Ramón del Valle-Inclán

  • "La cabeza del dragón" est le nouveau tome de la collection " Histoires faciles à lire " et présente une pièce de théâtre de 1910 du dramaturge espagnol Ramón del Valle-Inclán. Cet auteur fait partie du mouvement moderniste en Espagne et est considéré comme un auteur clef de la littérature espagnole du XXe siècle.

  • La trilogie de la Guerre carliste est le récit d'une lutte fratricide, dans le décor sauvage d'une Galice transfigurée. Entre 1872 et 1876, le désastre s'abat sur les régions rebelles au pouvoir de Madrid. La population se range derrière Charles VII, prétendant au trône. Fidèle à sa religion, attaché à ses idéaux, tout un peuple part au combat, mené par les héros, parfois sanguinaires, qu'il s'est choisis.

    C'est le récit d'une guerre perdue d'avance, que Joseph Conrad considérait avec « le vague regret du romanesque qui disparaît ».

    Parue en 1908 et 1909, la trilogie de la Guerre carliste est un des sommets de l'oeuvre romanesque de Ramón del Valle-Inclán (1866-1936), poète, homme de théâtre, auteur majeur de la littérature espagnole.

  • Le scénario de « l'histoire millénaire » semble archaïque : la vie des paysans des montagnes de Galice, à l'arrivée du chemin de Compostelle. L'apparition d'un pèlerin est donc également ce qui déclenche la monstruosité de l'intrigue, pleine de mélancolie rayonnante et de doutes enchanteurs et racontée ici comme l'évolution d'une aura légendaire et de la cruauté. Le frère mendiant qui prétend revenir du Saint Sépulcre est un charlatan. Quant à Adega, la bergère orpheline et asservie qui accorde en secret au marginal un gîte dans la bergerie et qui ensuite croit rencontrer Dieu en personne dans le « saint homme » qui s'empare de sa virginité, elle erre en extase et effrayée à travers le pays comme une victime illuminée de folie...

  • Comédies barbares est le nom générique donné à trois pièces (gueule d'argent, 1922 ; l'aigle emblématique, 1907 ; romance de loups, 1908) qui se succèdent comme une vaste épopée.
    Elles mettent en scène une foule de personnages pendant les époques troubles du xixe siècle espagnol, son passage de l'archaïsme et de la tribalité à des conceptions éthiques et sociales plus modernes, tout ceci rythmé par des massacres, des viols, des histoires d'amour échevelées. le héros des trois pièces, don juan manuel montenegro, seigneur féodal d'un monde qui s'achève, finit dans la solitude face à la mer, tel un roi lear, se lamentant de la dispersion de son héritage provoquée par ses enfants, loups, fils de loup.
    Divines paroles est une des oeuvres majeures du théâtre espagnol contemporain. dans une nature pas encore apprivoisée - sauvage, dangereuse, abrupte -, des êtres barbares, parfois des monstres, sont guidés par les pulsions impératives de la survie : le gain et le sexe. avec, dans ce monde ensorcelé aux teintes noires de goya, la présence du sacré, comme une croix plantée dans le granit.

  • Les Sonates, Mémoires aimables du marquis de Bradomín illustrent le modernisme ibérique et promeuvent la version d'un don Juan décadent. Ce double fantasmé de l'auteur apporte au personnage «fin de siècle» de l'esthète aristocratique et décalé, la touche hispanique d'un humour ambigu et dévastateur.

  • Les quatre Sonates, d'automne, d'été, de printemps et d'hiver sont, parmi l'oeuvre du dramaturge espagnol Ramón del Valle-Inclán, celles qui connurent le plus vif succès de son vivant. Elles rompent avec le courant réaliste qui dominait alors le roman espagnol. Les quatre Sonates se donnent comme des fragments de mémoires, ceux du marquis de Bradomín, un don Juan « laid, catholique et sentimental ». Ces sonates marquent quatre étapes d'une quête amoureuse : la sonate d'automne se passe en Galice, où la mélancolie d'arrière-saison accompagne la conquête de Concha. Les Sonates, comme leur nom l'indique, s'apparentent à un exercice de variation musicale, à la manière des saisons de Vivaldi, sur le thème de don Juan. Le héros est cependant débarrassé de son destin tragique : reste le jouisseur cynique et blasé, plus proche en définitive de Casanova. Elèves du secondaire ou grand public. Niveau B1 (Niveau 2 facile de la collection)

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  • " Le marquis de Bradomin, le personnage central de ces Sonates, est un don Juan " laid, catholique et sentimental " qui incarnait tout ce en quoi l'écrivain croyait profondément.
    Un don Juan admirable qui, devenu vieux, dicte ses aimables Mémoires. Don Juan traditionnel parce qu'il croit au péché, et plus encore parce qu'il n'hésite pas à pécher. Don Juan très fin de siècle aussi qui par certains côtés rappelle celui que Baudelaire campa, hautain, aux Enfers. Mais, à la différence de beaucoup d'autres, le don Juan de Valle-Inclàn (1869-1936) arrive à la vieillesse, une façon de subvertir le mythe.
    À l'image de Casanova, en somme, mais sans la tristesse et l'ennui du château de Waldstein. " Un don Juan mélancolique donc, retiré dans son manoir galicien dans les dernières années du XIXe siècle, pour qui le péché est le sel de la vie et qui sait que si Dieu existe, il lui suffira de troquer la mélancolie par la miséricorde. Un don Juan coupable et sans culpabilité, bien loin de la fougue de la jeunesse.
    Tel est le marquis de Bradomin de ces quatre merveilleuses nouvelles qu'on peut lire comme un seul roman... Ils sont très rares les grands romans intimistes où auteur et personnage s'étreignent à ce point, de façon si fausse et si véridique à la fois. " (Luis Antonio de Villena)

  • Sonates, est un don juan " laid, catholique et sentimental " qui incarnait tout ce en quoi l'écrivain croyait profondément.
    Un don juan admirable qui, devenu vieux, dicte ses aimables mémoires. don juan traditionnel parce qu'il croit au péché, et plus encore parce qu'il n'hésite pas à pécher. don juan très fin de siècle aussi qui par certains côtés rappelle celui que baudelaire campa, hautain, aux enfers. mais, à la différence de beaucoup d'autres, le don juan de valle-inclan (1869-1936) arrive à la vieillesse, une façon de subvertir le mythe.
    à l'image de casanova en somme, mais sans la tristesse et l'ennui du château de waldstein.
    " un don juan mélancolique donc, retiré dans son manoir galicien dans les dernières années du xixe siècle, pour qui le péché est le sel de la vie et qui sait que si dieu existe, il lui suffira de troquer la mélancolie par la miséricorde. un don juan coupable et sans culpabilité, bien loin de la fougue de la jeunesse.
    Tel est le marquis de bradomin de ces quatre merveilleuses nouvelles qu'on peut lire comme un seul roman. ils sont très rares les grands romans intimistes où auteur et personnage s'étreignent à ce point, de façon si fausse et si véridique à la fois. " luis antonio de villena.

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