Littérature italophone

  • Comment faire carrière dans les grandes administrations

    Giorgio Voghera

    • Allia
    • 2 Septembre 2021

    Lorsque il publie ce pamphlet (1959) sous le pseudonyme de Libero Poverelli, Giorgio Voghera est encore employé dans une grande compagnie d'assurance, la RAS.
    Entre ironie et faux cynisme, il analyse la mutation, dans les années d'après-guerre, du management des grandes entreprises et administrations : concentration du pouvoir, déresponsabilisation et désolidarisation des employés...
    Un système vertical où se perdent connaissances et capacités décisionnelles, les plus haut placés étant submergés par un sentiment d'incompétence tandis que les subordonnés sont réduits au rôle de courtisan.
    Le dénouement, corrosif, réglera définitivement la question posée par ce texte mordant : «Pourquoi vouloir faire carrière ?»

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  • Ma paresse

    Italo Svevo

    • Allia
    • 6 Janvier 2015

    Le narrateur, un vieil homme de 70 ans, vit aux côtés de sa femme Augusta. Or, sentant approcher le crépuscule de sa vie, il développe une hypocondrie, qui s'avère chronique. Sur les conseils de son neveu et médecin Carlo, il commence alors, et secrètement, à payer les services amoureux de jeunes femmes, qui égrènent les prénoms allégoriques, de Felicita à Amphore. L'homme espère déjouer ainsi les pièges de "Mère Nature" et se convaincre qu'il peut encore embrasser la vie et ses illusions. Mais il prend conscience que son temps est passé : il réalise que "Dame Nature" ne maintient un organisme en vie qu'à la condition que celui-ci sache se reproduire. Le narrateur sombre alors dans une paresse qui est une forme de renoncement.
    Déni du libre arbitre, puissance de la nature sur le Vouloir, lui-même illusion, tous les thèmes de la philosophie de Schopenhauer sont exprimés là.

  • Sur James Joyce

    Italo Svevo

    • Allia
    • 6 Mars 2014

    Cette conférence de 1927 constitue une voie d'accès originale à l'univers fascinant de James Joyce. De son amitié avec ce dernier, rencontré à Trieste en 1906, Italo Svevo confie la genèse : ignoré par la critique et en mal de lecteurs, il abandonne l'écriture et entre dans la fabrique de vernis de son beau-père. Il prend alors des cours d'anglais à l'École Berlitz de la ville, où Joyce, de vingt ans son cadet, enseigne. De là naît une amitié, qui se traduira par des conseils et encouragements mutuels. Joyce sera d'ailleurs la clé de voûte du rayonnement européen de l'oeuvre de Svevo. Mais Svevo donne aussi une interprétation brillante de l'oeuvre même. Celui qui aurait inspiré Léopold Bloom, le héros principal de Ulysse, nous en livre ici une poétique inspirée et inspirante.

  • La nouvelle du bon vieux et de la belle enfant

    Italo Svevo

    • Allia
    • 8 Septembre 2011

    Avec humour et ironie, Italo Svevo met en scène les motifs de la vieillesse, de l'amour et de la solitude. Le narrateur, un vieil homme d'une soixantaine d'années, tombe sous le charme de la jeune conductrice d'un tramway de Trieste. Sous couvert d'une philanthropie protectrice, il lui propose un rendez-vous, qu'elle accepte. Le bon vieux et la belle enfant entament une idylle. Malheureusement, cette romance s'interrompt précipitamment lorsqu'il tombe malade. Le vieux se retire et mène une vie de solitaire, jusqu'à ce qu'il découvre la belle enfant aux bras d'un beau jeune homme.
    Désabusé, il tente de la reconquérir, y parvient, mais c'est bientôt la déception.
    Il se plonge alors dans l'écriture d'une grande oeuvre sur l'amour et les relations entre les âges.

  • La vie de personne

    Giovanni Papini

    • Allia
    • 22 Janvier 2009

    Pourquoi se fatiguer à relater une vie sans éclat ? N'est-ce pas se rabaisser au pathétique des héros et adresser des louanges imméritées à l'existence ? Voilà pourquoi Papini le provocateur se propose d'écrire, en 1912, une Vie de Personne, dédiée à Personne et qui se fout bien des règles du monde. Esthète bavard, agitateur volubile, il nous raconte un morceau de notre vie qui nous échappe ; ce moment qui dépasse la mémoire et commence par l'acte d'amour : « Moi je me rappelle avoir été germe barbotant dans le sperme des testicules paternels et je me rappelle avoir eu depuis lors une volonté extrême de vie et de liberté. » Et effectivement, ce gamète enragé s'installe dans le ventre de sa mère pour prospérer sans égard pour elle. Ce voyage intra-utérin offrira à l'embryon l'opportunité de clamer sa haine envers ses géniteurs, son insatiable et absurde désir de vivre ; avant d'éclore enfin, de s'affranchir par la naissance - ce premier sanglot qui ne s'arrête jamais.

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