Catherine de Smet

  • Pour une critique du design graphique rassemble dix-huit essais écrits par l'historienne du design Catherine de Smet depuis le début des années 2000. Publiée pour la première fois en 2012, cette édition revue et actualisée inclue trois nouveaux textes, jusqu'à présent inédits ou épuisés.

  • Dans le Paris du début des années 1950, un tout jeune designer venu de Bâle, Gérard Ifert, trouve un air de famille aux façades bariolées que les marchands de couleur arborent alors. Les compositions chromatiques qui ornent leurs devantures lui font penser à l'art concret suisse, ce courant de peinture géométrique qui se développe autour de Max Bill.
    Ifert entreprend donc de photographier ces devantures étonnantes, en utilisant le tout nouveau support de la diapositive. Documentation exceptionnelle sur un art de rue aujourd'hui disparu, la série d'ektachromes qui en résulte est l'occasion de revenir sur un pan de la carrière d'un designer dont on découvre depuis peu le travail.
    Après l'exposition « Photographismes » du Centre Pompidou qui a révélé un aspect expérimental de la production d'Ifert, le présent livre dévoile une autre facette, celle d'un arpenteur de la ville, attentif aux manifestations d'une culture urbaine vernaculaire.
    Dans une perspective contemporaine, le témoignage exceptionnel de ces ektachromes permet aussi de réfléchir à cette pratique qui faisait de la rue un espace de création anonyme. Sur les pas d'Ifert, c'est ce que propose le texte de Catherine de Smet, où se croisent entre autres Valentine et Ripolin, Picasso et Duchamp, Karl Gerstner et Richard-Paul Lohse, Sophie Taeuber et Victor Vasarely, Verena Loewensberg et Bernard Frize, tous impliqués dans ce que nous dit l'éclat bigarré de ces magasins parisiens.

  • Comment concevoir un musée et son contenu ? Comment façonner cet outil de médiation de l'art et des savoirs ? Des années 1920 aux années 1960, Le Corbusier s'interroge, échangeant avec des conservateurs, des responsables politiques et des artistes. Outre la création d'une forme à « croissance illimitée », il défend un « musée de la connaissance » et l'utopie d'une version « électronique » pour l'Inde, inspirée par la cybernétique.
    En s'appuyant sur ses écrits et ses archives, ce livre examine les positions de Le Corbusier et en analyse les ressorts, entre pragmatisme et opportunisme, fascination technologique, paternalisme néocolonial et convictions humanistes. Hybride, mobile et démultipliable, son modèle idéal tient à la fois du livre et du spectacle, et ses intuitions visionnaires entrent étonnamment en résonance avec les réflexions d'aujourd'hui sur le musée.

  • Ouvrage qui invite à découvrir en détails l'architecte du livre qui se cache derrière le grand maître bâtisseur.

  • Catalogue de l'exposition au centre d'art contemporain Luigi Pecci de Prato (20 mars - 29 mai 2005), puis au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg (18 novembre 2005 - 26 février 2006), sur les livres écrits, mis en page et produits par Le Corbusier, activité peu décrite à laquelle il s'adonna pourtant sans relâche jusqu'à sa mort en 1965.

  • Catalogue de l'exposition au centre d'art contemporain Luigi Pecci de Prato (20 mars - 29 mai 2005), puis au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg (18 novembre 2005 - 26 février 2006), sur les livres écrits, mis en page et produits par Le Corbusier, activité peu décrite à laquelle il s'adonna pourtant sans relâche jusqu'à sa mort en 1965.

  • Comment le logo du Centre Pompidou a-t-il été créé ? Une théorie urbaine peut-elle s'exprimer dans la conception matérielle d'un livre ? Le design graphique a-t-il servi la cause des femmes ? En quoi consistent les archives spécialisées ? Les textes réunis ici racontent des histoires de signes et d'objets : identités visuelles, affiches et imprimés divers, livres, pochettes de disque ou caractères typographiques.
    La production de nombreux graphistes est examinée à travers des champs variés, de l'architecture au jazz, de l'art contemporain à la littérature et à l'édition pour la jeunesse. Composant majeur de la culture visuelle contemporaine, le design graphique façonne notre environnement : il requiert donc la plus grande attention.

  • Figure majeure du design graphique européen contemporain, Wim Crouwel (1928-2019) a marqué l'histoire de la discipline par sa pratique étendue du design, appliquée tant au domaine culturel qu'au domaine commercial. Au cours de sa carrière, il a réalisé à la fois des travaux de création typographique, des identités visuelles, de la signalétique, des affiches, des travaux d'édition, ou encore la scénographie d'expositions.
    Cet ouvrage constitue la première publication en langue française sur le travail de Wim Crouwel, dont l'influence se confirme aujourd'hui auprès des jeunes générations.
    Dès les années 1950, et durant les décennies suivantes, ce néerlandais, dont le rayonnement dépasse largement les frontières des Pays-Bas, est parvenu à développer une approche de la création graphique alliant l'héritage moderniste à la fantaisie du pop.
    À travers trois textes rédigés par Wim Crouwel, Catherine de Smet et Emmanuel Bérard, cet ouvrage témoigne de la diversité de l'oeuvre de Wim Crouwel et revient sur son travail sur les identités visuelles, l'édition, ou la création d'affiches.
    Abondamment illustré, ce livre se concentre tout particulièrement sur la mise en pages des catalogues réalisés pour des musées tels le Stedelijk Museum d'Amsterdam, ainsi que sur la genèse et la présentation du New Alphabet, créé entre 1964 et 1967. Cet ouvrage est une réédition réactualisée de la version parue pour la première fois en 2007 à l'occasion de l'inauguration de l'exposition « Wim Crouwel, Architectures typographiques ? : 1956-1976 » à la galerie Anatome à Paris.

  • Grapus est un collectif de graphistes fondé peu après 1968 par trois jeunes militants communistes, Pierre Bernard, François Miehe et Gérard Paris-Clavel, que rejoignent quelques années plus tard Jean-Paul Bachollet et Alex Jordan. Au fil des deux décennies d'existence du groupe, qui se dissout en 1990, quelque quatre vingt graphistes y ont participé, aux côtés de ses fondateurs. Grapus a toujours défendu le travail collaboratif sous une signature unique, et un engagement fort par la création graphique elle-même, pour des commanditaires dans les domaines politique, syndical, associatif et culturel. Si l'affiche a constitué pour Grapus un support d'expression privilégié, bien d'autres formes ont été investies par le collectif, du magazine aux identités visuelles ou à la scénographie d'exposition.
    Le livre, avec une iconographie largement inédite et l'étude d'aspects peu connus de Grapus, apporte un éclairage original s'appuyant à la fois sur les archives du collectif conservées par la Ville d'Aubervilliers et sur des entretiens avec les protagonistes.
    Il réunit des articles rédigés par les participants d'un séminaire de recherche pluridsicipliniare (anthropologie, histoire et histoire de l'art) encadré par Béatrice Fraenkel pour l'EHESS et Catherine de Smet pour l'niversité Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, séminaire mené en relation étroite avec un atelier de recherche et création encadré par Isabelle Jégo et Kevin Donnot à l'EESAB de Rennes, impliquant des étudiants en design graphique dans la mise en page du livre.
    L'ouvrage est le fruit d'une étroite collaboration entre ces trois institutions à l'occasion d'un programme de recherche pluridisciplinaire de deux années, « Engagement politique et création graphique dans les années 1970-1980 », dans lequel est également engagée la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, dont l'exposition sur ce thème se tiendra aux Invalides

empty