Jade Lindgaard

  • « Je suis née dans une bulle de plastique orange. C'était l'année du premier choc pétrolier, en 1973. Le soir, on mangeait de la purée Mousline toute préparée, chauffée avec du lait acheté en brique dans une grande surface. La nature n'existait pas. Je croyais que le monde entier était une ville en développement. » Je crise climatique est une enquête à la première personne sur le rapport intime, paradoxal, névrotique que nous entretenons à nos modes de vie et aux menaces qu'ils font désormais peser sur la planète. Entreprenant un voyage original dans nos imaginaires, Jade Lindgaard explore notre amour de la chaleur et notre goût pour la vitesse et les destinations lointaines. Un voyage au cours duquel l'auteure mène l'enquête sur le carbone émis par sa chaudière, rencontre des fans de tuning et de courses de moto, découvre que la France est le paradis des aéroports, évoque ses lombrics qui fabriquent du compost dans un coin de sa terrasse...
    Cet essai d'« ego climat » n'est pas un énième cri d'alarme sur le changement climatique et l'absurdité de notre modèle de croissance - ça, nous le savons déjà ! C'est un livre qui essaie de comprendre pourquoi il nous est si difficile de changer et de réinventer une vie libérée de nos désirs chargés en CO2. Autrement dit, de résoudre l'énigme psychologique, mais aussi politique et anthropologique de notre temps.

  • « Nous sommes les 99 % de la population. Nous travaillons de longues heures pour un faible salaire et sans droits. Nous sommes forcés certains jours de choisir entre la nourriture et le loyer. Nous n'avons rien pendant que le 1 % des plus riches a tout. » À l'automne 2011, un mouvement protestataire né au centre de Manhattan s'est enflammé suite aux réactions excessives et violentes des policiers.
    Occupy Wall Street ! est un compte rendu de ce mouvement. Le livre rassemble les récits sous tension des occupants lors des premières semaines du campement, mais aussi des textes théoriques, le tout agrémenté d'illustrations et de photographies.
    Des activistes et d'éminents penseurs radicaux (Žižek, Butler, Angela Davis, Chomsky) apportent leur contribution à cet ouvrage. À leurs côtés, on trouvera certains des jeunes intellectuels et écrivains les plus en vue d'aujourd'hui issus des revues N+1, Dissent, Triple Canopy, etc.

    Dans une introduction foisonnante, la journalise Jade Lindgaard explique les ressemblances et les différences entre la révolte de Wall Street et celle d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre et la France.

  • Dans ce livre inédit, des intellectuels, des artistes et des écrivains expliquent pourquoi la ZAD compte à leurs yeux. Ils analysent ce que dit de notre société ce mouvement qui invente un futur en commun en proposant une radicale alternative au système actuel. Un ouvrage préfacé par David Graeber qui compte parmi ses contributeurs : Vandana Shiva, Virginie Despentes, Alain Damasio, Pablo Servigne, etc.Tous expliquent que la « zone à défendre » est bien plus qu'un bout de bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s'y inventent de nouvelles formes de vie et de liberté. C'est une percée de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.Sur la ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l'emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l'État en cultivant les solidarités et l'accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n'est pas une utopie, c'est notre réalité de demain qui prend forme sous nos yeux.

    Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain Damasio, Virginie Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno Latour, Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost, Nathalie Quintane, Kristin Ross, Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk.

  • Présentation de la France invisible, des oubliés de la santé aux orphelins du service public, en passant par les travailleurs de l'ombre, ceux qui n'existent plus que sous la forme d'étiquettes, chômeurs, RMIstes ou sans papiers. En interrogeant leurs pratiques et discours, le livre montre les processus d'invisibilisation qui masquent la réalité et la violence d'un pays en état d'urgence sociale.

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