Gérard Premel

  • La littérature algérienne de langue française est partiellement méconnue.
    Au-delà des écrivains français nés en Algérie, le livre s'intéresse surtout aux écrivains algériens d'origine arabo-berbère.
    Quelques écrivains ont marqué les lecteurs comme Rachid Boudjedra, Yasmina Khadra, Azouz Beghagh, Assia Djebar ou encore Kateb Yacine.

    Quand ce dernier affirme : « Français, nous avons pris votre langue en otage... », c'est toute une littérature qui se lève. Une littérature marquée par l'histoire, le colonialisme et le déracinement culturel qui n'est pas sans nous rappeler les problématiques des littératures créoles ou africaines, voire certains textes de la littérature bretonne de langue française.

    Afin d'y voir clair dans la singularité et la complexité de cette littérature, le livre est construit autour de trois grandes périodes : les grands anciens, la génération de la rupture et la relève.

    Ce livre constitue une initiation à l'étude de cette littérature et de ces écrivains. Une littérature francophone mais farouchement algérienne.

  • L'été de l'exode

    Gérard Premel

    • Diabase
    • 12 Mars 2015

    Été 1940. Une mère, Louise, et Pilou, son fils de 8 ans, prennent le dernier train de l'exode à Paris pour se réfugier à Brest. Pilou nous raconte ce voyage initiatique, à la découverte de la réalité du monde des adultes dans une période bouleversée. Sa mère, divorcée, bretonne de la banlieue ouvrière de Paris, en subit les contraintes et assume ses désirs sans se soumettre aux convenances morales...

    Gérard Prémel écrit un récit libre et émouvant. Il réussit à nous faire partager rencontres et situations avec la fraîcheur du regard de l'enfant, et nous touche, comme un conteur, en nous menant jusque dans l'intimité de son histoire.

  • Je vivrai sans temps

    Gérard Premel

    Le présent recueil, dont la démarche est autant d'ordre éthique que de nature poétique, recouvre les douze dernières années d'écriture de Gérard Prémel. Ses textes se caractérisent selon Robert Sabatier comme "de grands mouvements qui entraînent le lecteur dans une sorte de réalisme fantastique...une poésie en liberté".

  • éloge de l'incertitude

    Gérard Premel

    • Diabase
    • 21 Juillet 2016

    « Il n'est pas de certitude qui ne soit dominante, ou n'ait vocation à le devenir. Alors que l'incertitude ne domine pas. Elle est l'espace et le temps de l'émergence, dans la conscience, d'un manque, ou d'une erreur. Elle est là où le questionnement, la quête, la recherche, peuvent prendre corps. Elle est le terreau de la fécondité. L'incertitude est cette petite voix insistante qui ne cesse de nous dire que l'univers n'est pas autre chose qu'un vaste gisement de réponses qui n'ont pas encore été trouvées par la bonne question... ».

    Gérard Prémel nous invite à une réflexion nomade sur le sujet de l'incertitude. Avec liberté et acuité, il pose des interrogations que chaque lecteur peut faire siennes tant elles sont au coeur de notre existence

  • Dans la vie d'une personne, d'un groupe, d'une ville, il y a toujours, à chaque instant, plusieurs futurs possibles. S'il n'en advient qu'un seul, cela n'en signifie pas moins qu'il y a eu plusieurs passés plausibles. C'est l'un de ces passés qu'explore Rennes dans l'Arène. Supposons qu'au début des années 1990, un changement radical dans les politiques de la ville assigne à Rennes la perspective de devenir l'une des trois grandes métropoles de l'Hexagone. On voit alors démarrer, à la fin de ces mêmes années, un projet de ville nouvelle, Ker-Ille, extension prestigieuse de Rennes, à laquelle un afflux considérable de capitaux russes vient donner un coup d'accélérateur. Le coeur de cette conurbation - est déjà au moment où commence l'action - un centre international de recherches et d'applications sur les nanotechnologies. C'est ainsi que durant l'été 2001, l'officier de Police Judiciaire Edmonde Millin, fraîchement mutée à Rennes est doit affronter, à travers l'enquête financière dont elle a la charge, un puissant et assez glauque lobby franco-russe. Lequel est lui-même confronté, alors que le chantier s'emballe, à un noyau d'habitants irréductibles, ainsi que ses propres conflits internes. Et si en plus les ponts se mettent à sauter et les Tchétchènes à s'énerver, alors bonjour les dégâts...

  • Une improbable équipe de sociologues est sélectionnée pour mener à bien une recherche sur l'environnement et la qualité de l'eau en Bretagne. Le Salon du lisier relate l'équipée picaresque que devient, au fil des pages, une recherche aussi déraisonnable, qui perd tout sens au fur et àmesure qu'elle se déroule. Et ne parlons pas du torturant et infaisable rapport qu'il faut bien rédiger pour attester de ce travail... Si l'humour est le trait dominant de ce récit, on n'aura garde d'oublier que l'humour est la politesse du désespoir.

  • Vues imprenables

    Gérard Premel

    " Alors mû par une impulsion aussi calme que soudaine, sans crier gare, tu as pris sa tête entre tes mains en la serrant bien et tu la lui a ôtée du cou en tirant d'un coup sec.
    Tu n'as même pas eu à utiliser toute ta force, tant il est vrai que cette tête-là était mûre. Puis tu as jeté la tête par la fenêtre. En tombant du quatrième étage, la tête a crié NNNNNOOOONNN tandis que... "

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