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Claude Louis combet
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Blesse, ronce noire.
Ce sont les derniers mots que georg trakl fait prononcer à sa soeur, gretl, dans le poème révélation et anéantissement, écrit peu avant la bataille de grodek (1914) d'où, la drogue aidant, il ne devait pas revenir. lorsqu'on considère les photographies conjointes du frère et de la sueur, on peut se demander qui fut le premier à dire les mots de la douleur, de l'amour et de la faute et dans quelle secrète complicité naquirent les poèmes.
Dans l'espace de la proximité ouvert entre ces deux faces d'amants et d'artistes, on peut rêver abondamment sur le sens de la dilection, de l'écriture et de la déréliction. claude louis-combet.
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Charles Péguy, l'initiation
Claude Louis-combet
- La Guepine
- Rapport A...
- 1 Janvier 2017
- 9782954489476
Tout texte renvoie à une culture; parfois même, plus précisément, se construit dans la relation à un livre, à une oeuvre, voire au Livre. Cette collection «Rapport à...» ouvre un espace pour que les auteurs expriment leur dette, ou rendent hommage à un écrivain qui a pu être source d'inspiration ou de libération personnelle ou littéraire.
Claude Louis-Combet, un des écrivains majeurs de notre siècle, a bien voulu, dans ces pages, exprimer sa découverte de Péguy.
Ce n'est pas ici un essai - après tant d'autres - sur l'oeuvre de Péguy, sa vie, sa pensée, son génie poétique. Il s'est agi, essentiellement, de retrouver, dans le souvenir, l'émotion première de la première lecture, celle du Mystère des Saints Innocents, à laquelle tout un jeu de circonstances, infimes mais restées très précises dans la mémoire, ont conféré le sens d'une initiation: à la fois commencement d'un rapport à l'oeuvre qui s'intellectualiserait plus tard, et introduction poétique à une dimension spirituelle de l'existence. Ce regard rétrospectif, tout à fait subjectif, sur la trace, recueillie dans la conscience, de la lecture des poèmes et des proses de Péguy, n'a d'autre sens que celui d'une célébration intime et reconnaissante.
Claude Louis-Combet
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Du sens de l'absence ; A propos d'une majuscule
Claude Louis-combet
- LETTRES VIVES
- Entre 4 Yeux
- 19 Avril 2024
- 9782914577762
Du sens de l'Absence évoque la passion du silence et du vide ; il témoigne de cette nostalgie des origines très fondatrice chez Claude Louis-Combet. En 1985, il confiait à Monique Pétillon (Le Monde) : « Ce livre ravive la nostalgie de l'enfance, une enfance qui n'est localisée ni dans l'espace ni dans le temps, je dirais presque une enfance absolue. La destinée individuelle n'est que le piétinement et la répétition de cette enfance épuisante et inépuisable. » A propos d'une majuscule est un inédit où l'Auteur vient revisiter et enrichir un txte qui constitue l'un des écrits majeurs de son oeuvre quant aux mécanismes même de son écriture et à sa vision du monde, à ce sentiment de rupture, d'exil, de dépossession d'un moi que hante sa recherche si singulière des « lointains intérieurs ».
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Bethsabée, au clair comme à l'obscur
Claude Louis-combet
- Éditions Corti
- Domaine Francais
- 8 Janvier 2015
- 9782714311368
L'histoire nous apprend que Hendrickje Stoffels (1626-1663), entrée au service de Rembrandt après la mort de Saskia et l'internement de Geertjhe, devint la maîtresse du peintre. Elle fut sa dernière compagne, son modèle de prédilection et la nourrice de son fils, Titus. Tous les biographes la présentent comme une femme entièrement dévouée à son maître dont elle fut le principal soutien dans les années noires qui suivirent sa faillite et la liquidation de ses biens.
Dans ce livre, le narrateur, qui est tout sauf un historien, s'applique à composer l'image mythique du couple d'amants impliqués ensemble dans la création de l'oeuvre comme dans celle de leur vie. Le lien qui les unit s'enracine, d'essentielle façon, dans la part la plus obscure de leur être, dans cette ombre dont Rembrandt déploie la matière en ses toiles, et qui sans cesse enfante la seule lumière nécessaire - expansive, chaleureuse, mystérieuse, pure révélation de l'intériorité.
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Toutes les bêtes sont mortelles
Claude Louis-combet
- Éditions Corti
- Domaine Francais
- 4 Février 2021
- 9782714312488
Nous sommes ici bien loin des Fables de La Fontaine car même si les héroïnes et les héros de ces histoires sont des animaux, domestiques ou non, confrontés à des hommes, ou à des enfants, garçons ou filles, il s'agira toujours de contes cruels comme si la confrontation entre humains et non humains était inévitable et que la fraternité ontologique était remplacée par la pesanteur de la culpabilité.
Comment dès lors donner du sens à la douleur, à l'abjection, à la déréliction ?
À travers dix récits, Claude Louis-Combet poursuit son exploration de la psyché humaine et nous révèle jusqu'à où peut aller l'infamie. Nous n'oublierons ni les héroïnes animales ou humaines (Isa de la nuit, Bloody Mary) ni les victimes animales ou humaines (La mort de César, Les larmes d'une truie).
Car tous, autant qu'ils sont, sont des animaux de désir et des animaux de malheur.
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Aube des chairs et des viscères
Claude Louis-combet
- Éditions Fata Morgana
- 19 Février 2021
- 9782377920747
C'était, comme à l'opéra, une ouverture qui n'en finissait pas de remettre à plus tard le début de l'action. Cela aurait pu durer encore et durer jusqu'à aujourd'hui et au-delà. Mais voici : l'artisan commis par le dieu créateur pour préparer des projets a soudain touché le fond de sa songerie et, comme il commençait à s'éveiller, l'idée lui est venue qu'il fallait en finir avec l'être qu'il tenait en ses mains - l'être de l'homme - et que cet achèvement et accomplissement ne pourrait s'effectuer que par l'introduction, au plus profond de la matière vivante, d'un principe de lumière :
Une concrétion organique destinée à illuminer le dedans de l'être dans toutes ses dimensions.
C'est ainsi qu'il créa l'oeil.
Médecin, professeur de cardiologie, Martial Hamon dispose d'un capital culturel qui fait la part belle à l'anatomie et à l'imagerie médicale. Le peintre qu'il est devenu a choisi pour champ d'expression la matière vivante et ses constructions viscérales, oniriques et inconscientes - celles qui ont hanté l'imagination du démiurge appliqué à la création de l'homme. A ce point de son parcours, l'artiste provoque nécessairement l'écriture et la poésie. De là est née la rencontre.
De là le livre.
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Christine l'admirable
Claude Louis-combet
- Éditions Corti
- Domaine Francais
- 6 Octobre 2022
- 9782714312761
Sainte Christine l'Admirable (1150-1224) s'est trouvée reléguée dans les recoins les plus écartés de l'hagiographie. Elle est un défi aux convenances et au bon sens.
Et c'est pourquoi il est nécessaire de la rejoindre, dans les grandes lignes de sa vie et dans l'extrême singularité de sa personnalité. Révulsée par l'odeur des hommes (des mâles) mais gratifiée du don de lévitation, elle rompit avec le monde, tel qu'elle le connaissait, dans son Brabant natal, et vécut la plus grande partie de sa vie dans les arbres, parmi les oiseaux. -
L'origine du cérémonial
Claude Louis-combet
- Éditions Corti
- Domaine Francais
- 5 Janvier 2012
- 9782714310736
Le cérémonial, évoqué dans le titre, préside à la célébration de l'amour par les amants. Il est le fruit longuement préparé, dans le terreau de l'enfance et de l'adolescence, par des expériences aussi occultes qu'essentielles qui résultent elles-mêmes du travail des sens, associé à quelques intuitions que l'on peut dire de l'ordre du coeur. Des arcanes, en quelque sorte, symbolisés dans cette suite de textes par trois images : celle des Gémeaux, celle du Chant, celle de la Fleur.
Les trois récits qui composent l'ouvrage ont été écrits avec un intervalle d'une dizaine d'années entre chacun d'eux : " Gémellies " date de 1990, " Choralies " de 1999 et " Floralies " de 2010
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Voici le livre du fils. Il tmoigne par le
souvenir, la rverie, le fantasme, du rle jou par le corps de la mre -
prsence charnelle d'abord ravissante et englobante avant de devenir hostile et
rpulsive - dans l'initiation l'rotique amoureuse et par l dans la destine
spirituelle de l'homme du texte. Modle des modles de tout corps de dsir et
d'amour, le corps maternel appelle la fusion, entretien la confusion et
ncessite le rejet. Sur le fond de cette aventure de l'intimit, le fils assure
son projet, de lier sans hiatus l'criture et l'existence. C. L.-C. Ce livre
aurait pu tout aussi bien s'intituler Naissance d'une vocation d'crivain,
car c'est bien de cela qu'il s'agit. Point d'aboutissement en mme temps que
point de dpart, tel est le paradoxe de ce grand livre qui sera l'oeuvre de
Louis-Combet ce que furent Les Mots pour Sartre, Enfance pour Sarraute, L'ge
d'homme pour Leiris et, si l'on remonte dans le temps, Les Confessions pour
Rousseau.
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Les textes rassemblés ici représentent chacun le moment d'une interrogation sur le sens de l'application à l'écriture qui tend à remplir la vie et voudrait lui donner un sens.
On y trouve d'une part des études, fortement imprégnées d'autobiographie, portant sur des modèles de pensée (Platon, Nietzsche, Henri Maldiney), d'autre part des réflexions et des souvenirs sur la genèse d'oeuvres récentes, enfin quelques aperçus sur le travail en cours, en matière de mythobiographie, d'hagiographie et d'autobiographie. L'interrogation porte sur le lien qui rattache l'écriture à l'existence : promesse tenue et promesse déçue.
C.L.C.
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Huysmans, au coin de la fenêtre
Claude Louis-combet
- Éditions Fata Morgana
- 14 Avril 2012
- 9782851948328
Un témoignage de reconnaissance de l'écriture de J.-K. Huysmans dans lequel l'auteur éclaire la façon dont sa sensibilité littéraire, son sentiment esthétique, son sens du spirituel ont été profondément inspirés.
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Enracinée dans les photographies d'Elizabeth Prouvost, où transpire la fébrile fragilité d'un corps contorsionné, la prose de Claude Louis-Combet travaille les mêmes matériaux : nudité primale, argile, douleur ou épouvante. OEuvre des confins de l'être et des gouffres, le corps et les réflexes ne sont ici jamais en sécurité.
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Jean-Pierre Vernant a caractérisé la figure de Gorgô comme celle d'une Puissance de Terreur, associée à « Épouvante, Déroute, Poursuite qui glacent les coeurs », ainsi qu'il est écrit dans L'Iliade. De cette sombre image de la femme - l'une des plus ténébreuses de la tradition mythologique grecque - la mémoire collective a retenu, par-dessus tout, l'instance de vie qui lui ouvre la gorge, le nid de vipères de sa chevelure et la puissance mortifère de son regard. L'approche psychanalytique du mythe a fait, de ce dernier, une métaphore violente de l'interdit lié à la vision du sexe de la femme.
Il y a donc, autour de Gorgô, une lourde accumulation d'angoisses et de fantasmes. C'est de ce fond toujours vivant de création inconsciente que procède le texte ici donné : réécriture actuelle d'un récit immémorial où l'on voit la femme s'enfoncer dans la part la plus sauvage de son être et l'homme, sous les traits de Persée, le jeune héros, parachever par la mort sacrificielle le destin sexuel du monstre féminin. Ainsi se laisse reconnaître la fécondité, jusqu'ici, des images religieuses, éthiques et esthétiques laissées par la mythologie classique en son reflux.
C. Louis-Combet -
Il convient de lire Tsé-Tsé et Mémoire de Bouche comme un récitatif à deux voix - à la fois oratorio et tryptique - une complainte en trois mouvements.
La voix de la mère se fait entendre, première et dernière. Elle ne chante en sa parole solitaire que pour exprimer le plaisir, la douleur et la plénitude de la succion, de l'absorption et de l'anéantissement par dissolution de salive et sucs gastriques. L'enfant est le premier et unique objet de cette extatique voration. Investie entièrement dans son application de suceuse absolue, la mère réintègre en elle-même le fruit de ses entrailles.
Cette opération charnelle a toute l'exigence d'une ascèse et toute la lenteur hors du temps d'une contemplation. Alors en contrepoint se fait entendre la voix de l'enfant, à la troisième personne, celle du pur objet. La possessive tendresse maternelle prend la forme symbolique de la mouche tsé-tsé, émolliente et anesthésiante, dispensatrice d'un sommeil physique et mental, pathologique et prodigieux, à l'horizon duquel l'enfant s'identifie complètement à la vermine qui l'anéantit, puis au vide qui en résulte.
Une fois son enfant réduit, éteint, dissipé, rendu à son indistinction initiale antérieure à sa naissance, il ne reste plus à la mère, dont la fringale n'a pas failli, de se prendre elle-même pour proie. L'autodévoration de celle qui n'est plus que bouche illimitée s'affirme comme l'accomplissement de la dimension auto-érotique de la femme dont la fécondité tient tous ses produits dans les bornes de son giron.
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Le nu au transept
Claude Louis-combet, Yves Verbièse
- L'Atelier Contemporain
- 13 Septembre 2014
- 9791092444148
Est-ce une apparition ?
Est-ce la vision matérialisée d'un fantasme érotique ?
Est-elle de chair ou d'imaginaire ?
Une forme féminine, aussi nue qu'Ève, notre mère à tous, hante l'espace de la cathédrale de Bourges et sème le désordre dans l'esprit d'un jeune militaire, étudiant en théologie et futur prêtre.
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Claude Louis-Combet répond par écrit à chacune des questions posées par une jeune universitaire, Aude Bonord, faisant le point de façon très personnelle sur son expérience de l'écriture telle qu'elle s'impose comme expérience intérieure. Pas un dialogue platonicien, mais l'articulation vivante de la pensée de l'auteur aux suggestions suscitées par les questions du professeur.
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Ouvertures doit s'entendre au sens musical du terme quand on l'applique, par exemple, à des opéras. Ici, cependant, l'ouverture ne débouche sur rien d'autre qu'elle-même. Des suggestions se lisent en filigrane quant à une suite qui n'existe pas, car elle ne fut jamais composée. En effet, les deux textes réunis en ce volume sont les commencements de deux ouvrages, un essai et un roman, entrepris en 1986, brutalement arrêtés par des incidents de la vie, et sans espoir d'être repris. Le théâtre de la répétition s'annonçait comme une réflexion sur le thème de l'insistance et de la permanence du Même, dans toutes les directions de l'existence, sur le fond du plus radical de tous les désirs, qui est bien celui d'abolir le temps, de ralentir le déroulement de l'histoire, d'annuler le mouvement afin de se tenir, au mieux, dans une illusion durable d'éternité.
Ophélie voulait être un roman - le roman de la femme amoureuse du flux auquel elle s'identifie entièrement et qui l'appelle à se fondre en lui jusqu'à la dissolution complète de son être et de son histoire. Un roman tel qu'un poème, à la gloire de la beauté, de la folie et de la mort. C. L. C.
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Magdeleine, à corps et à Christ
Claude Louis-combet, Elizabeth Prouvost
- Éditions Fata Morgana
- 6 Octobre 2009
- 9782851947451
Dans ce court récit hagiographique, l'inassouvissement et la quête d'absolu conduisent Magdeleine, languide prostituée de Jérusalem, à se dévouer corps et âme à un jeune Rabbi.
Claude Louis-Combet sacralise la sensualité de la femme, comme si l'émoi charnel face à la prostituée, provenait moins de l'exhibition sexuelle que de la réminiscence d'une virginité qui demeure jusque dans la dernière déchéance. -
Des égarées ; portraits de femmes mystiques du XVII siècle français
Claude Louis-Combet
- Millon
- Golgotha
- 19 Septembre 2008
- 9782841372362
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Via crucis - le "chemin de croix" de gabriel saury
Claude Louis-combet
- Grand Tetras
- 1 Mai 2012
- 9782911648502
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Les vies des saints dans la tradition chrétienne (mais cette remarque vaut, je crois, pour toutes les religions) constituent une fabuleuse richesse d'imaginaire.
Celui qui a grandi, toute son enfance et son adolescence, consciemment ou inconsciemment, dans le sein de sa sainte mère l'eglise, et qui est devenu, avec le temps, le rêveur nostalgique de sa propre existence, trouve, en ces récits surannés, matière à brassage de fantasmes et à fixations d'affects.
Les personnages de la littérature hagiographique expriment, au degré supérieur, sur les hauts ciels de la sublimation et dans la proximité du sacré qui fait trembler, les pulsions de tous les désirs, les contradictions du moi et du monde, les conflits de l'élan vital et des forces de dissolution et d'annihilation.
Ils expriment tout ce que l'humanité peut savoir de plus excessif sur l'amour, le sacrifice, la perdition, l'anéantissement. ils incarnent de prodigieuses images libidinales et leur vie se tient sur un fil tendu et ténu, prêt à se rompre : celui qui sépare la sainteté de la perversité.
Rose de lima, qui vécut au temps des conquistadors et fut la première sainte officiellement reconnue de l'amérique latine, apparaît comme le point focal d'une histoire sanglante, lourde de culpabilité collective.
L'auto-punition, l'auto-destruction, le délire flagellatoire et mutilatoire de la vierge péruvienne signalent l'abcès de fixation qui draine toute la violence des inassouvissements de la chair comme de la foi.
Le narrateur de cette histoire, quant à lui, saisit l'occasion de son investigation dans le passé et de sa rencontre avec une figure très singulière de la sainteté chrétienne au féminin, pour trafiquer et troquer celle-ci, des émotions, des sentiments, des visions qui lui appartiennent encore.
Ce processus, hautement subjectif, d'identification, de projection, d'appropriation et d'échange est au coeur de l'entreprise mythobiographique dont rose de lima fait ici -dernier supplice- tous les frais.
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Les cinq nouvelles rassemblées ici évoquent l'ambiguïté du corps amené à incarner des expériences-limites proches de la transe mystique, de l'état théopathique (stigmatisation), du délire amoureux.
Portés à l'excès de leur désir, l'homme et la femme sont libérés des caractères ordinaires de leur individualité. Ils atteignent à une identité insoupçonnée dont l'image du corps, transformée, transfigurée, transvaluée, atteste l'épreuve de possession surnaturelle. Le rayonnement de la chair, en l'absence de l'âme évadée, laisse entendre que la vraie vie, une autre vie en tout cas, est atteinte et se poursuit.
C.
L.-C.