Nathalie Sarthou-Lajus

  • Nos sociétés n'ont jamais été tant confrontées à la dépendance et à l'addiction : comment penser ces situations de grande fragilité ? Dans quelle spirale infernale l'addiction entraîne-t-elle ? Comment la toxicité de l'objet peut-elle se présenter comme ce qui apaiserait la douleur et pourrait la circonscrire ? Nathalie Sarthou-Lajus propose ici pour la première fois un regard philosophique sur la dépendance et sur sa maladie, l'addiction. Dans cette perspective, elle pense l'endettement fondamental de celui qui est livré à l'addiction. Mais ne faut-il pas distinguer aussi dans toute situation de dépendance celle qui sont toxiques de celles qui peuvent être fécondes ? celles qui nous enferment ou celles qui nous libèrent en nous ouvrant à l'autre ? Car il existe bien une dépendance heureuse, celle qui nous relie, celle que notre époque peut revisiter notamment en lien avec le soin. Il s'agit aujourd'hui d'en penser les conditions.

  • Et si réussir sa vie, c'était aussi savoir transmettre ? S'interroger sur le rôle et la place de la transmission dans nos existences ?
    Nathalie Sarthou-Lajus s'interroge sur la transmission comme philosophe, mais aussi comme mère, femme, et citoyenne.

    Son livre est à la fois un essai brillant et profond sur l'héritage, nécessaire mais parfois terriblement encombrant, ou absent, et un témoignage intime sur le lien entre les générations, l'oubli et la mémoire des familles, des communautés.

    Ce livre poursuit son travail de réflexion sur la manière dont chacun d'entre nous vivons nos vies et comment nous pouvons tenter de mieux vivre.

  • Nous ressemblons aujourd´hui ã des adolescents révoltés qui découvrent qu´ils ne peuvent ni se suffire ã eux-mêmes ni vivre leur existence ã crédit, mais qu´il faut rendre des comptes. Entre l´oubli de la dette et le blocage sur la dette impayable, il est urgent pour nos sociétés d´apprécier le juste sens de la dette, capable de relier les hommes entre eux et d´ouvrir l´avenir. « Qu´avons-nous que nous n´ayons point reçu ? » se demandait saint Augustin, soulignant ainsi que l´homme seul ne peut se rendre créateur de lui-même.
    La « crise des dettes » n´est pas seulement financière et économique. Elle affecte l´identité de l´individu contemporain et signe l´échec du désir d´indépendance radical qui est au coeur du logiciel néolibéral. Cet état critique de crise identitaire constitue une occasion pour élaborer, ã la jointure de l´intime et du social, de l´éthique et du politique, un sens de la dette qui permettrait d´en porter le poids avec plus de légèreté.

     

  • Comment se relever d'une catastrophe, qu'elle soit individuelle ou collective ? Comment traverser les crises ou les épreuves ? Aujourd'hui, nous voudrions guérir de tout et par nous-mêmes, mais cette obsession de la thérapie et du sauvetage ne suffit pas toujours à étancher notre soif de sens. Dès lors resurgit la question : comment sauver nos vies ?

    Dans un superbe essai où les interrogations nées d'une expérience intime rejoignent les questions politiques et spirituelles, Nathalie Sarthou-Lajus redonne sens à la possibilité d'une espérance réelle. Une espérance qui naît de la dimension relationnelle de tout salut - on ne se sauve pas soi-même, on est sauvé par l'autre, tel est le sens de la Résurrection dans l'évangile.
    Une espérance qui n'efface pas les blessures ni les pertes, mais qui traverse, altière, le tragique de l'existence et renoue avec le désir radical de vivre.Voir l'interview vidéo de l'auteur

  • Qui peut se prévaloir de la certitude d'aimer ou d'être aimé ? Cette question demeure d'une brûlante actualité, car bien des décisions importantes dans nos vies sont prises au nom de l'amour ou de ce que l'on croit être l'amour.
    Dans un échange nourri et fécond, les auteurs de cet essai pointent les paradoxes de l'amour. Jean-Pierre Winter rappelle que l'amour ne saurait se réduire à une simple illusion, même s'il ne se prouve pas. De son côté, Nathalie Sarthou-Lajus montre que l'amour relève du « risque de croire », d'un mouvement d'ouverture et de confiance qui rend possible l'abandon de soi.
    Au carrefour de la psychanalyse, de la philosophie, de la poésie et de la spiritualité, Jean-Pierre Winter et Nathalie Sarthou-Lajus, convaincus qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, tracent des voies pour surmonter les illusions et les désillusions de l'amour.

  • 40 questions sur Dieu et la foi, essentielles et parfois dérangeantes, des réponses sans détour de très grands spécialistes, recueillies par une journaliste, pour un livre facile d'accès.

  • Dans le Nord de l'Italie, niché dans les contreforts des Alpes, se trouve le monastère de Bose. Fondé dans les années 1970, dans le souffle du Concile de Vatican II, ce qui aurait pu n'être qu'une utopie spirituelle, où la mixité se joint à l'oecuménisme, est devenu un haut-lieu du christianisme, et son fondateur, Enzo Bianchi, une personnalité médiatique de premier plan en Italie.

    Alexis Jenni et Nathalie Sarthou-Lajus n'avaient ni l'un ni l'autre pensé que cette figure spirituelle allait les amener à découvrir une voie pour penser un christianisme pour notre temps et à revisiter les fondements d'une religion de l'amour, de l'hospitalité, et à goûter de nouveau la saveur d'une Parole qui irrigue toute une vie. De cette rencontre avec la communauté de Bose, inspirée par le désir de vivre radicalement l'Évangile, ils ont retenu cette phrase emblématique : « toute vie chrétienne est une vie humaine », une phrase que l'abbé Pierre avait adressée dans les années 1970 au jeune Enzo Bianchi... Depuis, cette communauté incarne ce chemin d'humanisation.

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