Erwan Lecoeur

  • Que faire face à la progression apparemment inexorable des idées de l'extrême droite ? Comment agir, penser, réagir ou répondre à ceux qui se laissent séduire par ces discours ? Pour répondre aux arguments d'un parti comme le Front national et de ceux qui le soutiennent, il faut bien connaître cet adversaire, ses points de force et ses lignes de fragilité, ses non-dits, ses incohérences et ses insuffisances notoires.
    Les écologistes ont un rôle particulier à jouer dans l'opposition à l'extrême droite et à ses idées. En effet, ils portent une autre vision du monde, et proposent d'autres voies de sortie des crises actuelles.
    À ce titre, ils sont engagés, qu'ils le veuillent ou non, d'une certaine façon, dans un combat pour la prééminence de leurs valeurs et de leurs solutions.
    Une partie « Acteurs et ressources » propose des contacts d'organisations mobilisées en faveur des idées et actions s'opposant à celles du Front national. Elle présente également un panorama des principaux mouvements d'extrême droite.

  • Pas facile d'être un écolo ! Dès que vous êtes présenté comme tel, une série de remarques et de questions récurrentes surgissent. Parfois naïves, parfois perfides, mais pas forcément dénuées de pertinence. Le grand classique : « Vous, les écolos, vous êtes contre le progrès. ». Et aussi : « C'est pas un luxe de riches, l'écologie ? » ; « L'écologie, ça ne devrait être ni de droite ni de gauche » ; « Votre programme est impossible, vous êtes des utopistes » ; « Vous ne saurez pas gérer », « Ça ne sert à rien de voter pour vous, vous ne serez jamais au pouvoir. » « Qu'est-ce que ça a à voir avec l'écologie, le mariage homo et les sans-papiers ? » Et enfin l'estocade : « De toute façon, vousn'êtes jamais d'accord entre vous. Les Verts, combien de divisions ? ». Ces remarques et ces questions, deux écolos de longue date y répondent ici avec humour, patience et pédagogie. Non, les écolos ne veulent pas mettre toute la filière automobile au chômage, ils veulent une croissance décarbonée, productrice de multiples emplois. Non, ils ne veulent pas s'éclairer à la bougie (ce qui par ailleurs est très polluant), mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Non, ce n'est pas utopique de manger bio à grande échelle : il y a vingt ans, c'était presque impossible. Et, oui, les écolos ont une pensée économique et sociale, appuyée sur des courants de pensée et de multiples recherches. Avec sérieux mais sans se prendre au sérieux, les auteurs feront vaciller les sceptiques et fourniront une mine précieuse d'arguments aux déjà militants comme aux nouveaux venus de l'écologie.

  • Question ancienne : faut-il politiser l'écologie ou écologiser la politique ?

    Question ancienne, mais réponses nouvelles, nous dit Erwan Lecoeur, dans son ouvrage écrit avec la participation des leaders écologistes José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot et Corinne Lepage.
    Car le paysage politique a radicalement changé, pour au moins trois grandes raisons :
    - Les écologistes ne sont plus des « nains politiques » : ils ont su rassembler trois millions de voix en juin 2009, faisant la preuve de leur force de frappe électorale potentielle.
    - La montée du populisme, partout en Europe et notamment en France avec le FN de Marine Le Pen, oblige à reconsidérer l'approche de la présidentielle de 2012, mais aussi le face-à-face entre ces deux «challengers» en politique.
    - Enfin, les projecteurs de l'actualité la plus chaude sont braqués - entre autres - sur la question du nucléaire, emblématique des combats écologistes.

    Replongeant dans la genèse de l'écologie politique depuis 40 ans en la replaçant dans son contexte et s'appuyant sur la participation de grands leaders écologistes, l'auteur montre à quelles conditions l'écologie politique peut, cette fois, concrétiser les espoirs suscités dans l'opinion.
    Et la question d'une candidature écolo à la présidentielle, qui focalise aujourd'hui toutes les attentions, n'est peut être pas l'alpha et l'oméga de l'écologie politique de demain.

  • Il y a plus de quarante ans, la question de l'environnement et du développement durable a fait irruption dans le débat public. Si la prise de conscience est aujourd'hui générale ou presque, l'action est loin de l'être. Est-ce à dire que les solutions proposées ne sont pas les bonnes ? Que les décideurs politiques ne sont pas à la hauteur ? Que les citoyens ne sont pas prêts à modifier leurs comportements ? Que les entreprises n'y voient qu'un argument marketing ? Échanges de vues entre un décideur politique local et un sociologue spécialiste du sujet.

empty