Henri Rey

  • Dans cet ouvrage où la préoccupation clinique et la réflexion sont étroitement entrelacées, Henri Rey nous fait part de son immense expérience de soignant auprès des patients psychotiques et borderline.

    "Jusqu'à présent, le travail d'Henri Rey ne s'est pas fait connaître autant qu'il l'aurait dû et il faut espérer que ce livre permettra à un plus large public de découvrir certaines idées parmi les plus créatives et originales qui puissent se trouver à l'interface de la psychanalyse, de la psychiatrie et des autres disciplines... Le lecteur s'enrichira beaucoup à la lecture de ce livre... Rey, avec son inimitable appétit français pour les bonnes choses, montre comment ses patients sont empêchés de prendre part à la vie par leurs angoisses, leur besoin de revanche, et leur retrait dans le négativisme." Dr John Steiner

  • La grande peur des banlieues revient périodiquement occuper le devant de la scène médiatique. Peur des violences urbaines, de l'intégrisme religieux, des nouvelles classes dangereuses, peur surtout devant l'inconnu.Parallèlement, les habitants des banlieues sont censés vivre dans l'inconfort de la peur quotidienne; leur sentiment d'insécurité devrait logiquement les conduire à soutenir par leur vote protestataire l'extrême droite lepéniste.Ce livre confronte les stéréotypes avec l'état actuel des savoirs.

  • L'élimination du candidat socialiste avant le tour décisif de l'élection présidentielle de 2002, l'effondrement électoral du Parti communiste, puis les revers législatifs de l'ancienne gauche plurielle ont créé un choc profond dans l'opinion.
    Et le sursaut des élections régionales de 2004 ne suffit pas à démentir une évolution engagée dès le milieu des années 1980, celle d'une mésentente progressive entre la gauche et les classes populaires. C'est l'histoire et l'actualité de cette mésentente que Henri Rey restitue dans ce livre incisif, en s'appuyant sur de nombreuses enquêtes originales, menées depuis des années auprès des électeurs des quartiers populaires et des adhérents de partis de gauche.
    Et il explique pourquoi ouvriers et employés se sont progressivement détachés de ces formations devenues partis de gouvernement. Pour des raisons en partie différentes et en partie semblables, les diverses composantes de la gauche se sont coupées des milieux populaires. Enfermement dans la gestion, mise en oeuvre de réformes productrices de déceptions, abandon du militantisme sur le terrain, autosatisfaction et arrogance tous ces facteurs se sont conjugués, révélant les difficultés des dirigeants de gauche à élaborer des réponses adaptées aux aspirations des classes populaires face à l'insécurité croissante de leur existence sociale et à la précarisation de leur statut.
    Un essai sans concessions, indispensable à tous ceux qui entendent contribuer au renouvellement de la gauche française, et qui sera également utile aux étudiants en sciences politiques.

  • En France, les promoteurs du multiculturalisme imputent les tensions avec la communauté d'origine et de culture musulmane à une « islamophobie » qui serait comme le reliquat des conflits coloniaux. Or, il y a longtemps qu'en France, les guerres de religion n'ont plus cours. Derrière les drames suscités par les attentats terroristes, derrières les exaspérations des uns et des autres, le ressort de l'antagonisme entre l'Islam et le monde judéo-chrétien n'est pas d'abord de nature religieuse et politique. C'est dans une strate spirituelle plus profonde qu'il faut chercher la raison de cette antinomie : il s'agit de ce que les philosophes, avec Hegel, ont appelé les « moeurs », qui encadrent et commandent les conduites et les activités de l'existence, et qui règlent en particulier les relations entre hommes et femmes et parents et enfants. Elles sont ce pour quoi une personne reconnaît comme son semblable celui qui partage ses moeurs et que lui apparaît comme un étranger celui qui lui donne à voir des moeurs inconnues qui le dérangent, l'inquiètent ou l'horrifient.

    Tout l'intérêt de cet ouvrage est de procéder à un inventaire rigoureux de ces oppositions de moeurs, impensées et inconscientes, car c'est certainement par une connaissance plus approfondie d'elle-même que la société française, et sans doute européenne, pourra sortir par le haut de cet antagonisme mortifère. C'est la conviction de l'auteur, qui estime, à la suite de Claudel, que le pire n'est pas toujours sûr.

  • L´autisme n´est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens ont permis à l´auteur d´établir que les autistes sont arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d´excitations anarchiques et insensés.
    Pour émerger de cet état primitif et accéder à l´espace plus élaboré des perceptions, l´autiste attend seulement d´être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures.
    Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l´enfermement de l´autiste, révèle alors qu´il peut être corrigé et le contact avec l´entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d´identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l´enfant de la possibilité du partage.
    Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd´hui l´approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.

  • Dans un temps qui est celui du culte de la performance, de la rentabilité, de la marchandisation extrême, le sujet autiste atteste, d'une manière peut-être exemplaire, en étant là sans y être, le " pour rien " de chaque existence, l'inutile et le non-évaluable. C'est pourquoi, il nous interroge - lui qui ne pose aucune question - sur ce qui constitue un monde humanisé, donc un monde tout simplement.
    Cet ouvrage porte son attention, non sur l'autisme comme objet de savoir, mais sur les enfants autistes qui, retirés dans un autre monde, sont des sujets qu'il faut pouvoir comprendre pour dresser quelques passerelles entre eux et nous.

  • La Seine Saint-Denis est un territoire social et politique singulier, un territoire médiatisé et stigmatisé - le « 9.3 » - qui a connu aux cours des quatre dernières décennies de profondes mutations. La Seine-Saint-Denis reste emblématique des banlieues populaires, de leur histoire et de leurs transformations. Alors que certains observateurs défendent que les enjeux d'intégration et de cohésion, sociales et urbaines auraient quitté la banlieue pour se déplacer vers les grandes périphéries des métropoles, cet ouvrage a pour ambition de rappeler et de démontrer que les banlieues populaires ont constitué et constituent encore aujourd'hui un fait social majeur de notre époque.

  • Le pays merveilleux situé derrière le miroir dans lequel Alice est, à un moment, plongé est un univers inversé dans lequel tout se passe « à l'envers » du monde ordinaire : il faut se reculer pour rejoindre ce que l'on cherche à atteindre, tandis que l'on perd infailliblement de vue ce vers quoi l'on se dirigeait. À côté de l'enchantement qu'elle produit, la fiction de Lewis Carroll recèle un secret : elle décrit la réalité effectivement vécue, à notre insu, par de nombreux patients autistes, dyslexiques et, parfois même simplement gauchers - Alice parmi nous. Cette condition est le résultat d'un accident rvenu, à l'orée de l'histoire du sujet, au moment de la sortie de l'état de fusion avec la mère, marquée par un premier retournement qui sera plus tard repris et consacré par l'inversion spéculaire. Au-delà de la compréhension nouvelle qu'elle apporte de 'autisme et d'autres pathologies plus discrètes, la prise en compte de « la vie à l'envers » révélée par les conduites de mimétisme et d'écholalie éclaire ainsi également les temps primitifs, encore largement méconnus, du sujet humain.

  • Quelle prise en charge pour l'enfant autiste ? Les parents, qui bien souvent ne connaissent ni les principes ni les effets des trois approches dominantes de l'autisme, sont tragiquement démunis face à cette question.
    Aujourd'hui, le comportementalisme tient le haut du pavé. Avec lui, on espère obtenir ? et on obtient quelquefois ? une adaptation minimale à l'espace social ordinaire : prise des repas, hygiène corporelle, utilisation des transports, conduite dans les lieux publics. Mais au prix de quelle violence ? de quelle dénaturation de l'enfant ? À l'inverse, le « non-agir » initié dans les Cévennes, il y a près d'un demi-siècle, par Fernand Deligny défend l'idée que les autistes, représentants d'une humanité primitive, doivent être, comme les peuples premiers, respectés dans ce qu'ils sont et préservés du monde « civilisé », au risque d'être laissés à leur condition native.

    La psychanalyse, repensée, réinventée, libérée des pratiques obsolètes, propose une troisième voie. Substituant une clinique du regard à celle de l'écoute et donnant la priorité à l'accueil et au « tissage » quotidien, elle entreprend d'amener l'autiste non pas à nous mais à lui-même, afin de faire apparaître, à terme, un enfant qui ne soit pas seulement présentable, montrable, mais, comme les autres, « rêvable » par ses parents.
    Telle est assurément la sortie de l'autisme ? respectueuse de l'enfant ? qu'on est en droit d'attendre aujourd'hui.

    Création Studio Flammarion Couverture : Photo © iStockphoto / Marcin Pawinski

  • Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.

  • Ce livre met en lumière un visage inconnu de l´enfant autiste. Si cet enfant n´est jamais entré dans le « monde des gens », c´est qu´il a été frappé d´une indicible peur devant son étrangeté et médusé par sa beauté. Cette révélation rend la figure du petit garçon ou de la petite fille hors du temps et hors d´atteinte tout à coup moins énigmatique.
    C´est non seulement cette rencontre manquée avec l´Autre que Henri Rey-Flaud nous fait découvrir, mais encore les stratégies savantes mises en oeuvre par l´enfant pour ne pas être submergé par le réel, ni emporté par la dynamique du langage : ainsi Sarah accrochée à son coquillage-fétiche ou Antonio maniant son miroir, lieu de sa disparition et de sa renaissance. Que ces défenses soient insuffisantes à contenir sa peur, c´est ce dont témoigne la façon qu´il a de murer son regard, sa voix et son corps. Une rétention, quelquefois totale, difficile à soutenir pour les parents. Mais la forteresse dans laquelle il se replie n´est pas vide : un guetteur veille en permanence, attentif à l´Autre redouté et, on ne le sait pas, souvent attendu. Son visage « partagé par le milieu », selon la formule d´un patient, un oeil tourné vers l´intérieur et l´autre vers le monde, exprime cette contradiction. Le lien subtil ainsi maintenu avec la communauté des hommes montre que de telles conduites de retrait ne sont pas l´effet d´une incapacité mais d´un refus résolu qui invalide la mise en cause brutale des parents, avancée par les premiers spécialistes.
    L´enfant autiste présente une figure inédite du « non-agir » promu par les sagesses orientales, qui détermine son rapport paradoxal à la « normalité » et montre que la guérison, dans son cas, signifie rompre le charme, lever l´enchantement qui le tient prisonnier.

  • « Il faut croire quelque chose dans le monde », disait Sganarelle à Don Juan : un précepte qui ne relève pas du religieux, mais désigne une nécessité vitale, inhérente à la nature humaine. En cela Molière rejoint Freud qui définit la psyché de l'homme par sa capacité à croire, l'incroyance signant la catastrophe de la psychose. Au-delà des menus objets qui lui donnent sa consistance, la croyance s'adresse à l'Autre en tant que tel, c'est-à-dire à la puissance représentative, chargé de consoler l'homme de la perte du Bien.

    Molière, mis à la question par Freud et Lacan, illustre cette fatalité sous les traits de trois figures. Sganarelle, l'hystérique, prêt à faire feu de tout bois pour nourrir sa croyance ? en quoi il incarne le bienheureux qui a toujours un petit rien sous la main pour nourrir un désir. Face à lui, Alceste campe l'obsessionnel qui, incapable de prêter foi aux semblants qui tissent la réalité quotidienne, est exclu de la communauté des hommes. Quant à Don Juan, paradigme d'une superbe perversion, sa mé-créance exprime, au-delà de son mépris pour les croyances ordinaires, son refus de faire crédit à l'Autre en tant que tel.

    La leçon conjointe de Molière et de Freud reste plus actuelle que jamais en un temps où les croyances « malades » produisent dans le monde un désert mélancolique ou, à l'inverse, une terre brûlée par la flambée des intégrismes.

  • La gauche française est-elle en mutation, en ébullition ou en révolutionoe sans doute un peu des trois, et c'est précisément ce que cet ouvrage permet de comprendre.
    La gauche d'aujourd'hui - qui ne se limite pas au seul parti socialiste - doit aborder d'une façon nouvelle des problèmes souvent nouveaux, qu'il s'agisse de l'égalité, des retraites, de la discrimination positive ou de la démocratie participative.
    à travers des dossiers, des portraits, des descriptifs d'organisations et de partis, et des chronologies, ce dictionnaire de la gauche aidera le lecteur, l'électeur, le citoyen à mieux décoder les débats contemporains.
    Ce dictionnaire a été coordonné par hélène hatzfeld, julian mischi et henri rey.
    Ils ont associé à sa rédaction des spécialistes reconnus de la vie politique et sociale française: gilles archimbaud , martine barthélémy, florence faucher-king, margaret maruani, guy michelat et michel simon, janine mossuz-lavau, bruno palier, luc rouban et guillaume soulez

  • Sur une question où circulent tant d'idées convenues, cet ouvrage a pris le parti de diversifier les approches en confrontant des recherches de caractère empirique à des réflexions de philosophes, de démographes et de juristes.
    Face au système d'équivalence souvent établi entre la banlieue, le rejet des immigrés et le vote Front National, il permet, grâce au travail d'enquête sur lequel il se fonde de saisir l'ambivalence des logiques sociales et des formes d'expression qui caractérisent le sentiment xénophobe dans un environnement spécifique. Il conduit aussi à mettre à l'épreuve l'automaticité du lien entre opinions xénophobes et comportements politiques et à mieux cerner les systèmes de signification que les individus donnent à leurs actes et à leurs croyances.
    Mais, il ne dissocie pas ces approches reposant sur l'observation empirique de questions plus transversales, en particulier de celles qui portent sur les catégories morales, statistiques ou politiques sur lesquelles repose toute interprétation du phénomène xénophobe.

  • Ce livre réunit les résultats d'enquêtes réalisées auprès des adhérents communistes, socialistes et Verts sur la socio-démographie des adhérents, leurs attitudes à l'égard de leur parti, leur conception du changement social.
    Elles mettent l'accent sur ce qui fait la spécificité de chacune des organisations, ce qui crée l'identité partisane. Ainsi pour les adhérents communistes, la " mutation " du parti, la lutte des classes, la lutte contre l'impérialisme et la valorisation de l'internationalisme. Pour les adhérents socialistes, la permanence de l'" identité républicaine ", axe majeur d'un parti qui a abandonné son ambition de " changer la vie ".
    Enfin pour les Verts, les valeurs environnementales et la radicalisation progressive à gauche. On prend ainsi la mesure des difficultés de la gauche dans son ensemble mais aussi dans chacune de ses composantes. Le déclin du parti communiste se poursuit inexorablement, le parti socialiste, à l'identité et à la stratégie incertaines, semble bien incapable d'orienter le mouvement social, les Verts, obnubilés par les règlements de compte internes, n'ont pas recueilli les bénéfices attendus de leurs alliances.
    Cette évolution ne risque-t-elle pas de renforcer le rejet du militantisme partisan et ainsi de contribuer à la crise de la représentation ?

  • Effectuée auprès d'un échantillon représentatif de 1503 syndicalistes dont l'adhésion s'étend des années 1960 aux années 2000. Ensemble, ces deux enquêtes permettent de saisir les traits de continuité et de discontinuité qui marquent l'histoire et l'univers de ce syndicat.
    S'ensuit une analyse du rapport au politique des adhérents, entendu ici au sens large du terme : vote, sympathies partisanes et engagement politique. Mais aussi :
    Action syndicale dans l'entreprise (défense des droits sociaux, références à la grève, à la négociation, au compromis social, au capitalisme) ; réalisme économique face au volontarisme social ; Europe, mondialisation, immigration ; égalité, laïcité, appartenance de classe, famille ; école et grandes doctrines politiques (social-démocratie, libéralisme, humanisme chrétien, autogestion, marxisme).
    Par-delà ses résultats, l'enquête révèle un réformisme de la CFDT, produit des évolutions parfois heurtées de la centrale et modèle d'action privilégié par les adhérents dans la société française d'aujourd'hui.

  • Ce livre renouvelle la représentation psychanalytique du psychisme humain en corrigeant la conception classique, fondée sur le refoulement. Il jette un nouvel éclairage sur les derniers textes de Freud, en dégageant le rôle d'une opération inédite que Kant avait pressentie sous le nom de « mensonge intérieur » et que Lacan allait appeler le « démenti ».
    Ce processus, peu connu, jusqu'ici réservé à la perversion, produit chez le sujet, à l'économie de tout travail inconscient, un clivage entre sa croyance et la réalité exprimé par la phrase canonique : « Je ne comprends pas de quoi vous me parlez. » Un peu comme si coexistaient chez lui tout à la fois la folie et le bon sens, Don Quichotte et Sancho Panza. Freud, sur l'Acropole d'Athènes, fit l'expérience de ce vécu étrange d'où il tira des conclusions fascinantes qui ébranlèrent les deux piliers fondateurs de sa théorie : le refoulement et l'inconscient.
    À la lumière de cas cliniques passionnants, Henri Rey-Flaud nous entraîne au plus profond de la « crypte » obscure où se jouent ces conflits ignorés, et nous montre comment, dans l'histoire contemporaine, les relations humaines ont été affectées par cette aptitude secrète à démentir la réalité lorsque celle-ci vient menacer les enjeux vitaux de l'individu ou de la société.

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