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abdel aouacheria
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La mort est un processus créatif
Quand on pense à la mort, on imagine celle du corps entier. Mais il en existe de multiples formes, dont la mort cellulaire programmée, appelée « apoptose » chez les animaux. Abdel Aouacheria développe l'idée que la mort fait partie de nous et c'est grâce à elle que nous sommes en vie. Par exemple, chez l'embryon, l'apoptose permet au tube neural de se fermer correctement pour former la moelle épinière. Sans elle, nous naîtrions avec des malformations pouvant entraîner des handicaps. Il n'existe pas de gène spécifique à la mort cellulaire. Des molécules jouent plusieurs rôles, dont certains sont détournés pour provoquer la mort. Chez la souris, certains gènes codent pour des enzymes qui ont un rôle dans l'apoptose, mais ils participent aussi à la formation du cerveau et du coeur.
Après une incursion chez les plantes, les champignons et les bactéries, l'auteur parle de la mort telle qu'on la conçoit, liée au vieillissement ou aux maladies. Depuis les années 1980-1990, l'apoptose est étudiée dans le cas des cancers, où son dérèglement empêche les cellules de mourir. Elles ne prolifèrent pas mais restent en place, conduisant à des tumeurs. Ces dysfonctionnements sont également étudiés pour les maladies neurodégénératives, les inflammations chroniques et le sida.
Au-delà de la biologie, l'auteur invite à sortie de la dichotomie vie/mort et à considérer la mort dans toutes ses dimensions : politique (invisibilisation), sociale (marginalisation), culturelle (disparition d'une langue), symbolique (divorce, viol). -
La biopolitique vue du cinéma ; l'âge de cristal
Abdel Aouacheria, Joachin Daniel Dupui
- Éditions L'Harmattan
- Ouverture Philosophique
- 19 Mars 2018
- 9782343138558
"Quel rapport entre la biopolitique et le cinéma ? La biopolitique, méthode d'analyse du pouvoir mise en place par Michel Foucault, n'a jamais vraiment été mise à contribution dans les analyses cinématographiques. Le film de Michael Anderson, L'Age de cristal est un parfait exemple de proposition biopolitique. C'est la gouvernementalité d'un nouveau genre, celle de dômes post-démocratiques capables d'assurer une vie « parfaite ». Mais est-elle une « vie bonne » ? Ce livre raconte comment nous sommes entrés dans les dômes de cristal à notre insu. Pouvons-nous en sortir ?"