Albin Michel

  • Le testament des abeilles

    Natacha Calestrémé

    • Albin michel
    • 2 Novembre 2011

    Brusquement pris de démence, un homme sans histoire massacre sa famille avant de se suicider ; les habitants d'un petit immeuble du XIIIe sont décimés par un mal inexplicable. En quelques jours, une véritable hécatombe s'est abattue sur Paris et 26 adultes et 15 enfants ont trouvé la mort. Aucun lien apparent entre ces drames, sauf peut-être le dessin d'une fleur de lotus (symbole de pureté), retrouvé chaque fois à proximité des lieux.
    Secte, terrorisme, sadique, rien ne semble coller. jusqu'à ce que le major Yoann Clivel découvre un texte prophétique, écrit quatre ans plus tôt par un certain « Moine aux abeilles » et annonçant l'arrivée d'un élu : « L'année 1 du deuxième millénaire, l'enfant éclairé de réponses croisera l'ombre, en une folie meurtrière. ». Ce « testament » énigmatique servirait-il de fil conducteur à un hypothétique assassin ?

  • Le fait du prince

    Amélie Nothomb

    • Albin michel
    • 20 Août 2008

    " Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? " Baptiste Bordave voit mourir sur le seuil de sa porte un inconnu dont il décide de prendre l'identité. Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe... Devenu Olaf Sildur sans état d'âme, Baptiste espère couler des jours heureux à boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant.
    Un conte moral (ou amoral, selon la lecture qu'on en fait) qu'il faut appréhender comme une sorte de fantasme universel, un conte de fées pour grandes personnes puisque le héros, de banal et commun, devient une sorte de maître du monde, de maître de son monde (richesse, ivresse, beauté...).
    Maniant paradoxes, assertions et semi-vérités, Amélie Nothomb nous livre sa vision de l'utopie à deux où la liberté, le non faire et l'imprévisible sont rois, et le champagne le meilleur remède pour vivre heureux !


    Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.

  • Au coeur des forêts

    Christian Signol

    • Albin michel
    • 5 Octobre 2011

    « Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu'ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu'à une chose : grandir, monter le plus haut possible. » Depuis son enfance, Bastien a toujours vécu dans la forêt. Pour lui, les arbres vivent, parlent, rêvent. Ils veulent renouer avec le ciel. Il en connaît tous les mystères, tous les sortilèges qu'il révélera à sa petite-fille gravement malade, venue se réfugier auprès de lui. Pour Bastien, elle est comme une forêt fracassée par l'orage. Mais il ne doute pas de sa guérison s'il se bat à ses côtés et partage ses secrets.
    Dans ces pages qu'irriguent la magie et la force des arbres, c'est tout le sens de la vie humaine que pose Christian Signol. Traversées du souffle de la Grande Histoire, des forêts blessées par les tempêtes et des légendes immémoriales, elles révèlent un monde de beauté, inconnu et superbe, au pouvoir salvateur.

  • Le livre du vide médian

    François Cheng

    • Albin michel
    • 6 Octobre 2004

    Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le yin et le yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l'un et l'autre vers une transformation créatrice, et leur permet de se dépasser. Tant il est vrai que l'accomplissement de chacun n'est point en soi, mais en avant de soi. Ces cent deux poèmes de François Cheng sont autant d'invitations à scruter les innombrables entre qui ont lieu à tout instant sous nos yeux. Ils nous éveillent à la réalité du Vide médian qui, fait d'inattendus et d'inespérés, donc toujours neuf, transfigure les vivants.

  • La femme de nos vies

    Didier Van Cauwelaert

    • Albin michel
    • 27 Février 2013

    Elle m'a sauvé la vie en m'offrant le plus fascinant des destins. J'avais quatorze ans, j'allais être éliminé en tant qu'attardé mental, mais grâce à elle on m'a pris pour un génie précoce. J'étais gardien de vaches, et je suis devenu le bras droit de plusieurs prix Nobel. Je lui dois tout : l'intelligence, l'idéal, l'insolence, la passion.
    Cette héroïne de l'ombre, d'autres l'ont fait passer pour la pire des criminelles. Je viens enfin de retrouver sa trace, et je n'ai que quelques heures pour tenter de la réhabiliter.
    Un Didier van Cauwelaert au meilleur de sa forme qui sait jouer de l'histoire, des grandes découvertes scientifiques sous le nazisme, de l'épopée des anti-nazis allemands, de la solution finale pour les handicapés décrétée par le IIIe Reich en 1941, et qui renoue avec ses grands thèmes romanesques, la substitution d'identité, le grand amour né dans l'adolescence, le dépassement de soi et le combat écologique.

  • Les bergers blancs

    Catherine Ecole-Boivin

    • Albin michel
    • 1 Septembre 2016

    Sur les landes battues par les vents et les vagues du Cap de La Hague, il se disait encore, à la fin du XIXe siècle, que les « bergers blancs », qui louaient leurs bras à la saison, venaient de la mer. Les paysans craignaient ces hommes libres, à la peau diaphane d'albinos, arborant à l'épaule un tatouage de bateau au mat brisé : des jeteurs de sort, qui pouvaient lire l'avenir dans les mains et les eaux dormantes...
    Puisant son inspiration dans les souvenirs des habitants de cette partie la plus secrète de la Normandie, la romancière Catherine Ecole-Boivin nous entraine sur les pas de Léo, le berger un peu sorcier, et de sa fille adoptive Katica, « La Dormante », dotée d'un étrange pouvoir de guérison.
    Traversant un demi-siècle d'Histoire, cette grande saga, où passions et émotions sont indissociablement mêlées aux forces mystérieuses de la nature, redonne vie à un monde rural oublié.

  • L'homme à la carrure d'ours

    Franck Pavloff

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2012

    Laponie, pas loin de Barentz, dans une zone interdite. L'ancienne ville minière de Voulkor a été rasée. Des déchets nucléaires ont rempli les galeries des mines, et, depuis trente ans, les survivants résistent en communautés plus ou moins soudées par l'espoir d'en sortir. Seul Kolya n'y croit pas et pour cause, il est le dernier Lapon de la toundra arctique, porteur des esprits des ancêtres. Ce qui le retient c'est la présence de Lyouba, le seul être jeune de la zone.
    Lyouba a 20 ans et ne connaît rien d'autre. Kolya, le colosse solitaire, qui passe ses journées à sculpter des figurines d'ivoire, va l'aider à s'enfuir de ce lieu maudit où la peur et la haine remplissent le coeur des hommes.
    Pavloff sait dépeindre les lieux désolés de containers et d'acier rouillé, d'êtres humains plongés dans la nuit polaire, arrimés à reproduire les gestes d'avant la catastrophe, aveugles à se libérer.
    Un monde sans grâce, sans espoir, condamné par la furie prédatrice des trusts industriels. Mais il sait aussi évoquer la beauté glacée de la toundra, la toute-puissance de la nature arctique, la solitude magnifique de « l'homme à la carrure d'ours » et de « la fille à la cape de loup », tous deux nés sur cette terre hostile et reliés à l'esprit de leurs ancêtres.

  • Virginia et Vita

    Christine Orban

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2012

    En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier La promenade au phare et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold.
    La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles.
    Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire.

  • La Kahina, reine des Aurès

    Isaure de Saint-Pierre

    • Albin michel
    • 2 Novembre 2011

    Seconde moitié du VIIe siècle. A 15 ans, Dahia devient reine des Aurès, la plus puissante tribu du Maghreb. Dès l'enfance, elle est destinée à mener une lutte incessante contre les Arabes, ces ennemis venant du Levant, qui adorent un dieu unique. Lors de la bataille de Kairouan, elle livre son premier combat contre Uqba le cruel et lui tranche la tête. Acte de bravoure qui lui vaut la vénération immédiate des siens et l'adoration d'Aksel, le plus vaillant des chefs berbères. Entre eux, la passion est réciproque. Ensemble, ils rassemblent pour la première fois toutes les tribus pour lutter contre le successeur d'Uqba : al- Malik, calife de Damas. Combat qu'elle poursuivra toute sa vie.
    Après la mort d'Aksel, elle refusera toute proposition de paix, et finira à son tour, à 40 ans, la tête coupée. Le temps de la résistance berbère est achevé.
    Aujourd'hui encore, cette héroïne guerrière et prophétesse, est vénérée sous le nom de Kahina, la sorcière.

  • La mer de Jouvence

    Platonov-A

    • Albin michel
    • 28 Février 1990

    La Mer de Jouvence date de 1935.
    Jusqu'en 1976 ce fut un inédit total, même en russe. Andréi Platonov a en effet subi, après les attaques de la critique officielle, une offensive haineuse déchaînée sur l'initiative de Staline contre sa Chronique d'un pauvre hère (1931), ce qui lui interdit dès lors de publier.
    Mort en 1951 après vingt ans de silence forcé, il est aujourd'hui universellement reconnu comme l'un des plus grands romanciers de l'U.
    R. S. S.
    Dans ce roman fantastique, à la fois symbolique, poétique et grinçant, se télescopent clichés de propagande, termes techniques et métaphores enfantines. Il s'agit là d'une oeuvre écrite " pour soi ", à une époque où Platonov remettait en question aussi bien le destin du peuple russe que lui-même. Le récit est celui d'un voyage manqué au centre de la Terre pour découvrir la mer de jouvence, qui assurera la survie de l'humanité.
    Voyage, bien sûr, qui évoque une exploration des couches profondes de la conscience, et l'irrémédiable, le tragique désaccord entre projet et réalité.
    A ce titre, La Mer de Jouvence n'est pas seulement un livre prophétique pour le pays et pour le temps d'Andréi Platonov : c'est un livre universel.

  • Les yeux d'Irène

    Jean Raspail

    • Albin michel
    • 3 Mai 1984

    Deux jeunes femmes se partagent le charme et le mystère de ce roman : Irène, blonde et reconnaissable à ses yeux verts ; Aude, tout aussi belle avec son regard bleu. Elles figurent, l'une et l'autre, deux principes contraires, comme l'eau et le feu, le jour et la nuit, Dieu et le Diable...
    Surgissent alors de nombreuses questions : Pourquoi deux portraits de femmes, peints à cinq siècles de distance, se ressemblent-ils tant ?
    Pourquoi Salvator de Orth, jeune homme riche et comblé, qui, par désespoir d'amour, s'était retiré dans un monastère d'Auvergne, en ressort-il trente ans plus tard pour courir s'enfermer dans un phare, en Bretagne, d'où il appelle au secours son ami d'enfance, Frédéric ?
    Et pourquoi Frédéric Fons, écrivain vivant en Provence, répondant à cet appel et partant pour la Bretagne en compagnie de la jeune femme aux yeux bleus, trouve-t-il sur son chemin des messagers involontaires pour jalonner la piste : Yves, un petit garçon ; sir Thomas Murdoch, amiral britannique ; Hervé Le Guen, un marin, le cardinal Hohenlo, étrange prélat romain, le commissaire divisionnaire Kersaint...

  • Mufle

    Eric Neuhoff

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2012

    Le narrateur découvre la jalousie et la trahison en lisant un sms sur le portable de la femme de sa vie. A plus de cinquante ans, deux divorces et de grands enfants, il se retrouve en pleine confusion sentimentale, animé de sentiments violents et contraires, alternant passion, colère, souffrance, doute, tristesse, regret, panique. L'insomnie redouble sa fixation sur Charlotte, jolie blonde fantasque dont il n'a jamais su capter le mystère et qui le renvoie à ses ruptures précédentes.
    Anatomie d'une déliaison, portrait d'un homme qui rêve d'une idole qui se comporterait en femme fidèle, ce sont tous les sentiments, jérémiades, déni, impuissance, complaisance, avec lesquels il faut bien vivre.
    Eric Neuhoff a déjà évoqués la jalousie, la passion la séparation, et la solitude dans Un bien fou et Pension alimentaire. Comme l'Antoine Doisnel de Truffaut, il en suit les méandres de livre en livre, aux différents âges de la vie, avec cette même mélancolie, cette musique douce amère, cet effroi poli devant l'éphémère des sentiments et la répétition des comportements, l'autodérision qui mêle lucidité, cruauté, tendresse et obsession.

  • Kamal Jann

    Dominique Eddé

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2012

    Kamal Jann, Syrien de 40 ans, avocat d'affaires à Manhattan, est un mystère. Sa réussite professionnelle recouvre son drame : son oncle, chef des services de renseignements syrien, homme redoutable et redouté, a fait tuer ses parents quand il avait 12 ans, mais il a aussi financé ses études à New York.
    Quand, début septembre 2010, la CIA l'avertit que son frère djihadiste, resté en Syrie, va commettre un attentat terroriste à Paris, Jann comprend qu'il va devoir cette fois s'engager dans la toile d'araignée des services secrets occidentaux pour faire tomber son oncle et le pouvoir syrien.
    Un roman puissant et sombre. Entre Damas, Beyrouth, New York ou Paris, une mosaïque de personnages liés par des relations ambiguës où le pouvoir, le désir, la manipulation, la survie poussent leurs pions sur un échiquier dément et sanglant. Une chorégraphie puissamment orchestrée où violence, trahison, peur, lâcheté, mensonge et corruption rendent impossible le moindre règlement politique au Moyen-Orient tant que les dictateurs en place serviront les intérêts de tous ceux qui ont le pouvoir en ce monde.
    Kamal Jann est le produit de ces interactions, de cette schizophrénie arabe, de cette conscience éclatée, pour qui l'appartenance au clan, la révolte et la liberté sont incompatibles.

  • L'arpenteur

    Marie Rouanet

    • Albin michel
    • 4 Janvier 2012

    Emile, qui a passé son enfance à Bourg-en-Rouergue dans le moulin de ses parents, décide de s'y réinstaller à la retraite. Il est peu à peu fasciné par un homme qui arpente vallées et bois, le nouveau notaire à la réputation sulfureuse. Ne dit-on pas de lui qu'il veut racheter toutes les terres ? Mais en vérité, il cherche surtout à redécouvrir le passé, la mémoire des lieux, tout ce que la nature parfois recouvre mais qui était vie rurale, bergerie, maison de maître, artisanat et outils oubliés.
    Plus récit que roman, L'Arpenteur est une évocation d'un temps disparu, celui du monde rural, des bergers, des paysans, des ouvriers mais aussi des grands propriétaires, de leur quotidien, du passage des saisons. Et qui mieux qu'un notaire de village pour connaître les secrets de famille, le cadastre, les demeures reprises par la nature ? Tout à la fois archéologue, géographe, ethnologue, l'arpenteur prend l'ampleur d'un être mythologique dont il a le côté sombre et mystérieux.
    Le style économe et singulier de Marie Rouanet, la saveur et la précision de son vocabulaire, la liberté avec laquelle elle entraîne son lecteur dans les méandres de la chronologie en font le chroniqueur exemplaire de cette Occitanie dont les repères, les rites, le quotidien sont en voie de disparition.

  • L'aube des cendres

    Jean-Louis Perrier

    • Albin michel
    • 5 Octobre 2011

    Belle, intelligente et très éprise de Baptiste, Clairemonde a seize ans lorsque son existence bascule : Charles de Raynal, un aristocrate dont dépend le sort de sa famille, la viole avant de la séparer de celui qu'elle aime en le faisant passer pour un criminel. Un an plus tard, il lui vole sa fille.

    Fière et volontaire, Clairemonde va se battre pour voir grandir son enfant et retrouver Baptiste. Mais lors de la catastrophe minière de Courrière, près de Béthune, la jeune femme croise la route de Gert, un secouriste allemand. C'est le coup de foudre. Elle ira jusqu'au bout de cette histoire d'amour impossible dans une France bientôt bouleversée par la guerre 14-18.

    Une saga familiale aux multiples rebondissements, qui nous entraîne dans une France en plein bouleversement industriel et politique.

  • Les hommes du canal

    Jean-Louis Magnon

    • Albin michel
    • 1 Mars 2001

    Depuis que le Roi-Soleil a fait construire le canal du Midi, ce long ruban d'eau qui relie la Garonne à la Méditérranée, on est « barquier » de père en fils chez les Jourdan. Des hommes de « l'ancien temps », des hommes de parole, droits et durs à la peine, qui mènent toujours à bon port leurs cargaisons de grains, d'huile ou de vin. Mais en cette période trouble qui suit la chute de Napoléon, ultras et affairistes règnent en maîtres et se font menaçants. Pour Pierre Jourdan et ses amis bateliers, comme le vieil Aubanel qui verra sa barque broyée par les glaces de l'hiver, ou FLorent Cambon, mis en péril par ses convictions politiques, le combat sera rude. Mais ils peuvent compter sur l'amour et la loyauté de leurs femmes et de leurs filles. Tout comme ils savent que Rose, Caroline, Marthe et Elodie, plus tard, transmettront leur héritage.À travers l'histoire de trois familles de bateliers, Jean-Louis Magnon retrace de façon magistrale l'aventure d'un cours d'eau mythique et évoque les destinées de ces hommes qui ont aimé et souffert le long de ses rives.

  • Le vent soufflait sur la rivière

    Michel Blondonnet

    • Albin michel
    • 27 Février 2013

    Comme tant d'autres fermiers de la Creuse, les Malterre, depuis des générations, se sont faits maçons et tailleurs de pierre, leurs maigres terres ne suffisant pas à assurer la subsistance de leur famille. Tous les ans, début mars, ils partent louer leurs bras à Paris.
    Mais en ce printemps 1882, un événement inattendu apporte enfin un peu d'espoir dans la région d'Evaux-les-Bains : la construction d'une ligne de chemin de fer, qui reliera Montluçon à Eygurande, et d'un imposant viaduc au-dessus de la Tardes dont le tablier métallique culminera à 80 mètres, un projet fou de l'audacieux Gustave Eiffel. Embauchés sur l'immense chantier, les fils Malterre y voient enfin la promesse d'un avenir. Tandis qu'ils taillent les moellons de granit destinés aux piles du pont, les femmes s'occupent de la ferme et des champs. Mais un soir, Jeanne, leur jeune soeur, partie garder les poules en lisière d'un bois, ne rentre pas...
    Familier de l'histoire de la Creuse, Michel Blondonnet nous entraîne dans une saga attachante, évoquant avec talent cette période de la révolution industrielle qui allait bouleverser à jamais la vie des campagnes de France.

  • L'héritier

    Roselyne Durand-Ruel

    • Albin michel
    • 27 Février 2013

    Sing Ming a vingt ans lorsqu'il parvient à fuir la Chine populaire pour Hong Kong. Le jeune homme emporte avec lui, outre la douleur de l'exil et la culpabilité d'abandonner la génération sacrifiée de ses parents, la promesse de réussir à l'Ouest. Mais cette promesse a un prix : à Hong-Kong, Sin Ming est accueilli par son oncle, un puissant homme d'affaires qui l'envoie aux Etats-Unis pour acquérir une culture occidentale dont Princeton est le phare et le levier. Ce dernier ignore toutefois que l'héritier qu'il s'est choisi, en butte aux impératifs contradictoires de la culture occidentale et de la tradition chinoise, n'est pas prêt à sacrifier sa vie au nom des lois du clan et de la réussite.
    De la fin de la Révolution culturelle à l'avènement du capitalisme des années quatre vingt-dix, L'Héritier est le grand roman de la Chine contemporaine, de son histoire tragique, de ses réussites exemplaires, de ses traditions millénaires qui font de l'honneur le socle de la stabilité et de la prospérité.

  • Jours heureux à Flins

    Richard Gangloff

    • Albin michel
    • 27 Février 2013

    Mai 68, Flins, l'usine-modèle de ce qu'on appelle alors la Régie Renault.
    Pendant que la société se soulève, à mille lieux des « cadences infernales », Bertrand l'utopiste, Marie la révoltée, Luc le débrouillard, Ginette la bonne copine pas farouche et Gilbert, le populaire patron du comité d'entreprise, fréquentent « Le Cinq », un bar clandestin, tout en se moquant des ordres lancés par une hiérarchie grotesque.
    Ils font des courses sauvages en R8 Gordini et arrêtent les chaînes de montage lorsque l'envie de batifoler les prend. Combines, truandes, coulage... on profite de la vie dans une bonne ambiance. Jusqu'au jour où la paye des employés est volée, probablement grâce à des complicités internes, semant la panique au sein de l'usine. Qui sont les auteurs de ce braquage ?
    Dans cette désopilante chronique où une bande de copains se débrouille pour s'en sortir, Richard Gangloff dresse le tableau iconoclaste d'une époque dont nous avons tous une certaine nostalgie.

  • La maison aux trois jasmins

    Montupet-J

    • Albin michel
    • 30 Mai 2007

    1930. Marie fait ses premières armes d'institutrice en Tunisie. Dans sa classe, deux fillettes, inséparables, attirent son attention par leur vivacité d'esprit : Myriam, fille d'un tailleur juif, orpheline de mère, et Meryem, fille d'une femme de ménage musulmane, orpheline de père. Quand les deux gamines perdent leurs parents, Marie devient tout naturellement leur " mère " et les installe avec elle dans la pension de famille cosmopolite de Madame Roncaldi où logent David, un jeune médecin américain, un vieux professeur de français et une couturière italienne. Un monde harmonieux et paisible où tout semble immuable : les gens, les lieux et les saisons... Et pourtant, en 39, la guerre va les frapper brutalement avec l'occupation de la Tunisie par les Allemands. Marie, secrètement amoureuse de David, se désespère de son départ et Myriem, devenue institutrice comme Meryem, se voit interdite d'enseignement. A la Libération, David revient et tombe amoureux de Myriam. Marie s'incline. Le jeune homme n'est pas revenu seul, son ami Ladgel séduit Meryem, et les deux couples partent vivre aux Etats Unis. Des années plus tard, Marie apprendra que le dernier film de la petite-fille de Myriam, devenue une célèbre cinéaste, est primé. Il est tiré d'un conte sur la paix entre les peuples qu'elle avait autrefois inventé pour ses deux petites.

  • Merci de votre attention

    Pascale Clark

    • Albin michel
    • 25 Avril 2003

    Sous la lune exactement, France Dubois pense mettre fin à ses jours défigurés. Elle est déjà morte pour la télé.
    Alain Mercier, nécrologue à la radio, croule sous le boulot.
    Sonia Stem sourit sur une photo obsolète.
    Anna se gratte jusqu'au sang.
    Fauré analyse les audiences de la veille.
    Le vieillard insulte sa télé.
    L'ex-stagiaire du service société se perd sous ecstasy au son de la techno.
    Alexandra Sadoul sait qu'elle devient une autre.
    Sous la lune exactement, David Divarovitch laisse sa moto le guider.
    Un suspense déroutant, insolent, qui fait froid dans le dos. Après le succès de Tout le monde fait l'amour, la journaliste Pascale Clark s'immisce dans les coulisses d'un univers qu'elle connaît bien : la télé. Info ou intox ?

  • Mystere a zarzis

    Bernard Giroux

    • Albin michel
    • 25 Avril 2003
  • Diogène

    Robert Sabatier

    • Albin michel
    • 3 Octobre 2001

    Diogène fait partie de ces oeuvres inclassables et singulières à la portée universelle : à la fois biographie du philosophe cynique, épopée théâtrale, prose au rythme de poème.

    Diogène, figure du sage, du fou, du prophète et du saint à la façon antique, y aborde tous les thèmes de la pensée philosophique et de la vie quotidienne, des sciences, des origines et du devenir au fil de ses entretiens avec ses disciples, ses pairs et ses amis, ses rencontres enjouées et polémiques avec Aristote, Platon ou Démosthène et aussi Antisthène, Cratès, Stilpon et vingt autres.


    Livre d'initiation et de sagesse éblouissant, Diogène répond aux interrogations les plus profondes que chacun nourrit au plus intime de soi .

  • Miss american pie

    Eric Tellenne

    • Albin michel
    • 1 Mars 2001
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