Jean-Michel Leniaud

  • La Sainte Chapelle est l'un des édifices médiévaux les plus célèbres : aucun visiteur ne résiste à l'éblouissement que procurent les vitraux de la chapelle haute. Fondée par Saint Louis au cour du palais royal, en l'île de la Cité, pour abriter des reliques majeures de la Passion du Christ, la mémoire collective y reconnaît à la fois un haut lieu de la dynastie royale capétienne et l'apogée de l'art gothique. L'ouvrage s'appuie sur une iconographie belle et rare pour conter l'histoire du monument, sa place en son temps, et le décrire dans sa globalité. Abordée dans une première partie, l'histoire de sa fondation permet de saisir la portée politique et religieuse d'un édifice qui traversa ensuite de nombreuses vicissitudes. Dans un second temps, l'ouvrage s'intéresse précisément aux verrières de la chapelle haute, mettant en relief le programme minutieusement agencé de théologie politique qu'elles affichent.

  • Comparé fréquemment aux plus grands artistes de la Renaissance pour la diversité de ses talents, Charles Garnier (1825-1898) symbolise tout l'art exubérant du Second Empire.
    Le catalogue essaie de restituer et de comprendre la personnalité de l'architecte qui se cache derrière ces superlatifs, un caractère complexe et attachant oscillant entre raison et fantaisie, à l'image des bâtiments qu'il édifia. Le catalogue réunit 145 dessins, une soixantaine de photographies et une trentaine de peintures qui présentent un portrait intime de l'artiste et dressent un panorama de sa production.

  • Auteur :
    Professeur d'histoire de l'architecture à l'École des chartes et à l'École du Louvre, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture, Jean-Michel Leniaud, esprit non conformiste, mène depuis de nombreuses années une réflexion originale sur le patrimoine.

    Livre :
    L'histoire, jamais écrite auparavant, de l'idée de patrimoine en France.
    Comment le hobby des élites est devenu une véritable passion chez des millions de Français.

  • Pourquoi le patrimoine n'est-il pas encore l'affaire de tous ? Depuis son Utopie française.
    Essai sur le patrimoine (Mengès, 1992), Jean-Michel Leniaud a publié une série d'articles sur la politique patrimoniale conduite au cours de la décennie qui s'achève. Le présent ouvrage, qui en rassemble une sélection, fait suite à ce premier livre. Certains articles sont reconnus comme une étape importante dans la réflexion sur le sujet : " La Mauvaise Conscience patrimoniale " est paru dans Le Débat, " Le Droit à la mémoire " dans Le Magazine littéraire.
    D'autres, publiés dans la Revue administrative ou La Revue de l'art, se présentent plutôt comme des chroniques sur des questions d'actualité. Ces articles sont regroupés autour de quelques grands thèmes culture, Europe, architecture et urbanisme, patrimoine cultuel, patrimoine mobilier, patrimoine maritime... Tous sont précédés d'un court texte qui les situe dans le contexte actuel. Un texte original de Jean-Michel Leniaud les introduit et fait le point sur l'évolution des dix dernières années.
    40 000 édifices sont protégés à ce jour au titre des monuments historiques. Un chiffre modeste si l'on tient compte de la superficie de la France et de l'activité architecturale qu'elle a connue au cours de son histoire. " Il est urgent, donc, de protéger le patrimoine mieux et plus.(...) Il est urgent que l'urbanisme se patrimonialise et qu'il ne fasse plus de la table rase moderniste une esthétique d'Etat ; il est essentiel que les maires en soient convaincus.
    Ce n'est pas seulement l'avenir du patrimoine qui est en cause, mais celui de nos sociétés urbaines. " Cet ouvrage répondra aux questions des étudiants qui se spécialisent en " patrimoniologie ", à celles des professionnels et d'un public sensible de plus en plus large.

  • Charles garnier (1825-1898), architecte de l'opéra.
    Architecte immense et prolifique, charles garnier est resté très mal connu jusqu'à ce jour. celui qui, par la construction de l'opéra, a mieux qu'un autre symbolisé la civilisation brillante du second empire, a subi la même défaveur que le régime de napoléon iii, si bien que de rares études rendent compte des bâtiments qu'il a construits. cet ouvrage en présente la biographie et l'oeuvre complet, depuis son grand prix de rome jusqu'au casino de monte-carlo, aux thermes de vittel, aux villas de bordighera et à l'église de la capelle-en-thiérache.
    Par cette évocation, c'est tout le monde des financiers, promoteurs immobiliers, constructeurs de chemins de fer et même éditeurs qui se profile, mais aussi celui de cette pléiade d'artistes dont garnier avait fait ses collaborateurs. richement illustré, l'ouvrage comprend en annexe un catalogue de l'oeuvre.

  • La basilique st-denis du 19e siecle a nos jours Nouv.

  • Il court sur Viollet-le-Duc (1814-1879) une rumeur de doctrine de de controverse néo-gothiques qu'illustre le célèbre château de Pierrefonds : symbole ou caricature d'un Moyen Âge revisité par le XIXe siècle?
    Ami de Prosper Mérimée, alors inspecteur des monuments historiques, Viollet-le-Duc se voit confier en 1840 la restauration de l'abbatiale de Vézelay, puis celle de Notre-Dame de Paris, Saint-Denis, Saint-Sernin de Toulouse, la cité de Carcassonne et de bien d'autres monuments.
    Aujourd'hui, par une sorte de fatalité, son nom reste indissolublement lié à toutes les polémiques sur la restauration d'un édifice médiéval en France : pourquoi le fantôme du vieil architecte continue-t-il de hanter nos beffrois? Qui était vraiment Viollet-le-Duc? Un visionnaire enfièvré de romantisme ou un adepte du progrès? Un précurseur ou un pasticheur, adepte du kitsch moyennâgeux à la française?
    En étudiant la vie et l'oeuvre de Viollet-le-Duc dans la perspective des débats contemporains sur la conservation du patrimoine, Jean-Michel Leniaud s'attache à replacer cette figure troublante, inspirée et contradictoire dans sa juste lumière.

  • C'est à Saint-Denis, sur le chantier de l'abbatiale, que se joue l'histoire de la restauration monumentale en France.
    Sur ordre de Napoléon, la nécropole des rois de France, gravement endommagée à la Révolution, est restaurée pour servir de sépulture aux descendants de l'Empereur.
    Tout au long du XIXe siècle, les restaurations de Saint- Denis sont brutalement modifiées à chaque bouleversement politique. D'un monument funéraire sous la Restauration, l'édifice devient successivement monument national, nécropole de Napoléon III, éphémère musée de la Sculpture française, lieu touristique tout en restant édifice de culte.
    Bénéficiant d'énormes moyens, le chantier gigantesque et complexe nécessite, pour la première fois à cette échelle, la compréhension de la structure monumentale comme le réapprentissage de techniques oubliées (sculpture, plomberie, peinture murale, vitrail, céramique). Après les projets de Vivant Denon, l'architecte François Debret est remplacé, au terme d'une violente campagne, par Violletle- Duc, soutenu par Mérimée et la commission des Monuments historiques. Une vision s'affirme : restituer l'état archéologique originel de l'édifice.
    Cet ouvrage, qui propose une analyse d'éléments architecturaux et de décors (crypte, chapiteaux, orgue, vitraux, gisants) à partir d'une iconographie totalement inédite, dépeint la naissance d'une ère nouvelle : la prise en charge par l'État d'une restauration rétrospective. C'est à Saint-Denis que s'est opéré, l'espace d'un siècle, cette révolution.

  • C'est à Saint-Denis, sur le chantier de l'abbatiale, que se joue l'histoire de la restauration monumentale en France.
    Sur ordre de Napoléon, la nécropole des rois de France, gravement endommagée à la Révolution, est restaurée pour servir de sépulture aux descendants de l'Empereur.
    Tout au long du XIXe siècle, les restaurations de Saint- Denis sont brutalement modifiées à chaque bouleversement politique. D'un monument funéraire sous la Restauration, l'édifice devient successivement monument national, nécropole de Napoléon III, éphémère musée de la Sculpture française, lieu touristique tout en restant édifice de culte.
    Bénéficiant d'énormes moyens, le chantier gigantesque et complexe nécessite, pour la première fois à cette échelle, la compréhension de la structure monumentale comme le réapprentissage de techniques oubliées (sculpture, plomberie, peinture murale, vitrail, céramique). Après les projets de Vivant Denon, l'architecte François Debret est remplacé, au terme d'une violente campagne, par Violletle- Duc, soutenu par Mérimée et la commission des Monuments historiques. Une vision s'affirme : restituer l'état archéologique originel de l'édifice.
    Cet ouvrage, qui propose une analyse d'éléments architecturaux et de décors (crypte, chapiteaux, orgue, vitraux, gisants) à partir d'une iconographie totalement inédite, dépeint la naissance d'une ère nouvelle : la prise en charge par l'État d'une restauration rétrospective. C'est à Saint-Denis que s'est opéré, l'espace d'un siècle, cette révolution.

  • La conservation du patrimoine résulte de facteurs complexes, non seulement de choix scientifiques et dintérêts politiques ou financiers, mais aussi de positions mémorielles, voire didéologies. Dans une trentaine de textes ici rassemblés, Jean-Michel Leniaud expose les enjeux de lhabitus patrimonial qui sest composé pour que, dans la cité, une place soit faite à lhéritage.

  • FONTAINE - VIOLLET-LE-DUC - GUIMARD - TONY GARNIER - HANKAR - HORTA - LE CORBUSIER Par la nature de son activité, l'architecte anticipe sur son temps : à la différence des autres modes d'expression artistique, sa création soumet les générations suivantes à ses desseins. L'importance sociale de l'acte de construire est telle qu'elle suppose un dialogue approfondi entre l'architecte et les institutions d'enseignement, entre le maître d'oeuvre et son commanditaire - le plus souvent la puissance publique. Depuis la Révolution française jusqu'à nos jours, les rapports que Fontaine a entretenus avec Napoléon Ier et Louis-Philippe, les polémiques de Viollet-le-Duc au temps de Napoléon III, la commande privée au temps de l'Art nouveau avec Guimard, Hankar et Horta, la modernisation de Lyon sous l'action conjointe de Tony Garnier et d'Edouard Herriot et, pour finir, la recherche - infructueuse - par Le Corbusier d'un mécène d'Etat illustrent ce débat, voire cette contradiction. La formation, a condition professionnelle et les pratiques du métier évoluent, la commande se déplace de l'architecture publique destinée aux institutions vers l'urbanisme dans le sens où on l'entend aujourd'hui : bâtir la ville, telle est l'ambition qu'exprime, pratiquement pour la première fois, la Cité industrielle de Tony Garnier avant la Première Guerre mondiale... Une ambition qui, plus encore que celle de concevoir et de construire de grands projets monumentaux, marque notre siècle tout entier.



    Spécialiste d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles, Jean-Michel Leniaud a exercé diverses responsabilité dans l'administration du patrimoine au ministère de la Culture. Il est aujourd'hui directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études et professeur à L'Ecole nationale des chartes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : L'utopie française, essai sur le patrimoine (1992), Les Cathédrales au XIX siècle (1993), Viollet-le-Duc ou les délires du système (1994), Saint-Denis de 1760 à nos jours (1996).

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