Claude Debru


  • nouvelle édition, augmentée.
    ce livre propose une lecture philosophique du rêve. il contient l'histoire détaillée et richement documentée des recherches qui ont été consacrées, tout au long du dernier demi-siècle, au "sommeil paradoxal" et au rêve. l'auteur met de l'ordre dans le foisonnement des hypothèses et des interprétations. il présente les multiples directions amorcées, abandonnées, puis reprises et repensées par les chercheurs.
    jusqu'où s'étend le parallélisme entre le fonctionnement du cerveau et celui de la pensée ? quelles pourraient être les fonctions du rêve dans l'individuation du cerveau ? quel est le rôle des gènes dans les mécanismes oniriques ?.

  • Neurosciences

    Claude Debru

    • Hermann
    • 17 Juin 2008

    Du niveau moléculaire aux niveaux cognitif et conscientiel, les sciences du cerveau apportent aujourd'hui des éléments cruciaux pour la compréhension de l'homme sous tous ses aspects. Etudiant l'exemple français considéré dans le contexte international, cet ouvrage parcourt les chemins principaux que les neurosciences ont empruntés depuis la Seconde Guerre mondiale pour parvenir à leur état actuel. Les auteurs, neurobiologistes commentant leurs propres découvertes, philosophes et historiens des sciences, présentent l'émergence et les développements rapides des domaines des domaines des neurosciences dans les trente glorieuses années qui ont suivi la guerre, et ont posé les fondements des progrès ultérieurs. Ils commentent les difficultés et les promesses de l'interdisciplinarité, l'évolution du cadre philosophique favorisant une vision plus intégrative du cerveau humain ainsi qu'une vision moins réductrice de la conscience chez l'homme et l'animal. Ils montrent enfin comment la communauté scientifique s'est organisée sur le plan international, réussissant d'une manière remarquable à surmonter les oppositions entre systèmes politiques alors dominantes.

  • Sous ce titre, "Le Sens du futur" (expression déjà utilisée dans un ouvrage récent avec Pierre Buser), l'auteur expose comment scientifiques et philosophes ont tenté de décrire, depuis le début du XIXe siècle et ce jusqu'au début du XXe, la structure de la conscience temporelle humaine.
    Il montre comment ces auteurs ont de plus en plus réalisé l'importance de la dimension du futur dans cette conscience. A travers l'analyse des oeuvres fondatrices (Herbart, Fechner, Helmholtz, Mach, Wundt, William James, Franz Brentano, Edmund Husserl, Edgar Douglas Adrian), de la psychologie et de la psychophysiologie à la phénoménologie, et jusqu'au seuil des neurosciences du XXe siècle, l'auteur reconstitue la mise en évidence des faits, les discussions philosophiques et épistémologiques, les hypothèses spéculatives parfois très hardies et anticipatrices, qui ont marqué la problématique du temps et qui continuent de l'animer.
    L'émergence du futur comme dimension accessible à la description philosophique et à l'analyse neuroscientifque en relation nécessaire avec le présent et le passé pose des problèmes nouveaux abordés en conclusion de l'ouvrage.

  • Ce livre traite du paradoxe de la connaissance, qui consiste à aborder l'inconnu par le connu. À l'aide d'exemples qui vont des travaux de Claude Bernard aux recherches les plus contemporaines de la biologie et de la médecine, l'auteur montre comment le sens de l'inconnu anime la connaissance. Il décrit l'approche de l'inconnu comme un processus d'apprentissage dont il cherche à élucider la logique exploratoire. L'interdisciplinarité, l'innovation technique, ne cessent de produire des phénomènes nouveaux. Leur interprétation à l'aide de concepts souvent hérités suscite un sentiment d'arbitraire et d'inéquation. La persistance de l'inclassable dans les classifications médicales, comme celles des leucémies, la difficulté d'exposer autrement qu'en des termes consacrés les raisons de phénomènes fondamentaux de la biologie comme la mort cellulaire, donnent lieu à une réflexion sur la connaissance biologique qui fait toute sa place à l'inconnu et à l'imprévisible - voie nouvelle pour l'épistémologie.

  • La vie humaine est orientée par des valeurs et guidée par des normes. La normativité désigne la capacité de créer des normes et tout autant d'en changer. Georges Canguilhem a baptisé « normativité biologique » la capacité de l'organisme de fonctionner selon des normes tant à l'état normal que pathologique. Le présent ouvrage explore un certain nombre d'expressions diverses de la normativité humaine et s'interroge sur leurs sources, qu'il s'agisse de philosophie, de sciences et en particulier de mathématiques, de psychologie, de neurologie et de psychiatrie, ainsi que de phénomènes de violence et d'altruisme. Que subsiste-t-il, dans des situations extrêmes (par exemple dans certaines pathologies), de la capacité de l'homme d'élaborer de nouveaux modes de relation avec son milieu de vie et d'interaction sociale ?

  • Ce livre propose une réflexion dialoguée entre un philosophe des sciences et un psychanalyste. Il mêle des considérations théoriques - positions de philosophes sur le croire, évocation des sciences cognitives et des théories évolutionnistes - et les réflexions et constats d'un soignant. Sur ces deux registres, il propose un échange où s'expriment des différences et des complémentarités. La discussion n'est pas linéaire et ordonnée comme le serait un traité sur la croyance, elle procède par détours, points et contrepoints, à la recherche d'un accord et d'une consonance, à partir de discours aux tonalités différentes.

    Constatant que le croire est profondément enraciné dans le psychisme au point que le croyant peut s'identifier à ses propres croyances dans le fanatisme, les auteurs interrogent ce phénomène. Ils soulignent certaines limites de la pensée philosophique sur le croire, s'éloignent de l'érudition pour faire appel à leur propre expérience, rappelant la force du lien qui s'établit, au début de la vie, entre le jeune enfant et ceux qui l'entourent. Cette force est celle qui unit la croyance à son objet.

    Le lecteur est invité dans l'intimité d'un dialogue où deux penseurs se livrent de façon assez personnelle, se répondent, convoquent aussi de grands auteurs et le présent du monde, au fil d'un cheminement intellectuel inspiré et inspirant.

  • La publication presque simultanée de L'Ordre biologique d'André Lwoff (1969), de La Logique du vivant de François Jacob (1970), du Hasard et la nécessité de Jacques Monod (1970) et les débats qui s'ensuivirent, ont constitué un moment fort de la vie intellectuelle française.
    Comme il serait difficile aujourd'hui d'imaginer des débats analogues, réunissant philosophes et scientifiques autour de questions aussi fondamentales que la nature de l'objectivité scientifique et l'explication des phénomènes vivants ! Le contexte scientifique et culturel explique la genèse de ces trois ouvrages et les réactions qui suivirent leur publication. Dès 1971, un bel article de Georges Canguilhem en soulignait les convergences.
    Ce livre montre qu'ils sont le fruit des avancées rapides survenues dans la description moléculaire des organismes vivants. L'impact de ces découvertes est d'autant plus important en France que les transformations précédentes des sciences du vivant, l'essor de la génétique et de la synthèse moderne dans les années1930 - nouvelle version de la théorie de l'évolution -, y étaient passées inaperçues. Ce recueil vise à rappeler, mais surtout à faire mieux comprendre, ce moment si riche - avec l'espoir secret d'y trouver des recettes pour réanimer une vie intellectuelle devenue aujourd'hui bien fade.

  • Voici un état des lieux de la formation et de la recherche dans une discipline de sciences humaines, la philosophie, mais il aborde aussi des questions aussi décisives que la place de la philosophie dans la culture, les contenus et les méthodes de la philosophie, et au-delà de la discipline, les questions relatives aux pratiques nationales de la recherche. Il constitue à la fois un livre blanc des réformes en cours en Europe, et une contribution aux débats publics sur les questions universitaires fondamentales.

  • Les Principes de Psychologie (1890) de William James sont un chef-d'oeuvre philosophique et une somme de la psychologie du XIXe siècle. Son cadre philosophique, le cérébralisme, lui sert à imaginer des conjectures hardies, à concevoir des modèles novateurs, à formuler de manière brillante et visionnaire des problèmes et des hypothèses portant sur les mécanismes physiologiques de la vie mentale. Des scientifiques, spécialistes des neurosciences et de la cognition, de même que des philosophes, proches de la psychologie et des neurosciences, réévaluent l'apport de James à la lumière des acquis du XXe siècle.

  • Au cours de ce symposium interdisciplinaire et interacadémique, des personnalités actives dans les divers domaines des sciences pures ou appliquées dialoguent avec des historiens et philosophes des sciences pour étudier le processus de la création et de la découverte scientifique et établir dans quelle mesure l'imagination et l'intuition y jouent un rôle.

    Les auteurs se demandent si les sciences de la nature et les techniques se développent selon des critères rationnels rigoureux, ou si et jusqu'à quel point des mouvements de spontanéité imprévisibles influencent le progrès scientifique. Que se passe-t-il lorsque le développement expérimental et la maturation des concepts théoriques conduisent à des idées nouvelles et parfois visionnaires, qui agissent en retour sur la pensée scientifique et l'inspirent ? Ces questions seront débattues à l'aide d'exemples historiques et contemporains, allant des sciences mathématiques aux sciences de la vie et à la technique.

    Contributeurs : R.Balian, P.Bruno, P.Buser, M.Carrier, C.Debru, J.Dercourt, A.Fagot-Largeault, E.Ghys, M.Jeannerod, Y.Jeannin, J-P. Kahane, A.Kleinert, E.Knobloch, P.Léna, Y.Meyer, W.Michaell, B.Parthier,H-J.Rheinberger, B.Saint-Semin, G.Wolters.

  • Pourquoi faire ? Comment ça marche ? Cet ouvrage rassemble des contributions de spécialistes de disciplines variées (biologie, géographie, maths, physique, philosophie) proposant différents points de vue sur les réponses aux "pourquoi ?" Un décalage temporel existe-t-il obligatoirement entre cause et effet ? Faut-il en science, rechercher des causes et des réponses à des "pourquoi" parfois illusoires ? Le principe de causalité est une interrogation fondamentale en philosophie.

    A partir de ces regards croisés d'une discipline à l'autre, l'objectif est d'enrichir l'expérience que chaque lecteur a de son propre domaine. Ce livre est à rapprocher de l'ouvrage paru dans la même collection "Enquête sur le concept de modèle" sous la dir de Pascal Nouvel, 2002 Table des matières Introduction (L. Viennot) I -- Tendances communes de raisonnement dans l'analyse de systèmes physiques : relations multi-fonctionnelles, chronologie et causalité (L. Viennot) II -- Causalité, temporalité, fonction : Kant, Helmholtz, Mach (C. Debru) III -- Peut-on laisser au second plan la recherche des causes ? (J. Viard) IV -- Causalité et déterminisme en physique classique, relativiste et quantique (M. Paty) V -- Les géographes et la notion de causalité (F. Durand-Dastès) VI -- Causalités et dépendances : quelle place dans les recherches en didactique des mathématiques ? (M. Artigue, B. Parzys) VII -- Causalité et relations fonctionnelles en biologie (M. Morange) VIII -- Causalité, émergence et complexité dans les systèmes biologiques (J. Ricard) Conclusion (C. Debru)

  • L'impact récent des neurosciences et d'autres disciplines biologiques sur la psychiatrie incite à réexaminer, sous les aspects historique, scientifique ou philosophique, l'évolution des connaissances sur les « maladies mentales » et les tentatives pour comprendre ces maladies dans un cadre d'abord biologique, ce qui n'exclut pas la prise en considération d'autres facteurs explicatifs, dans un domaine où règne, par excellence, la multiplicité et l'intrication des causes.
    Les diverses démarches de la psychiatrie, principalement l'accompagnement personnel et le traitement pharmacologique, nullement exclusives l'une de l'autre, permettent d'effectuer un certain contrôle du processus pathologique voire de produire de réelles améliorations. Une articulation plus fine entre sciences expérimentales et sciences cliniques, tendant à relier la question de la production d'un comportement et celle de son sens, est à l'ordre du jour.

  • Longtemps, scientifiques et philosophes ont parlé à l unisson d un seul et même temps. Le temps de l homme était intégré dans le temps de la nature. La science moderne a considérablement modifié cette perspective. Elle évoque désormais un divorce possible du temps de la physique et du temps de la psychologie. Quelque chose a été rompu.Pierre Buser et Claude Debru reviennent, dans ce livre magistral, sur l évolution de notre conception du temps, à travers les époques, mais aussi les disciplines. Alors que la physique d aujourd hui discute beaucoup de la réversibilité du temps, la psychologie et les neurosciences se tournent volontiers vers deux autres facettes : l instant présent et la perception du futur immédiat, ce « sens du futur » qui peut être cerné avec une rigueur scientifique.Il n est donc désormais plus question d un temps unique. En créant son propre temps, l homme a fini par en comprendre la singularité par rapport à un temps physique lui-même démultiplié et diversifié. Une réconciliation entre ces différents temps, de plus en plus antagonistes, est-elle encore à ce jour envisageable ?

  • Propriétés fondamentales du vivant, anticipation et prédiction sont au coeur de nos vies et de chacune de nos actions : on calcule les chances d'un homme politique d'être élu, les risques que l'avion dans lequel on monte s'écrase, on évalue les chances de bénéficier d'une météo favorable pendant nos vacances.

    Mais quels sont les contraintes, les mécanismes psychologiques et neurobiologiques qui jouent sur la capacité humaine d'anticipation ? Comment l'humain se projette-t-il dans le futur ? Quelles sont les logiques qui président à la mise en oeuvre de cette capacité ? Quelles contributions la psychopathologie apporte-t-elle à la compréhension de ces mécanismes ? Comment l'homme réagit-il face à des situations qui l'obligent à reconfigurer son existence ?

    Telles sont les questions abordées dans cet ouvrage rédigé par un groupe de chercheurs - philosophes, physiologistes, neuropsychologues, mathématiciens, conseillers en entreprise - qui présente les multiples facettes de cette fascinante faculté humaine et ses pathologies, ainsi que son usage dans les processus de décision, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans l'entreprise.

  • L'ouvrage Physique et Biologie - une interdisciplinarité complexe aborde le thème actuel des liens qui peuvent exister entre les deux disciplines et de leurs différentes approches de la Science. Ces réflexions trouvent leur terreau dans les expériences de la vie quotidienne dans un laboratoire. Une remise en situation historique permet d'introduire les concepts dans les deux disciplines. Les thèmes classiques du réductionnisme et de la complexité sont abordés mais l'originalité de l'ouvrage réside dans les échanges entre des scientifiques dont les expériences de la recherche sont différentes. Physique et Biologie - une interdisciplinarité complexe est destiné à tous les scientifiques, philosophes et historiens, qu'ils soient étudiants, chercheurs, universitaires ou simplement citoyens. L'ouvrage présente les deux disciplines dans leur contexte historique, puis les thèmes du réductionnisme, de la complexité, des méthodes expérimentales. Il aborde ensuite les théories évolutionnistes et conclut sur l'interdisciplinarité. Un appel à l'interaction sciences-société termine le livre. Bernard Jacrot fut le premier directeur de l'ILL ; ce spécialiste de la neutronique s'est reconverti vers la biologie. Ont participé à cet ouvrage : Régis Mache, professeur à l'Université Joseph-Fourier ; Eva Pebay-Peyroula, professeur à l'Université Joseph Fourier, membre de l'Académie des sciences, directrice de l'IBS ; Claude Debru est professeur à l'ENS (rue d'Ulm).

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