Eric Guillon

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ».
    Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés qui ont été conservés dans les archives de la police nationale.

    Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette «Belle Époque», dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • Illumination ; tout l'art d'Eric Guillon, de Moi, Moche et Méchant, les Minions à Comme des bêtes Nouv.

  • En sang, enfermé dans une cave où il a été passé à tabac, conscient qu'il va bientôt mourir, un homme, Joseph, se souvient de sa vie...
    Ancien combattant des Brigades Internationales devenu contrebandier, militant communiste, Joseph va connaître pendant la guerre la clandestinité. Entré trop tôt dans la Résistance à l'heure du pacte germano-soviétique, le Parti tente de le supprimer. Il fuit, rencontre le mystérieux commissaire Blémant, et entre dans les réseaux d'espionnage qui pullulent en zone libre. Puis, en janvier 1943, il rentre à Paris et fréquente la pègre et fait la connaissance de Lise, prostituée dont le mac est incarcéré. Il tente de la sortir du trottoir. Libéré, le mac veut reprendre sa femme. Joseph le tue dans le cabaret.
    Un officier allemand qui tentait de s'interposer est flingué lui aussi. Il est incarcéré et s'évade, fait connaissance avec la bande de Bony Lafont. Il croise le docteur Petiot, et après la Libération, Jo va participer aux opérations de la bande des Tractions Avant et aux actions d'anciens collabos en Italie et en Espagne. Puis, briseur de grèves au sein de la bande Guérini, il passe aux premiers braquages. Mais recherché par la police et ses anciens amis communistes, il est contraint de se réfugier en Algérie avec l'aide de Blémant qui lui confie la gestion d'une maison close. Pendant l'insurrection algérienne, Joseph participe aux trafics et faux trafic d'armes menés par la DST pour le compte du FLN...
    Qui sont ceux qui l'ont enfermé et qui s'apprêtent à le tuer ?
    Tantôt résistant, tantôt avec les collabos, tantôt avec les flics, tantôt chez les voyous, est ce qu'il a encore choisi le bon camp

  • Le hun

    Eric Guillon

    • Toucan
    • 4 Février 2009

    Venu des Brigades Internationales, Joseph Mat va connaître lors de la seconde guerre mondiale la clandestinité et les luttes intestines de la Résistance. Arrêté, il s'évadera avec Antoine Sperone et fera la connaissance de la bande de Bony Lafont. Après la Libération, il va participer aux actions d'anciens collabos en Italie et en Espagne. Puis, briseur de grèves au sein de la bande Guérini et Cie, il passe aux premiers braquages et part se réfugier en Algérie. Pendant l'insurrection algérienne, Joseph Mat participe aux trafics menés par la DST. Mais dans l'Algérie en guerre, son passé va le rattraper.

  • Le 14 mars 1952, le truand Abel Danos, dit "le Mammouth", tombait sous les balles d'un peloton d'exécution dans les fossés du Fort de Montrouge en criant "Vive la France!". un cri inattendu, puisque Danos avait été condamné à mort pour trahison. Avec cette condamnation, la France tournait une des pages les plus noires de son histoire : celle de la "Gestapo française de la rue Lauriston", dont le chef, Henri Lafont, avait lui-même été fusillé en compagnie de l'ex-policier Bonny quelques années plus tôt.


    Le condamné avait contre lui un dossier des plus épais : outre ses trop nombreuses condamnations, ses évasions et sa participation au sanglant " premier hold-up de l'Occupation", il avait accumulé un lourd passif au sein de la "Carlingue" : opérations contre le maquis, pillage, meurtres. Les juges l'avaient condamné sans état d'âme en accordant toutefois " des circonstances atténuantes".


    Derrière le "tortionnaire", le "tueur à gages de la Gestapo" que la police, relayée par la presse , s'était acharnée à dépeindre, existait-il quelques éléments qui auraient pu faire pencher l'autre plateau de la balanceoe Certains témoignages, en particulier celui de son ancienne maîtresse Hélène Maltat, affirmaient en effet que Danos s'était engagé, dès 1941, aux côtés du commissaire Blémant du contre-espionnage français, et qu'il avait appartenu au réseau Marco-Polo en 1944. L'affaire Danos n'était-elle pas aussi simpleoe Après quatre ans de minutieuses recherches, Eric Guillon rouvre le dossier.


    A travers l'histoire de Mammouth défile une galerie de personnages parmi les plus grands du banditisme français : Pierre Loutrel, dit "Pierrot le Fou", le "Grand" Jo Attia et Georges Boucheseiche, qui forment avec Danos l'ossature du redoutable "gang des tractions avant"; le "Chauve" Jean Sartore, gestapiste décoré pour faits de Résistance, Raymond Naudy, l'ancien maquisard et tueur de gendarmes, Roger Lentz, l'associé de toutes ses cavales; mais aussi "Mimile" Buisson, l'ami et le complice de la rue de la Victoire, qui le livra au commissaire Chenevier... Ou encore Auguste Ricord, Joseph Rocca Serra, André Jolivot, Jean Rossi, Charles Cazauba, Alex Villaplana et des dizaines d'autres figures d'un Milieu disparu.



  • Le 11 avril 1769, l'Endeavour de Cook jette l'ancre à Tahiti. Les fêtes se succèdent en l'honneur des invités étrangers. Un jour, les marins assistent à l'étrange cérémonie du "tatau" qui consiste à décorer le corps de marques bleutées en injectant de l'encre sous la peau. Envoûtés, les marins succombent à leur tour à la coutume locale. Ainsi naît le "tattow", du polynésien "tatau" (tatahou), issu de "ta", qui signifie "heurter". Au retour, ils décrivent avec enthousiasme et nostalgie cette vie paradisiaque. L'attrait pour le tatouage est né, définitivement accolé à l'exotisme et à l'érotisme. Les exhibitions de marins tatoués obtiennent un immense succès. Dans les villes portuaires s'ouvrent les premiers studios. De l'Angleterre à l'Allemagne, le phénomène se propage et touche aussi bien la classe ouvrière que les marins, c'est la "rage du tatouage". Le plus souvent, le tatouage a lieu à bord, en dehors des heures de service, et surtout quand les matelots sont punis. Le matelot se sert aussi de sa peau comme d'un agenda où il inscrit les principaux épisodes de sa vie. Aux côtés des classiques trois mâts, on rencontre des coeurs enflammés percés d'une flèche, des sirènes, souvent une ancre ou une rose des vents. Un cochon et un coq sur le dessus des pieds protègent le marin de la noyade : ces animaux de ferme ne sachant pas nager, ils le porteraient à terre rapidement. Un dragon indique une escale en Chine... En France, nombre de tatoueurs apprennent leur métier derrière les barreaux de la prison de Toulon ou dans les cages de l'Hercule, un pénitencier flottant amarré à Brest. Jusqu'aux années 80, ils continuent d'orner l'épidémie boucané des marins de tous les pavillons à Lorient, Brest le Havre, Saint Malo, Saint-Nazaire ou Toulon.

  • Ces photographies d'identité judiciaire, prises au cours des arrestations, constituent une galerie de portraits de voyous et montrent leurs tatouages, slogans, souvenirs, pensées et dessins qui témoignent de leur vie marginale, entre détention et exclusion sociale. L'ouvrage raconte l'histoire de cette pratique et décrypte les marques de reconnaissance des motifs.

  • Qu'est-ce que le Pass'Pro Hachette Technique ?
    Un outil « tout-en-un » sur trois ans pour prendre en main la transformation de la voie professionnelle, de façon pratique, efficace et pour un prix très abordable (8,50 €) :
    Une partie exhaustive sur toutes les possibilités d' orientation.
    Un suivi des PFMP sur 3 années dans le cadre de l' AP.
    Un travail sur le chef d'oeuvre de façon innovante avec la possibilité du choix de l' entrepreneuriat comme chef d'oeuvre. ( BONUS : Possibilité de participer au CONCOURS DE L'EXCELLENCE ENTREPRENEURIALE pour la voie professionnelle ).
    Des propositions de méthodes pour la co-intervention.
    Des grilles supplémentaires téléchargeables pour les élèves et les professeurs.
    Des ressources-clés de méthodologie téléchargeables dans le guide du professeur permettant de monter en compétences notamment en " soft skills " ou compétences comportementales attendues par les entreprises.
    Un cahier pratique , avec des onglets et une pochette pour ranger facilement ses documents.
    Un cahier très attractif , illustré par la dessinatrice Sophie Lambda.

  • Ce coffret de 50 cartes postales détachables de grand format (130 x 180 mm) reprend des illustrations du livre Mauvais garçons publié en 2013 à la Manufacture de livres (4000 exemplaires vendus). Il mêle l'esthétique du portrait photo criminel, des archives uniques et l'art populaire du tatouage. Certaines de ces photos sont exposées au musée du Quai Branly jusqu'en octobre 2015 dans le cadre de l'exposition Tatoueurs, Tatoués qui rencontre un vif succès.
    Le tatouage court aujourd'hui sur toutes les peaux. Mais durant des décennies, il fut en France l'apanage des mauvais garçons, la marque de leur passage dans les bagnes d'outre-mer et les prisons centrales de la métropole. Durs de durs, issus des fortifs parisiennes, des faubourgs lyonnais et des villages marseillais, ils arboraient sur leurs peaux leurs diplômes de voyous, les stigmates de leur vie marginale. Pour être un Homme du Milieu, au début du XXe siècle, il fallait être « naze et bousillé », soit syphilitique et tatoué... Les photos de l'identité judiciaire prises lors des arrestations, qui constituent une galerie unique de gueules de marlous, mettent à nu les truands en dévoilant slogans vengeurs, pensées mélancoliques, dessins obscènes, souvenirs d'Afrique... la « poésie de la canaille malheureuse » comme l'écrivait Albert Londres.

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