Damarice Amao

  • E. Lotar est un photographe cinéphile, membre du surréalisme et adepte du cinéma d'avant-garde. Ce catalogue invite à redécouvrir son oeuvre.

  • La plus grande rétrospective jamais consacrée en France à l'oeuvre de Dora Maar (1907-1997) vous invite à découvrir tous les volets de son travail, au travers de plus de cinq cents oeuvres et documents.

    D'abord photographe professionnelle et surréaliste, puis peintre, Dora Maar jouit d'une reconnaissance incontestable. Bien loin du modèle auquel sa relation intime avec Pablo Picasso la limite trop souvent, l'exposition retrace le parcours d'une artiste accomplie, d'une intellectuelle libre et indépendante.

    L'exposition est organisée en coproduction avec le J. Paul Getty Museum Los Angeles et en collaboration avec la Tate Modern (Londres).

    L'exposition est organisée avec le soutien exceptionnel du Musée national Picasso-Paris

  • Le surréalisme est toujours vivant même s'il mène une existence souterraine: la preuve par cet ouvrage qui montre combien son esprit est présent dans la photographie contemporaine. Cette passionnante exploration de la collection photo du Centre Pompidou à l'occasion de ses 40 ans sera exposée à Arles cet été. En 9 thématiques les auteures font dialoguer un artiste surréaliste "historique" et un auteur contemporain. Par exemple Dona Maar et Agnès Geoffray, Brassaï et Dayanitha Singh ou Raoul Ubac et Alix Cléo Roubaud.

  • Photographe et cinéaste français d'origine roumaine, Éli Lotar arrive en France en 1924. Proche de Germaine Krull, qui le forme, il publie dans la plupart des revues d'avant-garde et participe aux expositions internationales majeures de l'époque (« Fotographie der Gegenwart », « Fifo », « Salon de l'Araignée »). Sa fameuse série sur les abattoirs de la Villette fascine les surréalistes, au premier rang desquels Georges Bataille qui la publie dans sa revue Documents. Son regard onirique sur la ville, ses collages reconstituant des images de villes fantasmées montrent cette affinité élective avec le surréalisme. Il est associé de Jacques-André Boiffard, collaborateur de Roger Vitrac, d'Antonin Artaud et des Prévert, ami d'Alberto Giacometti et responsable de la section photographique de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Également très sensible au contexte social et politique européen des années 1930, il photographie les travailleurs de Zuydersee, en marge du film éponyme de Joris Ivens, montre une vision désespérée du village des Hurdes aux côtés de Luis Buñuel, et consacre son ultime réalisation cinématographique aux taudis d'Aubervilliers. Éli Lotar nous laisse une oeuvre qui concentre toute l'audace, l'inventivité et l'engagement de la période de l'entre-deux-guerres.

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