Pierre Gras

  • Porté par deux Oscars et le succès de films comme Good Bye Lenin! ou La vie des autres, le cinéma allemand renaît après deux décennies d'absence. Pierre Gras, ancien des Cahiers du cinéma, analyse les causes de cette renaissance et fait le portrait de ceux qui l'ont permise.

  • Les espaces portuaires historiques de Gênes, du Havre et de Brooklyn à New York constituent un véritable « laboratoire » permettant d'observer à quel point, sur la longue durée, l'évolution de leur urbanité est à la fois singulière et contrastée. Un temps écartées des grandes « routes » de la mondialisation, les métropoles portuaires y sont revenues de plain-pied, sous des formes et par des itinéraires qui leur sont propres. Elles les rendent désormais plus attractives, en particulier grâce à de « grands récits » auxquels les sociétés contemporaines sont attentives et que cet ouvrage original contribue à décrypter.

  • Nancy est une ville que l'on a tôt fait de résumer au XVIIIe siècle du roi Stanislas et à l'Art nouveau, en oubliant qu'il s'agit d'une cité dont le patrimoine est d'une immense richesse, de l'époque médiévale à nos jours. Ce livre se propose de faire découvrir les environs de Nancy qui reflètent, autant que la ville, les trésors de ce qui fut le duché de Lorraine. En 5 séquences synthétiques et largement illustrées liées aux différents usages du patrimoine - habiter, vivre ensemble, travailler, se détendre, se former -, cet ouvrage se veut moyen d'information, outil de travail et support d'échanges sur le patrimoine de l'agglomération nancéienne.


  • pour cette initiation à l'économie du cinéma, pierre gras a choisi de partir des expériences concrètes de chaque lecteur, qui est aussi un spectateur de films en salles de cinéma, à la télévision, en dvd ou grâce à la vidéo à la demande sur internet.
    cette introduction répond de manière vivante et précise aux questions que peut se poser tout amateur curieux des aspects économiques du cinéma, dès qu'il réfléchit à sa place de spectateur au sein d'une industrie culturelle, et qu'il veut également comprendre en quoi la connaissance de l'économie du cinéma permet de mieux connaître l'histoire et l'esthétique du cinéma. un premier chapitre présente les caractéristiques du spectateur, et la salle de cinéma tant du point de vue économique que culturel et social.
    le deuxième chapitre est consacré à la vie d'un film depuis sa conception chez les auteurs et les producteurs, jusqu'à sa distribution, sa projection publique et sa diffusion sur les nouveaux supports (télévision, dvd, internet). enfin, l'auteur expose les enjeux de l'action de l'etat et des collectivités locales en faveur du cinéma français et de la diversité cinématographique, dans le contexte mondial de domination du cinéma hollywoodien.


  • Du petit port de pêcheurs de l'an mille, il ne reste rien ; et pourtant, en 1175, La Rochelle devint la première cité française « libre », dotée de nombreux privilèges, dus pour beaucoup à Aliénor d'Aquitaine. Aujourd'hui encore, ses trois tours (Saint-Nicolas, la Chaîne et la Lanterne) sont le symbole éclatant de sa force et de sa richesse, reflets d'une époque où ce port était l'un des plus riches du royaume.

    L'ouvrage propose une histoire du port de la Rochelle depuis son dessin médiéval jusqu'à ses extensions ultérieures. Place forte de la réforme huguenote, lieu stratégique, notamment pour le trafic colonial vers la Nouvelle-France, il est aujourd'hui considéré comme un passage obligatoire par de nombreux touristes.

    Cet album propose une visite en images du port et de l'ensemble de ses bâtiments majeurs.

  • « Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis. » Confirmant la formule de Corneille, l'évolution de la Ville éternelle depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale s'est traduite par des crises et des transformations spectaculaires au plan politique, économique et social, comme en matière d'urbanisme, d'architecture ou de logement. La capitale italienne s'est ainsi métamorphosée en un vaste territoire, urbanisé de façon souvent anarchique, qui s'étend du coeur de la cité antique jusqu'à la mer Tyrrhénienne.
    Mais qui connaît vraiment cette autre Rome, passée en sept décennies du « miracle italien » au chaos quotidien, si l'on en croit la presse transalpine ? Cette enquête historique passionnante, puisant aux meilleures sources italiennes et françaises, offre un regard neuf sur la Rome contemporaine, si attachante et pourtant si complexe.
    Pierre Gras, docteur en histoire des villes et des formes urbaines, chercheur et écrivain, a vécu et travaillé à Rome, où il séjourne chaque année depuis vingt ans. Il est l'auteur d'ouvrages consacrés à l'architecture et au patrimoine, ainsi que d'un journal inspiré de ses premiers parcours dans la Ville éternelle, intitulé Suite romaine (L'Harmattan, 2005).

  • La cité d'Aigues-Mortes fut créée ex-nihilo au XIIIe siècle sur les marécages de Camargue. Cette fondation fut le fruit de la volonté du roi Louis IX, le futur Saint Louis, de sa vision stratégique et maritime - doter le royaume de France d'un accès à la Méditerranée - comme de sa vision religieuse - respecter la promesse jugée sacrée de reconquérir la Terre sainte. Si les témoignages de l'architecture militaire de l'époque médiévale ne manquent pas en France, la cité d'Aigues-Mortes est remarquable tout à la fois par sa situation géographique au contact de l'eau et de la nature, par son aspect cohérent et magnifique et enfin par l'excellent état de conservation de l'essentiel du site - en particulier, la tour de Constance et les 1 634 mètres de remparts flanqués de 20 tours. Aigues-Mortes, ville de départ des 7e et 8e croisades menées sous l'égide de Saint-Louis en 1248 et en 1270, tient une place toute particulièrement dans l'histoire des guerres saintes.
    Dans cet ouvrage richement illustré, l'auteur propose une approche sensible de la Cité d'Aigues-Mortes à travers son histoire et sa dimension urbaine.

  • L'histoire des civilisations modernes en fournit de nombreux exemples : la création des ports a donné naissance à des villes puissantes et ouvertes sur le monde, de Venise à Séville, en passant par Gênes ou Anvers. Elles ont été à l'origine de bien des découvertes scientifiques, techniques ou ethnographiques, qui ont à leur tour permis de développer d'autres villes et d'autres mondes.
    Les villes occidentales, en particulier, ont fondé leur développement sur le rayonnement commercial et industriel de leurs ports, que le modèle des " villes globales " n'a pas démenti au cours du XXe siècle : Londres, New York ou Tokyo sont elles aussi des villes-ports. Ruinés par la Seconde guerre mondiale puis, vingt-cinq ans plus tard, par la crise de l'acier et du charbon, la plupart des ports européens ont dû abandonner la conquête des océans aux ports américains et orientaux. Nombre de villes ont alors tourné le dos à leur façade maritime, tout en cherchant à reconvertir en tout ou partie leurs activités.
    À l'aube du XXIe siècle, les métropoles portuaires n'ont-elles plus qu'un passé maritime plus ou moins glorieux à mettre avant, dans l'espoir que l'engouement touristique pour les " grands événements " les ramène sur le devant de la scène, à l'image de Sydney, Liverpool ou Barcelone ? Leur avenir doit-il se limiter à observer la concurrence sans merci que se livrent quelques géants pour l'aménagement de plateformes de conteneurs toujours plus étendues, comme à Hong Kong, Singapour, Hambourg ou même Tanger ? Ou bien auront-elles la capacité à puiser dans leur histoire extraordinaire les sources d'un futur plus ouvert et moins banalisé ? Ainsi, depuis quelques années, investisseurs, aménageurs, professionnels du marketing et hommes de culture redécouvrent le potentiel de ces waterfronts parfois tombés en désuétude, mais qui renaissent aujourd'hui avec force sous l'impulsion de nombreux projets d'aménagement ou de mise en valeur.
    Cet essai consacré à l'histoire des villes portuaires depuis 1940 s'appuie sur un important travail d'enquête et de recherche mené par l'auteur dans une cinquantaine de ports français et étrangers. Il se propose de mettre en exergue les destins contrastés et originaux de ces villes portuaires qui pourraient bientôt à nouveau " enchanter le monde "...

  • L'Afrique est inéluctablement en voie d'urbanisation rapide. Cet ouvrage se propose de déceler ces mutations de l'Afrique tant sous l'angle urbain que sociétal. Il permet d'aborder une réalité multiforme et complexe qu'il s'agit d'explorer dans le sens d'une meilleure compréhension des enjeux urbains et d'un accès plus large à la connaissance de cette "Afrique des villes" en pleine émergence.

  • Ports et deports

    Pierre Gras

    Voici une invitation au voyage dans l'espace portuaire qui est passé par la crise. Depuis plusieurs années, les villes cherchent à "réinvestir" leurs quartiers portuaires, les privant parfois du charme qui faisait leur singularité. Paradoxalement, le port est un peu l'antithèse du voyage : c'est la ville de ceux qui restent. Mais on ne rêve jamais aussi bien qu'à quai. L'auteur propose ainsi un itinéraire à l'envers du décor, teinté d'imaginaire. De la Méditerranée à la mer de Chine, de Buenos Aires à Rotterdam, jetant l'ancre et la plume à Genes, Hambourg, Saigon, Le Havre, Liverpool...

  • Les HLM, un patrimoine ? L'idée n'est pas aussi saugrenue qu'il y paraît. L'Unité d'habitation Le Corbusier à Firminy figure sur la liste des monuments historiques, tandis que d'autres, comme le Grand ensemble de Beaulieu - Le Rond-Point, à Saint-Étienne, sont labélisés Patrimoine du XXe siècle.
    Et pourtant, les préjugés ont la vie dure. L'objectif de cet ouvrage est justement de convaincre l'opinion publique, et souvent les habitants eux-mêmes, que ce patrimoine mérite mieux qu'un jugement trop rapide lui déniant toute qualité architecturale ou urbaine.Le travail de recherche réalisé par Rachid Kaddour permet de présenter une approche historique de la production de l'habitat social dans la Loire. A travers l'histoire de cet habitat populaire, c'est aussi toute l'histoire de ce territoire étroitement lié à l'essor de l'industrie qui se révèle. Cette première partie chronologique est illustrée par une douzaine d'exemples, de la «caserne du Vigneron» à la «Tour Peugeôt», qui soulignent la diversité des formes bâties. Les entretiens très enrichissants menés par la journaliste Catherine Payen auprès d'habitants du parc d'habitat social restituent à ce patrimoine son indispensable dimension humaine. Enfin, un regard plus subjectif est proposé, sous la forme d'une « balade urbaine » réalisée par un écrivain (Pierre Gras) et un photographe (Serge Mouraret) qui ont pris le temps de parcourir et d'observer ce patrimoine vivant, côté « sensible ».

  • Un moteur Stirling, Comment ça marche ? A quoi ça sert ? Qui l'a inventé et quand ? Voici quelques questions auxquelles ce livre tente de répondre. Il s'adresse à tous, se veut vulgarisateur même s'il détaille, parfois, quelques points à destination des forts en maths ou thermodynamique. Ce moteur est aussi appelé "moteur à air chaud" ou "moteur à combustion externe". Dans le contexte énergétique et environnemental actuel, le moteur Stirling représente une alternative très intéressante pour transformer différentes sources de chaleur (soleil, bois, déchets, gaz...) en énergie mécanique ou électrique d'une façon respectueuse pour l'environnement. Ce livre passe en revue les différents domaines d'application du moteur Stirling : solaire, cogénération, spatial, production de froids extrêmes... Actuellement ce moteur est très peu connu. Il tient pourtant une place de plus en plus importante dans des applications industrielles et domestiques, en particulier outre-Atlantique. Sans aucun doute, il ne va pas tarder à prospérer sur notre "vieux continent". Autant s'y préparer par la lecture de cet ouvrage.

  • Depuis l'Antiquité, c'est dans la ville que se réalise l'acquisition de la citoyenneté, notamment grâce à une large diffusion de l'information. Mais le monde change et la revendication citoyenne prend un sens nouveau. Ce livre est tout autant une réflexion sur le métier et les responsabilités publiques des journalistes qu'une invitation faite aux médias pour imaginer et mettre en oeuvre des formes nouvelles de médiation entre les citadins et les pouvoirs, qui soient porteuses de citoyenneté.

  • Suite romaine

    Pierre Gras

    De retour à Rome après vingt ans d'absence dans le cadre d'un projet personnel, l'auteur redécouvre une ville qui le fascine et le trouble. Ce récit à caractère autobiographique, issu d'un journal tenu dans l'urgence du quotidien, propose une "lecture de ville" entre tendresse et nostalgie, mémoire et avenir. Nourri de promenades et de réflexions au fil des quartiers de Rome, de Flaminio au Testaccio, du Rione Monti à Garbatella, il constitue un contrepoids réaliste à la dolce vita supposée de la quotidienneté romaine.

  • Memoires de villes

    Pierre Gras

    Première expériences de reportage en Amérique latine et journal de bord d'un voyage au Vietnam ; différents regards sur l'Espagne et le Portugal saisis au fil des années 90 ; portraits de ces lieux symboliques que sont - ou furent - la Rome de Fellini. enfin les récits inscrits au coeur de la mémoire de l'auteur sont regroupés dans cet ouvrage. Permanence des villes, mouvements des civilisations, visages actuels de la mondialisation : tout incite et invite à confronter les mots et les lieux, à bousculer les images, à laisser parler les cinq sens de la mémoire.

  • Cet anti-manuel de voyage, interrogeant tour à tour le tourisme, la mobilité, le nomadisme et la modernité, mais aussi la quête de l'Autre et de l'ailleurs, n a pas pour objectif de régler leur compte aux inepties touristiques ni aux « idiots du voyage » de toutes sortes, même si l'exercice pourrait être salutaire. Il se destine davantage, en évitant si possible les pièges de « l'exploraseur », à créer ou entretenir chez chacun d'entre nous un désir de voyage. Et au final, faire mentir Samuel Beckett lorsqu'il affirmait : « On est tous cons, mais pas au point de voyager. » Dans un monde presque entièrement urbanisé, interdépendant et balisé, l'aventure reste possible, pour peu qu'on la souhaite vraiment. Mais elle consiste surtout, pour le voyageur, à respecter l'Autre, c est-à-dire à se respecter soi-même, quitte à bousculer les protocoles, les horaires, les acquis ou les certitudes pour y parvenir. En acceptant d'abandonner pour quelque temps sa boussole et plus encore son GPS.

  • Le Corbusier (1887-1965) était aussi un grand voyageur. Sa curiosité pour d'autres paysages, d'autres architectures ou d'autres moeurs paraît toujours en activité, révélant parfois une attention presque naïve. Cet ouvrage original interroge des aspects moins connus de la vie intime et professionnelle de l'architecte de Chandigarh et de Ronchamp, avec ses zones d'ombre et ses ambiguïtés, et illustre le rayonnement international de son oeuvre.

  • Philippe Tardy et Pierre Gras nous racontent leur propre imaginaire du fleuve, chacun à partir de son moyen d'expression privilégié : la gravure en taille-douce pour Philippe, le récit pour Pierre. Un parcours poétique et pourtant réaliste dans l'univers des grands fleuves d'aujourd'hui, mais aussi l'histoire d'une rencontre qui a donné naissance à cet ouvrage original à deux voix.

  • Nos légendes populaires partent en générale d'une histoire vraie, vieille de centaines ou de milliers d'années. La légende fait référence à un lieu, à un objet, à un personnage. Elle était racontée le soir à la veillée, de bouche-à-oreille et de génération en génération. Au fil du temps, la légende est devenue un mythe, elle a perdu en précision, mais elle a gagné en fantaisie. En Forez, elle a pu naître d'une source, d'une forêt, d'un chevalier. Elle a rencontré des êtres fantastiques, des fées, des sorciers ou des rebouteurs. Nos légendes foréziennes sont un élément essentiel de notre culture locale. En effet, les légendes nourrissent profondément l'imaginaire de gens qui vivent dans notre terroir. Elles sont probablement l'élément le plus ancien qui forge notre culture régionale. Les légendes du Forez sont notre imaginaire commun. A l'heure de la mondialisation et de la « culture unique », il est important de retrouver les mythes qui font notre identité régionale.
    Le livre rassemble les légendes du Forez parmi les plus authentiques. On y retrouve bien entendu de nombreux textes de Frédéric Noëlas (1830-1888), ce Roannais était un poète et un artiste féru de légendes. On signalera un remarquable avant-propos du folkloriste M. Blanchardon tiré d'extraits d'une conférence donnée en 1912.

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