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Denis constant Martin
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Chris Mcgregor et la Brotherhood of Breath : Ma vie avec un pionnier du jazz sud-africain
Maxine Mc Gregor, Sylvie Marie Bonhomme, Denis-Constant Martin
- Pu Du Midi
- Jazz-U
- 25 Avril 2025
- 9782810713226
Le portrait bouleversant du pianiste et chef d'orchestre sud-africain Chris McGregor, contraint de s'exiler en Europe pour pouvoir continuer de produire et faire entendre ses créations incompatibles avec le régime d'apartheid.
En racontant «?sa vie avec un pionnier du jazz sud-africain?», Maxine McGregor fait bien plus que rendre hommage à un immense musicien. Dans un style efficace bien qu'émotionnellement chargé, son récit est un témoignage indispensable.
Depuis son enfance dans le Transkei du début des années 1940, d'où émergent les fondations de sa personnalité musicale, jusqu'à sa mort prématurée en 1990, en France, la vie de Chris McGregor, retracée ici dans toute son intensité, concentre un grand nombre d'informations permettant de mieux comprendre l'immense complexité (matérielle, psychique) dans laquelle fut plongée la population sud-africaine pendant l'apartheid.
L'exil en Europe à partir de 1964 ne fut guère moins tourmenté pour le pianiste et ses acolytes qui formaient alors le sextette multiracial des Blue Notes. Sur le Vieux Continent, les conditions de vie de ces musiciens hors norme tournèrent parfois à la survie, ce que l'auteure, épouse et partenaire professionnelle de Chris McGregor, décrit dans une démarche limpide, franche et non dénuée d'humour en dépit du caractère tragique de certaines situations. -
Plus que de la musique... ; musiques, sociétés et politique, Caraïbes, Etats-Unis, Afrique du Sud
Denis-Constant Martin
- Melanie Seteun
- 1 Octobre 2020
- 9782913169616
Une anthologie essentielle d'études sur la musique telle qu'elle est jouée et vécue à travers le monde, de la France aux Etats-Unis en passant par l'Afrique du Sud, qui souligne le rôle incontournable de Denis-Constant Martin dans la sociologie des musiques populaires. Questionnant depuis les années 1970 les musiques enregistrées et médiatisées en dépassant les catégories musicales instituées, marqués à la fois par la transversalité, la spécificité, mais aussi la pluralité des cas étudiés, sensibles à l'ethnographie aussi bien qu'à la sémiologie et aux rapports de pouvoir capitalistes ou postcoloniaux, les travaux de Denis-Constant Martin frappent par leur contemporanéité.
Depuis la fin du XIXe siècle, la sociologie de la musique (dont Max Weber fut un pionnier) a voulu montrer que « la musique, c'est toujours plus que de la musique » ; que, « fait social total » (notion empruntée à Marcel Mauss), elle fait entendre un écho de la société dans laquelle elle est produite tout en influant sur sa vie collective. L'ethnomusicologie s'est ensuite attachée à rendre compte de la place et du rôle de la musique dans des sociétés où elle est transmise oralement, pour s'ouvrir plus récemment à toutes sortes de genres. Parallèlement, s'est développée une sociologie des musiques populaires qui a étudié, entre autres, les mécanismes de sa production et de sa diffusion, les paroles des chansons et ses significations sociales.
Ce livre, qui se rattache à cette dernière discipline sans négliger les enseignements des précédentes, présente une conception de ce que la sociologie des musiques populaires peut apporter à la compréhension des phénomènes sociaux et politiques, Denis-Constant Martin retenant du structuralisme un refus méthodologique de choisir entre étude du contexte social et de la musique elle-même. Le livre propose en outre des études de cas, échelonnées dans le temps, réparties dans l'espace, qui abordent les questions de la créolisation des musiques dans des sociétés modelées par le colonialisme et envisage notamment les héritages de l'esclavage inscrits dans les genres populaires aux XXe et XXIe siècles, tout en illustrant certaines perspectives et méthodes. Ces études portent sur différents répertoires de musique sud-africaine, de musique antillaise, de musique afro-étatsunienne pour finir par une réflexion sur le phénomène de la world music.
Rassemblant une collection de textes importants, rares ou indisponibles, parus dans des revues et des ouvrages collectifs souvent prestigieux, l'ouvrage contient un essai introductif inédit de l'auteur.
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La France du jazz ; musique, modernité et identité dans la première moitié du XX siècle
Denis-Constant Martin, Olivier Roueff
- Éditions Parenthèses
- Eupalinos
- 31 Juillet 2000
- 9782863646182
Dans le jazz, c'est-à-dire à la fois dans les musiques que ce vocable recouvre, dans les usages qui sont faits du terme et dans les projections dont il est le prétexte, se combinent la modernité technique et la spontanéité primitive, l'individualisme et la communauté, la décence pompeuse (whiteman) et la sensualité débridée (joséphine baker), l'amérique et l'afrique.
Le livre de denis-constant martin et d'olivier roueff n'est pas qu'une nouvelle histoire des débuts du jazz en france car, une fois tracée l'histoire de son implantation, de ses bourgeonnements et de son influence sur les musiques populaires en france, il se penche sur les manières de s'approprier sa puissance d'évocation, à travers la diversité et les contradictions des discours qu'il a suscités et qui ont marqué les premiers pas de sa vie dans notre pays.
En effet, le jazz, dès son arrivée en france, est devenu un langage utile pour parler d'autre chose. la musique afro-américaine, érigée en enjeu des années vingt aux années cinquante, est prise dans des débats qui ne la concernent pas mais contribuent à lui donner ses formes le jazz sert à parler de la france qui se cherche en ces moments ambigus des sorties des deux guerres mondiales et des débuts de la décolonisation.
Son métissage, ses évolutions, que certains acceptent difficilement ou refusent carrément, en font un véhicule approprié pour disputer de problèmes essentiels : l'identité et la modernité, les rapports qu'elles entretiennent. en annexe, un grand nombre d'articles parus dans des journaux ou revues françaises entre 1918 et 1931 (donc parmi les premiers qui évoquèrent le jazz) sont à nouveau rendus accessibles au public.
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L'Amérique de Mingus
Didier Levallet, Denis-constant Martin
- P.O.L.
- Birdland
- 1 Janvier 1991
- 9782867441912
Le 20 octobre 1960, Charles Mingus enregistre, en quartette et pour une petite compagnie de disques, Candid, ce que lui-même considère comme la version originale des «Fables of Faubus». À ses côtés : Eric Dolphy, Ted Curson, Dannie Richmond. Les «Fables» ont déjà connu, quelques mois auparavant, une première naissance au disque. Gravées le 5 mai 1959 dans les studios de Columbia mais alors amputées de leur texte, jugé trop virulent par les dirigeants de la firme. Ces paroles, où colère, sarcasme, angoisse se tressent en un chant grinçant, évoquent les agissements ségrégationnistes du gouverneur Orval Faubus qui en 1957 provoquèrent, dans l'Arkansas, les affrontements de Little Rock ? l'un des temps premiers, des temps essentiels de la lutte pour les droits de la population noire aux États-Unis. Cet essai prend exemple sur les «Fables», certainement composées l'année même sous le coup des événements, pour tenter de répondre à la question : «Quel est le sens des sons?», qui pose le problème du rapport entre politique et musique. Didier Levallet et Denis-Constant Martin mettent d'abord en situation l'homme-Mingus, son monde, dans l'histoire et dans l'esthétique. Puis ils s'adonnent à une analyse combinant dans ses approches sémiologie musicale et sociologie, ouvrant ainsi des perspectives neuves à la littérature jazzistique. Exercée sur l'enregistrement canonique de 1960 et, surtout, les cinq versions live de la tournée européenne de 1964 actuellement éditées (Mingus présentait à cette occasion un sextette comprenant, outre Dolphy et Richmond, Johnny Coles, Clifford Jordan et Jaki Byard), la méthode a vocation d'être reprise, appliquée à d'autres moments d'importance de l'histoire du Jazz. Elle s'avère apte à mettre au jour toute la richesse sémantique d'une oeuvre qui, peu ou prou, ne s'en est pas tenue à sa vocation proclamée d'exprimer la révolte. Éclairant leur dynamique de tensions, les contradictions qui les animent, désignant le territoire d'ambiguïté qui les fonde et comme les racines de leur hétérogénéité, elle montre en quoi ces «Fables de Faubus», devenues relance quasi mythique du jazz moderne, symbolisent le rapport complexe au monde blanc et sa culture, à ses valeurs, d'une communauté par lui «négativée», sinon niée.
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Quand le rap sort de sa bulle ; sociologie politique d'un succès populaire
Denis-Constant Martin
- Melanie Seteun
- 1 Avril 2010
- 9782916668284
En 2006, le rap français a déjà 20 ans et Dans ma bulle, l'album de la rappeuse Diam's explose les chiffres de vente.
Se succès en fait un véritable " phénomène social " qui ne peut être interprété comme un simple engouement passager. Les thèmes dont traite Diam's et la manière dont elle, et ses collaborateurs, les mettent en forme artistique font ressortir des combinaisons de valeurs originales. Or, ce sont précisément ces valeurs qui se sont retrouvées au coeur de la campagne présidentielle de 2007. A travers l'analyse sociologique et musicale de titres de Diam's, le propos de ce livre est de montrer comment des mutations sociales encore immatures ont été prises en charge par le rap et comment cette artiste a contribué à les introduire dans le débat public. -
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L'identité en jeux ; pouvoirs, identifications, mobilisations
Denis-Constant Martin
- KARTHALA
- Recherches Internationales
- 9 Avril 2010
- 9782811103415
Ce que l'on nomme "identité" est devenu un thème central du débat politique et des affrontements idéologiques dans un grand nombre de sociétés contemporaines. cet ouvrage s'efforce de comprendre ce dont il est en réalité question lorsque le thème de l'identité, nationale ou autre, est mis en avant.
Les études de cas montrent la diversité des modes de configuration des "identités" en politique, la variété des usages qui en sont faits et la complexité des effets que ces usages en ont dans les sociétés étudiées (France, Italie, Hongrie, Roumanie, Russie, Liban, Inde, Etats-Unis). -
Sur la piste des opni, objets politiques non identifies
Martin D-C.
- KARTHALA
- Recherches Internationales
- 1 Novembre 2003
- 9782845862883
Evoquer des " objets politiques non identifiés " ne relève pas simplement du jeu de mots.
Derrière le calembour se profile une approche des phénomènes politiques qui s'intéresse d'abord aux représentations que les citoyens se font des systèmes dans lesquels ils vivent et doivent agir. Comment les pensent-ils, où s'y situent-ils, que croient-ils possible et désirable d'y entreprendre ?
Répondre à ces questions impose d'imaginer de nouvelles manières d'entrer dans le politique vécu, d'ouvrir des portillons dérobés auxquels ne mènent pas toujours les chemins battus de la politologie.
Les représentations sociales sont difficiles à saisir. Elles recèlent une part de symbolique et d'imaginaire qui ne se livre pas directement. Le langage ordinaire tend à en araser les ambivalences et les contradictions, d'autant plus que celles-ci renvoient à des sentiments troublants du pouvoir. Pour mieux appréhender les représentations du politique, cet ouvrage propose donc d'étudier quelques "OPNI" : la rue, la peinture, la littérature, la fête, la bande dessinée, la musique, la chanson populaire, le cinéma, le sport, la chasse et la cuisine.