Delphine Vallette

  • Quelle horreur.
    Ça pleure tout le temps un nouveau-né, en plus. Il va me réveiller. Je te rassure, ce n'est pas toi qui iras le nourrir la nuit. Pourquoi tu dis "il", j'espère que c'est une fille.
    C'est une fille. Maman, t'attends bien une fille ? Comment veux-tu que je le sache, c'est beaucoup trop tôt. Ce sera une fille. Peut-être. C'est sûr. On l'appellera Lola. A quarante ans, Anna attend un enfant. Sa mère, ses deux meilleures amies et Chloë, sa fille de onze ans, réagissent mal à l'annonce de cette grossesse, surtout lorsqu'elles apprennent que ce pourrait être un garçon.
    Mon deuxième est un garçon est construit en neuf chapitres, comme les neuf mois de la grossesse, et met en scène les rapports exacerbés entre Anna et ses proches. À partir de situations réalistes, Delphine Vallette décrit avec acuité et drôlerie, dans des dialogues percutants, l'ensemble de cette période, jusqu'à la naissance d'un fils, point culminant de toutes les tensions.

  • France, Rachel et Amin jouent ensemble sur une aire de jeu avec un escargot. Alors que France va chercher une feuille d'arbre pour le nourrir et revient en courant, elle l'écrase malencontreusement.
    Commence alors une réflexion, un dialogue à mots d'enfants, sur la bonne manière d'enterrer l'escargot. Car France est catholique, Rachel juive, Amin musulman. Ils n'ont donc pas la même façon d'enterrer leurs morts.
    Dans ce roman très simple, on parle de choses complexes avec une douceur et une évidence peu communes. Ce n'est pas un roman sur la religion, la coexistence des religions ou la capacité de vivre ensemble... c'est bien plus que ça.

  • En neuf chapitres, la narratrice de ce roman tendre et cocasse raconte sa vie amoureuse par le menu.
    De son père au fils de son nouveau compagnon, en passant par son premier amant, son ex, le meilleur ami de celui-ci, son copain chirurgien et son gynécologue, elle dresse le portrait touchant des hommes avec qui ses rapports sont certes toujours faussés mais qui ne l'attirent jamais autant que lorsqu'ils lui en font voir de toutes les couleurs. d'entrée, delphine vallette a trouvé le ton, c'est-à-dire qu'elle dit beaucoup en peu de mots.
    Avec humour, avec un rien de mélancolie, avec un petit grain aussi, elle nous propose un livre qui a tantôt le relief des collines en pente douce, tantôt celui des montagnes russes, toujours celui de la vie

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