Jean-Michel Guieu

  • Le 11 novembre 1918, Clemenceau prévient : « Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile. » L'espoir d'une nouvelle ère de paix, qui avait agi comme l'un des principaux ressorts de l'acceptation de la lutte, était-il parfaitement illusoire, comme le montre l'évolution tragique des années 1930 ?
    La décennie qui suit la Grande Guerre mérite pourtant d'être considérée pour elle-même, en s'affranchissant de tout regard rétrospectif. Loin d'être une sorte d'« entre-deux », les années 1920 possèdent leur propre cohérence, qu'illustre une floraison d'idées et d'expériences inédites dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer, même si ce n'est pas toujours sans angoisse.

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  • Jelly

    Jean-Michel Guieu

    "Jelly, jeune fille diaphane, ne regarde plus les humains dans les yeux. Ni sa mère, Kate, statisticienne dans l'humanitaire. Ni son père, Po, docker sur les ports. À la veille de ses dix-huit ans, elle s'alimente de moins en moins et se réfugie dans une vie imaginaire. La vie de famille est devenue un calvaire. Alors, entre libération et culpabilité, la mère s'en va. Deux mois plus tard, elle retrouvera Jelly, internée dans un hôpital, une infirmière à son chevet. Comment la vie a-t-elle pu noyer l'adolescente, translucide au regard profond, dans l'abysse de l'anorexie ? Cette tragédie marine convoque le mythe de la Méduse pour nous parler de la femme moderne, des standards physiques que lui impose la société, mais surtout, de sa lutte pour s'affranchir de la tutelle des hommes."

  • L'idée d'une paix durable fondée sur le droit a représenté le grand espoir d'un XXe siècle traumatisé par deux guerres mondiales. Première incarnation de cet idéal, la Société des Nations (1919-1946) a suscité en sa faveur un mouvement de soutien qui s'est employé à relayer l'" esprit de Genève " auprès de l'opinion française. A l'opposé d'un " pacifisme sentimental " ou naïf qui leur est souvent associé, ce livre entend montrer que les militants pour la SDN ont défendu une conception nouvelle des relations internationales, visant à limiter, sinon à abolir, la violence entre les Etats souverains par le recours à des règles juridiques. L'histoire de ce militantisme français reste essentielle pour comprendre un combat politique dont les succès et les échecs alimentent encore les réflexions contemporaines en matière d'organisation de la communauté internationale - multilatéralisme, coopération internationale, sécurité collective, désarmement, justice internationale, universalisme/régionalisme, etc. -, de l'ONU à l'Union européenne.

  • De Hitler à Sigmaringen, l'histoire comparée, parallèle et croisée de la France et de l'Allemagne permet de comprendre un moment crucial d'une Europe secouée par la grande dépression économique, déchirée par l'émergence des totalitarismes et par la Seconde Guerre mondiale. Dans ces années matricielles du xxe siècle, le flux inexorable d'événements monstres n'a exonéré ni les personnes ni les institutions les mieux établies d'un choix civilisationnel. Des deux côtés du Rhin, l'engagement s'affirme alors comme une issue vers l'avenir. L'édification d'un « Reich de mille ans » génocidaire qui aspire la vie de millions de soldats et de travailleurs entend unifier par la force le continent contre le bolchevisme, tandis que les résistances clandestines, soumises à la répression, réinventent l'idée d'Europe chère aux années 1930.

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