la croissance urbaine.
    Soucieux de présenter les derniers développements historiographiques, il précise le cadre européen des réformes britanniques, met en lumière le développement des actions civiques, souligne le rôle des colonies et donne aux voisins britanniques (Gallois, Irlandais, Écossais) toute leur place. Afin de restituer le renouvellement des connaissances et de l'analyse sur cette période, Un large choix de sources - archives, imprimés, iconographie - permet, à travers les annexes, d'approfondir les problématiques essentielles en s'initiant à la technique du commentaire de document. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire foisonnante de l'Angleterre à l'époque moderne.

  • Il y a un siècle, naissait ce qui allait devenir le Parti communiste français. Ce parti fut longtemps l'un des plus populaires du champ politique français. Pendant plus de trois décennies, il fut aussi le premier parti de gauche, avant de connaître un recul continu qui l'a porté vers les rivages de la marginalité.
    Cet ouvrage, qui insère les approches thématiques dans une trame chronologique rigoureuse, cherche à comprendre ce qui fit la force du PCF et ce qui a nourri son déclin. Il s'emploie à décrire la manière dont le communisme du xxe siècle s'est enraciné, à la charnière d'un communisme mondial dominé par le PC soviétique, dans un mouvement social structuré autour du monde ouvrier et urbain et une gauche politique traversée par les souvenirs des révolutions du passé, comme par les événements traumatisants des guerres mondiales et coloniales.
    Avec la fin de la guerre froide, l'ouverture des archives et la multiplication des angles de recherche, il est aujourd'hui possible d'observer le PCF de façon plus sereine et plus sûrement documentée. On prend désormais la mesure de ce que le communisme politique ne fut pas seulement un parti, voire un appareil très centralisé, mais aussi une galaxie associant du politique, du syndical, de l'associatif et du symbolique. C'est cet objet « total » qui est ici présenté, analysé et interrogé.

  • Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ?
    Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérées comme des inventions européennes.
    Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.

  • Al-Andalus que l'on désignait autrefois sous le nom d'Espagne musulmane, a marqué l'histoire du viiie au XIe siècle. La richesse et le raffinement de la civilisation arabo-andalouse continuent de fasciner autant les chercheurs que les touristes qui se rendent en Andalousie.
    Nombre d'hommes politiques ont même vu dans cet al-Andalus l'espace d'un modèle de convivialité à une époque où les tensions entre l'Occident et le monde arabe ne cessent de s'accroître. À l'inverse, depuis quelques années, plusieurs auteurs « révisionnistes » remettent en cause l'islamisation de la péninsule en niant même l'authenticité de la conquête.
    Cet ouvrage entend rétablir une vérité historique et retracer la riche histoire d'un passé controversé. Il dresse un tableau le plus complet de l'histoire de cette lointaine province du monde islamique avant que ne se développent, aux alentours de l'an mil, les premières offensives chrétiennes qui ne s'achèveront que quelques siècles plus tard, en 1492, avec la chute de l'émirat nasride de Grenade.
    En débutant son enquête avec les derniers temps de la monarchie wisigothique de Tolède et en l'achevant avec la disparition du califat de Cordoue, ce manuel retrace l'évolution d'un État dont l'influence s'étendit sur l'ensemble de la Méditerranée occidentale et sur le Maghreb.

  • La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, alors que nous sommes plongés dans la « troisième révolution du livre », est bien l'une des interrogations de civilisation essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.
    De l'Antiquité classique aux bibliothèques des grands monastères carolingiens, puis à la bibliothèque des rois de France, à celle de Mathias Corvin, à la Bibliothèque vaticane et aux monumentales collections italiennes et allemandes, cette histoire met en jeu des perspectives d'ordre intellectuel et scientifique, mais aussi politique : la bibliothèque est signe de distinction pour un prince qui sera autant le prince des muses que le prince des armes.
    L'histoire des bibliothèques est directement articulée avec l'histoire de la pensée, des idées, de la politique, de l'information, voire de l'architecture et de l'urbanisme. En adoptant un cadre chronologique large et en insistant sur la perspective comparatiste, l'auteur envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles.

  • De l'Antiquité à aujourd'hui, le livre a toujours accompagné  les sociétés humaines.  Cette histoire du livre et de l'écrit, s'inscrivant dans une histoire des cultures, touche aux domaines de l'histoire littéraire, mais aussi économique, technique, sociale, politique et culturelle.  Désormais classique, cet ouvrage  est  une introduction indispensable à l'histoire du livre en Occident  et un bilan sur un domaine d'étude  aux  méthodes et aux approches profondément renouvelées.

    Prenant en compte les révolutions technologiques, il offre également des clés pour analyser et mieux comprendre les nouveaux médias et interroger la place du livre dans notre monde actuel.

  • Alors que la question de l'enseignement reste plus que jamais discutée, ce volume offre un panorama exceptionnel sur l'histoire de l'enseignement de la maternelle à l'université, de l'époque napoléonienne jusqu'à nos jours.
    Il présente les structures, les pratiques, les réformes, les innovations et les contestations qui ont marqué plus de deux siècles d'activité enseignante.
    L'ouvrage interroge les méthodes préconisées et leurs applications en replaçant le fait éducatif dans ses dimensions politiques, économiques, sociales, culturelles nationales, voire internationales.
    Exhaustif et sans parti pris, il sera utile à tous ceux, acteurs ou témoins, qui interrogent les nouveaux défis de l'enseignement en France.

  • Durant plusieurs siècles, la catégorie même de « science(s) » est problématique et ambiguë, tout comme celle des « techniques » longtemps désignées comme « arts », parmi lesquels figuraient la médecine et l'alchimie. Faire l'histoire des sciences et des techniques avant 1800 revient donc à faire l'histoire d'une chose qui n'existe pas encore. Etudier les sciences et les techniques a permis de mettre en lumière les problématiques de notre modernité, entendue comme la capacité des sociétés occidentales à constituer un savoir sur la nature à portée universelle. La période qui s'étend de l'invention de l'imprimerie et des Grandes Découvertes jusqu'au siècle des Lumières est, de ce point de vue, riche en découvertes associées à des noms célèbres (Copernic, Galilée, Paré, Euler, Descartes, Newton, Linné, Buffon, Lavoisier, Monge...).
    Cet ouvrage ne retrace pas seulement les grandes étapes constitutives de la « science moderne », il s'interroge sur les rapports profonds entre ce savoir lentement acquis et l'évolution des sociétés modernes, tant sur le plan politique et culturel qu'économique.

  • Au coeur de la réflexion sur la Révolution française, la « terreur » constitue une véritable énigme.
    Comment cette révolution, qui promeut les Droits de l'Homme, entend réformer la justice au nom des Lumières et convaincre ses opposants par la seule force de la Raison, en vient-elle à mettre en oeuvre une terrible répression contre ses adversaires ? La guillotine, initialement conçue pour être un symbole d'humanisation de la peine capitale, devient ainsi un redoutable instrument d'élimination politique et marque en profondeur l'image de la Révolution, mais aussi celle de la France dans le monde.
    Fruit d'un prétendu « système » inventé par les vainqueurs de Robespierre, la Terreur est ici saisie dans toute sa complexité, notamment dans ses liens avec l'état d'exception et le Gouvernement révolutionnaire. Cet ouvrage a pour ambition de livrer des éléments factuels et des réflexions qui permettront de comprendre comment ce phénomène de la « terreur » a pu aussi durablement ternir l'image et le souvenir de la Révolution française.

  • Le long XIXe siècle ottoman fut sans doute le siècle le plus long et le plus tumultueux de cet Empire. Débutant en 1774 avec l'ouverture de la question d'Orient, il se termina en 1923, lors de la proclamation de la république de Turquie.
    Le xixe siècle ottoman fut aussi un siècle neuf, porteur de la problématique inédite des réformes, marquant le passage d'un ordre ancien à un ordre nouveau, par strates successives, et il bouleversa toutes les institutions, changeant durablement les relations entre État et société. De plus, les réformes se déclinèrent selon des temporalités et des modalités différenciées au centre de l'Empire ottoman, à Istanbul, et dans les provinces de son immense territoire, comme au Caire et à Tunis.
    L'évolution de l'Empire ottoman est envisagée dans sa confrontation aux nationalismes, aux tensions ethniques ou communautaires ainsi qu'au sein des relations internationales, entrant en résonance avec les enjeux contemporains.

  • Histoire de l'Espagne contemporaine ; de 1808 à nos jours Nouv.

    L'Espagne a connu depuis deux siècles des changements politiques et structurels majeurs. Jordi Canal et son équipe dressent un tableau complet de cette histoire complexe en en présentant les grandes étapes : la construction de l'État-nation, la stabilisation libérale, les conflits entre réforme et révolution, la guerre civile suivie de la longue dictature militaire franquiste, et, finalement, la construction, avec l'avènement de Juan Carlos en 1975, d'une société démocratique, européenne et normalisée.
    Mais l'Espagne a connu ces dernières années les traumatismes de la crise de 2008 et la résurgence d'aspirations indépendantistes propres à déstabiliser l'équilibre politique et social de cette "monarchie républicaine".

  • Le souci du patrimoine est devenu omniprésent, à l'échelle internationale, mais aussi nationale et locale, et concerne des objets, des monuments et des paysages comme des pratiques ou des manifestations très variées. L'intérêt porté aux traces ou aux témoignages du passé relève de causes et d'enjeux multiples. Certaines patrimonialisations participent de traditions étatiques, religieuses, artistiques, communautaires de longues durées, tandis que d'autres émanent de politiques publiques, depuis surtout la seconde moitié du XXe siècle (mémoire post-coloniale, post-industrielle...). Toutes répondent désormais à des critères de tri bien définis et relèvent de médiateurs spécialisés.
    Pour répondre aux besoins des acteurs ou des futurs acteurs du Patrimoine, cet ouvrage fournit un panorama des principales configurations et modalités de la protection des patrimoines artistiques et historiques en Occident de la Renaissance à nos jours, en présentant les définitions savantes et légales, les acteurs et les événements. Il analyse notamment les polémiques ou les conflits les plus notoires, quand la destruction et la sauvegarde de certains patrimoines sont devenues des causes nationales, voire internationales. Enfin, sont évoqués les rapports des patrimoines aux questions de mémoire, de diversité culturelle, de droits humains et de développement durable.
    L'histoire culturelle du patrimoine est une approche nouvelle qui permet d'envisager au-delà des analyses politiques et institutionnelles, les jeux des pouvoirs sur les mémoires.

  • Le monde atlantique ; un espace en mouvement XVe-XVIIIe siècle Nouv.

    Avec les découvertes portugaises du XVe siècle, le monde atlantique devient un creuset où se rencontrent des capitaux, une demande et un imaginaire européens ; une main-d'oeuvre en Afrique et des ressources à exploiter en Amérique. Cette convergence inédite génère différents phénomènes : le colonialisme, le développement économique et commercial, mais aussi d'importantes migrations, volontaires ou contraintes, et constitution de nouvelles identités. L'océan Atlantique devient ainsi un espace unique de circulations, d'échanges, d'interactions, pacifiques ou violentes, et donc d'ouvertures, pour le meilleur ou pour le pire, vers des horizons lointains.
    Loin des polémiques et tout à fait inédit, cet ouvrage permet de saisir de manière globale la nature, la diversité et l'ampleur des bouleversements qui affectent le monde atlantique sur quatre siècles, jusqu'aux élans révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, et comment est née une véritable identité atlantique, faite de confrontations autant que d'échanges et de partage.

  • L'armée romaine ; VIIIe s. av. J.-C.-Ve s. ap. J.-C. Nouv.

    L'armée romaine nous est familière à travers péplums ou bandes dessinées, textes classiques, visite de sites antiques...
    Cet implacable outil de conquête et de civilisation, auquel l'Europe notamment doit largement ses contours reste un objet de fascination.
    Afin de restituer la réalité de l'armée romaine, cet ouvrage analyse l'évolution des institutions militaires romaines mais s'attache aussi à donner corps à ce que fut cette armée, en présentant les soldats qui, au-delà d'un instrument de conquête, ont également contribué à la diffusion du mode de vie romain, à la bonne marche de l'administration de l'Empire, mais aussi à la circulation des idées et des croyances.

empty