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pentti sammallahti
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Pentti Sammallahti
Gérard Macé, Pentti Sammallahti
- Actes Sud
- Photo Poche
- 15 Octobre 2025
- 9782330213633
Né à Helsinki en 1950, Pentti Sammallahti s'initie dès l'âge de treize ans aux techniques de la photographie. Arpentant d'immenses territoires, souvent reculés, il laisse libre cours à sa quête des contrastes subtiles, usant du format panoramique, dont il est l'un des maîtres incontestés. Non dénuées d'humour, ses thématiques font place à un bestiaire singulier, peuplés d'animaux méditatifs ou affairés. Parfois qualifié de "Brueghel de l'art argentique", Pentti Sammallahti parvient, par son génie du paysage, à substantiver l'hiver qui, sous son regard, semble plus matière que saison.
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Ces scènes parfois anodines - photographiées en Italie, en France, au Danemark, en Finlande ou encore au Népal -, sont souvent teintées de mélancolie et révèlent l'univers poétique du photographe.
Ses images en noir et blanc témoignent d'une attention particulière accordée aux détails, à la lumière qui modèle les espaces, aux étendues silencieuses dans lesquelles surgit soudain une présence humaine ou animale. La forte présence de la nature, le mimétisme entre le vol des oiseaux, le mouvement des arbres dans le vent, le poids de la neige, l'étendue des nuages... confèrent à ses images la puissance évocatrice de contes visuels. La contemplation du monde à travers l'objectif de Pentti Sammallahti donne à voir une nature sensible, parfois même lyrique.
L'expérience de l'image est double : au-delà de sa virtuosité narrative, son usage de la bichromie, avec des blancs immaculés, tel le plumage de ses cygnes ou de ses flamands roses, confrontés à des noirs profonds, crée un jeu sur les textures et restitue avec force un monde où les oiseaux tiennent une place singulière.
Pour cet ouvrage, Guilhem Lesaffre met en lumière la relation aux saisons qui est un aspect fondamental de la vie des oiseaux. Là où il existe, l'hiver est une contrainte importante avec laquelle les oiseaux doivent composer et qui induit notamment des stratégies de recherche de nourriture et d'économie d'énergie, ou encore le grégarisme. L'auteur associe ici la vie des oiseaux en hiver avec les photographies de Pentti Sammallahti.
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Devenue une référence dans l'histoire du livre de photographie, la collection Photo Poche poursuit son travail de dévoilement des grands noms, courants et écoles de l'histoire de la photographie. Première collection de livres de photographie au format de poche, elle propose des ouvrages soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît aujourd'hui l'importance. Ses différentes déclinaisons (histoire, société...) couvrent tous les champs de la photographie et constituent une iconographie d'une exceptionnelle richesse et diversité.
En cent quarante-quatre pages et soixante-quatre photographies reproduites en couleur et duotone, Photo Poche donne à voir l'essentiel d'une oeuvre de Nadar à Henri Cartier-Bresson, des pictorialistes aux grands noms du photoreportage. Les monographies des grands maîtres du médium alternent avec les sujets thématiques essentiels qui de La Nature morte au Nu déploient les différentes approches d'une esthétique du XIXe siècle à nos jours. Chaque titre est préfacé de manière didactique par un spécialiste du sujet abordé et enrichi de notices biographiques et bibliographiques régulièrement remises à jour.
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Inspiré du titre d'un poème de l'écrivain finlandais Aaro Hellaakoski, Me Kaksi (qui se traduit par " nous deux " en français) célèbre la rencontre fortuite, l'étrange proximité, la présence au monde de deux êtres.
Inspiré du titre d'un poème de l'écrivain finlandais Aaro Hellaakoski, Me Kaksi (qui se traduit par " nous deux " en français) célèbre la rencontre fortuite, l'étrange proximité, la présence au monde de deux êtres. L'oeuvre littéraire d'Hellaakoski exalte l'expérience de la nature, une naturphilosophie inspirée du romantisme allemand qui tente de saisir l'indicible, la fragilité de notre relation au monde. Cette tentative de restituer des instants fugaces se retrouve dans les images de Pentti Sammallahti. L'idée du duo, du couple, de complices en tout genre apparaît de manière récurrente dans l'oeuvre du photographe. Qu'il s'agisse d'amoureux, d'amis, d'enfants, de passants, de voyageurs, de voisins mais aussi d'un homme et son chien, de deux oiseaux... les images de Sammallahti saisissent des moments singuliers, elles racontent l'attachement, la tendresse, le lien affectif. Regard sur plus de quarante ans de pérégrinations, les photographies de cet ouvrage sont autant de petites saynètes : elles matérialisent l'expérience de la dualité. Souvent immergés dans une nature majestueuse, des landes irlandaises ou steppes mongoles, enfants, femmes, hommes et animaux se regardent, s'accompagnent, s'enlacent, marchent côte à côte : l'être au monde devient évidence. Telles un rêve éveillé, ces images offrent une perception aigue du réel. Chez Sammallahti, la nature est vécue comme une expérience esthétique, sa puissance évocatrice confère aux images le sens du merveilleux. Instants éphémères saisis avec poésie, les images de Me Kaksi s'appréhendent comme des haïkus, elles célèbrent l'évanescence des choses, des fragments de rencontres, l'intimité inattendue, fortuite, exceptionnelle mais aussi parfois d'une puissante évidence. Elles racontent aussi l'universalité du lien affectif, " l'être-au-monde " ensemble. -
Première monographie rétrospective du maître de la photographie finlandaise, cet ouvrage permet de découvrir l'oeuvre fascinante d'un artiste discret, secrètement admiré par certains grands noms de la photographie, que Robert Delpire décrit ainsi :
«Pentti Sammallahti est un homme du Nord. Il ne supporte ni le soleil ni la chaleur mais il est en connivence parfaite avec une nature dont il est le prédateur fasciné et dont il sublime l'austérité.» Le terme «sublimer» paraît, en l'occurrence, particulièrement approprié pour évoquer une oeuvre d'une délicate et majestueuse beauté, qui semble procéder d'une lente et patiente distillation de la seule lumière.
Né à Helsinki en 1950, Pentti Sammallahti s'initie dès l'âge de treize ans aux techniques de la photographie ; il construit son propre agrandisseur et expérimente le développement, la prise de vue et le tirage. En 1970, il présente sa première exposition personnelle et commence, quatre ans plus tard, à enseigner la photographie et l'impression à l'École supérieure des arts et du design d'Helsinki. En 1991, bénéficiant d'une bourse d'État de quinze ans, il met fin à ses enseignements, fonde un atelier (P. Sammallahti, passionné par le livre et les techniques de reproduction de la photographie, a conçu et autopublié plus de quarante livres ou portfolios, classés en «opus», dont seule une petite partie est consacrée à son propre travail) et multiplie ses expéditions photographiques dans divers pays d'Europe et d'Asie.
Arpentant d'immenses territoires, souvent reculés, et de vastes espaces vierges ou peu peuplés, il laisse libre cours à sa quête d'une lumière particulière ou d'un horizon insoupçonné, usant du format panoramique, dont il est un des maîtres incontestés, de sa science des contrastes subtils et d'une palette exceptionnelle des tonalités du noir et blanc. Parfois qualifié de «Bruegel de l'art argentique», Pentti Sammallahti parvient, par son génie du paysage, à «substantialiser» l'hiver qui, sous son regard, semble plus matière que saison.
Mais la dimension délicatement lyrique et intensément poétique de l'univers visuel qui s'offre à nos regards ne relève pas seulement, chez Sammallahti, des effets d'une capacité contemplative rarement rencontrée. Non dénuées d'humour, ses thématiques font place à un bestiaire singulier, peuplé d'animaux méditatifs ou affairés, côtoyant, sans y prêter grande attention, d'étranges bipèdes avec lesquels ils ont en partage Dame Nature et ses changeants éléments. Contes ou fables intemporels, les «visions» de Sammallahti sont une ode à la perception immuable et mystérieuse de l'Homme comme «roseau pensant».
Des visions qui procèdent d'une expérience fondatrice que l'artiste rapporte pudiquement en ces termes : «Me trouvant sur une île rocheuse, il m'est tout à coup apparu que la Terre n'était pas ronde, et j'ai décidé de ne pas bouger. J'ai soudain saisi ce que me disaient la pierre à côté de moi, le bateau sur le rivage, le nuage qui naviguait dans le ciel et l'écriture en points saillants des oiseaux migrateurs. J'ai alors compris qu'on ne prenait pas les photographies, mais qu'on les recevait».
200 photos en noir et blanc ; préface Finn Thrane ; bibliographie et annexes Kristoffer Albrecht
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Inspiré du titre d'un poème de l'écrivain finlandais Aaro Hellaakoski, Me Kaksi (qui se traduit par « nous deux » en français) célèbre la rencontre fortuite, l'étrange proximité, la présence au monde de deux êtres.
L'oeuvre littéraire d'Hellaakoski exalte l'expérience de la nature, une naturphilosophie inspirée du romantisme allemand qui tente de saisir l'indicible, la fragilité de notre relation au monde. Cette tentative de restituer des instants fugaces se retrouve dans les images de Pentti Sammallahti. L'idée du duo, du couple, de complices en tout genre apparaît de manière récurrente dans l'oeuvre du photographe. Qu'il s'agisse d'amoureux, d'amis, d'enfants, de passants, de voyageurs, de voisins mais aussi d'un homme et son chien, de deux oiseaux... les images de Sammallahti saisissent des moments singuliers, elles racontent l'attachement, la tendresse, le lien affectif.
Regard sur plus de quarante ans de pérégrinations, les photographies de cet ouvrage sont autant de petites saynètes : elles matérialisent l'expérience de la dualité. Souvent immergés dans une nature majestueuse, des landes irlandaises ou steppes mongoles, enfants, femmes, hommes et animaux se regardent, s'accompagnent, s'enlacent, marchent côte à côte : l'être au monde devient évidence. Telles un rêve éveillé, ces images offrent une perception aigue du réel. Chez Sammallahti, la nature est vécue comme une expérience esthétique, sa puissance évocatrice confère aux images le sens du merveilleux. Instants éphémères saisis avec poésie, les images de Me Kaksi s'appréhendent comme des haïkus, elles célèbrent l'évanescence des choses, des fragments de rencontres, l'intimité inattendue, fortuite, exceptionnelle mais aussi parfois d'une puissante évidence. Elles racontent aussi l'universalité du lien affectif, « l'être-au-monde » ensemble.