Roger Martelli

  • Il n'était écrit ni que le PCF occuperait une telle place dans l'histoire française du XXème siècle ni qu'un déclin brutal le renverrait vers la marge au siècle suivant. Telle est la double énigme que l'histoire est tenue d'élucider.

    Au-delà du parcours d'une organisation, c'est l'histoire de tout un courant sociopolitique du mouvement ouvrier et de la gauche qui est interrogé. Hors de toute complaisance et de tout dénigrement, il s'agit pour Roger Martelli, historien et longtemps membre du PCF, de comprendre, sans chercher à simplifier ce qui ne l'est pas et, surtout, sans s'ériger en avocat ou en juge. Un bilan de cette double trajectoire, militante et historienne, est offert ici au lecteur.

  • Il y a cent-cinquante ans, Paris s'engageait dans une expérience inédite de gouvernement populaire, visant à réaliser concrètement les valeurs révolutionnaires et républicaines d'égalité, de liberté et de fraternité. Cette expérience de la Commune de Paris a servi de moteur symbolique pour tout le mouvement ouvrier et pour l'ensemble de la gauche politique. Rédigé par un des co-présidents de l'association des Amies et amis de la Commune, ce livre fait le point de ce que l'on sait de cette Commune et de ce qui permet de la comprendre dans sa richesse et sa complexité. Conscient de la diversité des regards possibles sur l'événement, il suggère que la pluralité nécessaire des mémoires ne devrait plus obscurcir ce qui peut unir les héritiers actuels de la Commune de Paris. C'est à cette condition, pense-t-il, que la chanson aura raison en redisant que "la Commune n'est pas morte".

  • On dit parfois que le XXe siècle est né deux fois, en 1914 avec le déclenchement du premier conflit mondial, en 1917 avec la révolution russe d'octobre.
    L'événement révolutionnaire a toujours déchaîné les passions, modèle pour les uns, repoussoir pour les autres. Quand s'effondre le système soviétique il semble que la parenthèse ouverte en 1917 est définitivement refermée. Le capitalisme a triomphé du communisme ; l'Histoire est finie.
    Cent ans après l'événement, les passions sont retombées. Avec l'ouverture des archives russes, l'historiographie s'est faite plus sereine, mais les interprétations n'en sont pas pour autant uniformes. Quant à la « fin de l'histoire », elle a buté sur les nouvelles conflictualités et sur la crise d'un système capitaliste désormais financiarisé et mondialisé. Les certitudes des années 1990 ont laissé la place aux doutes, aux peurs, aux ressentiments.
    L'événement « Octobre 1917 » a trop marqué l'histoire d'un siècle pour l'on puisse se dispenser de revenir sur lui. On ne le racontera pas ici dans le détail, ce que font à merveille de nombreux livres érudits et passionnants. En revanche, on s'interrogera sur la trajectoire qui, en quelques années, fait passer de la grande espérance révolutionnaire à un système de pente totalitaire et, pour un temps, enfoncé dans une sanglante terreur.
    Les vieilles questions restent sur la table. Les terribles dérapages des années de pouvoir stalinien sont-elles ou non la conséquence prévisible du projet révolutionnaire lui-même ? Le stalinisme, à certains égards, n'est-il pas contenu tout entier dans le léninisme ? Le système soviétique était-il réformable ? Pouvait-il s'adapter, s'humaniser, se moderniser, se démocratiser ?
    L'impulsion d'Octobre a façonné la réalité du monde au XXe siècle. Elle a bouleversé les sociétés qui ont mis des partis communistes au pouvoir. Elle n'a pas été sans effet sur le monde occidental. Elle a nourri l'imaginaire de ce que l'on appellera le Tiers Monde.
    Suffit-il aujourd'hui de dire que l'événement longtemps structurant n'est plus désormais qu'un souvenir ? Y a-t-il ou non des héritiers, directs ou indirects ?
    Existe-t-il un héritage utilisable, par qui et comment ?
    Au fond, si l'effondrement de l'URSS a refermé une parenthèse, était-ce celle du soviétisme, de la forme communisme dominante au XXe siècle, du communisme en général, de l'anticapitalisme, de la culture de l'alternative ?

  • Sur tout le continent européen, l'extrême droite a imposé l'idée que l'identité serait l'enjeu crucial des sociétés contemporaines. Le mouvement des hommes, stimulé par l'actuelle mondialisation, serait en train de bouleverser l'équilibre des cultures installées. La nation, l'Occident, la chrétienté, nous dit-on, sont menacées : il nous faut donc désormais défendre notre identité, ou la retrouver si nous estimons qu'elle est perdue. « Nous ne sommes plus chez nous » devient un credo de plus en plus lancinant. Et quand on n'est plus chez soi on finit par ne plus savoir qui on est...

    La peur de l'autre est en passe de devenir le pivot exclusif de nos imaginaires. À quoi s'ajoute une autre conviction, qui veut que les sociétés occidentales soient en « état de guerre ». Le choc des civilisations opposant l'Occident et l'Islam avait été annoncé dès le début des années 1990. Après l'attentat du World Trade Centre, il est devenu une guerre contre le terrorisme, qui justifie les mesures les plus sévères, aux confins de l'état d'exception. La crainte de l'identité perdue et la hantise de la menace se conjuguent ainsi, au risque de toutes les clôtures et de tous les affrontements.


    Le parti pris de ce livre est d'affirmer qu'il ne faut ni accepter l'omnipotence de l'état de guerre ni s'abîmer dans l'obsession de l'identité. Les êtres humains ont besoin de s'ancrer dans une histoire, de combiner de multiples appartenances, familiales, sociales, politiques, idéologiques ou culturelles. Tout individu a besoin de s'identifier, pour être pleinement une personne. Mais dès l'instant où l'effort nécessaire d'identification se fige dans la définition d'identités fermées, données par avance, l'individu est confronté à un double risque. Il peut aliéner sa propre liberté ; il peut se trouver entraîné dans la spirale des concurrences identitaires qui font oublier que tout être humain est à la fois autonome et solidaire de tous les autres. Au jeu de l'opposition du « eux » et « nous », la dépendance et la guerre sont un horizon possible. En 1914, le heurt des nationalismes précipita l'Europe dans le cataclysme d'une guerre mondiale. Le choc des identités nous prépare un avenir qui pourrait être pire encore.

    Si l'identité occupe à ce point le devant de la scène, c'est toutefois parce que l'égalité lui a laissé le terrain. Les échecs du soviétisme et les impasses de la social-démocratie ont discrédité l'idée. Il est mortifère d'en rester à cet échec. Ce n'est pas parce que la pratique de l'égalité a déçu qu'il faut renoncer à ses valeurs et à sa perspective. Plutôt que la frénésie identitaire et la hantise de l'Autre, qui poussent à l'anéantissement, on promouvra ici l'avancée concrète de l'égalité, de la liberté et de la solidarité. Leur donner une forme et des contenus modernisés, est la seule manière d'échapper au chaos des affrontements sans fin.

    La mise en commun des égaux vaut cent fois mieux que la guerre des identités.

  • Il est des moments où une force bien installée se heurte à des évolutions sociales qui la déconcertent et auxquelles elle ne sait pas s'adapter. Il est des événements si déstabilisants que, si l'on n'y prend garde, le mort finit par saisir le vif. C'est ce qui est advenu au Parti communiste français en 1968.
    En mai, il ne veut voir, dans le grand mouvement né de la colère étudiante, que ce qu'il connaît : une pulsion du mouvement ouvrier historique, une resucée de juin 1936. Il ne comprend pas que le mouvement tumultueux annonce l'entrée dans une phase nouvelle, qui se défie de tous les ordres du passé, qui affaiblit les stratégies habituelles et que les cultures anciennes ne peuvent plus englober.
    Un peu plus tard, à l'été, le PCF est confronté à un autre événement qui va contribuer à éroder un autre identifiant du communisme du XXe siècle. En août 1968, l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Union soviétique et par plusieurs de ses alliés met fin au « Printemps de Prague », une des tentatives visant à réconcilier enfin le parti pris égalitaire et l'irrépressible désir de liberté. Cette fois, le PCF se résout, la mort dans l'âme, à refuser l'acte désastreux. Mais il hésite à aller jusqu'au bout de son choix, par réalisme et par peur de se renier. L'addition sera lourde... mais plus tard.
    L'ouverture des archives permet de jeter un oeil nouveau sur les péripéties de cette année 1968. Ce livre essaie de mettre en perspective les regards neufs des historiens.

  • La mondialisation fait peur et elle attire en même temps. Mais avons-nous la pensée qui nous permet de faire face à l'incertitude de notre temps ?
    Le parti pris de ce livre est de dire qu'il faut, tout à la fois, ne pas craindre de se projeter dans l'avenir et renoncer aux pensées trop binaires.
    Fédéralisme et souverainisme, mondialisation et démondialisation... Il ne sert à rien de penser en blocs statiques, quand tout est contradiction.
    L'interdépendance du développement humain se joue désormais à des échelles ouvertement supranationales.
    Mais la politisation continue de se nouer dans le cadre plus ancien des nations.
    La mondialisation repose sur l'exaltation de la concurrence et sur l'apologie de la gouvernance.
    Poursuivre cette mondialisation-là est impensable, mais à quoi bon « démondialiser » si les logiques sous-jacentes restent les mêmes ? Ce livre propose donc de penser autrement la « mondialité » du destin des hommes.
    À toutes les échelles... De la cave au grenier ; du local à la planète.

  • La session du Comité central de mars 1966 occupe une place à part dans l'histoire du communisme français. Elle incarne la tentative d'aggiornamento du nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Symbole d'ouverture, enterrant définitivement le stalinisme culturel, la réunion devient pour quelques années une référence et un mythe. S'y imbriquent plusieurs logiques, celles du débat doctrinal entre Roger Garaudy, Lucien Sève, Louis Althusser, entre autres, des répercussions du XXe Congrès du PC soviétique en 1956, de l'émergence de courants nouveaux dans les arts, la littérature et les sciences sociales, des tentatives d'adaptation des communistes confrontés à l'évolution de la société, des efforts pour constituer un front antigaulliste, des rapports entre le Parti et les intellectuels.
    Pour la première fois, un Comité central est publié avec l'intégralité de ses interventions qui mettent en valeur la richesse des débats de l'époque. Roger Martelli, spécialiste de l'histoire du Parti communiste, a rédigé un appareil critique qui met en lumière l'importance historique des années soixante : une introduction forte, une chronologie inédite des événements culturels des années 1953 à 1967, une biographie de chaque participant.

  • En 1984, la direction du PCF est secouée par une crise d'une ampleur inédite. Un mauvais résultat électoral en est le déclencheur. Mais au-delà, ce sont des questions existentielles profondes qui travaillent le monde des communistes français. Le communisme politique est-il en état d'affronter les bouleversements du monde et des sociétés ? Faut-il qu'il s'arc-boute sur ses « fondamentaux » ?
    Faut-il qu'il renonce au communisme ? Faut-il qu'il se « rénove » ou qu'il se « refonde » ? Ce qui s'est passé cette année-là dans le PCF a pesé sur le devenir de ce parti. Plus encore que lui-même, c'est toute la tradition française de l'alternative et de la révolution qui a été affectée.

  • Le pcf est, avec le pc italien, un des rares à avoir réussi son implantation électorale dans un grand pays occidental.
    A la libération, il frôle des 30% des suffrages exprimés et, jusqu'au début des années quatre-vingt, il regroupera sur son nom entre un cinquième et un quart des votants, quel que soit le type d'élection. au milieu des années quatre-vingt, il passe au-dessous de la barre des 10%, pour échouer sous celle des 2% à l'élection présidentielle de 2007. les communistes ont eu longtemps une forte influence nationale, dominante à gauche de 1945 à 1978.
    Ils ont aussi su s'implanter sur le terrain local, mais de façon plus lacunaire, à tel point que l'on a pu dire que leur influence relevait plus de l'image de l'archipel que de celle du continent. qu'est-ce qui permit au pcf son implantation en terre française ? quelles furent les forces et les limites de son imprégnation ? pourquoi a-t-il connu un inexorable déclin depuis trois décennies ? la place qu'il a " libérée " peut-elle être occupée ? pour répondre à ces questions, le livre de roger martelli, historien spécialiste du communisme, observateur critique du champ électoral depuis trois décennies, multiplie les angles d'approche, national, régional ou local.
    Il s'inscrit dans un récit chronologique, ponctuées par des aperçus plus analytiques. il s'appuie sur un vision synthétique sur le long terme, de 1920 à 2008, ainsi que sur un traitement original des données statistiques et géographiques qu'il réussit à présenter, et à illustrer par cartes, graphiques et tableaux, de façon lisible pour les citoyens, acteurs et observateurs de la démocratie élective, qui trouveront donc ici matière à réflexion.

  • Le communisme depuis 1920, a accueilli quelque quatre millions " d'encartés ". Pendant trente ans, il a regroupé entre 20 % et 28 % des suffrages législatifs. Près d'un Français sur cinq a été administré par une équipe municipale communiste. Une telle ampleur finit par façonner les cultures politiques. Aujourd'hui, l'espace du PCF s'est réduit ; cela n'implique pas la disparition des pratiques, des valeurs et des symboles qui ont été à la base de son implantation. Nul ne sait ce qu'il adviendra du "Parti communiste français ", s'il renaîtra en l'état ou s'il réapparaîtra sous une tout autre forme. Dans les deux cas, l'empreinte communiste ne se décline pas au passé. Cette empreinte est un héritage, lui-même enchâssé dans la vaste tradition populaire et révolutionnaire issue de 1789. D'une manière ou d'une autre, la trace d'hier s'insérera dans les constructions à venir. Tout dépendra, comme autrefois, des choix que feront les acteurs de l'histoire, qu'ils se réclament ou non du communisme. Qu'est-ce donc qui a fait et défait l'influence du Parti communiste sur la société française ? L'insertion ou le déclin étaient-ils fatals ? Quels effets de l'un et de l'autre sur la vie politique et, au-delà, sur l'espace matériel et mental des catégories populaires ? C'est ce que Roger Martelli a voulu scruter dans cette vaste synthèse historique.

  • Si le communisme n'est pas né au XXe siècle, c'est en ce siècle qu'il a connu sa plus grande expansion. Faisant corps avec une part de l'expérience démocratique et ouvrière, il a incarné une grande espérance, provoqué des drames terribles et suscité de vifs engagements militants. Il a cessé d'être un puissant système d'États, mais il reste un réseau de partis et de courants
    A-t-il encore une place dans le monde contemporain ? Cet ouvrage essaie de parcourir l'histoire de ce phénomène socio-politique important, en retraçant ses idées et ses structures et en évoquant celles et ceux qui l'ont fait vivre.

  • Au début de l'année 1956, à travers le monde de nouvelles voies semblent s'ouvrir: le communisme entreprend de se réformer, le tiers monde émerge sur la scène internationale, la guerre froide recule, le mouvement de libération nationale et donc la décolonisation s'étendent.
    Mais du côté du communisme, les espoirs nés au XXe Congrès du Parti communiste de l'URSS pendant l'hiver vont sombrer dès l'été et l'automne. Plusieurs partis communistes, et non des moindres, condamnent - ou ignorent - la déstalinisation lancée par Nikita Khrouchtchev, et pour finir les chars soviétiques écrasent la révolution hongroise dans Budapest. Roger Martelli interroge le cours de cette " année terrible " dans un brillant essai historique appuyé sur les archives récemment ouvertes en Russie et dans les pays de l'est européen, dont il publie ici les plus exceptionnelles.
    Il centre sa réflexion sur les perspectives esquissées puis ruinées par les communistes en 1956 tant pour le devenir de la planète que pour le leur propre. Courageux en février. Khrouchtchev fait rapidement retraite, renonçant à trancher entre les conservateurs et les réformateurs communistes, manquant ainsi sa déstalinisation. De sorte qu'en novembre le désastre de Budapest referme les perspectives de renouvellement ouvertes au début 1956.

  • Il y a un siècle, naissait ce qui allait devenir le Parti communiste français. Ce parti fut longtemps l'un des plus populaires du champ politique français. Pendant plus de trois décennies, il fut aussi le premier parti de gauche, avant de connaître un recul continu qui l'a porté vers les rivages de la marginalité.
    Cet ouvrage, qui insère les approches thématiques dans une trame chronologique rigoureuse, cherche à comprendre ce qui fit la force du PCF et ce qui a nourri son déclin. Il s'emploie à décrire la manière dont le communisme du xxe siècle s'est enraciné, à la charnière d'un communisme mondial dominé par le PC soviétique, dans un mouvement social structuré autour du monde ouvrier et urbain et une gauche politique traversée par les souvenirs des révolutions du passé, comme par les événements traumatisants des guerres mondiales et coloniales.
    Avec la fin de la guerre froide, l'ouverture des archives et la multiplication des angles de recherche, il est aujourd'hui possible d'observer le PCF de façon plus sereine et plus sûrement documentée. On prend désormais la mesure de ce que le communisme politique ne fut pas seulement un parti, voire un appareil très centralisé, mais aussi une galaxie associant du politique, du syndical, de l'associatif et du symbolique. C'est cet objet « total » qui est ici présenté, analysé et interrogé.

  • Communistes

    Martelli/Roger

    Les traditions politiques, comme toutes les réalités sociales, sont condamnées à mourir quand elles tournent le dos à leur histoire ou refusent de se transformer. Il en a été ainsi pour l'héritage du« léninisme ». Ceux qui s'en sont réclamés ont fini par oublier qu'il n'était qu'un moment d'une histoire n'ayant pas commencé en 1917, mais bien avant. Or le communisme est un processus historique complexe, juxtaposant pratiques et idées, actions concrètes et symboles. Son histoire est faite de tâtonnements et de bifurcations, partiellement déterminés par les contraintes d'une époque et façonnés par les choix des hommes qui le font vivre.

    Si la gestion soviétique a largement dominé les pratiques et les images communistes du XXe siècle, elle n'est ni le parachèvement, ni la quintessence du communisme politique, qui a aussi été - et est encore - un vecteur de combats politiques et éthiques, pour la dignité ouvrière, la réduction des inégalités, l'humanisation du tissu urbain, les valeurs démocratiques niées par le fascisme ou par la colonisation.

  • Ce livre est à voix multiples.
    En lui même il est déjà une rencontre. Nos parcours et conceptions diffèrent. Venant d'horizons à la fois proches et lointains - trotskisme. communisme. les uns plus ou moins libertaires. les autres plus ou moins attachés à une organisation : les uns universitaires. les autres davantage insérés dans le milieu militant -. nos singularités auraient pu empêcher cette rencontre. Elles nous ont au contraire stimulés et elles ont poussé chacun (e) à dépasser le stade initial de ses réflexions.
    Non seulement ces différences n'ont pas fait obstacle à un dialogue constructif. mais nous sommes parvenus à réfléchir ensemble. à percevoir la situation actuelle avec des cratères sinon identiques du moins extrêmement proches. Et même davantage : réfléchir à la refondation de l'action critique par la mise en question des voies empruntées jusqu'alors par les courants minoritaires traditionnellement anticapitalistes.
    Cela nécessitait un bilan sans concession des combats passés pour analyser l'échec historique subi par le mouvement ouvrier. Travail nécessaire. sans les leçons duquel il est impossible d'affronter les défis du présent.

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