Véra, sa fille Nina, et sa petite-fille Guili sont déchirées depuis toujours par un terrible secret. Guili veut réaliser un film sur sa grand-mère, elles partent alors en Croatie, le pays natal de Véra, accompagnées de Nina. Que s'est-il réellement passé lorsque Véra a été condamnée à des travaux forcés sur une île-goulag par la police secrète de Tito ? Elles cheminent sur les traces de ce destin tragique, lorsque l'Histoire force les individus à faire des choix impossibles.
Ofer, mon enfant, nous irons ensemble à la frontière palestinienne. Tu rejoindras le camion militaire et je partirai sans me retourner. Je marcherai sur les chemins de Galilée, avançant toujours, jusqu'à ton retour. Je n'irai pas seule. Avram, mon amour de jeunesse, sera avec moi. Je lui parlerai de toi, de tes colères, tes silences butés, ton sourire et tes sanglots. Ofer, mon enfant, reviens-moi.
Dovalé est humoriste. Sur la scène d'un club miteux, il distille des plaisanteries salaces à son public. Au fond de la salle, le juge Avishaï, vieille connaissance du comique, assiste sceptique à la représentation à laquelle il a été convié. Et quand le spectacle dérape, convoquant des blessures de jeunesse, Avishaï comprend que ce soir-là, Dovalé entend bien régler ses comptes avec lui.
Onze interventions, rassemblées dans ce volume, résument dix années de profond engagement. Ces discours, tribunes et conférences de David Grossman, immense romancier et intellectuel, révèlent les dessous d'un édifice littéraire considérable. Une oeuvre née de la violence, alimentée par le quotidien et l'histoire du Proche-Orient, des massacres de la Shoah au conflit israélo-palestinien. Au centre de sa réflexion, une métaphore : celle de la maison comme espace d'harmonie et de communauté, et non plus comme lieu de la séparation.
Ils ont tous perdu un fils ou une fille. Maladie, guerre, accident. Chargé de rendre compte au duc, un chroniqueur raconte : l'écrivain ne peut plus écrire, le cordonnier mange des clous, la ravaudeuse de filets déraisonne. Chaque jour, pour rompre la solitude, ils marchent et chantent autour de la ville. Inlassablement, ils ressassent la même question : peut-on survivre à la mort de ses enfants ?
Aharon, enfant d'une famille juive-polonaise réfugiée en Israel, est un adolescent solitaire qui vit replié sur lui-même. Un mal mystérieux l'empêche de grandir normalement. Quel en est la cause ? Peut-être une maladie inconnue ? Ou alors se refuse-t-il à grandir et à se plier à la " grammaire " des adultes, c'est-à-dire à leurs règles ? Peu à peu, le jeune garçon se réfugie dans sa " grammaire intérieure ", qu'il forge pour vivre son histoire et qui lui permet de se tenir éloigné du monde adulte.
Retrouver le maître d'un chien égaré : voilà le job d'été, a priori banal, que décroche Assaf, 16 ans. Arpentant les dédales de Jérusalem, où naviguent jeunes à la dérive et redoutables dealers, il va pourtant être entraîné dans une aventure initiatique dont Tamar, adolescente mystérieusement disparue, est le centre. Un roman d'apprentissage mené sur un rythme endiablé.
Ouri est un jeune soldat israélien idéaliste. Amer, déçu par ce qui l'entoure en Cisjordanie, il découvre que Shosh, sa compagne, le trompe avec le cynique officier Katzman. Il cherche alors à se réfugier dans le monde fabuleux d'Hilmi, un vieux conteur arabe fantasque qu'il aime comme un père. Mais Yadzi, le fils adoptif d'Hilmi, vient d'être tué lors d'un accrochage entre l'armée israélienne et un groupe de Palestiniens... Hilmi, fou de douleur, prend alors Ouri en otage.
Momik, fils unique de rescapés, ne comprend pas. Quelle est cette Bête nazie dont parle toute la famille ? Quel est ce code bleu sur le bras ? Devenu adulte, il part en Pologne chercher des réponses à ses questions d'enfant. Inspiré par le parcours de l'écrivain juif Bruno Schultz, Momik découvre la mémoire de son peuple et le pouvoir de l'imagination face à l'indicible horreur.
Nono tient de Socrate et James Bond. Il va avoir treize ans et doit devenir un homme. Solution : un stage chez son oncle. Dans le train, Nono rencontre Felix, gentleman-cambrioleur. Commence alors l'échappée joyeuse des pirates du rail : une pelleteuse volée, un side-car pétaradant, une Bugatti fabuleuse et autres dîners en resquille. Et à la clef, une réponse à la question : qui suis-je ?
An epic, deeply moving novel about the power of love and loving with courage - from the Man Booker International Prize-winning author of A Horse Walks into a Bar On a kibbutz in Israel in 2008, Gili is celebrating the ninetieth birthday of her grandmother Vera, the adored matriarch of a sprawling and tight-knit family. But festivities are interrupted by the arrival of Nina: the iron-willed daughter who rejected Vera''s care; and the absent mother who abandoned Gili when she was still a baby. Nina''s return to the family after years of silence precipitates an epic journey from Israel to the desolate island of Goli Otok, formerly part of Yugoslavia. It was here, five decades earlier, that Vera was held and tortured as a political prisoner. And it is here that the three women will finally come to terms with the terrible moral dilemma that Vera faced, and that permanently altered the course of their lives. More Than I Love My Life is a sweeping story about the power of love and loving with courage. A novel driven by faith in humanity even in our darkest moments, it asks us to confront our deepest held beliefs about a woman''s duty to herself and to her children. ''Grossman''s work resonates with emotional intelligence, humanity and truth'' Irish Times
Immense romancier, David Grossman est aussi un intellectuel d'une rigueur morale infaillible et d'une profonde humanité, dont la voix puissante ébranle régulièrement l'opinion israélienne et internationale. Pour preuve, les onze interventions réunies dans ce volume, qui résument dix ans d'écriture et d'engagement.
Au fil des nombreux thèmes abordés - la recherche inlassable de la paix entre Israël et les Palestiniens, les effets dévastateurs de la guerre sur la société israélienne, le terrorisme, la Shoah et son empreinte persistante sur l'âme juive -, Grossman nous entraîne dans les coulisses de son oeuvre littéraire, nous dévoilant combien celle-ci se nourrit du quotidien et de la « situation » (euphémisme israélien pour désigner le conflit au Proche-Orient) ; et, inversement, comment le deuil, l'angoisse existentielle et la violence sous toutes ses formes l'ont incité à écrire.
Au coeur de la réflexion de l'écrivain, une métaphore récurrente, aussi poignante que riche de résonances : la maison - et l'urgence, pour chacun, de retrouver le sens d'un foyer commun, dont les murs seraient synonymes non plus de séparation mais de rapprochement, d'harmonie, d'échange et de fraternité.
Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche et Rosie Pinhas-Delpuech.
Tu seras mon couteau.
" Si tu es celle que j'ai vue là-bas, les bras serrés autour de toi avec un léger sourire brisé, alors je pense que tu comprendras [...] je ne veux pas te rencontrer ni te déranger dans ta vie quotidienne, mais j'aimerais que tu acceptes de recevoir des lettres de moi. " C'est ainsi que commence la première lettre d'un inconnu à une inconnue. Il lui propose une histoire d'amour épistolaire absolue, fulgurante, limitée dans le temps, illimitée dans le pouvoir des mots qui veulent aller jusqu'au bout de ce chemin vers l'Autre.
Cet Autre pour l'homme, c'est la femme. De ses réponses à elle, Myriam, nous ne savons que ce qui se dessine en filigrane dans ses lettres à lui, Yaïr. A mesure qu'avance ce monologue qui sert d'écrin à la voix d'une femme, l'homme qui en appelle à la complicité des lettres de Flaubert et de Kafka, se décompose et se défait. Rêves, orgueil, égoïsme, narcissisme, s'effritent pas à pas pour nous laisser découvrir à l'horizon le chemin qui mène un homme enfin nu vers la femme toujours nue et vulnérable.
Pari exigeant et sublime superbement tenu par David Grossman qui, après avoir exploré la grammaire intérieure, s'engage ici dans la grammaire amoureuse et, au-delà, dans la possibilité même d'atteindre l'Autre par la parole et l'écriture. David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est considéré comme l'écrivain israélien le plus doué de sa génération. Il est l'auteur de quatre autres romans, " Le Sourire de l'agneau ", " Voir ci-dessous : Amour ", " Le Livre de la grammaire intérieure ", " L'Enfant zigzag ", de deux récits documentaires courageux, " Le Vent jaune ", " Les Exilés de la Terre promise ", et d'une dizaine de livres pour la jeunesse.
Traduits dans vingt-deux langues, ces ouvrages ont été distingués par de nombreux prix. " L'Enfant zigzag " a été couronné par le Premio Grinzane et le Premio Mondelo en Italie. David Grossman vit à Jérusalem avec sa femme et ses trois enfants.
From one of the world's most acclaimed writers comes a novel of extraordinary power about family life - the greatest human drama - and the cost of war.
Ora, amiddle-aged mother, is on the verge of celebrating her son Ofer's release from Israeli army service when he returns to the front for a major offensive. In a fit of preemptive grief and magical thinking, she sets out for a hike in the Galilee, leaving no forwarding information for the 'notifiers' who might darken her door with the worst possible news.
Recently estranged from her husband Ilan, she drags along an unlikely companion: their former best friend and her former lover Avram, once a brilliant artistic spirit. Avram served in the army alongside Ilan when they were young, but their lives were forever changed one weekend when the two jokingly had Ora draw lots to see which of them would get the few days' leave being offered by their commander - a chance act that sent Avram into Egpyt and the Yom Kippur War, where he was brutally tortured as a POW. In the aftermath, a virtual hermit, he refused to keep in touch with the family and has never met the boy.
Now, as Ora and Avram sleep out in the hills, ford rivers and cross valleys, avoiding all news from the front, she gives him the gift of Ofer, word by word; she supplies the whole story of her motherhood, a retelling that keeps Ofer very much alive for Ora and for the reader, and opens Avram to human bonds undreamed of in his broken world.
Grossman's rich imagining of a family in love and crisis makes for one of the great antiwar novels of our time.
WINNER OF THE INTERNATIONAL MAN BOOKER PRIZE 2017 The setting is a comedy club in a small Israeli town. An audience that has come expecting an evening of amusement instead sees a comedian falling apart on stage; an act of disintegration, a man crumbling, as a matter of choice, before their eyes. They could get up and leave, or boo and whistle and drive him from the stage, if they were not so drawn to glimpse his personal hell. Dovaleh G, a veteran stand-up comic - charming, erratic, repellent - exposes a wound he has been living with for years: a fateful and gruesome choice he had to make between the two people who were dearest to him.
A Horse Walks into a Bar is a shocking and breathtaking read. Betrayals between lovers, the treachery of friends, guilt demanding redress. Flaying alive both himself and the people watching him, Dovaleh G provokes both revulsion and empathy from an audience that doesn't know whether to laugh or cry - and all this in the presence of a former childhood friend who is trying to understand why he's been summoned to this performance.
Les cinq textes de ce recueil sont des articles, interventions ou discours sur les questions essentielles autour desquelles s'organise la vie des Israéliens.
1 Les livres qui m'ont lu. DG évoque ses sources d'inspiration, son processus de création littéraire, les auteurs et les livres qui y ont contribué, notamment Chalom Aleichem, la découverte du « shtetel », de ses propres origines polonaises, et sa prise de conscience à l'âge de 9 ans de la Shoah.
2- Réflexions sur une paix insaisissable. DG analyse les éléments qui constituent l'identité israélienne -- la mentalité de survivant, la peur persistante de l'anéantissement malgré une armée puissante, l'insécurité psychologique liée à l'instabilité des frontières -- et empêchent le pays d'imaginer un avenir sans conflit, sans ennemi.
3- Connaître l'Autre. Réflexion sur le lien entre littérature et politique. La démarche de DG en création littéraire - l'écriture qui lève en lui les barrières et le rapproche des autres et de lui-même - est transposable au monde politique - comprendre son ennemi est une façon de chercher la paix.
4- Discours lors de la cérémonie à la mémoire d'Itzhak Rabin (2006). Un appel humaniste à la paix. Constat de la perte des idéaux fondateurs de la culture juive et de l'Etat d'Israël. DG dénonce la corruption que l'occupation a installée dans la société israélienne.
5- Pourquoi j'écris encore ? Quelles sont les raisons d'écrire dans un monde si violent ? L'écriture est un espace de liberté intime et vitale où DG peut exister, se ressourcer, se réinventer un monde ouvert à l'avenir.
Le 13 septembre 1993, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat signaient les accords d'Oslo, porteurs d'une formidable promesse : celle d'une réconciliation historique et d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
Dans les dix ans qui ont suivi, les deux peuples ont glissé inexorablement de l'espoir d'un règlement du conflit vers une impasse meurtrière. Dix ans durant lesquels David Grossman a accompagné de ses chroniques courageuses et lucides dans la presse israélienne et internationale l'implacable détérioration, les ravages des attentats palestiniens et de l'occupation israélienne, les vies brisées, la mort omniprésente.
Dix ans durant lesquels il a écouté et restitué, avec une égale compassion envers les deux camps, les peurs et les larmes, les malentendus et les aspirations déçues de deux peuples qui s'entredéchirent, en proie aux doutes sur leurs identités respectives et aux erreurs tragiques de leurs dirigeants. Avec une foi indéfectible dans la vie et une réelle volonté de paix, David Grossman, romancier admiré, essayiste engagé, plaide ici passionnément pour un retour aux négociations et à la raison.
Une jeune femme rend visite à sa mère, en fin de vie, pour lui lire une histoire : un épisode ancien vécu par la fille comme une trahison, lorsque la mère, professeur de yoga, avait par une initiation intense révélé à un adolescent refoulé sa vraie nature. Par le biais de la confession-fiction, les deux femmes engagent le dialogue et se réconcilient après des années d'incompréhension, acceptant la maladie de l'une, l'homosexualité de l'autre. Dans une voiture qui roule la nuit vers une destination inconnue, un homme confesse son interminable tourment à la conductrice, sa belle-soeur. Il veut aller surprendre sa femme qu'il soupçonne d'avoir un amant depuis longtemps. Mais ce qu'il imagine du couple adultère est d'une telle précision que, peu à peu, le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur. Qui trompe qui ? Qui mène une double vie ? L'homme ou la femme ? Dans ces deux superbes récits à huis clos où imaginaire et réalité se confondent, la plume fébrile, obsédante de David Grossman explore ici les méandres obscurs et vertigineux de la jalousie conjugale, là les rapports conflictuels entre mère et fille.
In Falling Out of Time, David Grossman has created a genre-defying drama - part play, part prose, pure poetry - to tell the story of bereaved parents setting out to reach their lost children. It begins in a small village, in a kitchen, where a man announces to his wife that he is leaving, embarking on a journey in search of their dead son.The man - called simply the 'Walking Man' - paces in ever-widening circles around the town. One after another, all manner of townsfolk fall into step with him (the Net Mender, the Midwife, the Elderly Maths Teacher, even the Duke), each enduring his or her own loss. The walkers raise questions of grief and bereavement: Can death be overcome by an intensity of speech or memory? Is it possible, even for a fleeting moment, to call to the dead and free them from their death? Grossman's answer to such questions is a hymn to these characters, who ultimately find solace and hope in their communal act of breaching death's hermetic separateness. For the reader, the solace is in their clamorous vitality, and in the gift of Grossman's storytelling - a realm where loss is not merely an absence, but a life force of its own.
B>From the bestselling, Man Booker International Prize-winning author of To the End of the Land, a sweeping novel of three generations of women./b>br>br>More Than I Love My Life is the story of three women: Vera, age ninety; her middle-aged daughter, Nina; and her granddaughter, Gili, who at thirty-nine is a filmmaker and a wary consumer of affection. A bitter secret divides each mother and daughter pair, though Gili-- abandoned by Nina when she was just three--has always been close to her grandmother. With Gili making the arrangements, they travel together to Goli Otok, a barren island off the coast of Croatia, where Vera, then a young widow, was imprisoned and tortured for three years after she refused to betray her husbands memory and denounce him as an enemy of the people. This unlikely journey--filtered through the lens of Gilis camera, as she seeks to make a film that might help explain her life--lays bare the intertwining of fear, love, and mercy, and the complex overlapping demands of romantic and parental passion
- -Alors, nous sommes tous seuls au monde ?-Chacun est seul mais chacun est avec l'autre. Nous sommes seuls, mais unis les uns aux autres.-Tu es là, seul et unique, dit Maman. Tout comme je suis seule et unique, mais si je te prends dans mes bras, alors tu ne seras plus seul, alors je ne serai plus seule.Dans tes bras est un texte poétique et poignant, pour les petits comme les grands. David Grossman met en scène l'histoire d'un enfant qui prend soudain conscience de son unicité, sentiment qui fait naître en lui l'effroi de l'universelle solitude.Mais l'étreinte de sa mère l'apaisera en lui faisant comprendre l'immense puissance que peuvent revêtir les liens humains.C'est la première fois que l'artiste Michal Rovner illustre un texte de David Grossman : le graphisme épuré de ses dessins sert admirablement le texte lumineux du célèbre écrivain israélien.
- David Grossman est une figure majeure de la littérature israélienne. Sept de ses romans et essais ont déjà été traduits aux éditions du Seuil. Un certain nombre d'entre eux font la part belle à l'univers de l'enfance et au passage de l'enfance à l'âge adulte. En 2010, l'écrivain a reçu à Francfort le prix de la paix des éditeurs et des libraires.Michal Rovner, née en 1957 à Tel-Aviv en Israël, est illustratrice, photographe, vidéaste. Son travail, de renommée internationale, a déjà fait l'objet d'expositions au Metropolitan Museum, au Musée Guggenheim de New York et au Whitney Museum, et au Jeu de Paume en 2005.
Tuer son prochain n'est pas un geste naturel.
On doit apprendre à le faire. La thèse défendue par l'auteur est que, à travers la violence télévisuelle banalisée et les jeux vidéo du style "viser-tirer", nous conditionnons nos enfants à tuer de la même manière que l'armée ou la police conditionne son personnel à tuer, et, qui plus est, à tuer avec une efficacité effrayante ! Un cri d'alarme documenté et convaincant. Un texte suivi d'une analyse tranchante sur les nombreux autres problèmes que soulève la consommation de plus en plus précoce et massive de "la fée cathodique" par nos enfants.
Fausse école mais vraie manipulatrice, elle écarte à son profit ces futurs consommateurs de la réalité, en renvoyant une image du monde simpliste et déformée. Violente, racoleuse et commerciale, la télévision empêche nos enfants de penser.