Arts et spectacles

  • Après la première guerre mondiale, Paris devient la ville où tous les plaisirs sont à portée de main.
    Place à la fête ! Les autorités ferment les yeux, encourageant la natalité qui doit repartir au secours du pays affaibli. De nombreux artistes des quatre coins du globe tentent l'aventure de la libéralisation des moeurs et deviennent les rois de Montparnasse.
    Les Années folles, « décade de l'illusion », vont donner lieu à dix ans de fêtes, d'orgies, de créations et d'inventions. L'autonomie féminine qui s'est révélée pendant l'absence des hommes mobilisés entre 1914 et 1918 a irrémédiablement perturbé les relations entre les sexes. Émancipation féminine, homosexualités qui s'affichent, banalisation du divorce, prostitution... C'est à cette époque que l'image du nu entre dans les moeurs. Photographes professionnels ou amateurs s'adonnent à l'érotisme.
    Plus que jamais Paris est la capitale de l'amour, du vice et des plaisirs.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Joyeux enfer

    Alexandre Dupouy

    À l'heure où la pornographie envahit nos écrans, si nous allions voir comment nos aïeux excitaient leurs pupilles ?...

    Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent les premiers daguerréotypes obscènes qui vont inspirer Gustave Courbet et son Origine du monde. Au fil des décennies, ce type d'images ardemment convoitées, mais coûteuses et proposées « sous le manteau », va se populariser. Dans le même temps, les modèles académiques craintifs et soumis des premiers clichés disparaissent au profit de femmes affranchies, dont le regard audacieux et provocateur n'hésite pas à saisir l'oeil du photographe et du voyeur. C'est cette épopée, s'étalant de 1850 à 1930, qu'Alexandre Dupouy propose de nous conter en révélant, suivant un classement thématique, une sélection pointue et rigoureuse de plus de 300 photographies vouées à dévoiler le talent injustement méconnu de ces artistes anonymes et de leurs modèles complices dans l'authentique expression de leur sexualité arrogante et libertine.

    Le livre est accompagné d'un DVD intitulé « Porno Folies », comprenant 9 films pornographiques clandestins du début du siècle, pour une durée totale de 60 minutes : « Strip-tease forain » ; « La Nouvelle Secrétaire » ; « Le peintre » ; « Clownerie » ; « Photo nuptiale » ; « Avec ses pieds » ; « École de danse » ; « Étape en forêt » ; « Dernières cartouches ».

  • Peintre bulgare installé à Paris et actif au début du XXe siècle, Pascin est encore aujourd'hui considéré comme un bad boy. En représentant courtisanes et prostituées aussi bien vêtues que nues, Pascin nous dévoile le Paris de la Belle-Époque. Artiste brillant, Pascin fut vite oublié au profit d'artistes contemporains comme Picasso ou encore Modigliani.

  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet.
    Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate.
    Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

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